N/A : Bé... Ah ben chuis toujours là...
Effectivement, j'ai trouvé (enfin, "quelqu'un" m'a aidé à trouver ^^) que ma fic était nantie d'une fin cliffangher qui ne me satisfait plus, et pas plus que vous, très chers lecteurs. L'histoire n'est pas modifiée, mais bénéficie d'une suite qu'elle mérite, ainsi que d'une autre, et d'une autre... Vous m'aurez compris : j'en fais une longue fic, en espérant que ça vous plaise. Et puis je vais en profiter pour répondre aux reviewers.
Disclaimer : Non, ce n'est toujours pas à moi, à part mes personnages créés mais à JKR, qui possède tout l'univers d'HP sauf celui que notre imagination fertile peut pondre ici. Et non, je n'ai toujours pas gagné une noise pour avoir publié ça.
D'ailleurs, puisqu'on en est à parler fric, je vous propose un petit jeu que JKR n'aura qu'à assumer... Un jeu de conversion (ça fait plus d'un an qu'on s'y amuse avec l'euro, alors une fois de plus ou de moins...). Je vous laisse vérifier par vous-même.
"Fantastics beasts & where to find them" du désormais célèbre Newton Artemis Fido Scamander (joli nom, dixit le rejeton Potter) a nanti ses chers lecteurs d'une préface du Directeur-en-chef de Poudlard, Albus Dumbledore. Il précise dans celle-ci que Comic Relief, l'association qui recueille les fonds des bouquins HP pour améliorer les conditions précaires d'enfants en difficulté à travers le monde, a collecté "174 millions de livres Sterling, soit 34 000 872 Gallions, 14 Mornilles et 7 Noises."
Sachant qu'il y a 17 Mornilles dans un Gallion et 29 Noises dans une Mornille (c'est à dire 493 Noises dans un Gallion)...
On calcule le nombre de Mornilles pour une première conversion : 34 000 872 x 17 = 578 014 838 Mornilles et toujours 7 Noises de bronze.
À présent, on convertit le nombre de Mornilles en Noises : 578 014 838 x 29 = 16 762 430 302 Noises de bronze.
Maintenant, on convertit avec la livre sterling normale : 16 762 430 302 / 174 000 000 = 96,33...
C'est-à-dire : Une livre sterling équivaut à environ 96 Noises de bronze.
On refait la première conversion effectuée, mais dans l'autre sens : 96 / 29 = 3,32... Mornilles.
Sachant qu'il faut encore déterminer le nombre de Noises sur les 3,32 Mornilles, j'ai assimilé le 0.32 Mornille à 1/3 de Mornille (ou 0,33), et en divisant 0,33 par 29 (le rapport de conversion Noise/Mornille), on obtient : 0,33/29 = 9,66... Noises arrondi à 10.
Donc, le résultat final de cette conversion est de : 1 livre sterling pour 3 Mornilles et 10 Noises environ, en tenant compte des valeurs d'après la virgule.
Je sais, ça ne sert pas à grand chose. Et pour tout vous dire, ça ne sert à rien. Mais au moins, vous savez. Même ceux qui ne sont pas anglais ^^.
*C'était la minute Matière grise et Je-m'en-foutisme du professeur SeveRogue, Maître agrégé de Potions et retardé de mathématiques*
*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*
- ... Pourquoi moi ?...
Ses yeux gris se perlaient de larmes qui coulaient, sans ciller, sur ses joues d'habitudes si pâles, mais rougies par la colère. Les yeux injectés de sang, il paraissant presque dément.
- ... POURQUOI MOI ?...
Mais Lucius ne répondait pas. Il restait impassible comme une statue, ses yeux clairs grand ouverts fixant le vide qui le séparait de sa conscience. Il semblait complètement absent, complètement invisible... comme il l'avait été depuis toutes ces années avec son fils. Du vide, du vent. Sauf quand il s'agissait de bien se faire voir du grand Manitou en chef à qui sa vie entière lui était dévolue. Entière, même privée. Et Draco en avait fait les frais.
Sous la brillance et le son qui sortait de la baguette de Draco, le silence pesant entre les deux générations commençait à être insoutenable pour le garçon qui recommençait à douter de son action. Comment avait-il pu jeter un sort à son père, le jour de Noël ?!? Drôle de cadeau empoisonné qu'il lui a offert... Un juste retour des choses, peut-être, ou Maugrey lui avait-elle bourré le mou sous l'ordre de Potter et de ses poteaux ?
- Stupéfix !! cria t-il soudainement.
Il réfléchira plus tard. Pour l'instant, seul son instinct est une source fiable. c'est la dernière chose que son père n'a pas pu modifier, alors autant y faire confiance.
Sa mère, elle, ne bougeait pas. Lucius Malfoy, le grand Mangemort et puissant sorcier de son état,... stupéfixé par son propre fils ! Elle aussi ne réagit pas à ce que venait de faire Draco. Il lui semblait même avoir aperçu un sourire sur son visage. Elle aussi a dû souffrir de cette absence. Son père était-il aussi manipulateur au point de tromper sa propre femme ?
Il posa les yeux sur elle et lui rendit son sourire. C'était la première fois qu'il voyait sa mère sourire. Il se souvint alors des nombreuses fois où elle s'enfermait dans sa chambre lorsqu'il "jouait" avec son père, et d'un moment en particulier.
~*~*~*~*~*
- Impero !
- Vas-y, Draco, reste concentré...
- Je vais y arriver, Père. Je... J'y arriverai...
- Tu y es presque, fils, continue...
Le rat pressenti pour l'expérience avait réussi à déjouer les précédentes tentatives sous les coups de baguette du petit humain blondinet, comme son prédecesseur qui dût également subir les foudres du jeune Malfoy. Le refus de la défaite, c'est de famille. Alors celui qui servait de cobaye avant lui en avait fait les frais. Sous une semelle en cuir noir, pointure 41.
Mais cette fois, il ne pouvait contrer cette voix sombre et suave qui le commandait, qui l'obligeait à boire ce liquide puant. Il avait beau se dégager de cette emprise cérébrale... rien à faire : il plongea tête la première dans le bol d'eau, manquant presque de se noyer.
- Félicitations, Draco. Sache que ton père est fier de toi. Ta mère aussi, d'ailleurs. N'est-ce pas, chère Narcissa ?
Elle se tenait devant la scène, les bras croisés et cachés sous un châle de laine noire, la peau aussi pâle que celle de son fils, assistant en spectatrice silencieuse à la scène. "C'est vrai que la plupart des pères sorciers apprennent à leur fils de 13 ans un des Sortilèges Impardonnables l'air de rien, sans impunité ni peur d'être découvert" pensa t-elle, mais elle acquiesça. Par peur, ou par habitude, elle n'en savait trop rien. Ca faisait longtemps qu'elle avait abandonné l'éducation de son fils à son mari, en se disant que ça lui ferait tellement plaisir d'avoir un autre passe-temps que baiser un ourlet imaginaire 24 heures sur 24. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas désiré en tant qu'enfant... mais en tant qu'Héritier. Mâle, si possible, car elle n'aurait jamais osé imaginer, ou même avoir la pensée un jour , voir la réaction de Lucius si, à l'hôpital Ste Mangouste, le médicomage avait annoncé en claironnant :
- C'EST UNE FILLE !
Elle savait déjà comment cela se passerait si elle mettait au monde des Malfoy femelles, comme les jugeait Lucius. Son dégoût pour la gent féminine âgée de moins de 30 ans remontait, paraissait-il, aux temps où James Potter trouvait un malin plaisir à s'accaparer celles que Lucius lorgnait depuis longtemps sans oser faire le premier pas. Il avait beau user de Wilkes et Rosier pour empêcher tout prétendant éventuel se s'approcher de sa proie, mais...
... comme tout bon Maraudeur qui se respectait alors, "Qui ne torture pas un simple Serpentard, de malice et fierté n'aura jamais sa part.". Et évidemment, Sirius Black n'hésitait jamais en compagnie de Rémus Lupin à détourner ces deux grands escogriffes à grands coups de Bombabouses entre les jambes ou de sorts à oreilles de lapin rose croisés avec des robes à coeurs et à fleurs, ou bien même - le plus horrible de tout ce qui a pu leur être fait - les forcer à écouter en boucle, après un Tarentallegra bien placé, la compile de l'Orchestre du Splendid - "Des moldus français qui chansonnent... Grinçant." leur avait commenté Peter Pettigrow avec un sourire cynique, alors qu'il avait ramené ça de ses vacances d'été en France -, impitoyablement calé sur la Salsa du Démon, histoire de rendre hommage à l'avenir qui les attendait.
Mais elle, ils n'ont pu la sortir des griffes de Malfoy senior. C'était en 7ème année, et la génération de Serpentard du moment était composée à 90 % ou presque de futurs Mangemorts, mais bien évidemment, ils se croyaient déjà légendes en puissance et faisent régner la loi dans leur Maison. Un bon sujet à plaisanterie, pensaient les Maraudeurs, qui continuaient de plus belle à transformer Wilkes et Rosier en Porlocks* ou en Clabberts*, voire en Puffskeins* selon leur humeur. Mais lorsque la rivalité tourna en duel, elle crût tourner de l'oeil. James, dans un élan d'orgueil inconsidéré, avait accpeté le duel, en sachant pertinnemment qu'il est aussi doué en Duels qu'en mettage de couches pour bébés (il venait d'en faire la très... très olfactive expérience l'été précédent en gardant le dernier frère d'Arthur Weasley pendant 2 mois... insoutenables), sans compter qu'à l'époque, on savait Lucius Malfoy dangereux en duels et particulièrement retors lors du choix des sortilèges qu'il lancerait. Ce soir-là, lorsque McGonagall intervint, on conclut vite dans les deux camps adverses que personne n'avait gagné, et c'est ainsi que Malfoy n'en fit qu'à sa tête, alors que la fierté de James s'entêta à réagir comme s'il avait perdu. À partir de ce jour, elle savait, la petite Narcissa Myrthiase, jeune Serdaigle de 17 ans, qu'elle passerait sa vie à côté d'un Mangemort, sans que ses parents, alors effrayés avant d'être mystérieusement assassinés, ne puissent réagir ou l'aider...
- Avada Kedavra ! lança Draco, l'échine frissonnante.
C'était la première fois qu'il allait lancer le sortilège de la Mort, même sur un rat. Sa mère ne le supporta pas et partit s'enfermer dans sa chambre, les larmes aux yeux. Son mari entrainaît son fils pour devenir un criminel... La belle éducation.
~*~*~*~*~*
Elle continua à regarder son fils, droit dans les yeux, remettant en scène ses pensées, la larme à l'oeil, comme si elle avait secrètement espéré que ce moment arrive un jour. Il allait lui dire quelque chose, ou plutôt, lui demander quelque chose quand elle le coupa net d'un geste de la main.
- Pars, Draco. Pars pendant qu'il en est encore temps. Je ne crois pas que ton père sera ravi de voir dans quel état tu l'as mis, lui souffla t-elle avec une pointe de malice dans les mots.
- Mais, Mère...
- Ne discute pas, veux-tu ? Allez, file avant que ça ne dégénère, acheva t-elle d'une voix neutre, presque métallique.
Elle parlait très rarement, conformément à la règle d'or de la féminité du Manoir Malfoy, et n'ouvrait la bouche que pour acquiescer ce que lui et son père proclamaient à table ou lors de grandes discussions. Elle était tout simplement restée cachée dans l'ombre, veillant uniquement à ce qu'il ne lui arrive rien. Elle était restée quelque part une Serdaigle, ce qui s'affichait relativement comme normal vu qu'elle avait une grande aversion pour les Serpentard, et c'est ce lui lui avait justement valu une grande amitié avec les Maraudeurs en général, et Sirius Black en particulier au collège Poudlard, et ce malgré la différence de Maisons. Son air pincé cachait depuis toujours le dégoût que lui inspirait son mariage peu reluisant, mais ses longs cheveux blonds en avaient conquis plus d'un, à l'époque, et les voir pâlir comme son teint la forçait à oublier le passé pour se concentrer péniblement sur les souffrances de son présent, alors que son corps, autrefois élancé, svelte et mince, était devenu plus maigre et raide, le visage de plus en plus osseux au fur et mesure que les années s'enchevêtraient pour elle au Manoir Malfoy.
