Disclaimer: Ca faisait longtemps non, se diront certains... Voici un OS qui traine sur mon pc depuis un bon moment, mais que, par manque de temps, je n'avais pas encore publié. Un grand merci à ma Na-chan adorée qui me la corrigé. Je ne m'attarde pas plus, d'autant que j'ai un exam d'anglais dans une demi heure(beuh...) Bonne lecture!!!

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Kurogane poussa un long soupir résigné. Assis sur l'une des banquettes de l'autocar, il attendait, non sans une vive colère au fond de ses yeux grenat, que le départ soit enfin donné. Le menton au creux de sa main, il jeta un bref coup d'œil autour de lui, regardant des petits groupes d'étudiants discuter entre eux, tandis que lui était, comme à son ordinaire, seul. Un peu plus en avant du véhicule, il entendait résonner la voix joyeuse de sa cousine Tomoyo, qui était l'unique responsable de sa présence en ces lieux. Quelques jours plus tôt, elle lui avait annoncé qu'elle l'avait inscrit à cette sortie de fin d'année, prétextant que voir un peu de monde ne lui ferait pas de mal. Bien sûr, il avait eu beau protester et râler tout son saoul, il n'eut jamais gain de cause.

Comme s'il n'avait que ça à faire. Kurogane Suwa, étudiant de troisième année en faculté des sports, aurait davantage préféré s'entrainer à son activité favorite, le kendo, plutôt que perdre son temps à cette sortie au bord de mer. De toute façon il n'avait pas d'amis, faisait généralement fuir les gens par son allure sombre et colérique et n'avait jamais ressenti le besoin d'en avoir. Depuis le décès prématuré de ses parents quelques années auparavant, il vivait seul et parvenait parfaitement à se débrouiller ainsi ; sa vie ne tournait qu'autour de son rêve, devenir professeur de kendo et, une fois qu'il aurait son diplôme en poche, fonder son propre dojo C'était la seule chose qui rythmait son existence, qui le faisait se lever le matin, qui lui permettait de tenir quand il se retrouvait à suivre des cours profondément ennuyeux et qui le motivait à recommencer une nouvelle journée, encore et encore. Personne ne pouvait l'en détourner, quelles que soient ses convictions et sa motivation pas même sa cousine qui veillait à ne pas en faire trop malgré tout.

Finalement, les derniers retardataires montèrent dans le car, non sans subir maints sermons de la part des professeurs qui n'attendaient plus qu'eux pour partir. Kurogane lâcha un soupir de soulagement, sortit son lecteur mp3 de son manteau, et une musique au son quelque peu agressif se répercuta contre ses tympans. Fermant les yeux, il laissa la mélodie l'envahir, une guitare électrique aux notes métalliques, suivie d'une batterie qui battait la mesure, tandis que la voix du chanteur montait crescendo pour l'envoyer au pays des songes. Mais alors qu'il se sentait partir dans les bras de Morphée, il fut tiré de sa torpeur par un mouvement brusque sur le siège à sa gauche Rouvrant les yeux pour fusiller l'opportun qui osait le déranger, il se retrouva nez à nez avec un beau jeune homme blond, qui s'était appuyé sur le dossier, visiblement essoufflé.

« Excuse-moi … Je peux m'asseoir à coté de toi ? Il n'y a plus de place dans le bus,» lui dit-il, un grand sourire aux lèvres.

« Euh ouais! » Répondit le brun, légèrement surpris, retirant son sac qui empêchait son camarade de s'asseoir. Il allait remettre ses écouteurs sur ses oreilles, mais son voisin n'était visiblement pas de cet avis.

« Halala, j'ai cru que je n'arriverais jamais à temps, mon réveil n'a pas sonné ce matin ! Je m'appelle Fye et toi ? »

« Kurogane… »

« Kuro… Hum… tu es en quelle fac ? Moi science. »

« Sport… » Répondit le brun qui aurait bien aimé que le blond lui fiche la paix, mais il avait beau faire, il n'arrivait pas à détacher son regard de ses yeux bleus saphirs.

