Bonsoir, et bonne année 2014 à tous dans deux heures !
Voilà pour ceux que ça pourrait éventuellement intéresser le chapitre 2 de Vie de Chats, les aventures la Neko!Face Family aux côtés deux leurs nations respectives.
Je tiens tout d'abord à m'excuser auprès de KsoMendokze car je t'avais promis que France apparaîtrais dès le second chapitre, et je n'ai pas pu tenir ma promesse, en revanche je te jure qu'il sera là au chapitre 3 ! Pour combler son absence, beaucoup de petits clins d'œils lui sont dédiés, car oui, sans lui, il manque quelque chose !
Je tiens au passage à vous remercier, KsoMendokze et Dragonna pour vos reviews très encourageantes !
Ah, et suivant tes conseils, Dragonna, j'ai bien fini par modifier les noms des compagnons à quatre pattes d'Arthur et Francis, passant de Sherlock à Phoenix et de Napoléon à Merlin, encore merci pour tes idées !
Sinon, le chapitre 3 est presque terminé, j'essaierais de le poster au plus tôt, peut-être même demain pour cette nouvelle année !
Bonne lecture, en espérant que ce second chapitre vous plaira ~
Chapitre 2
La nourriture d'Angleterre était loin d'être la meilleure au monde. Au contraire, c'était certainement la pire. Pourtant, ça n'empêchait pas America de se goinfrer et de manger pour dix. En tant que frère aîné de la colonie, l'île britannique se devait pourtant de faire en sorte que celle-ci soit raisonnable. Pourtant sa fierté d'Empire l'en empêchait, trop fier que quelqu'un apprécie sa cuisine pour la première fois de son existence. Canada au contraire, ayant goûter à la fabuleuse cuisine française dans sa tendre enfance, avait suffisamment de goût pour faire la moue face à son assiette.
Étonnamment, ce comportement se retrouvait sur leurs félins. Certes, les deux chatons étaient trop jeunes pour les croquettes et devaient se contenter de lait maternisé, mais ce glouton de Hero buvait dix fois sa part alors que Mapple reniflait la sienne et lapait quelques gouttes avant d'avoir suffisamment confiance pour boire.
Et tous le long de la journée, Hero tirait son maitre par le bas de ses vêtements vers la cuisine pour une ration supplémentaire.
- Je crois qu'il m'aime bien ! Concluait le concerné.
- Je crois plutôt qu'il attend quelque chose de toi, fit discrètement son petit frère sans se douter d'à quel point il avait raison.
Angleterre sourit. Depuis que les chatons s'étaient "incrustés" dans la vie de ses deux colonies, il y avait beaucoup à faire. Pour les petits humains comme pour les félins. Phoenix regardait les nouveaux matous avec un regard doux.
On revient quelques jours plus tôt.
Son maître avait proposé à ses deux cadets de faire un tour dans les magasins d'America -puisqu'ils étaient chez lui- afin de trouver ce qu'il leur fallait et ils s'étaient rendus sur les lieux.
On devinait alors que ce bloody frog qu'était France avait élevé Canada pendant un moment et était resté un peu trop longtemps chez America puisque ces deux là avait hérité de son goût pour le shopping : leurs yeux brillaient dans les magasins ... au grand damne de l'Empire Britannique contraint de jouer les baby-sitter avec les deux enfants. Quoiqu'il devait se l'avouer, c'était amusant.
- On doit trouver quoi ? Avait demandé Matthew en cherchant à cacher son enthousiasme.
- Le nécessaire.
Ils commencèrent par le plus léger afin de ne pas être trop encombré par la suite. Par conséquent, le rayon jeu. En rentrant, Angleterre se demanda si ça avait réellement été une bonne idée d'emmener les boules de poils avec eux. Après tout, Hero avait sauté des bras de son petit maître pour se jeter sur un jouet qui couine en forme de steak. Le chat typiquement américain, quoi ! Le choix ne fut pas des plus difficile pour lui.
- Il a bon goût ! S'exclama son maître avant de goûter le jouet en plastique.
Il fit une mine dégoutée.
- Bon d'accord, j'ai rien dit !
Angleterre allait se frapper la tête contre un mur. Pour son compagnon à quatre pattes, Matthew lui choisit une petite peluche en forme d'ourson pour lui faire les griffes. Ils durent ensuite choisir les paniers car les animaux étaient trop jeunes pour se contenter d'un coussin, c'était évident. Ils finirent par le rayon nourriture.
En premier lieu, l'aîné expliqua la raison pour laquelle ils devaient prendre du lait maternisé pour les chatons, ceux-ci ne digérant pas le lait de vache et étant trop jeune pour toute autre nourriture. Quoique, l'appétit de Hero le ferait presque douter quand à ce fait.
- C'est nul, bouda America.
- De quoi ? Demanda son jumeau sans comprendre la déception de l'hyperactif américain.