Draco ne pouvait s'empêcher de la regarder, parce qu'il s'imaginait très facilement la suite des événements : le pater qui se réveille, maman qui est comme par hasard dans le coin, et... *paf ! boum ! bang !* C'est elle qui ramasse le pactole. Il se demanda même l'espace d'un instant s'il fallait lui demander combien de fois l'avait-il soumise au Doloris, mais se ravisa, en ajoutant à la précaution d'une telle question à poser, la satisfaction d'avoir agi intelligemment sur le plan moral. En clair (N/A : Et ce, pour la catharsis de celles qui en sont folles, n'est-ce pas Mélusine ^^ ?), il avait fermé sa gueule au bon moment. Oui, je sais, ça n'a rien de très poétique, ce que je viens de dire, mais il fallait avouer : Draco Malfoy l'ouvrait trop souvent dans sa vie de pantin, et pour une fois, il s'était tû. À bon escient, diront les sages.
Et c'est à vitesse grand V qu'il réunit les affaires dont il aurait besoin, n'hésitant pas à envoyer un hibou à Poudlard pour les prévenir de leur arrivée avancée "à cause d'événements personnels." Inutile de prévenir tout le monde au collège, même si ça va se savoir très vite. Il prit donc soin de choisir un sac assez ergonomique pour ne pas faire souffrir ses épaules ou ses bras pendant qu'il le porterait. Le choix des affaires à emporter était également stratégique aussi : éviter les affaires qui rappelleraient trop son père, dans le plus pur style des cadeaux qui ne lui seraient pas utiles s'il décidait de rester hors du domaine Malfoy. "De toute manière, pensa t-il, on va vite comprendre chez les autres imbéciles de la Maison que je le suis quelque peu disputé avec mon père, alors..." L'idée même qu'on puisse totalement l'ignorer à Poudlard ne lui avait même pas effleuré l'esprit jusqu'à présent.
- On verra ça plus tard. Les détails matériels en premiers.
La Main de la Gloire fourrée au fond de son bagage, il vit briller l'Eclair de Feu II devant lui. Il se précipita pour le prendre, avant de marquer un net temps d'arrêt, à la réflexion : le dernier cadeau de son père, symbole des sacrifices financiers qu'il a consentis pour lui. Voulait-il vraiment le garder ?
...
- Potter... Je te battrai, quoi qu'il advienne, même sur une Etoile Filante..., dit-il pour lui même, les prunelles de pierre imaginant à coup sûr le jeune homme aux cheveux en bataille, aux lunettes d'écaille et à la cicatrice en forme d'éclair se gausser d'une éventuelle cuisante défaite de Serpentard lors du match de Quidditch. Il le voyait, en compagnie de Weasley, qui se fêlait les côtes à se moquer de sa vieille Etoile Filante, alors que lui-même avait réussi à obtenir un vieux Nimbus 2001 d'occasion acheté au rabais aux Serpentard en deuxième année. Sans compter cette petite prétentieuse de Granger, qui se plairait à le comparer à des Moldus qui paraîtraient sensiblement plus intelligents et sensés que lui. Il voyait d'ici l'humiliation...
Le balai n'eut pas le temps d'être emballé qu'il fut jeté sur la malle, prêt à partir, quant tout à coup, il se retourna, et la vit.
La Pensine.
Qu'allait-il en faire ? La laisser, au risque que son père puisse fouiller dans ses souvenirs les plus profonds, les plus intimes, tout en étant sûr qu'elle devrait rester entière ? Ou bien l'emmènerait-il avec lui, au risque de la voir disparaître pour avoir révélé son existence aux yeux de quelques élèves trop curieux et trop idiots pour comprendre ce qu'une bassine en pierre pourrait leur fournir comme informations, tout en augmentant le risque d'une sévère baisse de l'intégrité physique de cette même bassine entre les mains d'individus notoirement connus pour leur maladresse autant que leur stupidité ?
De plus, il émanait d'elle d'un symbole, également…
« Maugrey » pensa t-il alors. Tout est venu d'elle, cette Pensine aussi. Pourtant, il se borna à refuser qu'il puisse exprimer quoi que ce soit à son égard. Juste… de la sympathie. De la confiance, aussi. C'est peut-être cela qui le convainquit une dernière fois de l'intérêt évident d'emporter cette bassine avec lui.
Il prépara son balai pour le long voyage jusqu'à King's Cross, en prenant soin d'adapter à ce nouveau prodige de la technologie un sortilège de Coussinage bien pratique pour sauvegarder son illustre fessier des secousses éventuelles et autres torsions déplaisantes qui pouvaient intervenir lors des longs trajets. Puis, il dirigea sa baguette sur ces bagages et annonça : Reducto. Immédiatement, le grand sac devint minuscule, si petit que Draco n'eut aucun mal à le fourrer sans sa poche avant d'aller coincer sa baguette dans la poche intérieure spécialement prévue à cet effet dans sa cape. Et lorsqu'il ouvrit la fenêtre, il entendit parallèlement la porte de sa chambre s'ouvrir, laissant place au visage rayonnant de sa mère. Elle semblait plus ouverte et plus détendue lorsqu'elle dit à Draco d'un ton léger, mais ému.
- Draco, mon fils… Je t'aime.
Puis... un sifflement aigu se laissa entendre et soudainement, un rayon vert lumineux la traversa dans le dos. Les yeux écarquillés par la surprise d'un tel acte, elle ne put réagir à temps, tombant sans vie sur le sol de sa chambre. Une silhouette s'approcha doucement, laissant entendre ses pas, les yeux injectés, d'un air presque psychopathe.
- Bonjour, petit dragon, susurra la voix doucereuse de son père. Pas assez puissant pour stupéfixer un fidèle de Voldemort... Tu me déçois. Oooooooh oui, tu m'as beaucoup déçu, Draco.
- Vas t'en ! cria désespérément Draco, en ne s'attendant nullement à ce que son géniteur ne prenne la porte.
- Très bien, fils, je m'en vais. Mais pas avant d'avoir respecté mes engagements envers mon Maître... Détruire ceux qui peuvent le trahir. Vois-tu, ta mère a eu le malheur de se mettre pour la première fois en travers de mon chemin : elle en a payé le prix fort. Et toi aussi si tu t'échappes d'ici. Mais je consens à te laisser une dernière chance...
- Pas question... tu as tué Mère, lui répondit-il, bouillonnant de colère.
- Tant pis pour toi. Tu paieras la juste conséquence de ta stupidité : Avada...
Mais son fils fut plus rapide que lui.
- Rictusempra !!
Le rayon rouge atteint son père en plein coeur. il ne pouvait pas le tuer, il n'aurait jamais pensé à se baisser à un tel niveau, se rabaisser à celui de son père pour son propre plaisir... Et si tout se bousculait dans sa tête, il lui fallait rapidement prendre une solution. Il jeta un Sort d'Invisibilité inclus à son balai (un habile bouton placé juste devant la brosse, adaptable sur certaines voitures Moldues, dit-on) et prit directement son envol. Il restait sous pression, perdant presque ce self-control si souvent apparenté à du flegme dans la famille, et à travers la vitesse qui lui ébouriffait ses cheveux blonds platine et sifflait à ses petites oreilles, il entendit néanmoins très distinctement la voix de son père, secouée entre deux sursauts de rires aux accents macabres, lui annoncer :
- Tu ne m'échapperas pas, Draco !! Tu ne nous échapperas pas ! À Poudlard ou ailleurs, nous te retrouverons, et tu me paieras ta traîtrise !! lança t-il, ulcéré depuis la fenêtre.
Draco accéléra subitement et n'eut pas vraiment le temps de profiter des qualités extraordinaires de son nouveau balai. Un phénomène inconnu pour lui jusqu'alors, fit soudainement irruption dans son corps.
Il pleurait. Des larmes de chagrin qui coulaient sur sa joue rendue glacée par un vent froid d'hiver qui lui faisait fermer les yeux. Il crût au départ que ce n'était que ce zéphyr gelé qui humidifiait autant ses yeux, mais rapidement, il comprit. C'était encore la première fois qu'il ressentait ça : pleurer de tristesse. Comme il avait fait pleurer Granger après l'avoir lâchement traitée de "Sang-de-Bourbe" en deuxième année... Etait-ce vraiment ça, pleurer de chagrin ? "Ce n'est vraiment pas agréable, en tout cas certainement pas quand personne n'est là pour vous consoler, pensa t-il en essuyant ses pupilles rendus rouges par les perles de tristesse et le souffle glacé de Noël. Au moins, Granger, elle avait ses amis, bien que je me garde de mon opinion sur eux, mais... ils se comportaient en amis. Encore une fois, Potter, tu restes la source de mes maux ! Toi, tu as des amis,... pas moi. Comment peux-tu me faire ça, à moi ?"
Il continua son chemin, longtemps. Il y avait facilement plus de 250 kilomètres à parcourir, ça faisait une trotte, en balai. Pourquoi son père ne lui avait-il pas appris à transplaner, tant qu'à faire ? Quitte à se mettre le Ministère à dos en pratiquant allègrement les Sortilèges Impardonnables, une chose interdite de plus ou de moins... Mais bon, il en aurait pour une heure et demie de voyage, tout au plus. Il lui faudrait simplement ne pas se déconcentrer et se faire remarquer le moins possible.
La campagne anglaise se découvrit à ses yeux, lui qui n'avait jamais rien vu d'autre que les pâturages du domaine familial. Il vit alors Manchester, la grande ville fourmillant de Moldus dans les rues, de "voitures" et autres ustensiles bien pratiques pour eux, incapables de lancer un sort aussi mineur que celui de lévitation. Mais il fut subjugué par la beauté qui s'offrait à lui d'une vue aérienne. Le paysage enneigé s'étendait de l'horizon à l'infini, de Leicester à Derby en passant par Luton, découvrant de nouvelles forêts, de nouveaux coins de paradis civilisés entre les maisons de riches propriétaires qui se targuaient chez le voisin du carrelage italien qu'ils avaient fait venir et payé "à prix d'ami", et les grands complexes industriels et commerciaux qui géraient ces milliers d'habitants de manière fiduciaire et sans sentiments au sein des immeubles anciens et rénovés ou des bâtiments plus récents et moins stylés car moins coûteux.
Il se prenait pour la première fois à préférer regarder autour de lui plutôt qu'à réfléchir à ce qui venait de lui arriver. Il était transi de froid, tremblaient de tout son corps, des frissons douloureux qui parcouraient son dos rendu voûté par le long voyage et qui lui donnaient mal à la racine des cheveux. Ses bras, fourbus d'avoir été tendus et retendus sur le manche de son balai, restaient douloureux et sentait presque son coude grincer au moindre mouvement. Il commençait à avoir des fourmis dans ses jambes repliées sur les appuis placés stratégiquement devant la brosse pour y reposer les pieds lors des courses ou des matches de Quidditch. Toute son énergie passait pour tenir moralement et physiquement sur cet Eclair de Feu, en arrivant le plus vite possible à destination et enfin penser à autre chose.
Big Ben lui apparut rapidement dans la douce nuit de Noël et l'entendit dignement sonner onze coups. Ainsi comprit-il rapidement qu'il fallait lui trouver un endroit où dormir pour oublier - pensait-il - cette journée horrible, ne serait-ce qu'un temps de sommeil pour se remettre. "Heureusement qu'il est tard, j'imagine mal des Moldus me voir passer avec un balai et une cape aussi sombre..." pensa t-il alors. À présent, il lui fallait trouver où dormir tranquillement, sans être dérangé. Et l'idée lui vint... Pourquoi pas le Poudlard Express ? Ou tout du moins, le quai 9 3/4... Au pire, il n'y rencontrera que des... Gryffondors. Ou bien même ce grand benêt balourd de Hagrid. La décision fut prise et il entra dans la gare, éclairée par les lampadaires de style XIXème qui agrémentaient le hall, avant d'arriver sur les quais 9 et 10. La Lune brillait de tout son éclat sans nuages sur les vitres voûtées qui protégeaient les rails et les locomotives au repos, prêtes à partir vers de lointaines destinées...