« Ca m'étonne pas vu ta carrure ! »

« Ca te pose un problème ?! » Répliqua le kendoka

« Absolument pas Kuro-myu. » Rétorqua Fye, un grand sourire amusé sur les lèvres.

Kurogane devint presque aussi rouge de colère que ses yeux en entendant le sobriquet que lui avait attribué son voisin. Il se prépara à le frapper quand le car se mit en branle, le déstabilisant, et il se fallut de peu qu'il ne tombe sur Fye, qui riait allègrement.

« Toi je te jure, t'auras intérêt à courir loin quand on sera arrivés !!! »Jura le brun.

« Un peu de silence au fond !! » Cria un professeur, tandis que Fye se retenait de rire.

Le kendoka se rassit en grognant, lançant son regard le plus sombre à son voisin, ce qui visiblement, ne lui fit ni chaud ni froid. Il devait bien l'avouer, cela l'étonnait. C'était bien la première fois que quelqu'un ne s'enfuyait pas en courant quand il faisait de tels yeux. C'était à la fois plaisant et terriblement déroutant. Si bien qu'il s'enferma de plus belle dans son mutisme, tandis que son compagnon discutait par instants avec d'autres élèves du car, un sourire niais au visage… Si niais que le kendoka remarqua bien vite qu'il était aussi faux que cet air qui se voulait enjoué. Et il comprit tout aussi rapidement que lui aussi portait un masque pour se cacher des autres, pour imposer une limite. Mais cela ne marchait pas avec lui.

Autant le brun n'arrivait pas réellement à être en colère contre lui, autant le blond sentait son visage se crisper quand il jetait des petits regards en coin à son voisin. Kurogane sentait sa barrière se briser, Fye ressentait l'envie de se montrer tel qu'il était face à lui. Ou plutôt, il ne voulait destiner ses sourires et ses pitreries qu'à lui seul, effacer le reste du monde, que son univers ne se limite qu'à sa seule présence, comme s'ils étaient au beau milieu d'un rêve. Un rêve euphorique et éphémère, mais un rêve tout de même…

Au bout de quelques heures le voyage s'acheva enfin pour le plus grand plaisir du brun qui ne supportait plus d'être enfermé dans le véhicule, avec tous les braillements intempestifs des étudiants. Même son voisin s'y était mis. A sa grande stupéfaction, dès qu'un bout de mer était apparu aux fenêtres, les élèves étaient devenus fous d'extase. Décidément, il ne comprendrait jamais rien aux jeunes de son âge.

« Aaah ! regarde Kuro-chan, on voit la mer !! » Piailla le blond.

« Hum… » Grogna le kendoka.

« Rooh! Kuro-pi ne sait pas ce qui est beau. »

Le dit « Kuro-pi » se retint de répliquer que, si, il savait ce qui était beau, tout en jetant un regard plus soutenu en direction de la cambrure du dos du blond. Il secoua vivement la tête, mais qu'est-ce qui lui passait par la tête ? Pas qu'il n'avait jamais éprouvé du désir pour qui que ce soit ; Il avait bien eu quelques aventures d'un soir, comme la plupart des jeunes de son âge, mais cela n'avait jamais été plus loin. Mais lui, c'était différent.

A peine avait il croisé son regard qu'il avait senti remuer quelque chose au creux de sa poitrine, un il ne savait quoi qu'il n'avait pas ressenti depuis des années. Il n'était à vrai dire même pas sûr de l'avoir déjà éprouvé. Il était tout simplement fasciné par son allure, même s'il ne l'avouerait jamais. Ses cheveux blonds qui cascadaient devant ses yeux céruléens où semblait se refléter une myriade d'étoiles, sa peau nacrée qui paraissait aussi douce que le miel et qui dégageait un léger parfum fruité... Il se demanda un instant s'il n'était pas en plein songe. Il se pinça même pour tester, mais non il semblait être parfaitement réveillé.

