Titre : Les liens du passé

Auteurs : Rowena, moi quoi, pour tout ce qui se passe en 96 et Eléa, ma poulette, pour tout ce qui se passe en 77.

Disclaimer : Les personnages ne nous appartiennent malheureusement pas (damn it, j'aurais dû les inventer !!), à part Eléa, imaginée de toute part par ma poulette... JK Rowling, tout est à elle...

Spoilers/Timeline: Aucun spoiler mais la fic pour ce qui est du "présent" se situe après le tome 5.

Rating : PG on va dire pour ce chapitre mais ça va pas durer...

Couples : Let's read and see !!

Note de Rowy : je voulais juste dire à ma poulette que je suis trop contente d'écrire cette fic avec elle et que je la remercie de me supporter moi et mes questions sur des détails voire pas des détails d'ailleurs qui m'échappent dans le Potterverse !! Love U chickie...

Note d'Eléa : Merci ma poulette de m'avoir embarquée dans cette jolie aventure et de m'avoir soutenue et encouragée, merci de m'avoir indiqué le mode d'emploi du mode DAWSON, merci pour les fous rires et merci pour Eléa.... love you too

Remerciements : un grand merci à Hamadryas pour ses conseils et puis à Lexa, Liz, et Morgy nos premières lectrices !

hihiiiii c'est Eléa, je poste pour la première fois toute première fois, toute toute première fois ...hum, anyway...:aw: j'espère que ça ira, j'ai changé la mise en page, il est bizarre ce truc quand même, je précise que c'est la seconde fois que je remet tout en page, je sais pas pourqoui tout à disaparu d'un coup xx

Second chapitre donc, plus long que le premier...enjoy !

Reviews:

Hamadryas: Merci ma Slyth'sista :bisou: tout ça n'aurait pas avancé autant sans toi !!!

Eilane: merciiiiiiiiiiiii !!! ça fait plaisir :bisou: pour la suite c'est tout de suite :p

Chapitre 2 : L'évasion

Poudlard, octobre 1977

Dans la salle de bain, Eléa se préparait en pensant à son premier mois passé à Poudlard. A son grand soulagement, les choses s'étaient plutôt bien déroulées jusqu'à maintenant. Elle trouvait vite ses marques et se sentait à l'aise en cours, le niveau n'était pas très différent du niveau de Beauxbâtons, même en potions, au grand damne de celle-ci.

Eléa était excellente dans toutes les matières, elle avait eu des Optimal à toutes ses BUSEs sauf en potions, matière dans laquelle elle avait réussi à avoir un Acceptable, ce qui était un miracle vu l'année catastrophique qu'elle avait vécue dans cette matière. Et ce mois ne fit pas exception, elle repensa à son premier cours avec un sourire aux lèvres.

Le cours se déroulait avec les Serpentards. Eléa n'avait pas eu l'occasion de rencontrer l'un d'eux, mais avait eu vent de leur réputation. Arrivée devant la porte de la salle de classe, elle bouscula l'un d'eux par inadvertance, et fut insultée royalement par celui-ci.

Son visage fut inscrit de suite dans sa mémoire dans la section " vengeance ". Eléa aimait à imaginer sa tête comme une grande étagère avec des sections bien définies, malheureusement beaucoup de sections prenaient la poussière.

Puis elle se rangea aux côtés de Lily, alors qu'elles discutaient, Eléa remarqua un jeune homme qui se dirigeait vers leur salle de cours. Grand, mince, des cheveux blonds lui tombaient sur les épaules, il avait beaucoup d'allure, et les autres élèves semblaient le respecter. Leurs yeux se croisèrent, un regard froid, dur mais étrangement attractif " c'est pas vrai, je vais pas craquer sur tous les mecs de l'école quand même ! "

" Qui est-ce ? " chuchota-t-elle à Lily.

" Lucius Malfoy ", répondit-elle, " préfet de Serpentard, il a du poison dans les veines ".

Eléa n'eut pas le temps de poser plus de questions, les élèves commencèrent à entrer dans la classe.

Ils travaillèrent sur une potion anesthésiante qui plonge le sujet dans un profond sommeil tout en le gardant conscient des choses extérieures, le genre de potion, qui mal maîtrisée peut tuer facilement.

Elle était assise entre Selenna et un Serpentard à l'allure étrange, du nom de Severus Snape, qui l'observait mélanger ses ingrédients avec un soupir d'exaspération à chaque fois qu'elle mettait quelque chose dans son chaudron…

" Je fais quelque chose de mal ? " lui demanda-t-elle un peu énervée, tout en se disant que bien sûr, elle devait faire n'importe quoi comme à son habitude.

" Mal est un euphémisme " répondit-il sèchement, avant de se concentrer à nouveau sur son chaudron.

" Et bien explique-moi ", demanda-t-elle, impatiente.

Il leva un sourcil et la regarda dans les yeux : " Je croyais que les Serdaigles étaient réputés pour leur intelligence, il suffit de savoir lire, pour réussir une potion. "

Elle ne sut pas quoi répondre et regarda son chaudron désespérément. En effet, la couleur de sa potion n'avait rien à voir avec celle des autres et son odeur ressemblait à celle du souffre. " Et un devoir en plus, un ! " pensa-t-elle.

" Mais le temps n'est pas à l'apitoiement ", se dit-elle en se regardant dans le miroir. Ce soir là, elle avait rendez-vous avec James après le repas pour une promenade dans le parc. Il l'avait invité après un cours de Métamorphose et elle avait accepté avec plaisir. Elle convoitait James depuis son arrivée, et les divers moments passés avec lui n'avaient qu'accentués son envie de le connaître plus intimement.

Le dîner lui avait paru interminable. Selenna, Emma et Dolorès ne parlaient que du rendez-vous d'Eléa et James. Lily avait été particulièrement silencieuse. Elle lui avait demandé si cela ne la gênait pas qu'elle sorte avec James, mais Lily paraissait surprise de la question.

" Pourquoi ça me gênerait ? " demanda-t-elle.

" Je… je ne sais pas, je te demande comme ça, on est amies non ? " répondit Eléa, " si il te plaît, je ne veux pas te couper l'herbe sous le pied… "

" A quoi tu penses ? " demanda Selenna, tirant Eléa de ses pensées.

" Oh mais je sais à QUI elle pense ! " gloussa Emma.

Eléa s'ennuyait ferme. Ses compagnes de chambres étaient certes très gentilles mais aussi très niaises et fatigantes. Promenant son regard sur les autres tables, elle vit James, par dessus l'épaule de Lily, à deux tables derrière elles, qui lui fit signe de sortir. Elle ne lui fit pas dire deux fois, elle se leva et se dirigea vers le grand hall, mais il n'était pas là. Elle sortit à tout hasard et quand elle se retrouva sur le porche, il se mit face à elle une rose à la main.

" J'ignorais que le célèbre James Potter était un romantique ", dit-elle ironiquement.

Il leva les yeux au ciel, un sourire aux lèvres : " Je ne le suis pas, je pensais que ça te plairait… enfin si tu ne la veux pas…. " Il s'apprêta à jeter la rose.

" Nooooooooon… ", s'écria-t-elle.

Il s'arrêta net.