À la vue de la barrière qui séparait les 2 quais, il poussa un ouf de soulagement : il pourra enfin sortir d'ici. Ainsi passa t-il à travers et arriva sur le quai 9 3/4. Seuls quelques lampions éclairaient de leur faible lueur le trottoir et le Poudlard Express. La massive locomotive noire et rouge scintillait alors que les wagons défilaient sous les yeux de Draco, qui chercha âme-qui-vive sur le quai. Personne... Ni même un contrôleur un peu tergiversant après un abus prononcé de xérès à la tanière de la gare... Ni même un vieux guichetier tout croulant aux allures de Père Noël/Clochard/Vieux décati puant dont l'aigreur est inversement proportionnelle à l'intelligence de Crabbe et Goyle réunis. Considérant qu'il valait mieux dormir au doux chauffage d'un train magique plutôt qu'en un froid glacial en plein hiver, Draco entra dans le train.
Le Poudlard Express n'avait des lumières que dans les couloirs, aussi, lorsqu'il tentait de regarder dans les compartiments, il n'apercevait généralement personne à travers l'obscurité qui empêchait tout jugement sensé quant à constater la présence de qui que ce soit. Les wagons défilèrent un par un devant ses yeux et il commença à fatiguer sérieusement. Puis, arrivé au dernier compartiment, en fond de train, il ne prit même pas le temps de vérifier si quelqu'un y était. "Après tout, s'il n'y avait personne dans les autres, pourquoi iraient-il dans celui-là ?" songea t-il difficilement avant de s'affaler sur un matelas. Que faisait-il ici, par terre ? Draco n'eut pas le temps de réfléchir à la question que son corps engourdi et son esprit tourmenté se mirent de suite en veille, préparant le jeune Serpentard à un long sommeil.
~*~*~*~*~*
- Malfoy tête de goy !!
- Draco, tête de veau !!
- Sale traître ! Va te faire mettre !
La Chambre Commune de Serpentard grouillait de monde. Mais quand ils s'aperçurent tous de sa présence, des dizaines d'yeux se fixèrent longuement sur le "traître". Tous le regardaient avec mépris. "Quelle horreur d'être un monarque déchu ! Eux qui m'admiraient et me respectaient... Les voilà qui m'insultent et me dénigrent comme un vulgaire Moldu..." se disait-il. Les contours de ses camarades de classe étaient flous, mais il reconnut non sans mal Marcus Flint et ses dents plus que proéminentes, qui avait lancé le ton en insultant ouvertement le jeune homme avant que Pansy Parkinson, qui l'adulait véritablement comme un Dieu -tout du moins le pensait-il-, ne renchérisse à son tour suivie bientôt par Bole et Derrick, les deux Batteurs coéquipiers de Draco dans l'équipe de Quidditch de Serpentard, puis par tous les autres élèves de la maison au serpent d'argent. Puis, des centaines de bonbons, plumes, encriers et projectiles tous aussi dangereux les uns que les autres, lui arrivèrent dessus à grande vitesse. Il essayait tant bien que mal de se protéger de ses bras, mais sans succès : ceux-ci étaient trop fatigués pour pouvoir répondre aux assauts répétés des messages nerveux qui arrivaient par millions depuis son cerveau sans qu'il n'y ait réaction. Puis, il se sentit partir en arrière, tiré par les bras à même le sol par deux sorciers costauds, semblait-il.
Vincent Crabbe et Gregory Goyle le prirent de force par les bras et le traînèrent à travers tout Poudlard, sous les crachats de ses congénères, les élans de rire des Serdaigle, les regards lourds et inquisiteurs et Poufsouffle, et... les moqueries grandiloquentes des Gryffondor. Bien sûr, ces deux anciens molosses qui lui servaient de gardes du corps n'hésitaient pas à s'arrêter devant chaque attroupement différents de Maisons pour l'humilier. Et puis, il les avait tant humiliés lui-même... "Un juste retour des choses, Malfoy" lui siffla alors Harry Potter en le fixant durement de ses yeux verts. Le grand Harry Potter, dit "le Survivant". Il ne pouvait rien faire, rien dire. Ne pas pouvoir réagir, ni se protéger tout seul : là était son malheur. Et tandis que ses deux anciens camarades l'emmenèrent à nouveau en direction des sous-sols, il voyait Potter, Granger, Jordan, Finnigan, Thomas, tous les Weasley, et tous les Gryffondor sans exception aucune l'insulter et se moquer ouvertement de lui. Mais n'y avait-il personne, aucun professeur, ni aucune autorité pour leur demander d'arrêter cela ? Un supplice aussi humiliant et difficile à vivre, pourquoi personne n'arrête ça ?? Il sentit les escaliers sous son dos et ses fesses engourdies. Elles avaient mal supporté le voyage, et les sentait pleines d'hématomes et de coupures en tout genre. Il aperçut le Baron Sanglant, qui le tailladait avec son sabre d'ectoplasme d'un air menaçant, avant que le Moine Gras et Peeves ne l'insultent de tout bord en trouvant des sobriquets ridicules à en faire pleurer un première-année. Puis il vit une rangée de professeurs défiler sous lui.
Le professeur Flitwick lui lança un regard perçant, s'approcha de son visage en bénéficiant de sa petite taille, et annonça : "On ne peut plus rien en tirer. C'est une tare, chers collègues. Vestimentum raetiris" annonça t-il. Soudain, sa cape et tous ses habits disparurent. Oui, il était nu. Et lorsque Crabbe et Goyle le tirèrent à nouveau, il sentit à nouveau son dos s'érafler sur la pierre dure et poussiéreuse du sol. Ses jambes se mirent également à saigner, elles qui étaient déjà en bien mauvais état, couvertes de bleus et d'autres ecchymoses en tout genre, alors que son intimité, elle aussi mis à nu, lui semblait être le sujet de plaisanterie le plus conséquent parmi les professeurs qui défilèrent devant lui, bien qu'il n'y avait pourtant pas matière à rire mais plutôt à admirer. Les professeurs Sinistra, Quirell, Lockhart, Lupin et d'autres qu'il ne connaissait pas se gaussaient ouvertement puis Mimi Geignarde, , alors que le professeur Trelawney, avec ses yeux gigantesques derrière ses lunettes excentriques, l'analysa et le décortiqua avant de prononcer d'une voix mystérieuse : "Oui, Mr Malfoy, n'en vous déplaise, mais mon Troisième Oeil vous prédit une bien mauvaise surprise... Le Sinistros est sur vous, la Mort vous guette, Mr Malfoy..." continuait-elle. McGonagall apparaissait à son tour devant le jeune homme dénudé, qui se cachait tant qu'il le pouvait. Mais les yeux sévères de la directrice de Gryffondor rendirent un jugement impitoyable : Vous ne vaudrez jamais rien, mon pauvre garçon. Le Directeur a demandé à vous voir pour parler de votre comportement, mais il a également demandé à ce que vous passiez devant votre Directeur de Maison puisque je n'ai pas autorité sur vous. Dommage… susurra t-elle d'une voix implacable. Draco commençait à sérieusement ravaler sa salive lorsque ce fut Severus Rogue qui lui apparut devant les yeux.
- Professeur Rogue, écoutez-moi...
-Pas un mot Malfoy, ou je vous inflige une retenue. Vous m'avez terriblement déçu. Aussi, vais-je retirer... 200 points à Serpentard en raison de votre attitude irresponsable et totalement dénuée de sens, siffla t-il dans un rictus insupportable à regarder. Ses yeux lançaient des éclairs de satisfaction personnelle, comme s'il prenait un malin plaisir à faire souffrir son chouchou habituel.
-Mais Professeur, c'est la faute à Potter, il… c'est à cause de lui que je…
-Non Malfoy, c'est à cause de vous. Et puisque vous insistez, j'enlève 100 points de plus à Serpentard pour insolence.
-Mais…
-Silence, Malfoy, ou je veillerai personnellement à ce que vos camarades s'occupent de vous. Mais d'abord… vous allez aller chez les Directeur. Il vous attend, acheva t-il de sa voix rauque et doucereuse.
Draco sentit la peur l'envahir dans tout son être, de son moindre moignon de chair jusqu'aux confins de son cerveau en passant par les os et les nerfs. La douleur physique l'avait quittée pour laisser place à celle, plus sournoise et retorse, du moral. Il était terrifié à l'idée de se retrouver face à Dumbledore, nu, sans repères, craintif et perdu.
Arrivés devant le bureau, Crabbe et Goyle frappèrent à la porte en y jetant Draco sans retenue. Sa tête heurta le bois de chêne qui ornait celle-ci, une tâche de sang y était apparue.
-Qui est là ? demanda une voix inhabituelle. Une voix bien trop éloignée du ton malicieux et rassurant de Dumbledore se fit entendre, mais une voix rocailleuse et doucereuse qui arrivait aux oreilles de Draco. Il eut un frisson soudain, son cœur s'accéléra nettement, témoin de la frayeur qui s'emparait de lui.
-Non, ce… ce n'est pas…
-Silence, traître, grogna Crabbe.
-Le Directeur doit t'infliger ta punition. Et il nous a autorisés à prendre une commission… Il est vraiment très gentil avec nous. Il nous a appris plein de trucs à ton sujet… renchérit Goyle. Il lui balança un grand coup de pied rapide dans le ventre, sans se poser de questions.
-Oh oui, il nous a dit plein de choses, tu sais. Ce n'est pas très gentil de tuer sa propre maman, non non non, dit Crabbe de nouveau. Sa voix était métallique et cassante, une voix à laquelle on ne réplique pas. Puis, il lui envoya un coup de pied dans sa tête. Son visage devenait tuméfié, le goût du sang apparaissait dans sa bouche pâteuse et sanglante, tordu de douleur par le coup qu'il a reçu au ventre. Mais il craignait plus que tout ce qu'il y avait derrière la porte.
-Faites-le entrer, répéta la voix derrière celle-ci.
Goyle ouvrit la porte à la volée et aida son ami à traîner Draco devant le bureau. Ils le jetèrent sans retenue sur les quelques marches qui faisaient trôner le bureau noir de Dumbledore. Les livres qui décoraient les murs de la pièce était tous d'une couverture sombre, et il entendit tout à coup des serpents tout autour de lui, sifflant furieusement comme s'il était une peste à ne pas toucher, à éradiquer.
-Vous pouvez vous retirer, les garçons. Je suis fier de vous, continua la voix. Draco tenta de lever la tête et aperçut un grand siège de dos, il n'aperçut que le dossier en cuir noir. Des cheveux blonds platine surnageaient et restaient en évidence sur le dossier. Il vit également le sommet d'une canne… ou plutôt d'un sceptre, serti d'une tête de serpent argentée, la gueule ouverte, en attaque permanente. C'est là que Draco crut comprendre. Mais il n'eut pas le temps de parler que les 2 balourds le lâchaient grossièrement avant de lui cracher dessus comme un malpropre.
-Tu m'as déçu, Draco… Tu m'as énormément déçu… Tuer ta propre mère et jeter un sort à ton père, c'est d'un lâche et d'une cruauté…
-Je ne… l'ai pas… tuée. C'es toi qui… l'a ass… assassinée !! tenta d'articuler Draco. Ses muscles le faisaient souffrir plus que tout, et réussir à faire un mouvement tenait pour lui sur surnaturel, voire même du miracle.
-Moi ? acheva la voix avant que le fauteuil ne pivote, laissant voir à Draco l'identité de la personne qu'il connaissait déjà. Son père apparaissait devant ses yeux, le visage parfaitement serein, comme si tuer sa propre femme n'était qu'un acte de plus parmi les multiples meurtres qu'il avait déjà commis. Une telle défiance dans ses yeux et une telle indigence dans ses propos relevaient-elles toutes deux de l'inconscience ou de l'impavide ? Draco ne le voyait plus comme un père modèle, mais tel un indéfectible sadique, prêt à tout pour parvenir à ses fins, même éliminer ceux de sa propre famille, sans regrets ni remords. Comme si cela lui paraissait normal.
-Comment as-tu pu…
-Peu importe, petit dragon, il est temps que tu payes ta trahison. Tu as souillé ton nom ! Tu as trahi ta famille !! Tu as tué ta mère !!!