- Ah, réfléchit deux minutes, Maffew ! S'écria celui-ci -trop bruyamment selon leur tuteur-. Tu t'imagines ne manger que du lait, toi ?!
La colonie canadienne évita de préciser que connaissant les caractéristiques peu communes de la nourriture anglaise, il était prêt à réduire son régime pour ne plus boire que du lait et du sirop d'érable, mais il ne le fit pas. Évidemment, cette remarque vexerait l'Empire, surtout s'il lui rappelait sans le vouloir que son palais s'était habitué à la délicate cuisine française.
- J'ai de la peine pour eux, marmonna Alfred.
Cette fois, Matthew ne dit rien, presque ennuyé. Pourtant, il avait l'habitude. Avant qu'il ne quitte le rayon, Phoenix manifesta sa propre présence d'un miaulement rauque, rappelant à son maître d'en profiter pour remplir ses propres réserves. Encore une fois, America marmonna que ce n'était pas juste.
Pour le "consoler" dira-t-on, bien qu'en réalité c'était plus pour ne plus l'entendre se plaindre, Angleterre lui proposa d'en profiter pour aller chercher de quoi préparer le repas du soir. Alfred ne se fit pas attendre pour choisir le menu sans demander l'avis à qui que ce soit. Quand l'aîné le lui reprocha, l'américain se retourna vers son frère.
- De la glace au dessert, ça te va, Maffew ?
Il connaissait déjà la réponse. Pas si bête qu'il n'y paraît, le gamin.
Ils rentrèrent alors. Enthousiaste, Alfred s'amusa à marcher à l'envers sur un muret alors que Matthew s'inquiétait de le voir tomber tout en tenant Mapple dans ses bras. Le chaton, ressentant l'angoisse de son jeune maître, comprit qu'il y avait une forme de danger sans pour autant en saisir le sens, et cacha le bout de son museau sous ses petites pattes en retroussant ses oreilles en arrière. Ce comportement ne rassura pas du tout la colonie canadienne.
Pourtant, leur tuteur ne semblait absolument pas s'en faire. Après tout, au tout début de la colonisation américaine, il avait aussi eut le tord de s'inquiéter à chaque fois qu'America se mettait dans des situations risquées, mais celles-ci arrivaient tellement souvent qu'Angleterre comprit que ça ne servait à rien. De toute façon, ce gamin avait la tête dure. Phoenix, en revanche, essayait de prévenir son maître d'une autre forme de danger que l'humain -enfin, l'Empire- ne comprit pas.
À ses pieds, alors qu'Angleterre portait les sacs des différents achats, Hero s'accrochait comme il pouvait de ses petites griffes sur celui dans lequel il avait reniflé son futur casse-croûte. Ah non, ce n'était pas le sac de Cat's Food, mais les repas de son maître et du souffre-douleur de celui-ci -car oui, ce chat n'a pas tout à fait compris la relation entre les deux colonies-. Pourtant, affamé comme il l'était, il n'allait pas faire la fine bouche face à de la nourriture d'humain et le petit félin continua de s'acharner avec ses petits crocs. Jusqu'à la victoire.
- Alfred, tu vas tomber ... S'enquit Canada.
- Mais non, voyons ! Je suis le meilleur après tout, un ... Hero !
Non, ce n'était pas sa phrase culte qu'il venait de hurler. Non, il n'avait pas finit ce qu'il voulait dire. Non, il n'allait pas pardonner à son chat si il touchait à son steak de bœuf ! Pourtant, Hero courrait sur ses petites pattes avec la pièce de viande, témoignant ainsi de son enthousiasme d'avoir réussi à échapper à la surveillance de ces humains -enfin ...- bien qu'il accéléra la cadence lorsqu'il aperçut l'enfant en colère le poursuivre. Il ne comprenait pas !
Après tout, le chien a des maîtres, mais le chat des esclaves, non ?
Derrière les deux américains, Matthew s'inquiéta encore plus -une chance que la voiture telle que nous la connaissons n'existait pas à l'époque- et Angleterre réagit enfin en comprenant ce que Phoenix avait tenté vainement de lui dire.
- Ah, bloody cat ! Râla-t-il en voyant l'ampleur des dégâts.
- Il y a un problème ? Demanda le jeune canadien en s'arrêtant et comprenant le problème de manière dégourdie. Je peux me rendre utile ?
Pendant un instant, Angleterre fut traversé d'une envie d'étreindre sa colonie tant la gentillesse et l'attention dont Matthew faisait preuve l'aidait à combattre le stress et l'angoisse que lui faisait subir Alfred en quasi-permanence. Oh god, how this child is cute and kind !
- C'est gentil, Matthew, sourit l'aîné en lui caressant les cheveux d'un air reconnaissant. Tu veux bien porter un des sacs, s'il te plaît ?