" Je la veux bien… " dit-elle confuse.

James éclata de rire et passa sa main dans ses cheveux. Ils descendirent les marches et se dirigèrent vers le lac. Il faisait encore jour et le soleil n'allait pas tarder à se coucher.

" Alors dis-moi ", continua James, " finalement, tu te plais ici ? "

" Oui, ça va, je m'adapte bien ", répondit-elle, " la France, c'est pas mal, mais il n'y a pas d'aussi beaux garçons… "

" Ah ! parce que tu en as repéré plusieurs ? " demanda-t-il d'un ton joueur.

" Bien sûr, tu n'es pas le seul à avoir retenu mon attention… " Elle continua sur un ton plus séducteur : " Mais puisque tu m'as invitée, je me suis dit que je pourrais tenter ma chance et faire des jalouses … "

" C'est pas comme si toutes les filles de l'école me courraient après… " dit-il en riant.

Il la regardait dans les yeux, les mains autour de son visage, il caressait ses cheveux.

" Oh… juste la moitié des filles de l'école " dit-elle à voix basse.

Il s'approcha encore plus près d'elle et posa ses lèvres sur les siennes, doucement. Elle lui rendit son baiser et se serra contre lui, ses mains dans ses cheveux en bataille, leur baiser se fit plus intense alors que le soleil se couchait et que ses couleurs de feu se reflétaient sur le lac.

Poudlard, fin septembre 1996

La grande salle résonnait des diverses discussions et rires des élèves attablés pour le déjeuner. L'ambiance y était détendue et joyeuse, et le projet fou de Dumbledore de rapprocher les Maisons semblait porter ses fruits.

Hermione était assise entre Harry et Hannah Abbot, une élève de Poufsouffle qui faisait équipe avec ce dernier. En face d'elle se tenait Ron qui expliquait d'une manière volubile à Padma Parvati la ruse astucieuse pour amadouer la Grosse Dame du portrait, sous les regards amusés de Ginny Weasley et Luna Lovegood. Seule la table des Serpentards semblait encore faire bloc et refuser tout intrus à partager leur déjeuner.

- Vous pensez vraiment que la constellation de Cassiopée ne se couche jamais ?, demanda Hermione subitement coupant court aux discussions autour d'elle et monopolisant l'attention alors qu'elle repensait au cours d'astronomie de la semaine passée.

- Moi, je pense surtout à Stella…, répondit Ron sur un ton sarcastique.

- Stella ? Hannah leva un sourcil interrogateur ne comprenant pas l'allusion de Ron, ce qui était normal puisqu'elle n'avait pas choisi le cours d'astronomie qu'Harry devait lui enseigner.

- Une supernovae, expliqua Harry, elle a été abritée par Cassiopée et elle est restée dans les annales puisqu'elle a dépassé Vénus en luminosité.

- Wouah !, lâcha Hannah visiblement intéressée.

- Pourquoi est-ce que tu nous demandes ça subitement Hermy ?, poursuivit Harry intrigué.

- Je ne sais pas… Ca m'est venu comme ça… Une intuition, les réponses à nos questions se trouvent peut-être dans le ciel. Les signes sont peut-être visibles juste au-dessus de nos têtes si on sait les lire et les déchiffrer…, pensa à haute voix la jeune sorcière ayant continuellement à l'esprit la prophétie concernant Harry.

- Tu as peut-être raison… Et peut-être aussi qu'il est possible d'aller sur Sirius, elle est bien l'étoile la plus brillante du ciel… Et qui sait si je n'y retrouverais Sirius lui-même, il est peut-être retourné sur son étoile…

Harry baissa alors la tête, tout à coup attristé à l'idée d'évoquer Sirius qui avait disparu ce jour fatal où le clan des Mangemorts avait refait surface. Pas une seule journée ne s'écoulait depuis ce terrible affrontement sans qu'il ne pense à son parrain et alors que cette journée s'annonçait radieuse sans pensée obscure et noire, la réalité des évènements venait de lui revenir en plein visage comme un boomerang lancé avec une force incroyable. Ron donna sous la table un violent coup de pied à Hermione en lui lançant un regard noir et levant son pouce droit lui indiquant qu'elle venait de marquer dans le mille.

Les introspections et réminiscences n'eurent pas le temps d'être davantage approfondies. Le petit groupe n'avait pas vu arriver Dumbledore qui se tenait à présent derrière Hermione se raclant la gorge pour signaler sa présence. Elle se retourna et découvrit le directeur de Poudlard qui les regardait affectueusement mais d'un air soucieux de ses petits yeux bleus mais néanmoins brillants.

- Mademoiselle Granger, Monsieur Potter, si vous voulez bien me suivre jusqu'à mon bureau je vous prie…, annonça solennellement le vieux sorcier qui prenait déjà la direction de la sortie.

Les regards d'Hermione, Ron et Harry se croisèrent alors que les deux amis se levèrent en même temps pour suivre le directeur qui avait déjà quitté la grande salle.

Poudlard, octobre 1977

Cela faisait maintenant une semaine que James et Eléa étaient ensemble, ils s'entendaient bien, et rien que pour passer devant le regard envieux des filles de Gryffondor, cela valait le coup, se disait Eléa.

Elle commençait à s'attacher à lui , or, ce n'était pas un sentiment auquel elle était habituée. Ces deux derniers petits amis ou plutôt les deux seuls, avaient été plus des passe temps qu'un attachement sentimental.

Elle posa ses yeux sur le parchemin vide sur la table, décidément cela ne lui réussissait pas d'avoir un petit ami, elle avait passé une heure à rêvasser au lieu de travailler... Elle rassembla ses affaires de la bibliothèque et se dirigea vers le grand Hall. Elle devait absolument parler à Snape.

Le dernier cours de potions avait été catastrophique, elle avait pratiquement fait exploser son chaudron car elle avait omis les gouttes de rosée et tourné la potion dans le mauvais sens. Le professeur MacFair avait été consterné par tant d'inattentions tandis que Lily lui avait fait un signe de la tête lui demandant si elle allait bien. Snape, quant à lui, s'était contenté d'esquisser un sourire et de lever les yeux au ciel. Elle avait encore hérité d'un devoir supplémentaire et était apparue comme une incapable aux yeux du reste de la classe.

Elle sortit en trombe de la bibliothèque, bousculant des premières années et, sans s'excuser, descendit pour essayer de trouver celui dont dépendaient ses résultats aux ASPIC.

Il n'était pas dans le hall, ni dans la grande salle, mais dans le parc, à l'ombre d'un arbre, un peu en retrait des autres élèves.

Elle s'approcha de lui, il ne remarqua pas sa présence ou ne daigna pas lever la tête.

Elle leva un sourcil, soupira et s'assit à côté de lui. Il referma brusquement son livre dans un bruit sourd et leva la tête vers elle.

" Que me vaut l'extrême honneur de ta présence à mes côtés ? " dit-il sarcastiquement.