-Non !
-Tu va en subir les conséquences ! hurla un Lucius, les yeux injectés, le visage tordu par la fureur. Il en devenait effrayant, les traits déformés, les cordes vocales mises à dure épreuve. Draco, lui, ne pouvait plus bouger. Toujours nu, il retomba sur le dos, par terre, les yeux écarquillés de peur devant son père qui se leva ardemment de son siège pour se placer, le pas pressant, devant son fils. Ses prunelles claires rougissaient violemment, il semblait sous l'emprise de quelque chose. Il décocha un coup de pied fulgurant dans la tête de sa chair et de son sang. Draco sentit à nouveau le goût du sang dans sa gorge et ses papilles, la mâchoire rudement mise à l'épreuve. Lorsqu'il se remit face à son père, il le vit tirer de son sceptre sa baguette magique. Noire comme son maître, symbole d'une puissance incomparable, la tête de serpent argentée placée telle un manche. Il la pointa sur le cœur de son fils, ne relâchant pas ses paupières dans ses efforts. Il paraissait comme fou, plus que déterminé dans son infanticide.
-Adieu, traître.
-Non, Père, pourquoi m… ?
-Avada Kedavra !
Le rayon de lumière surgit alors de la baguette, le frappant au corps. Pendant que la Mort achevait son funeste dessein, il entendait encore son père dans un rire psychédélique, des éclats de rire à faire frémir un être humain… à s'en demander s'il était vraiment humain.
~*~*~*~*~*
Le train roulait à vive allure lorsqu'il ouvrit les yeux. Un rayon de soleil le traversait, lui et le compartiment et les secousses dues à une voie rarement utilisée, donc rarement réaménagée, l'avait sorti de son rêve. Il ferma aussitôt les yeux, puis les rouvrit à nouveau. Il avait peur de recommencer tout ça. Une nuit comme celle-ci, il n'en aurait même pas souhaité une pareille à Potter. Son cœur battait la chamade, il sentait qu'il avait transpiré, stressé, pris… peur. Il ne se rappelait plus de la journée précédente, lorsque le douloureux souvenir de sa fugue lui revint à son cerveau déjà bien fatigué par le voyage, comme un mauvais esprit qui se plaît à tourmenter les âmes de leurs peurs et de leurs hantises les plus difficiles à supporter.
-Calme-toi… Ce… Ce n'était qu'un cauchemar, haleta-il, le souffle coupé. La plus grande frayeur de sa vie. Ce songe paraissait si vrai, si impressionnant, c'était la première fois qu'il avait vraiment peur. Jamais on ne l'a laissé exprimer ainsi ses sentiments, mais cette exacerbation de ce qui venait de lui arriver était si… horrible. Il eut un haut-le-cœur lorsqu'il s'aperçut doucement qu'il était complètement nu. Comme dans son rêve.
Pourtant, il… il avait bien rêvé.
Comment pouvait-il être déshabillé alors qu'il ne se souvenait même pas s'être couché dans cet état… Puis, il leva son buste meurtri et remarqua quelques entailles et des bleus. Ses muscles étaient plus que contractés, laissant voir un corps bien entretenu, ni à l'excès ni en laxiste. Mais il était néanmoins blessé. Etaient-ce les frottements et les à-coups réguliers avec le manche de son balai qui en était responsables ? Et quand bien même, il faudrait être véritablement maso pour arriver à se couper au niveau du corps avec un manche à balai et trois couches de vêtements entre les deux. Il leva la couverture et constata que ses jambes avaient également souffert. Ses cuisses musclées enrobées de poils dorés portaient également des ecchymoses de toutes tailles et de toutes couleurs, ses mollets puissants portaient des cicatrices plus que récentes, alors qu'il ne sentait plus ses pieds, autrefois si souples et si propres. À présent, il les voyait comme des boulets douloureux à soulever, blessant les chevilles et froids comme la glace. Alors comment…
Mais… Ce n'était qu'un rêve*²…
Les souvenirs de cet horrible cauchemar lui revinrent alors en tête comme un coup de massue dans son crâne. Les élèves se moquant de lui, le sort de déshabillage, les moqueries et les remarques des autres Maisons, puis des fantômes, et des professeurs, et puis… Crabbe et Goyle, ses deux fidèles larb… compagnons, le traînant comme un malpropre à travers tout le collège, le frappent et lui crachant dessus, en l'invectivant de tous les noms avant de l'emmener voir son père. Son propre père, directeur de Poudlard, qui n'avait pas hésité à le tuer de ses propres mains, de sang-froid, sans ciller ni sourciller, avec un aplomb véritablement révoltant, comme un être vil et abject qu'il était devenu dans l'esprit de son fils à ce moment-là. Il ressentit le retour de haine au souvenir de cette confrontation et décida de vite occulter ces pénibles moments.
Il s'apprêtait à enfiler ses sous-vêtements lorsqu'il remarqua une masse informe cachée par une grande couverture lovée sur la banquette. Intrigué, Draco s'approcha lentement et tendit l'oreille, car il lui semblait déjà au réveil entendre des petits bruits autre que les siens.
-Tiens, ça respire par ici…
Il continua son approche à pas de loup, silencieux comme un serpent qui rampe pour attaquer sa proie, et décida courageusement, accroupi et la tête au niveau du grand drap épais et doux, de retirer lentement celui-ci. Il y avait vie, là-dessous, et il y avait déjà sûrement vie le soir précédent, lorsqu'il s'était couché dans le compartiment. Le matelas bizarrement présent à cet effet lui revint en tête, mais il préféra savoir ce qui se cachait sous ce long tissu soyeux. Il commença à baisser la couverture qui s'offrait à lui, et découvrit lentement une tête, puis, un corps.
Féminin, assurément, les formes sculpturales en faisant foi. Draco était subjugué par la beauté qui émanait de cette jeune fille, et la parcourut du regard, hypnotisé par elle. La peau était claire et blanche, la poitrine conséquente dissimulée par un débardeur en coton alors que son intimité était couverte par une simple petite culotte blanche et vierge, ses jambes étaient belles et charnues, dont l'élancement cachait un quelconque éventuel surplus, alors que l'abdomen était fin et charnel. Le visage, caché par des mèches de cheveux mi-courts et sombres, laissait entrevoir des yeux malicieux bien que fermés. Ne pouvant pas voir de plus près ses traits, il s'approcha doucement du visage, un frisson parcourant son corps toujours à nu. Ses sens en éveil, il restait cependant le plus discret pour ne pas la réveiller, et admira les contours peu saillants de ses joues. Puis, il se fixa sur une des paupières, laissée visible au contraire de son homologue, cachée par ses cheveux.
Puis, l'œil s'ouvrit, laissant place à une prunelle marron foncé, prenante et attirante durant le court instant que dura le contact avec les pupilles grises de pierre de Draco, qui paniqua soudain en se précipitant sur sa propre couverture pour cacher en dessous de sa ceinture.
La jeune fille se leva également, puis, bailla élégamment avant de fixer un court instant le jeune garçon et de lui dire d'un ton qui se voulait rassurant :
-Bonjour Draco.
Lui était toujours aussi surpris, et en essayant de retrouver ses esprits, tenta de mettre un nom sur son visage avant de déglutir difficilement et de la regarder à nouveau, cette fois dans les yeux. Cette fille si mystérieusement attirante, il l'avait déjà vue quelque part. Et il savait à présent qui elle était.
-M… Maugrey ??
…
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* : Grosso modo, Rosier et Wilkes sont beaucoup plus beaux (si on laisse un seuil de tolérance au mot « beauté ») avant la transformation… Pour plus d'informations, allez feuilleter et dévorer accessoirement le livre cité dans ma note tout en haut.
*² : Qu'on se rassure tout le monde : ce n'est absolument pas de la chanson de Céline Dion dont je parle ^^ !! Je m'adresse notamment aux lecteurs du Québec qui sont si nombreux par ici.
~*~*~*~*~*
N/A : Oui, je sais, j'avais dit « Pas de fin cliffhangher, plus jamais ». Mais je n'ai pas pu résister à la tentation ^_^.
Donc, bien évidemment, vous comprendrez pourquoi j'ai classé cette fiction en catégorie PG-13. Ce n'est pas dans mon habitude, parce que je préfère rendre mes fics accessibles à tous les monde, mais pour certaines… non-initiés, ce leur serait difficile de comprendre les sentiments ressentis (et ce malgré le fait que je sois un mâle, et fier de l'être en tout cas).
Ainsi donc, j'ai décidé de poursuivre plus longuement cette fiction, parce que j'ai eu le déclic d'une histoire différente de celles qu'on nous offre d'habitude concernant Draco dans l'univers HP (soi tout blanc, soi tout noir, à part quelques exceptions) bien que leur qualité ne se démentent pas.
Ayant toujours des partiels en cours (En fait, j'ai 4 épreuves, les 2 premières était cette semaine, 10 jours de break-révisions pour les 2 suivantes vendredi et samedi prochain : ouéééé…) j'ignore quand je pourrai vous offrir le chapitre suivant, que j'espère aussi élaboré que celui-là, que j'ai pris le plus de plaisir à rédiger, croyez-le bien ^^. Mais je commence à le construire dans ma petite tête bien remplie, sans compter qu'un événement particulièrement heureux à mon égard va intervenir (demandez à celles qui me connaissent), donc, je suis tout ouvert à des suggestions, critiques et autres menaces d'éventration de ce genre. Ou même, juste pour laisser une preuve comme quoi vous avez bien lu ma fic, ça me fera tout autant plaisir. Il vous suffira d'appuyer sur le bouton en bas à gauche… Non pas là, pas la croix… Ca, c'est « Fermer la fenêtre »… Oui, à l'opposé, mon biquet… Voiiiiiilà, là où c'est marqué… « Seubmitte Reviou », si tu veux…
Allez, « on clique en bas à gauche, on clique, on clique, toujouuuuuuuuuuuurs à gauche, on clique, on y est »… ^_^. D'ailleurs, je vais répondre à ceux qui l'ont fait avant vous, pour vous aider à accepter le fait que vous ne parlerez pas dans le vide en tapant sur des touches de plastique qui affichent des lettres sur un écran inerte qui vous fait bien trop souvent des blagues d'un goût douteux en collant « FATAL ERROR » au milieu d'un fond rouge lorsque vous décidez d'aller fureter un peu trop loin sur Internet….
Mélusine : Aaaaah, ma bêta-revieweuse-en-chef adorée (désolé, Sio', elle s'y est prise avant toi ^^) !! Que te dire ? Ravi d'avoir un review de toi… Et désolé si ta description dévie un peu parfois, mais 7 mois sans te voir, c'est long, darling… Je tiens le coup, heureusement qu'i y a la technologie moderne pour continuer à t'emm… nuyer ! Comme je te l'ai dit, je pense que celui-là est plus alerte, plus intéressant, plus élaboré que le premier chapitre, tu me diras ce que tu en penses… En attendant, gros bisous ^_^ !!
Sioban : Ma p'tite Sio' ! Ta première review sur une fic à moâ tout seule *content content*. Merci de tous tes qualificatifs, un rôôôôôôô bisou (histoire de changer les habitudes ^^) pour toi !
CMX : Merci beacoup, ça fait chaud au coeur ! Les reviews, c'est la cerise de bonheur sur le gâteau de fic… et je la savoure avec plaisir !! Merci encore !
Math : Merci, c'est vraiment sympa de ta part. Quant à mes partiels, ça reste comme des partiels : sur 3 heures de contrôle, tu passes 2h30 à coucher plus de transpiration que d'idées sur la feuille de contrôle. En plus, c'est pas fini. Pôôôôôvre de moi… *snif*. Merci pour tes compliments quand même ^^.
Top_cerise : C'est gentil tout plein !! Merci d'être aussi peu avare en félicitations ^^ ! T'en fais pas pour la suite, elle viendra… en temps et en heure, pour l'instant non déterminés… un peu comme Alohomora. Mais elle, on ne regrette JAMAIS d'avoir attendu (parfois longtemps) pour ses fics ! Merci encore.
@+ tout le monde.
« Derrière la barrière de l'impossible, il y a le possible. » Jacques Salomé.