Le car s'arrêta enfin à proximité de la plage, et les élèves coururent avec allégresse vers la mer qui semblait les accueillir à bras ouvert. Kurogane en revanche les laissa descendre en premier, n'ayant pas l'envie de se faire bousculer par ces crétins de gamins qui ne savaient pas tenir en place. Il s'arrêta un instant sur l'esplanade et attendit il ne savait quoi en soupirant.

« Kuro-chan ! Attends-moi !! »

Le brun se retourna en grognant. Pourquoi ne pouvait –on le laisser en paix ? Pourquoi ne pouvait-il pas le laisser en paix ? Mais en avait-il vraiment envie ? Un instant il se figea, ses yeux rouge sang plongeant malgré lui dans les yeux céruléens du blond. Le temps sembla se figer alors qu'il réfléchissait à quoi faire. Non, il savait pourquoi il ne voulait pas qu'il s'approche de lui plus que de raison. Parce que sans qu'il ne comprenne comment, il avait pénétré ses pensées et son cœur, le rendant aussi faible qu'un nourrisson, et il s'y refusait profondément.

Être fort… Voilà ce qu'il s'était promis depuis la mort de ses parents. Ne plus jamais souffrir de la perte d'être cher, ne plus hésiter, aller toujours droit devant lui sans jamais dévier… Mais était –ce humainement possible ? Et Kurogane n'était pas encore prêt à la savoir. Ainsi, il fit la seule chose qui lui était possible, il partit sans un mot, laissant en plan le blond sur la plage. Fye voulut d'abord le suivre mais finalement se ravisa. Cette attitude, il ne la connaissait que trop bien. Pendant des années il avait fait la même chose, il avait tout repoussé à sa manière, et il continuait encore à le faire, même si personne ne s'en rendait compte. Mais les choses changeaient, il voulait créer un lien avec le brun, il avait juste besoin de le laisser réfléchir, de se montrer patient.

La journée se poursuivit, Fye resta auprès des autres étudiants, participant à leurs jeux, profitant de la chaleur de l'eau. Même si, malgré lui, il ne pouvait cesser de penser au brun, de chercher son regard et sa présence sombre mais apaisante. Ce ne fut que quand la lumière solaire commença à décliner que Kurogane réapparut sur la plage.

Fye fit alors un signe distrait à ses compagnons de jeu, il s'approcha à pas de loup du brun qui était assis sur la plage, observant le coucher de soleil qui se profilait à l'horizon, ses écouteurs vissés à ses oreilles. Il tourna la tête en le sentant approcher, ses pas, même légers, créant de faibles vibrations que le kendoka pouvait détecter sans peine. Ses yeux ne renvoyèrent rien d'autre que son éternelle aura sombre et renfermée, qui menaçait quiconque de l'approcher.

Mais Fye avait pris sa décision. Il ne savait pas encore comment il ferait, mais il avait décidé qu'il s'accrocherait à ce rêve inaccessible que semblait incarner Kurogane à ses yeux. Il ne supportait plus de le croiser sans pouvoir lui parler, de guetter le moindre de ses pas sans une once d'espoir. Qu'il n'y avait plus de place dans le bus avait été un mensonge, juste une excuse pour se lancer, et étrangement, le brun ne l'avait pas repoussé, du moins, c'est ce qu'il voulait croire. Maintenant il se prenait à vouloir que le songe devienne réel, mais pour cela, il devait faire encore plus, il le savait.