" Oh je t'en prie Severus ", répondit-elle d'un ton las, "Epargne-moi ce genre de réflexion …" Elle se tut quelques secondes : " En fait, j'ai besoin de toi… "

" Et à quel sujet " demanda-t-il étonné. Il continua d'un ton mielleux : " En quoi pourrais-je t'être utile ? "

" Il me semblait que cela aurait été logique pour un esprit comme le tien ", dit Eléa sèchement : " J'ai besoin de ton aide en potion, il faut que j'obtienne le niveau aux ASPIC. "

A la surprise d'Eléa, Severus se mit à rire : " Ah oui, en effet, tu as besoin de mon aide !!" Il reprit son sérieux : " Et pourquoi je t'aiderais ? "

Elle le regarda dans les yeux " Severus, on ne sait jamais de quoi demain sera fait, crois-moi… "

Il soutint son regard et esquissa un sourire : " Tu as raison, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. " Il réfléchit quelques secondes : " C'est d'accord, je t'aiderai, mais par pitié il va vraiment falloir que tu te concentres. Je me demande comment tu as pu être acceptée dans ce cours."

Elle sourit : " Sincèrement je me pose la question à chaque cours ".

Ils restèrent un moment à discuter à l'ombre de l'arbre. Apparemment Eléa avait réussi à briser la glace et ce garçon à l'allure étrange était plutôt sympathique malgré son aspect glacial.

Ils parlèrent un peu de leur passé, Eléa lui décrivit sa vie en France et à Beauxbâtons, qui finalement, ne lui manquait pas. Elle évoqua même sa mère avant d'être interrompue par James qui semblait légèrement énervé.

" Désolé de vous déranger ", dit-il d'un ton faussement poli avant de se tourner vers Eléa : " Il me semble que nous avions quelque chose de prévu, non ? ".

Eléa se sentit rougir, elle avait oublié son rendez-vous avec James, comment avait-elle pu…

" Oh James je suis désolée ", répondit-elle confuse, " Je n'ai pas vu le temps passer… "

Il tourna son regard vers Severus et le dévisagea : " Ah oui, vraiment ? "

Sentant l'atmosphère s'alourdir, Eléa se leva : " Je suis désolée Severus, je dois y aller, à demain alors ? "

" Oui, à demain ", se contenta-t-il de répondre.

Elle prit le bras de James et ils s'en allèrent. Il était en colère. Les mâchoires serrées, il marchait vite et ne daignait pas adresser un regard à sa petite amie. Au bout de cinq longues minutes à ce rythme, Eléa en eut assez, et s'arrêta net coupant James dans son élan.

" Tu vas me dire ce qu'il se passe ?? "

Il la regardait froidement. N'obtenant pas de réponse, elle continua : " James, parle-moi… "

Il soupira : " Sais-tu qui est Severus Snape ? "

" Le meilleur élève de potion de tout Poudlard ? " répondit-elle un sourire en coin.

" Et aussi un Serpentard, adepte de magie noire qui soutient les idées de Voldemort, un proche de Lucius Malfoy… "

" Et alors ? " Elle employait à présent un ton de défi : "Je me moque dans quel camp il est, ce qui m'intéresse c'est réussir mes examens. "

Il la dévisagea : " Je ne te comprends pas, comment peux-tu fréquenter quelqu'un comme lui ? "

" Non, là, c'est moi qui ne te comprends pas James, tu es ridicule, tu as autant de préjugés qu'eux. " Le ton était froid, elle ouvrit la bouche mais finalement elle se tut " ne dis rien sur le coup de la colère ", pensa-t-elle, " tais-toi, ce n'est pas le moment ".

Elle essaya de se reprendre et regarda James en essayant d'avoir un regard moins courroucé, mais le sien n'avait pas changé. Il la toisait.

" Je crois qu'il vaut mieux qu'on ne se voit pas ce soir ", annonça-t-il finalement mettant visiblement un terme à la conversation.

Eléa eut l'impression de recevoir une douche froide.

" Attends, tu ne vas pas annuler nos projets à cause d'un petit malentendu ? "

Il ne prit pas la peine de répondre, il se contenta de retourner au château sans un mot laissant Eléa dans le parc.

Elle décida de rentrer aussi, d'aller à la bibliothèque pour se détendre et oublier cette histoire, en espérant que James lui reparlerait au dîner. Elle entra et se dirigea vers " son " coin, une petite table cachée entre deux rangées d'histoire de la magie, rayonnage peu fréquenté, lorsque son regard fut attiré par une chevelure rousse qui rayonnait sous le soleil. Lily. Elle pourrait lui en parler, elle connaissait james beaucoup mieux qu'elle. Eléa changea de direction et s'apprêta à l'appeler, mais elle entendit une autre voix parler avec elle. Une voix masculine. James. Instinctivement, elle se cacha dans les rayonnages et écouta.

" …je ne la comprends pas, quand je lui ai dit que Snape était adepte de magie noire, elle n'a rien dit ", expliquait James toujours sur les nerfs.

" Peut-être n'a-t-elle pas conscience de ce que ça signifie… " répondit simplement Lily.

" Tu plaisantes j'espère ?! Je ne l'aurais jamais cru comme ça, mettre son ambition en premier, avec ce qu'il se passe en ce moment….je m'en veux de l'avoir invitée… "

" Ca ne veut rien dire James… et oui tu n'aurais peut-être pas dû te jeter sur elle sans la connaître mieux en effet ", lui dit-elle sur un ton de reproche.

" Serais-tu jalouse ? "

Le sang d'Eléa se glaça instantanément dans ses veines. Il avait pris le même ton joueur qu'elle connaissait et le silence qui suivit cette question n'augurait rien de bon. Elle se décala un peu pour observer le visage de Lily. ferme. Mais ses yeux la trahissaient. Elle était jalouse.

" Ne joue pas avec les sentiments des autres James…Eléa tient à toi ", dit Lily.

Bizarrement Eléa n'avait pas envie d'écouter la suite de la conversation, elle sortit de la rangée rapidement, tout en restant discrète et elle décida de rejoindre sa chambre en espérant ne croiser personne.

Elle passa une mauvaise nuit qui lui parut très très longue. Eléa ne pouvait s'empêcher de se repasser les événements de la journée en boucle.

Peut-être ne devait-elle pas voir Severus finalement.

Mais pourquoi devrait-elle faire cette concession ? il était le seul à pouvoir l'aider en potion… et par Merlin pourquoi avait-elle voulu à tout prix continuer cette matière ? jamais elle ne pourrait réussir sans aide, elle manquait de rigueur et de patience. Accepter de ne pas voir Snape serait de la soumission, et cela était inconcevable. Et puis qu'importe qu'il soit adepte de magie noire ou disciple de Voldemort, elle s'en moquait. Non, c'était décidé, elle irait voir Snape. Enfin peut-être. Et Lily. Elle lui avait dit que cela ne la gênait pas qu'elle sorte avec James, elle lui avait donc menti ? Ou peut-être n'en était-elle pas consciente…

Elle réussit à s'endormir d'une humeur massacrante qu'environ une heure avant de se lever. Elle n'avala rien au petit déjeuner, pas plus qu'au déjeuner. Lily lui avait parlé et lui avait expliqué que james ne supportait pas la magie noire. Ne voulant pas remettre le débat sur la table, eléa acquiesça avant de se rendre en cours de métamorphose, cours qui était commun aux Gryffondor et Serdaigle.