SeveRogue, maître ès Potions et déconne.
Effectivement, j'ai trouvé (enfin, "quelqu'un" m'a aidé à trouver ^^) que ma fic était nantie d'une fin cliffangher qui ne me satisfait plus, et pas plus que vous, très chers lecteurs. L'histoire n'est pas modifiée, mais bénéficie d'une suite qu'elle mérite, ainsi que d'une autre, et d'une autre... Vous m'aurez compris : j'en fais une longue fic, en espérant que ça vous plaise. Et puis je vais en profiter pour répondre aux reviewers.
Disclaimer : Non, ce n'est toujours pas à moi, à part mes personnages créés mais à JKR, qui possède tout l'univers d'HP sauf celui que notre imagination fertile peut pondre ici. Et non, je n'ai toujours pas gagné une noise pour avoir publié ça.
D'ailleurs, puisqu'on en est à parler fric, je vous propose un petit jeu que JKR n'aura qu'à assumer... Un jeu de conversion (ça fait plus d'un an qu'on s'y amuse avec l'euro, alors une fois de plus ou de moins...). Je vous laisse vérifier par vous-même.
"Fantastics beasts & where to find them" du désormais célèbre Newton Artemis Fido Scamander (joli nom, dixit le rejeton Potter) a nanti ses chers lecteurs d'une préface du Directeur-en-chef de Poudlard, Albus Dumbledore. Il précise dans celle-ci que Comic Relief, l'association qui recueille les fonds des bouquins HP pour améliorer les conditions précaires d'enfants en difficulté à travers le monde, a collecté "174 millions de livres Sterling, soit 34 000 872 Gallions, 14 Mornilles et 7 Noises."
Sachant qu'il y a 17 Mornilles dans un Gallion et 29 Noises dans une Mornille (c'est à dire 493 Noises dans un Gallion)...
On calcule le nombre de Mornilles pour une première conversion : 34 000 872 x 17 = 578 014 838 Mornilles et toujours 7 Noises de bronze.
À présent, on convertit le nombre de Mornilles en Noises : 578 014 838 x 29 = 16 762 430 302 Noises de bronze.
Maintenant, on convertit avec la livre sterling normale : 16 762 430 302 / 174 000 000 = 96,33...
C'est-à-dire : Une livre sterling équivaut à environ 96 Noises de bronze.
On refait la première conversion effectuée, mais dans l'autre sens : 96 / 29 = 3,32... Mornilles.
Sachant qu'il faut encore déterminer le nombre de Noises sur les 3,32 Mornilles, j'ai assimilé le 0.32 Mornille à 1/3 de Mornille (ou 0,33), et en divisant 0,33 par 29 (le rapport de conversion Noise/Mornille), on obtient : 0,33/29 = 9,66... Noises arrondi à 10.
Donc, le résultat final de cette conversion est de : 1 livre sterling pour 3 Mornilles et 10 Noises environ, en tenant compte des valeurs d'après la virgule.
Je sais, ça ne sert pas à grand chose. Et pour tout vous dire, ça ne sert à rien. Mais au moins, vous savez. Même ceux qui ne sont pas anglais ^^.
*C'était la minute Matière grise et Je-m'en-foutisme du professeur SeveRogue, Maître agrégé de Potions et retardé de mathématiques*
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- ... Pourquoi moi ?...
Ses yeux gris se perlaient de larmes qui coulaient, sans ciller, sur ses joues d'habitudes si pâles, mais rougies par la colère. Les yeux injectés de sang, il paraissant presque dément.
- ... POURQUOI MOI ?...
Mais Lucius ne répondait pas. Il restait impassible comme une statue, ses yeux clairs grand ouverts fixant le vide qui le séparait de sa conscience. Il semblait complètement absent, complètement invisible... comme il l'avait été depuis toutes ces années avec son fils. Du vide, du vent. Sauf quand il s'agissait de bien se faire voir du grand Manitou en chef à qui sa vie entière lui était dévolue. Entière, même privée. Et Draco en avait fait les frais.
Sous la brillance et le son qui sortait de la baguette de Draco, le silence pesant entre les deux générations commençait à être insoutenable pour le garçon qui recommençait à douter de son action. Comment avait-il pu jeter un sort à son père, le jour de Noël ?!? Drôle de cadeau empoisonné qu'il lui a offert... Un juste retour des choses, peut-être, ou Maugrey lui avait-elle bourré le mou sous l'ordre de Potter et de ses poteaux ?
- Stupéfix !! cria t-il soudainement.
Il réfléchira plus tard. Pour l'instant, seul son instinct est une source fiable. c'est la dernière chose que son père n'a pas pu modifier, alors autant y faire confiance.
Sa mère, elle, ne bougeait pas. Lucius Malfoy, le grand Mangemort et puissant sorcier de son état,... stupéfixé par son propre fils ! Elle aussi ne réagit pas à ce que venait de faire Draco. Il lui semblait même avoir aperçu un sourire sur son visage. Elle aussi a dû souffrir de cette absence. Son père était-il aussi manipulateur au point de tromper sa propre femme ?
Il posa les yeux sur elle et lui rendit son sourire. C'était la première fois qu'il voyait sa mère sourire. Il se souvint alors des nombreuses fois où elle s'enfermait dans sa chambre lorsqu'il "jouait" avec son père, et d'un moment en particulier.
~*~*~*~*~*
- Impero !
- Vas-y, Draco, reste concentré...
- Je vais y arriver, Père. Je... J'y arriverai...
- Tu y es presque, fils, continue...
Le rat pressenti pour l'expérience avait réussi à déjouer les précédentes tentatives sous les coups de baguette du petit humain blondinet, comme son prédecesseur qui dût également subir les foudres du jeune Malfoy. Le refus de la défaite, c'est de famille. Alors celui qui servait de cobaye avant lui en avait fait les frais. Sous une semelle en cuir noir, pointure 41.
Mais cette fois, il ne pouvait contrer cette voix sombre et suave qui le commandait, qui l'obligeait à boire ce liquide puant. Il avait beau se dégager de cette emprise cérébrale... rien à faire : il plongea tête la première dans le bol d'eau, manquant presque de se noyer.
- Félicitations, Draco. Sache que ton père est fier de toi. Ta mère aussi, d'ailleurs. N'est-ce pas, chère Narcissa ?
Elle se tenait devant la scène, les bras croisés et cachés sous un châle de laine noire, la peau aussi pâle que celle de son fils, assistant en spectatrice silencieuse à la scène. "C'est vrai que la plupart des pères sorciers apprennent à leur fils de 13 ans un des Sortilèges Impardonnables l'air de rien, sans impunité ni peur d'être découvert" pensa t-elle, mais elle acquiesça. Par peur, ou par habitude, elle n'en savait trop rien. Ca faisait longtemps qu'elle avait abandonné l'éducation de son fils à son mari, en se disant que ça lui ferait tellement plaisir d'avoir un autre passe-temps que baiser un ourlet imaginaire 24 heures sur 24. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas désiré en tant qu'enfant... mais en tant qu'Héritier. Mâle, si possible, car elle n'aurait jamais osé imaginer, ou même avoir la pensée un jour , voir la réaction de Lucius si, à l'hôpital Ste Mangouste, le médicomage avait annoncé en claironnant :
- C'EST UNE FILLE !
Elle savait déjà comment cela se passerait si elle mettait au monde des Malfoy femelles, comme les jugeait Lucius. Son dégoût pour la gent féminine âgée de moins de 30 ans remontait, paraissait-il, aux temps où James Potter trouvait un malin plaisir à s'accaparer celles que Lucius lorgnait depuis longtemps sans oser faire le premier pas. Il avait beau user de Wilkes et Rosier pour empêcher tout prétendant éventuel se s'approcher de sa proie, mais...
... comme tout bon Maraudeur qui se respectait alors, "Qui ne torture pas un simple Serpentard, de malice et fierté n'aura jamais sa part.". Et évidemment, Sirius Black n'hésitait jamais en compagnie de Rémus Lupin à détourner ces deux grands escogriffes à grands coups de Bombabouses entre les jambes ou de sorts à oreilles de lapin rose croisés avec des robes à coeurs et à fleurs, ou bien même - le plus horrible de tout ce qui a pu leur être fait - les forcer à écouter en boucle, après un Tarentallegra bien placé, la compile de l'Orchestre du Splendid - "Des moldus français qui chansonnent... Grinçant." leur avait commenté Peter Pettigrow avec un sourire cynique, alors qu'il avait ramené ça de ses vacances d'été en France -, impitoyablement calé sur la Salsa du Démon, histoire de rendre hommage à l'avenir qui les attendait.
Mais elle, ils n'ont pu la sortir des griffes de Malfoy senior. C'était en 7ème année, et la génération de Serpentard du moment était composée à 90 % ou presque de futurs Mangemorts, mais bien évidemment, ils se croyaient déjà légendes en puissance et faisent régner la loi dans leur Maison. Un bon sujet à plaisanterie, pensaient les Maraudeurs, qui continuaient de plus belle à transformer Wilkes et Rosier en Porlocks* ou en Clabberts*, voire en Puffskeins* selon leur humeur. Mais lorsque la rivalité tourna en duel, elle crût tourner de l'oeil. James, dans un élan d'orgueil inconsidéré, avait accpeté le duel, en sachant pertinnemment qu'il est aussi doué en Duels qu'en mettage de couches pour bébés (il venait d'en faire la très... très olfactive expérience l'été précédent en gardant le dernier frère d'Arthur Weasley pendant 2 mois... insoutenables), sans compter qu'à l'époque, on savait Lucius Malfoy dangereux en duels et particulièrement retors lors du choix des sortilèges qu'il lancerait. Ce soir-là, lorsque McGonagall intervint, on conclut vite dans les deux camps adverses que personne n'avait gagné, et c'est ainsi que Malfoy n'en fit qu'à sa tête, alors que la fierté de James s'entêta à réagir comme s'il avait perdu. À partir de ce jour, elle savait, la petite Narcissa Myrthiase, jeune Serdaigle de 17 ans, qu'elle passerait sa vie à côté d'un Mangemort, sans que ses parents, alors effrayés avant d'être mystérieusement assassinés, ne puissent réagir ou l'aider...
- Avada Kedavra ! lança Draco, l'échine frissonnante.
C'était la première fois qu'il allait lancer le sortilège de la Mort, même sur un rat. Sa mère ne le supporta pas et partit s'enfermer dans sa chambre, les larmes aux yeux. Son mari entrainaît son fils pour devenir un criminel... La belle éducation.
~*~*~*~*~*
Elle continua à regarder son fils, droit dans les yeux, remettant en scène ses pensées, la larme à l'oeil, comme si elle avait secrètement espéré que ce moment arrive un jour. Il allait lui dire quelque chose, ou plutôt, lui demander quelque chose quand elle le coupa net d'un geste de la main.
- Pars, Draco. Pars pendant qu'il en est encore temps. Je ne crois pas que ton père sera ravi de voir dans quel état tu l'as mis, lui souffla t-elle avec une pointe de malice dans les mots.
- Mais, Mère...
- Ne discute pas, veux-tu ? Allez, file avant que ça ne dégénère, acheva t-elle d'une voix neutre, presque métallique.
Elle parlait très rarement, conformément à la règle d'or de la féminité du Manoir Malfoy, et n'ouvrait la bouche que pour acquiescer ce que lui et son père proclamaient à table ou lors de grandes discussions. Elle était tout simplement restée cachée dans l'ombre, veillant uniquement à ce qu'il ne lui arrive rien. Elle était restée quelque part une Serdaigle, ce qui s'affichait relativement comme normal vu qu'elle avait une grande aversion pour les Serpentard, et c'est ce lui lui avait justement valu une grande amitié avec les Maraudeurs en général, et Sirius Black en particulier au collège Poudlard, et ce malgré la différence de Maisons. Son air pincé cachait depuis toujours le dégoût que lui inspirait son mariage peu reluisant, mais ses longs cheveux blonds en avaient conquis plus d'un, à l'époque, et les voir pâlir comme son teint la forçait à oublier le passé pour se concentrer péniblement sur les souffrances de son présent, alors que son corps, autrefois élancé, svelte et mince, était devenu plus maigre et raide, le visage de plus en plus osseux au fur et mesure que les années s'enchevêtraient pour elle au Manoir Malfoy.