S'asseyant près du brun, il lui sourit, attendant que Kurogane réagisse à sa façon. Mais il ignorait que celui-ci ne cessait de réfléchir, de penser à cette journée qui semblait tellement différente de celles qu'il vivait d'ordinaire. Pas à cause de cette stupide sortie. Pas à cause de ce paysage magnifique, certes, il le reconnaissait. Non c'était à cause du blond, tout simplement. Il soupira, il n'aimait pas penser de la sorte, croire que quelqu'un aurait pu s'immiscer dans son esprit et dans son cœur. Et ainsi se retrouver si stupide, sans savoir quoi faire, lui qui, depuis la mort de ses parents avait pris sa vie en main, sans l'aide de personne, et sans en ressentir le besoin. Alors pourquoi fallait-il qu'il hésite maintenant ? Quel sortilège avait –il bien pu lui jeter ?

« C'est beau hein ? » Murmura le blond, ses mains s'enfonçant dans le sable chaud.

« Ouais… » Ne put que répondre son alter ego.

« Tu sais Kuro-chan, tu devrais enlever tes écouteurs, tu n'en apprécierais que davantage le paysage. »

« Et entendre ces crétins crier ? Sans façon, » répliqua-t-il en faisant un mouvement de tête en direction des autres élèves qui se trouvaient un peu plus loin

« Tu sais que tu es bête ? »rit Fye.

« Ca va ouais ?!!! » Allait rétorquer le kendoka, mais le blond ne lui en laissa pas le temps.

Se redressant d'un bond, il se plaça derrière le brun et retira les écouteurs de ses oreilles. Celui-ci voulu l'en empêcher mais il resta paralysé sur place.

« Ne crois tu pas que c'est plus joli d'entendre ça ? » Répondit Fye, en montrant la mer du bout des doigts.

Kurogane se tut, et écouta. Un bruissement léger parvint à ses oreilles, celui des vagues qui se jetaient docilement sur la plage, mêlé aux cris des mouettes qui volaient paisiblement dans le ciel sans nuage, où lentement, se peignait une myriade de couleurs orangées. Le soleil semblait se jeter dans l'eau pâle, son image ondulant à sa surface. Une odeur salée monta jusqu'à son nez, tandis qu'il sentait la douceur du sable sous son corps. Et soudain, il discerna quelque chose d'autre. La chaleur du corps de son compagnon contre son dos, son souffle se perdant au creux de son oreille, son parfum fruité qui l'enveloppait tout entier…

Ses mains serrèrent malgré lui les siennes, tandis qu'il sentait ses cinq sens mis à l'épreuve. Ou plutôt il y en avait un qui n'était pas encore en action, mais qui ne désirait que cela au fond. Sa bouche était tellement proche, sa peau l'attirait comme le fruit défendu dans lequel il mordrait à pleines dents. Il ne rêvait que d'une chose, y goûter, et sentir son goût suave emplir son palais. Il tourna instinctivement la tête, réduisant la distance qui séparait leurs visages de quelques millimètres. Lentement, il approcha ses lèvres, tandis que le blond n'osait plus bouger, lui aussi enveloppé par l'ambiance si douce.

Et soudain, le rêve se brisa, comme une bulle de savon qui aurait explosé sous la pression de l'air. Un gros ballon de plage avait roulé jusqu'au pied de Kurogane, et les propriétaires, deux enfants aux cheveux châtains s'élançaient après lui. Une petite fille, âgé d'à peine cinq ou six ans, aux yeux vert émeraude s'arrêta un instant à leur hauteur, saisit le ballon entre ses petites mains potelées et repartit voir son camarade de jeu, non sans esquisser un grand sourire rieur. Kurogane lâcha un soupir désappointé. Et dire qu'il y était presque... Mais cela lui donna une meilleure idée encore, une idée qui lui fit esquisser un sourire amusé.

Se levant lentement, il se retourna vers son compagnon qui n'avait pas esquissé un seul geste. Il tendit alors la main vers lui pour l'aider à se relever, faisant apparaître une légère surprise sur son visage fin. Sans vraiment comprendre ce qui se passait, il attrapa sa main et le laissa le hisser sur ses pieds.

« Viens, » Fut le seul mot que put dire le kendoka.