A la fin du cours, james était allé la voir pour s'excuser de son comportement et tenta de le lui expliquer. Il accepta finalement qu'elle aille prendre des cours de rattrapage avec Snape. " Comme si j'avais besoin d'une autorisation… " pensa Eléa et elle se dirigea, tout de même soulagée, vers l'étage inférieur où l'attendait severus pour leur premier cours.

" Où m'emmènes-tu ? " demanda-t-elle.

En effet ils marchaient depuis quelques minutes et avaient descendu quelques étages.

" Chez Serpentard… on sera plus à l'aise et au calme, cela ne te pose pas de problème j'espère ? "

" Euh… non, non, pas du tout… " répondit-elle plutôt inquiète.

Ils descendirent encore, dans les cachots, et devant un mur en pierre, Snape s'arrêta et dit :

" Grindelwald. "

Une entrée se forma dans la pièce et ils descendirent quelques marches, se retrouvant dans la salle commune, qui était gigantesque. Les murs de pierre se dressaient agrémentés de lampes vertes ; de larges fauteuils et canapés de cuir formaient une sorte de salon devant un grand foyer d'où s'élevait un feu. Elle aimait bien cette ambiance, bien qu'il manquait quelques livres à son goût. Snape l'observait et guettait ses réactions. Mais elle lui sourit.

Une silhouette se dressa devant eux. Malfoy la regarda des pieds à la tête, elle essaya de ne pas rougir… il lui adressa un sourire forcé et dirigea son regard d'acier vers Snape.

" Severus, pourrais-je te parler quelques secondes ? " le ton était trop poli pour être sincère.

Ils se mirent un peu à l'écart mais ne baissèrent pas leurs voix…

" Severus, même si je dois avouer que tu as d'excellents goûts en matière de femme… " commença-t-il la regardant à nouveau avant de continuer sèchement " que fait cette Serdaigle ici ?? "

" Elle ne m'intéresse pas Lucius ", répondit froidement Snape.

" Comment ça je ne l'intéresse pas ?? C'est bien la première fois qu'un homme dit ça, il est gay ou quoi ? " songea Eléa plutôt outrée de cette " révélation ".

" Je lui donne des cours de potion ", continua snape, " et crois-moi, je sais ce que je fais, elle va te plaire… et je sens qu'elle a beaucoup de… potentiel. "

Malfoy le regarda dans les yeux : " j'espère que tu sais ce que tu fais ".

Puis, jetant un dernier regard en direction d'Eléa, il s'éloigna vers un couple. Snape la rejoignit.

" Qui est-ce ? " demanda-t-elle en montrant le couple vers qui se dirigeait Malfoy.

" Rodolphus Lestrange et Bellatrix Black ", répondit-il.

" Black ? " s'étonna-t-elle : " Tu veux dire… "

Snape l'interrompit, " Oui c'est sa cousine. "

Sirius n'avait jamais fait mention de son lien de parenté avec une Serpentard. A la réflexion, le quatuor évitait un maximum de parler de cette maison, apparemment il y avait eu plusieurs altercations dans le passé, et les professeurs les surveillaient de près.

Il l'emmena dans un recoin de la salle commune où se dressait une table d'acajou. Il y avait déjà emmené tout le nécessaire pour son cours, mais à sa grande surprise, il l'invita à s'asseoir et sortit plusieurs livres et de quoi écrire. Devant son regard étonné, Snape sourit et dit simplement : " pas de potion pour aujourd'hui, nous allons revoir toutes tes bases ".

Cela se passa plutôt bien, elle avait de très bonnes notes en herbologie, et d'après lui, ses lacunes se situaient plutôt dans le manque de concentration et l'étourderie.

Ils travaillèrent environ deux heures, puis Rodolphus arriva. Il se présenta à Eléa et ils allèrent discuter dans le " salon " en compagnie de Malfoy, Crabbe, Goyle et Bellatrix.

Eléa avait eu l'impression de subir un interrogatoire, son passé, ses parents… le fait que sa mère soit d'ascendance " pure " avait son importance, elle le savait. Ils lui posèrent des questions sur son père. Elle resta très vague, et insista sur le fait qu'elle le connaissait très mal… elle sentit que Lucius savait qu'elle cachait quelque chose mais à son grand soulagement, il n'insista pas.

L'heure du dîner approcha et ils quittèrent ensemble la salle commune pour aller se restaurer.

" Tu devrais peut-être t'éloigner de nous ", dit Bellatrix, d'un ton acide : " Que dira ton cher petit ami s'il te voit avec nous ? "

Un silence s'installa. Elle regarda Bellatrix dans les yeux et lui répondit :

" James n'a pas à me dire qui je dois fréquenter, et de plus, ça ne te regarde pas. "

Au fond d'elle-même, Eléa n'espérait qu'une chose : que James ne soit pas déjà dans la grande salle.

Ils arrivèrent dans le grand Hall. Elle était entourée de Severus et Rodolphus, et marchait derrière Lucius. Il s'écarta un peu vers la droite… et elle se trouva face à James, Sirius et Rémus. Il la regardait, et elle pouvait lire dans son regard ce qu'elle redoutait… Sirius et Rémus échangèrent un regard inquiet. Les Serpentards observaient la scène.

James sortit dans le parc et Eléa sentit ses jambes se dérober… elle réussit à bouger au bout de quelques secondes et sortit à son tour.

Azkaban, fin septembre 1996

- Lucius… Tu ne songes tout de même pas sérieusement à me laisser croupir là ?… Eléa…

La voix était douce et harmonieuse, ferme, énigmatique et envoûtante. Lucius hésita un instant, son regard balaya les alentours mais dans la pénombre des souterrains, il était difficile de distinguer une forme humaine ou animale si elle se trouvait à l'écart. Il n'avait pas particulièrement envie d'éclairer l'endroit de peur d'être repéré et de saboter le plan d'évasion et puis ça ne pouvait pas être elle, c'était impossible, elle avait disparu depuis maintenant plus de seize ans…

Il devait certainement entendre des voix, il ne pouvait en être autrement... Eléa avait à l'époque disparu du jour au lendemain, enceinte de cinq mois, sans laisser de trace. Tous les sorts de localisation mis en place n'avaient rien donné et elle était introuvable alors que les rumeurs les plus folles avaient alors commencé à circuler : suicide, meurtre commandité par Voldemort ou par l'Ordre du Phœnix, exil… Le mystère était resté entier et la légende avait perduré.

- Lucius...

Il cessa un instant de respirer, ferma les yeux et se concentra sur son environnement essayant d'entendre à nouveau la douce voix de celle qui fut il y a longtemps sa compagne.

- Lucius... Fais tomber les murs...

- Quoi ??! Quels murs ? ? Qu'est-ce que c'est que cette mascarade ?! hurla-t-il pensant qu'il devenait fou, on est dans des souterrains ! Je ne peux pas t'entendre, tu n'es pas réelle !

La lumière qui jaillit un instant de la paroi rocheuse l'obligea à fermer les yeux, il sentit le sol trembler légèrement sous ses pieds et quand il posa sa main sur la paroi poreuse, la chaleur qui en émana le fit reculer de trois pas. Quand il ouvrit à nouveau les yeux, elle était là, devant ses yeux, une cellule semblant être sortie de nulle part.