Draco ne pouvait s'empêcher de la regarder, parce qu'il s'imaginait très facilement la suite des événements : le pater qui se réveille, maman qui est comme par hasard dans le coin, et... *paf ! boum ! bang !* C'est elle qui ramasse le pactole. Il se demanda même l'espace d'un instant s'il fallait lui demander combien de fois l'avait-il soumise au Doloris, mais se ravisa, en ajoutant à la précaution d'une telle question à poser, la satisfaction d'avoir agi intelligemment sur le plan moral. En clair (N/A : Et ce, pour la catharsis de celles qui en sont folles, n'est-ce pas Mélusine ^^ ?), il avait fermé sa gueule au bon moment. Oui, je sais, ça n'a rien de très poétique, ce que je viens de dire, mais il fallait avouer : Draco Malfoy l'ouvrait trop souvent dans sa vie de pantin, et pour une fois, il s'était tû. À bon escient, diront les sages.
Et c'est à vitesse grand V qu'il réunit les affaires dont il aurait besoin, n'hésitant pas à envoyer un hibou à Poudlard pour les prévenir de leur arrivée avancée "à cause d'événements personnels." Inutile de prévenir tout le monde au collège, même si ça va se savoir très vite. Il prit donc soin de choisir un sac assez ergonomique pour ne pas faire souffrir ses épaules ou ses bras pendant qu'il le porterait. Le choix des affaires à emporter était également stratégique aussi : éviter les affaires qui rappelleraient trop son père, dans le plus pur style des cadeaux qui ne lui seraient pas utiles s'il décidait de rester hors du domaine Malfoy. "De toute manière, pensa t-il, on va vite comprendre chez les autres imbéciles de la Maison que je le suis quelque peu disputé avec mon père, alors..." L'idée même qu'on puisse totalement l'ignorer à Poudlard ne lui avait même pas effleuré l'esprit jusqu'à présent.
- On verra ça plus tard. Les détails matériels en premiers.
La Main de la Gloire fourrée au fond de son bagage, il vit briller l'Eclair de Feu II devant lui. Il se précipita pour le prendre, avant de marquer un net temps d'arrêt, à la réflexion : le dernier cadeau de son père, symbole des sacrifices financiers qu'il a consentis pour lui. Voulait-il vraiment le garder ?
...
- Potter... Je te battrai, quoi qu'il advienne, même sur une Etoile Filante..., dit-il pour lui même, les prunelles de pierre imaginant à coup sûr le jeune homme aux cheveux en bataille, aux lunettes d'écaille et à la cicatrice en forme d'éclair se gausser d'une éventuelle cuisante défaite de Serpentard lors du match de Quidditch. Il le voyait, en compagnie de Weasley, qui se fêlait les côtes à se moquer de sa vieille Etoile Filante, alors que lui-même avait réussi à obtenir un vieux Nimbus 2001 d'occasion acheté au rabais aux Serpentard en deuxième année. Sans compter cette petite prétentieuse de Granger, qui se plairait à le comparer à des Moldus qui paraîtraient sensiblement plus intelligents et sensés que lui. Il voyait d'ici l'humiliation...
Le balai n'eut pas le temps d'être emballé qu'il fut jeté sur la malle, prêt à partir, quant tout à coup, il se retourna, et la vit.
La Pensine.
Qu'allait-il en faire ? La laisser, au risque que son père puisse fouiller dans ses souvenirs les plus profonds, les plus intimes, tout en étant sûr qu'elle devrait rester entière ? Ou bien l'emmènerait-il avec lui, au risque de la voir disparaître pour avoir révélé son existence aux yeux de quelques élèves trop curieux et trop idiots pour comprendre ce qu'une bassine en pierre pourrait leur fournir comme informations, tout en augmentant le risque d'une sévère baisse de l'intégrité physique de cette même bassine entre les mains d'individus notoirement connus pour leur maladresse autant que leur stupidité ?
De plus, il émanait d'elle d'un symbole, également…
« Maugrey » pensa t-il alors. Tout est venu d'elle, cette Pensine aussi. Pourtant, il se borna à refuser qu'il puisse exprimer quoi que ce soit à son égard. Juste… de la sympathie. De la confiance, aussi. C'est peut-être cela qui le convainquit une dernière fois de l'intérêt évident d'emporter cette bassine avec lui.
Il prépara son balai pour le long voyage jusqu'à King's Cross, en prenant soin d'adapter à ce nouveau prodige de la technologie un sortilège de Coussinage bien pratique pour sauvegarder son illustre fessier des secousses éventuelles et autres torsions déplaisantes qui pouvaient intervenir lors des longs trajets. Puis, il dirigea sa baguette sur ces bagages et annonça : Reducto. Immédiatement, le grand sac devint minuscule, si petit que Draco n'eut aucun mal à le fourrer sans sa poche avant d'aller coincer sa baguette dans la poche intérieure spécialement prévue à cet effet dans sa cape. Et lorsqu'il ouvrit la fenêtre, il entendit parallèlement la porte de sa chambre s'ouvrir, laissant place au visage rayonnant de sa mère. Elle semblait plus ouverte et plus détendue lorsqu'elle dit à Draco d'un ton léger, mais ému.
- Draco, mon fils… Je t'aime.
Puis... un sifflement aigu se laissa entendre et soudainement, un rayon vert lumineux la traversa dans le dos. Les yeux écarquillés par la surprise d'un tel acte, elle ne put réagir à temps, tombant sans vie sur le sol de sa chambre. Une silhouette s'approcha doucement, laissant entendre ses pas, les yeux injectés, d'un air presque psychopathe.
- Bonjour, petit dragon, susurra la voix doucereuse de son père. Pas assez puissant pour stupéfixer un fidèle de Voldemort... Tu me déçois. Oooooooh oui, tu m'as beaucoup déçu, Draco.
- Vas t'en ! cria désespérément Draco, en ne s'attendant nullement à ce que son géniteur ne prenne la porte.
- Très bien, fils, je m'en vais. Mais pas avant d'avoir respecté mes engagements envers mon Maître... Détruire ceux qui peuvent le trahir. Vois-tu, ta mère a eu le malheur de se mettre pour la première fois en travers de mon chemin : elle en a payé le prix fort. Et toi aussi si tu t'échappes d'ici. Mais je consens à te laisser une dernière chance...
- Pas question... tu as tué Mère, lui répondit-il, bouillonnant de colère.
- Tant pis pour toi. Tu paieras la juste conséquence de ta stupidité : Avada...
Mais son fils fut plus rapide que lui.
- Rictusempra !!
Le rayon rouge atteint son père en plein coeur. il ne pouvait pas le tuer, il n'aurait jamais pensé à se baisser à un tel niveau, se rabaisser à celui de son père pour son propre plaisir... Et si tout se bousculait dans sa tête, il lui fallait rapidement prendre une solution. Il jeta un Sort d'Invisibilité inclus à son balai (un habile bouton placé juste devant la brosse, adaptable sur certaines voitures Moldues, dit-on) et prit directement son envol. Il restait sous pression, perdant presque ce self-control si souvent apparenté à du flegme dans la famille, et à travers la vitesse qui lui ébouriffait ses cheveux blonds platine et sifflait à ses petites oreilles, il entendit néanmoins très distinctement la voix de son père, secouée entre deux sursauts de rires aux accents macabres, lui annoncer :
- Tu ne m'échapperas pas, Draco !! Tu ne nous échapperas pas ! À Poudlard ou ailleurs, nous te retrouverons, et tu me paieras ta traîtrise !! lança t-il, ulcéré depuis la fenêtre.
Draco accéléra subitement et n'eut pas vraiment le temps de profiter des qualités extraordinaires de son nouveau balai. Un phénomène inconnu pour lui jusqu'alors, fit soudainement irruption dans son corps.
Il pleurait. Des larmes de chagrin qui coulaient sur sa joue rendue glacée par un vent froid d'hiver qui lui faisait fermer les yeux. Il crût au départ que ce n'était que ce zéphyr gelé qui humidifiait autant ses yeux, mais rapidement, il comprit. C'était encore la première fois qu'il ressentait ça : pleurer de tristesse. Comme il avait fait pleurer Granger après l'avoir lâchement traitée de "Sang-de-Bourbe" en deuxième année... Etait-ce vraiment ça, pleurer de chagrin ? "Ce n'est vraiment pas agréable, en tout cas certainement pas quand personne n'est là pour vous consoler, pensa t-il en essuyant ses pupilles rendus rouges par les perles de tristesse et le souffle glacé de Noël. Au moins, Granger, elle avait ses amis, bien que je me garde de mon opinion sur eux, mais... ils se comportaient en amis. Encore une fois, Potter, tu restes la source de mes maux ! Toi, tu as des amis,... pas moi. Comment peux-tu me faire ça, à moi ?"
Il continua son chemin, longtemps. Il y avait facilement plus de 250 kilomètres à parcourir, ça faisait une trotte, en balai. Pourquoi son père ne lui avait-il pas appris à transplaner, tant qu'à faire ? Quitte à se mettre le Ministère à dos en pratiquant allègrement les Sortilèges Impardonnables, une chose interdite de plus ou de moins... Mais bon, il en aurait pour une heure et demie de voyage, tout au plus. Il lui faudrait simplement ne pas se déconcentrer et se faire remarquer le moins possible.
La campagne anglaise se découvrit à ses yeux, lui qui n'avait jamais rien vu d'autre que les pâturages du domaine familial. Il vit alors Manchester, la grande ville fourmillant de Moldus dans les rues, de "voitures" et autres ustensiles bien pratiques pour eux, incapables de lancer un sort aussi mineur que celui de lévitation. Mais il fut subjugué par la beauté qui s'offrait à lui d'une vue aérienne. Le paysage enneigé s'étendait de l'horizon à l'infini, de Leicester à Derby en passant par Luton, découvrant de nouvelles forêts, de nouveaux coins de paradis civilisés entre les maisons de riches propriétaires qui se targuaient chez le voisin du carrelage italien qu'ils avaient fait venir et payé "à prix d'ami", et les grands complexes industriels et commerciaux qui géraient ces milliers d'habitants de manière fiduciaire et sans sentiments au sein des immeubles anciens et rénovés ou des bâtiments plus récents et moins stylés car moins coûteux.
Il se prenait pour la première fois à préférer regarder autour de lui plutôt qu'à réfléchir à ce qui venait de lui arriver. Il était transi de froid, tremblaient de tout son corps, des frissons douloureux qui parcouraient son dos rendu voûté par le long voyage et qui lui donnaient mal à la racine des cheveux. Ses bras, fourbus d'avoir été tendus et retendus sur le manche de son balai, restaient douloureux et sentait presque son coude grincer au moindre mouvement. Il commençait à avoir des fourmis dans ses jambes repliées sur les appuis placés stratégiquement devant la brosse pour y reposer les pieds lors des courses ou des matches de Quidditch. Toute son énergie passait pour tenir moralement et physiquement sur cet Eclair de Feu, en arrivant le plus vite possible à destination et enfin penser à autre chose.
Big Ben lui apparut rapidement dans la douce nuit de Noël et l'entendit dignement sonner onze coups. Ainsi comprit-il rapidement qu'il fallait lui trouver un endroit où dormir pour oublier - pensait-il - cette journée horrible, ne serait-ce qu'un temps de sommeil pour se remettre. "Heureusement qu'il est tard, j'imagine mal des Moldus me voir passer avec un balai et une cape aussi sombre..." pensa t-il alors. À présent, il lui fallait trouver où dormir tranquillement, sans être dérangé. Et l'idée lui vint... Pourquoi pas le Poudlard Express ? Ou tout du moins, le quai 9 3/4... Au pire, il n'y rencontrera que des... Gryffondors. Ou bien même ce grand benêt balourd de Hagrid. La décision fut prise et il entra dans la gare, éclairée par les lampadaires de style XIXème qui agrémentaient le hall, avant d'arriver sur les quais 9 et 10. La Lune brillait de tout son éclat sans nuages sur les vitres voûtées qui protégeaient les rails et les locomotives au repos, prêtes à partir vers de lointaines destinées...