Fye se laissa porter par ses pas, sa main glissée dans la sienne, un sourire rêveur sur les lèvres. Parfois les gens les regardaient étrangement, après tout, deux hommes qui se tenaient par la main, n'étaient pas toujours bien vu, mais Fye ne put que les ignorer. Il était de toute façon incapable de réagir, son esprit étant parti se perdre parmi les nuages à la dérive dans le ciel, dont la lumière déclinait peu à peu. Kurogane, quant à lui, était bien trop concentré sur le trajet qu'il voulait faire suivre à ses pas. Il refusait de se retourner pour regarder son compagnon, parce que s'il le faisait, il ne tiendrait plus.

Après plusieurs longues minutes à suivre le chemin qui se dessinait sur la plage, alors que la nuit était presque totalement tombée et que les étoiles commençaient à piquer le ciel ça et là, ils arrivèrent enfin au lieu tant désiré. De lourdes pierres barraient encore le passage, et Kurogane aida le blond à les escalader pour passer de l'autre coté. Et ce qu'il vit alors lui coupa le souffle de surprise. C'était une petite plage déserte, tellement bien cachée par tout les amas de pierres qu'elle ressemblait à un jardin secret. La lune scintillait de mille feux sur la surface de l'eau, et le sable brillait comme de l'argent.

« C'est magnifique !!! » S'exclama Fye, émerveillé par ce décor de rêve.

« Je suis tombé dessus cet après-midi en me promenant… »

« Et bien merci de m'avoir fait venir ici Kuro-chan… Dis… Tu crois que d'autres personnes pourraient venir ?? »

« P… Pourquoi cette question ? » Répliqua le brun, le rouge lui montant au joue.

« Hum… parce que j'aimerai bien me baigner… Mais j'ai laissé toutes mes affaires au camp et du coup… »

« Tu… n'as pas ton maillot de bain… »

« Non ! » Acheva t il avec un grand sourire.

« … »

« Ben quoi Kuro-myu, cela te gêne ? »

«Bi… Fais ce que tu veux ! » Rétorqua-t-il en se retournant.

Le blond se contenta d'esquisser un sourire amusé et commença à enlever ses vêtements, le plus lentement possible, juste pour tester le brun, voir s'il cèderait à la tentation et se retournerait ou bien tiendrait le coup. Le kendoka tint bon malgré tout, fermant les yeux et serrant les dents de frustration. Rien que d'entendre le froissement des tissus, cela le mettait dans tous ses états. Il céda enfin que lorsqu'il entendit un gros « plouf » accompagné des cris de son compagnon qui trouvait, visiblement, l'eau très à son goût. Prenant une grande inspiration, il commença à se déshabiller à son tour et se jeta entre les vagues. L'eau était légèrement fraîche, mais on sentait que le soleil l'avait irradié de ses rayons durant toute la journée. En quelques brassées Il rattrapa le blond qui s'était un peu éloigné pendant qu'il se déshabillait. Jouant au chat et à la souris, ils s'arrêtèrent soudainement, alors que leurs mains s'étaient enlacées à leurs dépens.

Leurs regards se croisèrent, leurs corps se rapprochèrent, tandis que leurs cœurs battaient comme des tambours de guerre. Ce qui se passait ne pouvait pas être réel, cela ne pouvait être qu'un rêve, c'était bien trop féerique pour être vrai… Kurogane glissa ses doigts entre les mèches blondes qui l'attiraient tant depuis le début de leur rencontre. L'un comme l'autre étaient hypnotisés, complètement subjugués par l'ambiance qui se profilait à l'horizon. Leurs peaux se touchèrent, et un instant ils se demandèrent s'ils n'allaient pas se réveiller en sursaut dans leurs lits.

Mais qu'importe. Qu'importe que ce soit un songe ou la réalité. Quelque soit la situation, ils étaient bien décidés à savourer pleinement cet instant, la lune pour seul témoin…