- Lucius, je t'attendais...

Il ne put s'en empêcher, il se mit à éclater de rire, un rire bruyant aux frontières de la démence qui dura et parut au bout du compte plus que forcé. Il reprit le contrôle de lui-même et avança prudemment jusqu'à la nouvelle cellule.

- De l'eau a coulé sous les ponts Eléa tu sais..., commença-t-il d'une manière séductrice dont il avait le secret tout en tentant de l'apercevoir, les choses ont changé... Je suis marié et père de famille à présent...

- Et alors ? Je suis mère de famille aussi...

- Ne raconte pas n'importe quoi ! Et puis ce n'est pas ici que tu aurais pu élever ton enfant...

Elle ne répondit pas, elle avait reculé au fond de son cachot, il en était sûr malgré l'obscurité totale.

- Approche que je te vois..., murmura-t-il cherchant sa silhouette.

- Non...

- Lumos !

- Nox !

Lucius resta un instant interdit avant de comprendre ce qu'il venait de se passer.

- Tu... tu as tes pouvoirs... Ca fait seize ans que tu es enfermée ici avec tes pouvoirs ?!

- Je t'attendais... J'attendais que tu viennes me chercher...

Il leva un sourcil interrogateur avec un sourire en coin et lui demanda :

- Tu n'as pas la clé pour sortir de ce trou, n'est-ce pas ?

- Non... Malgré tous mes pouvoirs, cette cellule ne peut être ouverte qu'avec le sang de mon père...

- C'est pas vrai... Ce bon vieux Dumby savait bien ce qu'il faisait... Je ne peux rien pour toi ma belle alors, désolé !

- Si tu me laisses, Il ne va pas être content..., chantonna-t-elle presque.

Il ne savait pas quoi penser et hésitait à rejoindre ses amis qui l'attendaient. Il ne pouvait pas la laisser là, elle était morte… Il la croyait morte depuis seize ans et à présent, elle se tenait devant lui… Il ne pouvait pas non plus risquer l'échec de leur évasion et Voldemort lui en voudrait davantage que de l'avoir laissée là, c'était incontestable. Elle ne pesait pas lourd dans la balance face au clan reformé.

Lucius réfléchit un instant et soupira.

- Et où suis-je censé récupérer le sang du vieux fou ??!

- Dans mes veines... Le sang de mon père coule en moi...

- Et tu ne t'es pas coupée toi-même avant parce que ?...

- Je ne le peux pas ! Tu crois mon père stupide à ce point-là ?!

- Je ne crois rien moi..., soupira une fois de plus Lucius, donne-moi ton poignet et presse-toi, on n'a pas toute la nuit ! Les Scrutards doivent nous avoir déjà localisés...

- Les Scrutards sont mes amis, je les ai apprivoisés..., murmura-t-elle en s'approchant et tendant son poignet gauche.

- Ouais, et moi je joue tous les samedis soirs à la belote Moldue avec ton cher paternel, railla-t-il levant sa baguette : acies sanguinis !

Le sang d'Eléa se mit à couler le long des barreaux qui étaient fixés à l'horizontal, il dégoulinait progressivement le long de chaque barreau et paraissait presque noir dans l'obscurité. Quand il toucha le sol, ils reculèrent en même temps et le sang s'insinua lentement le long du dernier barreau légèrement enterré dans le sol rocailleux. Quand leurs regards se croisèrent à nouveau, les barreaux avaient disparu.

Elle ne se pressa pas pour sortir de sa cellule. Quand il la vit cette fois mieux, de plus près, le souffle lui manqua quelques secondes : drapée dans une longue robe noire laissant découvrir ses épaules nues, ses longs cheveux de jais semblaient lui tenir chaud vu sa tenue légère alors qu'elle ne tenait collée contre son ventre qu'une vieille couverture rose.

- Je suis toujours en deuil..., expliqua-t-elle en réponse au regard interrogateur de Lucius.

- Epargne-moi ! cracha-t-il presque lui jetant son manteau sur les épaules : et mets ça ou tu vas mourir de froid... Dépêche-toi, on s'en va !

Poudlard, octobre 1977

Eléa était allongée sur son lit, les yeux rougis par les larmes. Elle n'avait pas assisté au cours du matin et essayait de trouver le courage de se préparer pour aller manger quelque chose avant de filer en cours de Défense contre les forces du mal, un de ses cours favoris dans lequel elle excellait.

La soirée de la veille avait été horrible, James n'avait pas apprécié du tout de la voir en compagnie des Serpentards, elle avait eu beau lui expliquer que cela ne signifiait rien, qu'elle était restée avec eux par politesse, mais il ne voulait rien entendre. Pour lui, " traîner " avec eux, c'était adopter leurs idées…ce qu'il ne savait pas, c'était qu'Eléa n'était pas " pro-moldus ", au contraire, mais elle s' était bien gardée de le lui dire. Il ne voulait rien entendre, elle n'avait pas eu le droit de s'expliquer. C'était fini, sans appel. En larmes, elle lui avait demandé si il y avait quelqu'un d'autre dans sa vie mais non, il ne la quittait pas pour une autre femme.

Elle avait passé le reste de la soirée dans la chambre de Lily à lui expliquer ce qu'il s'était passé entre deux sanglots, cela lui apprendra à tomber amoureuse du premier venu…

Elle sortit enfin de sa chambre, et se dirigea vers la grande salle, le repas n'était pas encore servi et les élèves prenaient place, elle inspira profondément et prit un visage résolu.

Elle entra dans la grande salle et rejoignit sa table. Elle ne mangea presque rien, ses " camarades " essayaient de faire comme si rien ne s'était passé et elle leur en était reconnaissante, mais elle sentait sur elle un regard qui la fixait froidement et qui la mettait mal à l'aise. Lucius, pratiquement en face d'elle, ne la quittait pas des yeux et observait chacune de ses réactions ; elle croisa son regard mais ne réussit pas à le soutenir malgré ses efforts.

Le cours de Défense contre les forces du mal qui suivit se passa tant bien que mal, en compagnie des Gryffondor. A la fin du cours, James partit de suite, et Sirius s' approcha d'Eléa.

" Comment tu vas ? " lui demanda-t-il doucement.

" Ca va aller, je m'en remettrais ", dit-elle d'un ton amer, " c'est juste que je ne pensais pas que les choses prendraient cette tournure… "

" Ce genre de choses est difficile à prévoir. "

" Jamais je n'aurais pensé qu'il réagirait comme ça, j'aurais peut-être dû attendre de mieux le connaître ", dit-elle d'un ton las.

" Ou peut-être t'es-tu simplement trompée de garçon… " lui dit-il en souriant.

"Peut-être… " Elle sourit à son tour : " c'est dommage ". Un silence gêné s'installa.

"Quoi qu'il en soit, ce n'est pas à moi de te dire qui tu dois fréquenter mais fais attention à Malfoy et sa bande… C'est juste un conseil, ok ?"

" Ok. "

Il prit ses affaires et s'éloigna.

" Sirius… " Il se retourna : " Je … enfin… merci. "

" Mais de rien ".

Le vendredi passa rapidement, Eléa s'était comme enfermée dans une bulle, elle ne parlait qu'à très peu de personnes et essayait d'oublier ce qu'il s'était passé.