À la vue de la barrière qui séparait les 2 quais, il poussa un ouf de soulagement : il pourra enfin sortir d'ici. Ainsi passa t-il à travers et arriva sur le quai 9 3/4. Seuls quelques lampions éclairaient de leur faible lueur le trottoir et le Poudlard Express. La massive locomotive noire et rouge scintillait alors que les wagons défilaient sous les yeux de Draco, qui chercha âme-qui-vive sur le quai. Personne... Ni même un contrôleur un peu tergiversant après un abus prononcé de xérès à la tanière de la gare... Ni même un vieux guichetier tout croulant aux allures de Père Noël/Clochard/Vieux décati puant dont l'aigreur est inversement proportionnelle à l'intelligence de Crabbe et Goyle réunis. Considérant qu'il valait mieux dormir au doux chauffage d'un train magique plutôt qu'en un froid glacial en plein hiver, Draco entra dans le train.
Le Poudlard Express n'avait des lumières que dans les couloirs, aussi, lorsqu'il tentait de regarder dans les compartiments, il n'apercevait généralement personne à travers l'obscurité qui empêchait tout jugement sensé quant à constater la présence de qui que ce soit. Les wagons défilèrent un par un devant ses yeux et il commença à fatiguer sérieusement. Puis, arrivé au dernier compartiment, en fond de train, il ne prit même pas le temps de vérifier si quelqu'un y était. "Après tout, s'il n'y avait personne dans les autres, pourquoi iraient-il dans celui-là ?" songea t-il difficilement avant de s'affaler sur un matelas. Que faisait-il ici, par terre ? Draco n'eut pas le temps de réfléchir à la question que son corps engourdi et son esprit tourmenté se mirent de suite en veille, préparant le jeune Serpentard à un long sommeil.
~*~*~*~*~*
- Malfoy tête de goy !!
- Draco, tête de veau !!
- Sale traître ! Va te faire mettre !
La Chambre Commune de Serpentard grouillait de monde. Mais quand ils s'aperçurent tous de sa présence, des dizaines d'yeux se fixèrent longuement sur le "traître". Tous le regardaient avec mépris. "Quelle horreur d'être un monarque déchu ! Eux qui m'admiraient et me respectaient... Les voilà qui m'insultent et me dénigrent comme un vulgaire Moldu..." se disait-il. Les contours de ses camarades de classe étaient flous, mais il reconnut non sans mal Marcus Flint et ses dents plus que proéminentes, qui avait lancé le ton en insultant ouvertement le jeune homme avant que Pansy Parkinson, qui l'adulait véritablement comme un Dieu -tout du moins le pensait-il-, ne renchérisse à son tour suivie bientôt par Bole et Derrick, les deux Batteurs coéquipiers de Draco dans l'équipe de Quidditch de Serpentard, puis par tous les autres élèves de la maison au serpent d'argent. Puis, des centaines de bonbons, plumes, encriers et projectiles tous aussi dangereux les uns que les autres, lui arrivèrent dessus à grande vitesse. Il essayait tant bien que mal de se protéger de ses bras, mais sans succès : ceux-ci étaient trop fatigués pour pouvoir répondre aux assauts répétés des messages nerveux qui arrivaient par millions depuis son cerveau sans qu'il n'y ait réaction. Puis, il se sentit partir en arrière, tiré par les bras à même le sol par deux sorciers costauds, semblait-il.
Vincent Crabbe et Gregory Goyle le prirent de force par les bras et le traînèrent à travers tout Poudlard, sous les crachats de ses congénères, les élans de rire des Serdaigle, les regards lourds et inquisiteurs et Poufsouffle, et... les moqueries grandiloquentes des Gryffondor. Bien sûr, ces deux anciens molosses qui lui servaient de gardes du corps n'hésitaient pas à s'arrêter devant chaque attroupement différents de Maisons pour l'humilier. Et puis, il les avait tant humiliés lui-même... "Un juste retour des choses, Malfoy" lui siffla alors Harry Potter en le fixant durement de ses yeux verts. Le grand Harry Potter, dit "le Survivant". Il ne pouvait rien faire, rien dire. Ne pas pouvoir réagir, ni se protéger tout seul : là était son malheur. Et tandis que ses deux anciens camarades l'emmenèrent à nouveau en direction des sous-sols, il voyait Potter, Granger, Jordan, Finnigan, Thomas, tous les Weasley, et tous les Gryffondor sans exception aucune l'insulter et se moquer ouvertement de lui. Mais n'y avait-il personne, aucun professeur, ni aucune autorité pour leur demander d'arrêter cela ? Un supplice aussi humiliant et difficile à vivre, pourquoi personne n'arrête ça ?? Il sentit les escaliers sous son dos et ses fesses engourdies. Elles avaient mal supporté le voyage, et les sentait pleines d'hématomes et de coupures en tout genre. Il aperçut le Baron Sanglant, qui le tailladait avec son sabre d'ectoplasme d'un air menaçant, avant que le Moine Gras et Peeves ne l'insultent de tout bord en trouvant des sobriquets ridicules à en faire pleurer un première-année. Puis il vit une rangée de professeurs défiler sous lui.
Le professeur Flitwick lui lança un regard perçant, s'approcha de son visage en bénéficiant de sa petite taille, et annonça : "On ne peut plus rien en tirer. C'est une tare, chers collègues. Vestimentum raetiris" annonça t-il. Soudain, sa cape et tous ses habits disparurent. Oui, il était nu. Et lorsque Crabbe et Goyle le tirèrent à nouveau, il sentit à nouveau son dos s'érafler sur la pierre dure et poussiéreuse du sol. Ses jambes se mirent également à saigner, elles qui étaient déjà en bien mauvais état, couvertes de bleus et d'autres ecchymoses en tout genre, alors que son intimité, elle aussi mis à nu, lui semblait être le sujet de plaisanterie le plus conséquent parmi les professeurs qui défilèrent devant lui, bien qu'il n'y avait pourtant pas matière à rire mais plutôt à admirer. Les professeurs Sinistra, Quirell, Lockhart, Lupin et d'autres qu'il ne connaissait pas se gaussaient ouvertement puis Mimi Geignarde, , alors que le professeur Trelawney, avec ses yeux gigantesques derrière ses lunettes excentriques, l'analysa et le décortiqua avant de prononcer d'une voix mystérieuse : "Oui, Mr Malfoy, n'en vous déplaise, mais mon Troisième Oeil vous prédit une bien mauvaise surprise... Le Sinistros est sur vous, la Mort vous guette, Mr Malfoy..." continuait-elle. McGonagall apparaissait à son tour devant le jeune homme dénudé, qui se cachait tant qu'il le pouvait. Mais les yeux sévères de la directrice de Gryffondor rendirent un jugement impitoyable : Vous ne vaudrez jamais rien, mon pauvre garçon. Le Directeur a demandé à vous voir pour parler de votre comportement, mais il a également demandé à ce que vous passiez devant votre Directeur de Maison puisque je n'ai pas autorité sur vous. Dommage… susurra t-elle d'une voix implacable. Draco commençait à sérieusement ravaler sa salive lorsque ce fut Severus Rogue qui lui apparut devant les yeux.
- Professeur Rogue, écoutez-moi...
-Pas un mot Malfoy, ou je vous inflige une retenue. Vous m'avez terriblement déçu. Aussi, vais-je retirer... 200 points à Serpentard en raison de votre attitude irresponsable et totalement dénuée de sens, siffla t-il dans un rictus insupportable à regarder. Ses yeux lançaient des éclairs de satisfaction personnelle, comme s'il prenait un malin plaisir à faire souffrir son chouchou habituel.
-Mais Professeur, c'est la faute à Potter, il… c'est à cause de lui que je…
-Non Malfoy, c'est à cause de vous. Et puisque vous insistez, j'enlève 100 points de plus à Serpentard pour insolence.
-Mais…
-Silence, Malfoy, ou je veillerai personnellement à ce que vos camarades s'occupent de vous. Mais d'abord… vous allez aller chez les Directeur. Il vous attend, acheva t-il de sa voix rauque et doucereuse.
Draco sentit la peur l'envahir dans tout son être, de son moindre moignon de chair jusqu'aux confins de son cerveau en passant par les os et les nerfs. La douleur physique l'avait quittée pour laisser place à celle, plus sournoise et retorse, du moral. Il était terrifié à l'idée de se retrouver face à Dumbledore, nu, sans repères, craintif et perdu.
Arrivés devant le bureau, Crabbe et Goyle frappèrent à la porte en y jetant Draco sans retenue. Sa tête heurta le bois de chêne qui ornait celle-ci, une tâche de sang y était apparue.
-Qui est là ? demanda une voix inhabituelle. Une voix bien trop éloignée du ton malicieux et rassurant de Dumbledore se fit entendre, mais une voix rocailleuse et doucereuse qui arrivait aux oreilles de Draco. Il eut un frisson soudain, son cœur s'accéléra nettement, témoin de la frayeur qui s'emparait de lui.
-Non, ce… ce n'est pas…
-Silence, traître, grogna Crabbe.
-Le Directeur doit t'infliger ta punition. Et il nous a autorisés à prendre une commission… Il est vraiment très gentil avec nous. Il nous a appris plein de trucs à ton sujet… renchérit Goyle. Il lui balança un grand coup de pied rapide dans le ventre, sans se poser de questions.
-Oh oui, il nous a dit plein de choses, tu sais. Ce n'est pas très gentil de tuer sa propre maman, non non non, dit Crabbe de nouveau. Sa voix était métallique et cassante, une voix à laquelle on ne réplique pas. Puis, il lui envoya un coup de pied dans sa tête. Son visage devenait tuméfié, le goût du sang apparaissait dans sa bouche pâteuse et sanglante, tordu de douleur par le coup qu'il a reçu au ventre. Mais il craignait plus que tout ce qu'il y avait derrière la porte.
-Faites-le entrer, répéta la voix derrière celle-ci.
Goyle ouvrit la porte à la volée et aida son ami à traîner Draco devant le bureau. Ils le jetèrent sans retenue sur les quelques marches qui faisaient trôner le bureau noir de Dumbledore. Les livres qui décoraient les murs de la pièce était tous d'une couverture sombre, et il entendit tout à coup des serpents tout autour de lui, sifflant furieusement comme s'il était une peste à ne pas toucher, à éradiquer.
-Vous pouvez vous retirer, les garçons. Je suis fier de vous, continua la voix. Draco tenta de lever la tête et aperçut un grand siège de dos, il n'aperçut que le dossier en cuir noir. Des cheveux blonds platine surnageaient et restaient en évidence sur le dossier. Il vit également le sommet d'une canne… ou plutôt d'un sceptre, serti d'une tête de serpent argentée, la gueule ouverte, en attaque permanente. C'est là que Draco crut comprendre. Mais il n'eut pas le temps de parler que les 2 balourds le lâchaient grossièrement avant de lui cracher dessus comme un malpropre.
-Tu m'as déçu, Draco… Tu m'as énormément déçu… Tuer ta propre mère et jeter un sort à ton père, c'est d'un lâche et d'une cruauté…
-Je ne… l'ai pas… tuée. C'es toi qui… l'a ass… assassinée !! tenta d'articuler Draco. Ses muscles le faisaient souffrir plus que tout, et réussir à faire un mouvement tenait pour lui sur surnaturel, voire même du miracle.
-Moi ? acheva la voix avant que le fauteuil ne pivote, laissant voir à Draco l'identité de la personne qu'il connaissait déjà. Son père apparaissait devant ses yeux, le visage parfaitement serein, comme si tuer sa propre femme n'était qu'un acte de plus parmi les multiples meurtres qu'il avait déjà commis. Une telle défiance dans ses yeux et une telle indigence dans ses propos relevaient-elles toutes deux de l'inconscience ou de l'impavide ? Draco ne le voyait plus comme un père modèle, mais tel un indéfectible sadique, prêt à tout pour parvenir à ses fins, même éliminer ceux de sa propre famille, sans regrets ni remords. Comme si cela lui paraissait normal.
-Comment as-tu pu…
-Peu importe, petit dragon, il est temps que tu payes ta trahison. Tu as souillé ton nom ! Tu as trahi ta famille !! Tu as tué ta mère !!!
