Chapitre 2: décision

Il était onze heures du soir quand Kingsley Shacklebolt vient récupérer quelques dossiers qu'il avait oublié au département des Aurors. Il pensait ne croiser personne à cette tardive, mais une lumière dans un des boxes des Aurors d'élite était encore allumée.

« Harry, tu es encore là ? »

Demanda Kingsley surprit, bien qu'il avait l'habitude de voir Harry sortir en dernier, et encore quand il le pousser à partir.

« Oui, je termine le dossier sur les vampires de Transylvanie. »

Fit Harry sans regarder Kingsley, il était en train de relire son rapport. Kingsley contempla le bureau de son collègue. Dans ce fouillis de papiers et de dossiers, il constata plusieurs tasses de café vides qui abondaient, des cigarettes qui débordaient d'un cendrier où une cigarette, qui tenait miraculeusement sur le tas de mégots, était à moitié consumée.

« Comment peux-tu travailler dans ce capharnaüm ?! »

Harry qui ne leva toujours les yeux vers Kingsley souri, et tout en lisant ses notes répondit.

« Ça ne parait pas comme ça, mais c'est un organisé. A ma façon, certes, mais je m'y retrouve !»

Kingsley leva les yeux au ciel. Il y vit d'ailleurs de la fumée.

« Tu ne devrais pas fumer cette cochonnerie ! Et puis c'est interdit au bureau ! »

Fit-il en écrasant la cigarette d'où provenait la fumée.

« Je sais que c'est interdit, mais exactement c'est parce que ça pourrait gêner mes collègues de bureau, sauf que là, il n'y a plus personne. »

Fit Harry les yeux toujours rivé sur sa copie, en montrant du doigt les alentour de son bureau.

« Justement j'aimerais que tu arrête aussi de terminer à des heures pas possibles. »

Harry lâcha son rapport qu'il devait avoir terminé de lire et regarda Kingsley.

« Pourquoi ça ? Je travaille bien, quand je suis seul ici il n'y a jamais eut de problèmes, pas de vole, ni de dossiers ouverts sans ton accord. »

Fit Harry qui ne comprenait pas.

« Ce n'est pas ça Harry, le problème c'est que tu es toujours fourré ici. Cela serait mieux pour toi d'être chez toi. »

Expliqua Kingsley.

« Moi ça ne me gêne pas du tout, je suis même mieux quand je suis seul ici pour travailler, et puis chez moi où ici … »

Fit Harry.

« Non, Harry je ne te parle pas de travaille, mais de ta vie sociale. Tu n'est jamais avec tes amis ou alors très rarement. »

Harry démenti.

« C'est faux, tiens ! La preuve ! Ce week-end je vais voir Ron et Hermione pour l'anniversaire d'Ewan. »

Kingsley continua tous de même.

« Et tu peux me dire la dernière fois où tu les a vus ? »

Du tac o tac Harry répondit, un peu énervé que Kingsley lui parle comme s'il était un enfant.

« Bien sûr ! Ce … c'était pour l'anniversaire d'Hermione. »

Harry comprit soudain. Kingsley lui demanda alors voyant que Harry savait où il voulait maintenant en venir.

« Et quand c'était l'anniversaire d'Hermione ? »

« En septembre. »

Répondit Harry un peu fautif.

« Et tu peux me rappeler quel mois nous sommes ? »

Harry baissa les yeux.

« Juillet. »

Kingsley alla chercher le dossier qu'il était venu récupérer, laissant Harry réfléchir à ce qu'il venait de lui dire. Revenant vers le bureau du jeune homme, Kingsley lui fit amicalement.

« Je sais que je ne suis pas ta mère, ni ton père et que Ron et Hermione sont peut-être trop occupés pour te dire ça, mais depuis quelques temps tu te renfermes sur toi-même Harry, tu n'as plus de vie sociale, et tu utilise ton travaille pour te cacher, te donner un alibi. »

Harry le regarda.

« Tu as l'air d'avoir planché sur la question. »

Fit Harry un peu sèchement.

« Je sais qu'avec les médias c'est dure pour toi de ne pas faire un geste sans qu'il soit en gros titre à la une le lendemain. Mais tu déjà connu pire que ça. Tu peux passer au dessus, je le sais et tu le sais. »

Fit Kingsley essayant de comprendre et d'aider le mieux possible ce garçon extraordinaire, qui était maintenant devenu pour lui ami cher.

« Ouais. »

Lança Harry pas très confiant.

« Le manque de confiance et toi ! C'est ça ton problème ! »

Conclut Kingsley en mettant ça main sur l'épaule d'Harry.

« Peut-être. »

Acquiesça Harry. Kingsley lui fit une tape dans le dos et parti en direction de la sortie du département des Aurors. Tout en lançant à Harry.

« Bon, allez déguerpis avant de devenir un zombi ! Et puis tu es jeune, c'est le week-end ! Va t'amuser ! … Enfaîte, en passant, je te rappelle que les heures sup', ça fait bien mais c'est pas payées ! Passe une bonne soirée ! »

« Merci, toi aussi ! »

Harry eut un léger sourire et commença à ranger son bureau. Mettant son dossier bouclé dans un tiroir sous clef et quelques autres dossiers à potasser dans son sac.