Samedi était enfin là et elle envisageait de passer la journée à la bibliothèque pour rattraper le retard qu'elle avait pris ces deux derniers jours. Elle avait dormi jusqu'au déjeuner et se sentait beaucoup mieux, se joignant même aux conversations des autres élèves.

Après s'être restaurée, elle se dirigea vers sa salle commune pour récupérer quelques affaires, elle essaya de se frayer un passage dans les couloirs. Le temps pluvieux obligeait les élèves à rester à l'intérieur et Eléa eut l'impression qu'ils étaient tous concentrés sur les mêmes étages.

Mais une conversation attira son attention.

" Potter et Evans !! C'est pas vrai ?? " dit une élève de Poufsouffle .

" Si, je te jure, je les ai surpris dans une salle de cours vide du troisième étage ", dit une autre élève.

Eléa s'arrêta net. Elle se retourna vers les deux élèves qui blêmirent quand ils se rendirent compte qu'elle était là.

" Répète-moi ce que tu viens de dire ", lui ordonna Eléa.

La fille de Poufsouffle était pétrifiée. Eléa sentit une colère noire monter en elle, son sang bouillonnait et son cœur frappait contre sa poitrine. Elle se rapprocha des deux filles qui reculèrent d'un pas et l'élève qu'elle ne connaissait pas lui répéta ce dont elle avait été témoin. Eléa ne réfléchit pas, elle repartit illico en direction du grand hall où elle avait laissé Lily.

Ainsi donc ils lui avaient menti tous les deux, James l'avait quittée pour Lily et cette dernière avait consolé Eléa et l'avait trahie. Trois jours. Seulement trois jours après leur rupture.

Elle arriva dans le grand hall, scruta les environs et repéra Lily. Il y avait beaucoup de monde, mais ça lui était complètement égal.

" Lily ", dit-elle d'un ton glacial. Lily se retourna radieuse.

"Tu as changé d'avis ? " son sourire s'effaça en croisant le regard d'Eléa : " que… que se passe-t-il ? " Elle était à présent inquiète.

Eléa continua toujours sur le même ton : " Il y a une rumeur Lily… qui court sur toi et James ".

Elle regarda en direction de James et ses acolytes. Ils étaient à quelques mètres sur leur droite, contre un mur, ils n'avaient pas remarqué son arrivée.

" Ne sois pas ridicule Eléa… " Elle regarda à son tour vers James.

" Tu as l'air nerveuse ", continua Eléa et le ton qu'elle prenait maintenant était menaçant. Lily en avait pris conscience et recula instinctivement d'un pas.

"Quelqu'un vous a surpris au troisième étage… " chuchota à présent Eléa d'un air dangereux.

Lily la regardait et Eléa pouvait lire dans ses yeux la panique.

" Je te croyais mon amie… Si il y une chose que je déteste, c'est la trahison ".

Elle sortit lentement sa baguette magique. Elle était vraiment hors d'elle, mais elle ne tremblait pas, elle était étrangement calme. Les élèves autour d'elles reculaient, ils venaient de comprendre ce qu'il se passait. Lily prit à son tour sa baguette et commença à la lever pour se défendre.

" Expelliarmus ! " dit fermement Eléa.

Malgré le fait qu'elle avait prononcé le sort d'une voix relativement basse, il fut puissant. Lily fut projetée contre le mur d'en face et sa baguette sauta de sa main. Eléa la rattrapa de la main gauche et s'avançant vers Lily pointa la baguette magique de cette dernière sur sa gorge.

Un cercle d'élèves effarés s'était maintenant formé autour d'elles.

" Je te faisais confiance, je me suis confiée à toi alors que tout ce temps tu ne pensais qu'à lui sauter dessus… " déclara-t-elle toujours à voix basse.

" Ca ne s'est pas passé comme ça… " tenta d'expliquer Lily les larmes aux yeux.

" TAIS-TOI !…Je t'avais posé la question Lily…"

La foule s'écarta brusquement laissant le passage à James, Sirius, Rémus et Peter, baguettes levées.

" A quoi tu joues Eléa ?? " s'écria James.

Toujours la baguette de Lily pointée sur cette dernière, Eléa le regarda et pointa sa baguette de la main droite sur les quatre amis.

" NE TE MELE PAS DE CA JAMES !!! "

Elle recula d'un pas… Elle n'avait jamais vraiment voulu jeter un sort à Lily… seulement lui faire peur, lui faire comprendre…

" Baisse ta baguette tout de suite ! " continua James, " sinon…. "

" Sinon quoi ? " demanda-t-elle ironiquement : " tu me connais vraiment mal James... "

Elle sourit et défiant James, tendit son bras gauche, la baguette de Lily lui touchait maintenant la gorge. James, Sirius, Rémus et Peter s'écrièrent en cœur :

" EXPELLIAR… "

" PROTEGO !! "

Le bouclier qu'elle avait formé était tel que leurs quatre sorts de désarmement rebondirent droit sur eux avec force ; ils furent projetés au sol tous les quatre, inanimés.

Eléa regarda Lily droit dans les yeux :

" C'est la dernière fois que je fais confiance à une sang de bourbe… "

" Mademoiselle Demeteriem ! "

Dumbledore était derrière elle. Doucement, elle rendit sa baguette à Lily et se retourna. Il était furieux mais comme à son habitude très calme, Eléa pouvait sentir sa puissance comme une aura qui s'échappait de lui.

" Professeur Flitwick si vous voulez bien avec l'aide de quelques élèves amener ces quatre à l'infirmerie… " dit-il en désignant les corps de la main. Il acquiesça et s'approcha de James qui commençait à reprendre conscience : " Minerva, s'il vous plaît accompagnez Mademoiselle Demeteriem dans mon bureau, je vous y rejoindrais dans quelques minutes. "

Le Professeur McGonagall, les yeux étincelants, regarda Eléa : " Suivez moi, Mademoiselle. "

Elles quittèrent le hall en direction du bureau du Directeur, elles passèrent devant les élèves de Serpentard, Eléa croisa le regard de Lucius qui la regardait d'un air à la fois surpris et admiratif. A côté de lui, Rodolphus applaudit Eléa et le reste des Serpentards suivit son exemple.

Le bureau de Dumbledore était très silencieux comparé à l'agitation du hall, le soleil se reflétait sur de petits objets d'argent disposés sur le grand bureau qui surplombait l'immense pièce. Le professeur McGonagall n'avait pas prononcé un seul mot depuis leur départ, mais ses lèvres pincées et son regard indiquaient qu'elle était vraiment furieuse. Eléa s'en moquait, elle s'approcha du perchoir doré d'où se tenait le magnifique phénix qui la regardait avec curiosité et passa son doigt distraitement sur la dorure.

" Bonjour Fumseck ", dit-elle d'une voix douce, " tu te souviens de moi ? "

L'animal poussa un petit cri et approcha sa tête des mains d'Eléa qui le caressa lentement. La porte du bureau s'ouvrit et Dumbledore entra, majestueux dans sa robe ocre et or, le Professeur McGonagall se retira en silence et ils se retrouvèrent seuls. Ils n'échangèrent pas un mot pendant quelques minutes, Dumbledore l'observant assis à son bureau alors qu'elle s'approchait d'un fauteuil.