-Non !
-Tu va en subir les conséquences ! hurla un Lucius, les yeux injectés, le visage tordu par la fureur. Il en devenait effrayant, les traits déformés, les cordes vocales mises à dure épreuve. Draco, lui, ne pouvait plus bouger. Toujours nu, il retomba sur le dos, par terre, les yeux écarquillés de peur devant son père qui se leva ardemment de son siège pour se placer, le pas pressant, devant son fils. Ses prunelles claires rougissaient violemment, il semblait sous l'emprise de quelque chose. Il décocha un coup de pied fulgurant dans la tête de sa chair et de son sang. Draco sentit à nouveau le goût du sang dans sa gorge et ses papilles, la mâchoire rudement mise à l'épreuve. Lorsqu'il se remit face à son père, il le vit tirer de son sceptre sa baguette magique. Noire comme son maître, symbole d'une puissance incomparable, la tête de serpent argentée placée telle un manche. Il la pointa sur le cœur de son fils, ne relâchant pas ses paupières dans ses efforts. Il paraissait comme fou, plus que déterminé dans son infanticide.
-Adieu, traître.
-Non, Père, pourquoi m… ?
-Avada Kedavra !
Le rayon de lumière surgit alors de la baguette, le frappant au corps. Pendant que la Mort achevait son funeste dessein, il entendait encore son père dans un rire psychédélique, des éclats de rire à faire frémir un être humain… à s'en demander s'il était vraiment humain.
~*~*~*~*~*
Le train roulait à vive allure lorsqu'il ouvrit les yeux. Un rayon de soleil le traversait, lui et le compartiment et les secousses dues à une voie rarement utilisée, donc rarement réaménagée, l'avait sorti de son rêve. Il ferma aussitôt les yeux, puis les rouvrit à nouveau. Il avait peur de recommencer tout ça. Une nuit comme celle-ci, il n'en aurait même pas souhaité une pareille à Potter. Son cœur battait la chamade, il sentait qu'il avait transpiré, stressé, pris… peur. Il ne se rappelait plus de la journée précédente, lorsque le douloureux souvenir de sa fugue lui revint à son cerveau déjà bien fatigué par le voyage, comme un mauvais esprit qui se plaît à tourmenter les âmes de leurs peurs et de leurs hantises les plus difficiles à supporter.
-Calme-toi… Ce… Ce n'était qu'un cauchemar, haleta-il, le souffle coupé. La plus grande frayeur de sa vie. Ce songe paraissait si vrai, si impressionnant, c'était la première fois qu'il avait vraiment peur. Jamais on ne l'a laissé exprimer ainsi ses sentiments, mais cette exacerbation de ce qui venait de lui arriver était si… horrible. Il eut un haut-le-cœur lorsqu'il s'aperçut doucement qu'il était complètement nu. Comme dans son rêve.
Pourtant, il… il avait bien rêvé.
Comment pouvait-il être déshabillé alors qu'il ne se souvenait même pas s'être couché dans cet état… Puis, il leva son buste meurtri et remarqua quelques entailles et des bleus. Ses muscles étaient plus que contractés, laissant voir un corps bien entretenu, ni à l'excès ni en laxiste. Mais il était néanmoins blessé. Etaient-ce les frottements et les à-coups réguliers avec le manche de son balai qui en était responsables ? Et quand bien même, il faudrait être véritablement maso pour arriver à se couper au niveau du corps avec un manche à balai et trois couches de vêtements entre les deux. Il leva la couverture et constata que ses jambes avaient également souffert. Ses cuisses musclées enrobées de poils dorés portaient également des ecchymoses de toutes tailles et de toutes couleurs, ses mollets puissants portaient des cicatrices plus que récentes, alors qu'il ne sentait plus ses pieds, autrefois si souples et si propres. À présent, il les voyait comme des boulets douloureux à soulever, blessant les chevilles et froids comme la glace. Alors comment…
Mais… Ce n'était qu'un rêve*²…
Les souvenirs de cet horrible cauchemar lui revinrent alors en tête comme un coup de massue dans son crâne. Les élèves se moquant de lui, le sort de déshabillage, les moqueries et les remarques des autres Maisons, puis des fantômes, et des professeurs, et puis… Crabbe et Goyle, ses deux fidèles larb… compagnons, le traînant comme un malpropre à travers tout le collège, le frappent et lui crachant dessus, en l'invectivant de tous les noms avant de l'emmener voir son père. Son propre père, directeur de Poudlard, qui n'avait pas hésité à le tuer de ses propres mains, de sang-froid, sans ciller ni sourciller, avec un aplomb véritablement révoltant, comme un être vil et abject qu'il était devenu dans l'esprit de son fils à ce moment-là. Il ressentit le retour de haine au souvenir de cette confrontation et décida de vite occulter ces pénibles moments.
Il s'apprêtait à enfiler ses sous-vêtements lorsqu'il remarqua une masse informe cachée par une grande couverture lovée sur la banquette. Intrigué, Draco s'approcha lentement et tendit l'oreille, car il lui semblait déjà au réveil entendre des petits bruits autre que les siens.
-Tiens, ça respire par ici…
Il continua son approche à pas de loup, silencieux comme un serpent qui rampe pour attaquer sa proie, et décida courageusement, accroupi et la tête au niveau du grand drap épais et doux, de retirer lentement celui-ci. Il y avait vie, là-dessous, et il y avait déjà sûrement vie le soir précédent, lorsqu'il s'était couché dans le compartiment. Le matelas bizarrement présent à cet effet lui revint en tête, mais il préféra savoir ce qui se cachait sous ce long tissu soyeux. Il commença à baisser la couverture qui s'offrait à lui, et découvrit lentement une tête, puis, un corps.
Féminin, assurément, les formes sculpturales en faisant foi. Draco était subjugué par la beauté qui émanait de cette jeune fille, et la parcourut du regard, hypnotisé par elle. La peau était claire et blanche, la poitrine conséquente dissimulée par un débardeur en coton alors que son intimité était couverte par une simple petite culotte blanche et vierge, ses jambes étaient belles et charnues, dont l'élancement cachait un quelconque éventuel surplus, alors que l'abdomen était fin et charnel. Le visage, caché par des mèches de cheveux mi-courts et sombres, laissait entrevoir des yeux malicieux bien que fermés. Ne pouvant pas voir de plus près ses traits, il s'approcha doucement du visage, un frisson parcourant son corps toujours à nu. Ses sens en éveil, il restait cependant le plus discret pour ne pas la réveiller, et admira les contours peu saillants de ses joues. Puis, il se fixa sur une des paupières, laissée visible au contraire de son homologue, cachée par ses cheveux.
Puis, l'œil s'ouvrit, laissant place à une prunelle marron foncé, prenante et attirante durant le court instant que dura le contact avec les pupilles grises de pierre de Draco, qui paniqua soudain en se précipitant sur sa propre couverture pour cacher en dessous de sa ceinture.
La jeune fille se leva également, puis, bailla élégamment avant de fixer un court instant le jeune garçon et de lui dire d'un ton qui se voulait rassurant :
-Bonjour Draco.
Lui était toujours aussi surpris, et en essayant de retrouver ses esprits, tenta de mettre un nom sur son visage avant de déglutir difficilement et de la regarder à nouveau, cette fois dans les yeux. Cette fille si mystérieusement attirante, il l'avait déjà vue quelque part. Et il savait à présent qui elle était.
-M… Maugrey ??
…
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* : Grosso modo, Rosier et Wilkes sont beaucoup plus beaux (si on laisse un seuil de tolérance au mot « beauté ») avant la transformation… Pour plus d'informations, allez feuilleter et dévorer accessoirement le livre cité dans ma note tout en haut.
*² : Qu'on se rassure tout le monde : ce n'est absolument pas de la chanson de Céline Dion dont je parle ^^ !! Je m'adresse notamment aux lecteurs du Québec qui sont si nombreux par ici.
~*~*~*~*~*
N/A : Oui, je sais, j'avais dit « Pas de fin cliffhangher, plus jamais ». Mais je n'ai pas pu résister à la tentation ^_^.
Donc, bien évidemment, vous comprendrez pourquoi j'ai classé cette fiction en catégorie PG-13. Ce n'est pas dans mon habitude, parce que je préfère rendre mes fics accessibles à tous les monde, mais pour certaines… non-initiés, ce leur serait difficile de comprendre les sentiments ressentis (et ce malgré le fait que je sois un mâle, et fier de l'être en tout cas).
Ainsi donc, j'ai décidé de poursuivre plus longuement cette fiction, parce que j'ai eu le déclic d'une histoire différente de celles qu'on nous offre d'habitude concernant Draco dans l'univers HP (soi tout blanc, soi tout noir, à part quelques exceptions) bien que leur qualité ne se démentent pas.
Ayant toujours des partiels en cours (En fait, j'ai 4 épreuves, les 2 premières était cette semaine, 10 jours de break-révisions pour les 2 suivantes vendredi et samedi prochain : ouéééé…) j'ignore quand je pourrai vous offrir le chapitre suivant, que j'espère aussi élaboré que celui-là, que j'ai pris le plus de plaisir à rédiger, croyez-le bien ^^. Mais je commence à le construire dans ma petite tête bien remplie, sans compter qu'un événement particulièrement heureux à mon égard va intervenir (demandez à celles qui me connaissent), donc, je suis tout ouvert à des suggestions, critiques et autres menaces d'éventration de ce genre. Ou même, juste pour laisser une preuve comme quoi vous avez bien lu ma fic, ça me fera tout autant plaisir. Il vous suffira d'appuyer sur le bouton en bas à gauche… Non pas là, pas la croix… Ca, c'est « Fermer la fenêtre »… Oui, à l'opposé, mon biquet… Voiiiiiilà, là où c'est marqué… « Seubmitte Reviou », si tu veux…
Allez, « on clique en bas à gauche, on clique, on clique, toujouuuuuuuuuuuurs à gauche, on clique, on y est »… ^_^. D'ailleurs, je vais répondre à ceux qui l'ont fait avant vous, pour vous aider à accepter le fait que vous ne parlerez pas dans le vide en tapant sur des touches de plastique qui affichent des lettres sur un écran inerte qui vous fait bien trop souvent des blagues d'un goût douteux en collant « FATAL ERROR » au milieu d'un fond rouge lorsque vous décidez d'aller fureter un peu trop loin sur Internet….
Mélusine : Aaaaah, ma bêta-revieweuse-en-chef adorée (désolé, Sio', elle s'y est prise avant toi ^^) !! Que te dire ? Ravi d'avoir un review de toi… Et désolé si ta description dévie un peu parfois, mais 7 mois sans te voir, c'est long, darling… Je tiens le coup, heureusement qu'i y a la technologie moderne pour continuer à t'emm… nuyer ! Comme je te l'ai dit, je pense que celui-là est plus alerte, plus intéressant, plus élaboré que le premier chapitre, tu me diras ce que tu en penses… En attendant, gros bisous ^_^ !!
Sioban : Ma p'tite Sio' ! Ta première review sur une fic à moâ tout seule *content content*. Merci de tous tes qualificatifs, un rôôôôôôô bisou (histoire de changer les habitudes ^^) pour toi !
CMX : Merci beacoup, ça fait chaud au coeur ! Les reviews, c'est la cerise de bonheur sur le gâteau de fic… et je la savoure avec plaisir !! Merci encore !
Math : Merci, c'est vraiment sympa de ta part. Quant à mes partiels, ça reste comme des partiels : sur 3 heures de contrôle, tu passes 2h30 à coucher plus de transpiration que d'idées sur la feuille de contrôle. En plus, c'est pas fini. Pôôôôôvre de moi… *snif*. Merci pour tes compliments quand même ^^.
Top_cerise : C'est gentil tout plein !! Merci d'être aussi peu avare en félicitations ^^ ! T'en fais pas pour la suite, elle viendra… en temps et en heure, pour l'instant non déterminés… un peu comme Alohomora. Mais elle, on ne regrette JAMAIS d'avoir attendu (parfois longtemps) pour ses fics ! Merci encore.
@+ tout le monde.
« Derrière la barrière de l'impossible, il y a le possible. » Jacques Salomé.
SeveRogue, maître ès Potions et déconne.