Harry sorti du bureau, prit l'ascenseur du ministère et sorti par la sortie des visiteurs qu'il prenait habituellement, car la petite discussion qu'il avait eut avec Kingsley, lui avait donné envi d'aller boire un coup dans un pub londonien.

Il sorti son badge pour pouvoir remonter par la cabine téléphonique complètement délabrée. Il arriva dans un cul de sac nauséabond, dont des plaques d'égouts sortaient des nuages de vapeur étant l'origine de l'odeur ajoutée aux émanation venant des ordures parsemées tout autour des bennes.

Harry regardant ce spectacle sinistre fit ironiquement.

« Bienvenue ! »

Une bouteille se brisa dans un coin sombre du lieu malsain. Il s'approcha prudemment vers l'endroit peu éclairé, tenant fermement sa baguette dans la poche intérieure de son manteau. Il entendit encore des bruits semblables à des rampements entre les ordures et les cartons se trouvant sur le sol. Soudain un chat crachant sa fureur sorti de sa cachette, faisant une peur effroyable à Harry. Les fesses au sol Harry grogna.

« Un chat … Je m'attendais à quoi ? A un mangemort n'aillant pas abandonné l'espoir que Voldemort refasse son come back ? … Pff ! »

Il se releva. Il arpenta les rues londoniennes à la recherche d'un pub. Il entra dans le premier qui lui sembla lui convenir. Il était blindé de clients, le comptoir était envahi d'habitués bruyants. Par chance il réussi à trouver un coin de comptoir libre entre un groupe d'amis et le mur de l'établissement. Il vit d'écrit sur une banderole :

« Un verre invite plus à parler qu'un sofa chez un psy ! Et puis ça coûte moins cher ! »

Harry n'attendit pas plus d'une minute avant que la serveuse, qui était aussi la patronne du bar, vienne lui demander ce qu'il prenait. La serveuse était seule à s'occuper de toute la clientèle, et ce n'était pas une mince à faire ! Elle parlait avec chacun d'eux et les connaissaient mieux qu'ils ne le pensaient.

Harry commanda.

« Une bière, s'il vous plait. »

« Noté ! Vous n'êtes jamais venu, je me trompe ? »

« Non, c'est exacte. Vous devez avoir une sacrée mémoire ! »

« Je suis seule à gérer tous ça, donc je sais qui je n'ai jamais servie. »

« Je me demande comment vous faites pour gérer tous ce monde, et avec le sourire. »

Il était vrai qu'elle était essoufflée, voir exténuée, mais elle gardait le sourire. Elle lui répondit avec un petit air mystérieux.

« Je ne fais pas tous toute seule, c'est mon petit côté magique, je fais boire à mes clients quelque chose qui les rends sympathique et puis s'il y a des récalcitrant je leur jette un sort ! »

Fit elle en prenant une touillette orange en forme de palmier et l'agitant devant le visage d'Harry. Il riait.

« Ah ! Gagné ! Un sourire ! Ravie de t'avoir rencontré… »

Elle tendit la main cers lui.

« Harry, enchanté … »

Il lui serra la main.

« Meg, n'hésite pas à repasser ! En semaine il y à moins de monde ! »

Elle lui fit un clin d'œil et partie prendre la énième commande de sa longue soirée de service.

Harry s'alluma une cigarette en buvant sa bière.

Il repensa à Meg qui lui était sympathique, à cette pensée, un sentiment de solitude le titilla. Depuis quand n'avait-il pas passé un week-end antre ami ou tous simplement à ne pas travailler ? Il n'avait fait que de ce cacher du monde extérieur, travaillant pour oublier sa vrai vie, ses vrais amis. Et bien qu'il leurs envoyait toute les semaines du mois une lettre, il n'était plus vraiment le même, il gâchait sa vie à ne pas la vivre, et il s'en rendait compte.

Il finit sa bière laissant dans la coupelle pour l'addition un gros billet qui payait largement sa consommation. Il la déposa derrière le bar, cachée des mains baladeuses et sorti de la pièce enfumée.

Il marchait dans les ruelles de Londres, pensant à tous et à rien. Pensant à cette nouvelle vie qu'il aurait demain en décidant enfin d'y prendre goût. Il se réjouit d'avoir tout un week-end pour lui et ses amis, pour remettre tout en ordre et repartir à zéro. Il sourit sur cette dernière pensée, tourna dans un coin de rue désert et transplana pour retrouver l'entrepôt qu'il avait quitté le matin même.

pour ceux qui ne savent pas ce qu'est « une touillette », c'est l'objet qui est en générale long, fin, avec forme exotique et de couleur, qu'on utilise pour touiller la boisson qu'on nous sert dans un bar. Non je ne suis pas débile. Je dis ça, car mon ordinateur ne sait ce que c'est et que moi j'appelle cet objet ainsi, mais il à certainement un autre nom. Ceux qui savent, dites-le moi !! lol j'avoue ( shame on me !) mettre amuser à chercher le vrai nom de cet objet complètement futile.

Qui aurait cru le voir ainsi assit ici (répète-le 10 fois de plus en plus vite ! lol) il y à quelques année ?

voili voilou j'espère que cela vous a enchanté !!!

laissez des reviews critiques constructives sont les bienvenues !!! ; )

Méloliloutte