" Assieds-toi ", lui dit-il sans autre cérémonie.

Elle lui obéit et prit place en face de lui. Elle l'observa à son tour et essaya de lire dans ses yeux un quelconque indice de ce qu'il ressentait, mais cela était impossible et il était inutile d'essayer de lire dans ses pensées, ses pouvoirs n'étaient pas assez grands. Dumbledore la sortit de ses pensées brusquement.

" Je ne tolère pas, surtout dans les temps que nous vivons, un comportement et un vocabulaire de la sorte. En particulier de ma propre fille. " Un murmure s'éleva des tableaux qui les entouraient, bourdonnant comme un insecte, puis diminuant progressivement laissant le silence retomber lourdement.

" Je vais vite passer sur les conséquences administratives de tes actes ", dit-il en rapprochant son fauteuil du bureau. " Cet incident sera noté dans ton dossier, lors de ce conflit, tu as blessé Peter Petigrew… Madame Pomfresh a bien-sûr pu le soigner, mais l'acte doit être consigné. Officiellement, tu es suspendue trois jours, mais bien sûr tu ne quittes pas le château. " Il se tut quelques secondes. Eléa ne le quittait pas des yeux et se taisait, acceptant la sentence. Il reprit en s'enfonçant dans son fauteuil : " nous n'avons pas trop eu le temps de discuter depuis ton arrivée, et il me semble que cela a été une erreur de ma part. "

" On n'a jamais pris le temps de discuter même avant mon arrivée ", dit Eléa doucement, " on ne peut pas dire que tu aies été un père très présent " ajouta-t-elle amèrement.

Dumbledore soupira profondément, laissant transparaître de la tristesse, puis reprit : " les circonstances, malheureusement, ne s'y sont pas prêtées. Mais je ne pense pas que ta mère t'ait élevée avec ce genre d'idées ".

A l'évocation de sa mère, Eléa sentit ses yeux se remplir de larmes.

" Je me les suis forgées toute seule, le jour où j'ai compris l'importance du sang ".

"Qu'entends-tu par là ? ", interrogea-t-il dévisageant sa fille.

Il ne s'était pas rendu compte à quel point elle ressemblait à sa mère qu'il avait aimé passionnément, mais ses responsabilités au sein du ministère et à Poudlard l'avaient obligé à se séparer d'elle, Eléa avait par contre hérité de ses yeux bleus perçants dans lesquels il pouvait lire une grande intelligence.

Eléa poursuivit : " Je me suis rendue compte en troisième année que j'avais des pouvoirs que personne n'avait ", dit-elle sombrement, " la télékinésie, la faculté de pouvoir me passer de ma baguette pour pas mal de choses… et la puissance des sorts que je lançais. " Son père l'observait par dessus ses lunettes en demi-lunes " jamais je n'aurais eu ces pouvoirs si mon père n'était pas le grand Dumbledore… Aucun enfant de moldus, ou sang mêlé n'aura un jour autant de pouvoirs… "

" Tu as peut-être raison sur certains points ", dit-il sèchement, " néanmoins les enfants de moldus, ou les sang mêlés comme tu dis, n'ont pas à être traités avec mépris par les autres élèves, ni à être insultés. Lily était ta meilleure amie ici. " Eléa allait ouvrir la bouche pour le couper mais il la fit taire d'un geste : " je sais que tu as souffert de ta rupture avec James, mais je voudrais que tu t'excuses auprès d'elle ainsi qu'auprès de James, Sirius, Rémus et Peter. "

" Pas question ", coupa Eléa, " je ne m'excuserai pas, elle m'a menti, James aussi, et je les avais prévenus de ne pas essayer de me désarmer. "

" Je ne t'obligerais pas à t'excuser, je te laisse avec ta conscience ", déclara Dumbledore, " nous allons terminer cette conversation, j'ai une réunion importante au ministère. "

Eléa leva les yeux au ciel. Evidement la seule conversation sérieuse avec son père depuis deux mois et il s'éclipsait pour une " réunion importante ".

" Je pense que quelques heures de retenue avec le professeur Bins te seront bénéfiques, il pourra t'enseigner certaines choses importantes sur les grands mages de notre siècle, qui n'étaient pas tous des … " sang pur "… ", dit-il avec un sourire malicieux.

Elle crut rêver, des heures avec le professeur Bins, il ne manquait plus que ça, le cours le plus ennuyeux du monde. S'il se mettait en plus à pleuvoir des araignées, son cauchemar prendrait vie !

Il l'accompagna à la porte de son bureau et soudain il lui caressa les cheveux.

" Prends soin de toi ", dit-il affectueusement.

Elle sortit de son bureau, encore émue de ce dernier geste de son père, il n'avait jamais eu ce genre de démonstration d'affection et elle ne savait quoi en penser.

Elle se dirigea vers la bibliothèque pour y finir l'après midi, elle remontrait dans sa chambre pendant le dîner auquel elle n'assisterait pas, elle avait hâte de se coucher et d'en finir avec cette journée interminable, redoutant quand même le lendemain.

Poudlard, fin septembre 1996

Harry et Hermione se tenaient tous les deux devant la porte du bureau de Dumbledore. Ils échangèrent un regard inquiet et nerveux mais néanmoins complice, et Harry frappa doucement à la porte. Ils entendirent Dumbledore les prier d'entrer, et ils s'exécutèrent d'un pas mal assuré.

Le vieux sorcier vint à leur rencontre, il paraissait soucieux ce qui ne contribua pas à détendre les deux amis.

- Miss Granger, j'aimerais d'abord parler à Harry... Vous voulez tenir compagnie à Fumseck pendant ce temps-là ? demanda Dumbledore doucement.

Elle acquiesça étant sûre qu'aucun son ne pourrait sortir de sa bouche alors qu'elle avait déjà du mal à déglutir. Harry s'éloigna avec le professeur non sans essayer de lancer un sourire confiant à Hermione, tentative qui échoua lamentablement, le sourire ressemblant davantage à une grimace amère.

Hermione soupira profondément et s'approcha de Fumseck tendant une main. Le bébé Phœnix, qui venait de toute évidence de renaître de ses cendres il y a peu, y déposa sa tête avec affection ce qui lui remit un peu de baume au cœur.

- Je t'en prie Harry, assieds-toi..., déclara Dumbledore s'asseyant lui-même dans son grand fauteuil.

Harry ne se fit pas prier vu qu'il avait la tête qui lui tournait un peu et il observa un instant le vieux sorcier qui avait croisé ses mains sur son bureau hésitant vraisemblablement sur la manière d'aborder le sujet qu'il n'allait de toute évidence pas aimer. Il baissa alors les yeux semblant trouver un nouvel intérêt fort fascinant pour ses baskets dont une avait les lacets défaits.

- Harry..., commença Dumbledore et Harry releva la tête attendant que le couperet tombe : j'ai une mauvaise nouvelle qui va me conduire à prendre quelques mesures assez radicales vous concernant Hermione et toi...

Si Hermione était elle aussi concernée, ça devait être plus grave qu'il ne le pensait et il se redressa sur sa chaise attendant en tremblant la suite des réjouissances.

- Les Mangemorts se sont échappés d'Azkaban Harry... Lucius Malfoy a réussi à reformer son clan, ils se sont échappés dans la nuit, sur le petit matin... Je viens de recevoir le rapport des Scrutards. Inutile de te dire que tu es en danger à présent... Vous êtes en danger, tous...

Dire qu'il fut surpris serait faux, mais l'entendre de la bouche de Dumbledore lui-même était quand même impressionnant, et le ton grave avec lequel le vieux sorcier venait d'annoncer la nouvelle ne laissait pas envisager le meilleur pour l'avenir.

- Harry, poursuivit Dumbledore, je ne peux plus te laisser sortir de Poudlard à présent, tu ne peux plus quitter le château, tu vas devoir rester ici, près de moi...

- Et... et Hermione ? Qu'est-ce qui se passe pour Hermione ?

Un voile passa devant les yeux bleus du directeur qui répondit incertain :

- De par vos liens, Miss Granger est également en danger et elle n'est pas non plus en sécurité chez ses parents. Je ne peux pas la laisser repartir chez elle durant les vacances Harry...

- Mais... mais, bafouilla Harry, Hermione se faisait une joie de rentrer chez elle pendant les vacances… Elle n'est pas concernée, vous ne pouvez pas la priver de ce Noël, ils n'interviendront pas dans le monde des Moldus, c'est trop risqué pour eux… Ils chercheront à s'en prendre à moi, pas à elle…

- Rappelle-moi Harry qui vous a attaqués toi et ton cousin l'année dernière au coin d'une rue en plein cœur du monde des Moldus...

- Les Détraqueurs..., marmonna Harry baissant à nouveau les yeux tout à coup abattu.

Il le savait au plus profond de lui, bien sûr que les Mangemorts se feraient une joie de semer la pagaille dans le monde des Moldus, ils avaient déjà causé de nombreuses catastrophes de par le passé, et évidemment qu'Hermione courrait un risque en y retournant pendant les vacances…

Dumbledore se leva et descendit les quelques marches qui menaient au niveau inférieur de son bureau et il invita Hermione à venir les rejoindre.

Elle regarda Harry qui avait toujours le regard baissé et qui n'osait pas la regarder dans les yeux. Dumbledore reprit ses explications. Il avait préféré leur annoncer la nouvelle séparément et il avait pensé qu'Harry, étant le principal intéressé, se devait de l'apprendre en premier.

Elle se doutait elle aussi de la nouvelle qu'elle venait d'apprendre, mais savoir Harry en danger de mort ainsi qu'elle-même, Ron et finalement tous les élèves de l'école fut trop à supporter d'un coup. Elle était forte pourtant mais ajouté à tout cela le fait qu'elle ne verrait pas ses parents à Noël eut raison d'elle et elle ne put se retenir plus longtemps, elle fondit en larmes...

Harry et Dumbledore furent surpris et ils restèrent immobiles ne sachant pas comment réagir. Elle se leva subitement bientôt imité par Harry qui finalement la prit dans ses bars, essayant de la rassurer.

Dumbledore les regarda, ému, avec tendresse, mais le voile sombre dans son regard sembla tout à coup s'épaissir et il parut plus vieux qu'il ne l'était déjà.

Le cours sur les Arts divinatoires venaient de s'achever et Harry, Hermione et Ron étaient tous les trois assis sur les marches de l'escalier, Harry racontant à un Ron médusé la discussion qu'ils avaient eu avec Dumbledore.

- Et pourquoi je ne reste pas au château pendant les vacances moi ?? demanda le rouquin se sentant mis à l'écart.

-Parce que tu ne vis pas dans le monde des Moldus Ron !! répondit Hermione légèrement agacée, tu ne risques rien dans ta famille Ron… Vous êtes tous armés jusqu'aux dents et Molly serait trop déçue, même Percy sera l

- Hermy…, lança Harry tentant d'apaiser les tensions.

- Tu es aussi bien chez toi Ron, poursuivit-il, les vacances ne vont pas être drôles ici tu sais…

- Ouais, peut-être, mais je préfèrerais rester avec vous…

Ils restèrent silencieux quelques instants et le temps sembla alors suspendu. Ils pensaient certainement tous les trois à la même chose : le clan des Mangemorts était à nouveau réuni et il ne tarderait pas bientôt à rejoindre leur Maître. Ils allaient encore sûrement essayer de tuer Harry, la destinée le voulait ainsi, le monde des sorciers et des Moldus réuni ne pouvait tolérer que Voldemort et Harry Potter soient vivants tous les deux, il fallait que l'un des deux tue l'autre. Et pour quelle raison ? Faire triompher le Bien ou le Mal ? Jamais il n'en serait ainsi… On ne triomphe pas d'une force supérieure qui nous dépasse, qu'elle soit bonne ou mauvaise…

- Alors ? Qu'est-ce qu'on fait ? demanda soudainement Hermione.

- Comment ça " qu'est-ce qu'on fait " ?? demanda à son tour Ron.

- On ne va quand même pas rester là les bras croisés ?!, insista-t-elle, les recherches sur la prophétie doivent s'intensifier et il nous faut préparer un plan d'attaque contre les attaquants !

- Le château n'est pas encore pris d'assaut Hermy ! répondit Harry un léger sourire aux lèvres.

- Je ne suis finalement pas mécontent de rentrer chez moi pour les vacances…, grimaça le rouquin faisant rire ses deux amis.

- En attendant, je propose un goûter dans la salle commune…, déclara Harry.

- Bonne idée !, acquiesça Ron, 'mione t'en penses quoi ?

Hermione ne répondit pas, elle fixait l'escalier transversal d'où se tenait de toute sa hauteur Draco Malfoy qui l'attendait. Un frisson la parcourut en apercevant le Serpentard alors qu'elle réalisa qu'elle devait passer tant de temps avec le fils de celui qui tenterait encore de tuer son meilleur ami.

- Tu n'es pas obligée d'y aller Hermy…, souffla Harry.

- Ne t'en fais pas, ça ira… Je suis armée, répondit-elle serrant d'une main sa baguette dissimulée sous sa robe, et pas d'humeur aujourd'hui !

Elle s'éloigna sous les regards compatissants de ses amis.

- Cette idée de Dumbledore de rapprocher les Maisons est une stupidité si tu veux mon avis ! râla Ron.

- Pourquoi ? Que reproches-tu à Luna ?? Tu aurais pu faire équipe avec Pansy Parkinson vieux…, répondit Harry un large sourire aux lèvres.

Ils s'éloignèrent à leur tour en pouffant non sans jeter un dernier regard à Hermione qui suivait Draco en traînant les pieds.

Albus Dumbledore faisait les cents pas dans son bureau visiblement tourmenté. Il avait omis volontairement de signifier un petit détail à Harry et Hermione concernant l'évasion des Mangemorts. Le clan était à présent reformé au complet et sa fille était à nouveau en liberté avec la folie qu'elle avait sûrement emmagasinée durant seize ans de captivité… Son secret devait être préservé, il ne pouvait en être autrement, il ne devait en aucune manière être révélé pour ne pas ébranler davantage ces enfants déjà durement touchés par les récents événements.

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