Canada acquiesça. Il aimait beaucoup rendre service, il aimait se sentir utile. Exister au-delà de l'ombre de l'exaspérant américain. Heureux pour pas grand chose, Matthew déposa Mapple qui ne perdit pas une miette de ce qu'il se passait, et prit un des sacs. Angleterre lui avait évidemment confié le plus léger, celui des jouets, mais il n'était pas nécessaire que la colonie le sache.
- Ah, c'est pas vrai !
C'était Alfred. À force d'avoir couru, l'enfant était sortit du champ de vision de ses proches mais au timbre de sa voix, on le devinait plus angoissé et inquiet qu'en colère, celle-ci ayant totalement disparue au profit de la peur. Or, America n'avait jamais peur de rien.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Interrogea Matthew alors que Mapple se collait contre les jambes de son petit maître.
Ne comprenant pas plus que l'enfant, Angleterre lui prit la main et commença à courir en direction de la voix d'Alfred tout en prenant garde à ne pas faire trébucher sa colonie nordique. Ce ne fut pas une mince affaire puisque, bien que terrifié pour son jumeau, Canada n'était pas très rapide comparé à l'Empire Britannique.
Mapple resta derrière, trop lent sur ses toutes petites pattes pour suivre la cadence des deux humains. Se blessant les coussinets, il s'arrêta et retînt quelques larmes à l'idée d'être oublié en arrière. Enfin, jusqu'à ce qu'il sente la peau de sa nuque s'étirer et son corps être levé du sol pour prendre de la vitesse. Phoenix le porta et prit quelques raccourcis pour atteindre les nations.
Les deux félins rejoignirent leur maître là où ils s'étaient arrêtés, face à un vieil arbre centenaire dans un champ. Phoenix reconnut le garnement qui s'amusait à lui tirer les moustaches dans son sommeil, peu enjoué, et déposa le chaton aux côtés du plus sage.
- Dis, Engwand, il est coincé ? Marmonna le petit Alfred en montrant la cime de l'arbre du doigt et en retenant quelques larmes aux coins de ses yeux azurés. Il va pas rester là-haut, hein ?
Son déjeuner avait complètement disparu de son esprit. Ce qui le préoccupait maintenant était la petite boule de poils blancs qui s'accrochait à une branche. Hero, voulant fuir avec son trophée, ne s'était pas rendu compte qu'il commençait à grimper. Et il ne savait pas du tout comment descendre.
- À un moment, il a faillit tomber de l'arbre en glissant, et quand il s'est rattrapé, j'ai bien cru qu'il allait s'écraser par terre, et ...
Alfred était véritablement inquiet. Mis à part lorsqu'Angleterre devait absolument partir vers l'Europe, Matthew aurait juré ne jamais l'avoir vu pleurer. Quoique, il y avait aussi lorsqu'il faisait des cauchemars, ce qui arrivait relativement souvent lorsque l'américain réclamait une histoire d'horreur à son tuteur.
- Il faut monter le chercher, conclut juste l'île britannique.
- Ok, j'y vais ! S'exclama alors la colonie américaine en séchant ses larmes du revers de sa manche.
- Attends, un peu, toi !
Angleterre rattrapa le morveux par le col de son vêtement avant qu'il ne fasse réellement une bêtise et le ramena à côté de son jumeau. Il s'agenouilla face à l'enfant et le regarda dans les yeux.
- Tu restes ici, je ne veux pas que tu te retrouves coincé là-haut comme Hero, d'accord ?
Le petit américain voulut refuser. Après tout, c'était lui qui devait sauver les autres, non ? Mais, bien qu'accédant souvent à ses requêtes, cette fois Angleterre était intransigeant. De nouvelles perles salées allaient succéder aux premières lorsqu'America reçut un vêtement kaki sur le nez.
- Tu peux me tenir ma veste le temps que j'aille le chercher ? L'interrogea l'aîné bien que connaissant déjà la réponse.
- Évidemment, Engwand ! Je suis un héros, après tout !
Angleterre sourit. Il confia ensuite les autres sacs à Matthew qui se demandait si ce n'était pas trop dangereux. Pourtant, il y avait deux raisons pour lesquelles l'enfant ne devait pas s'en faire. Premièrement, il avait affaire à l'Empire Britannique, l'une des plus grandes puissances mondiales actuelles, mais qui plus est (bien qu'il l'ignorait sans doute) grimper aux arbres était la spécialité de l'aîné et ce depuis Robin des Bois, voir même avant.
Puis, Angleterre s'attela à la tâche. Le tronc était plutôt facile à escalader, au final. Bien plus que ce qu'il paraissait puisqu'au bout de seulement trois mètres de nombreuses branches pouvait servir de support. Une once de fierté -un peu orgueilleuse, certes- le traversa lorsqu'il vit que les yeux d'America brillait d'admiration. Bon, ça n'arrivait pas souvent aussi. L'île britannique chercha le félin des yeux, et le cri de l'enfant lui indiqua mieux où le petit animal s'était caché.
Il le trouva quelques mètres plus haut sans trop d'efforts. Mais pour que le chaton ose tourner les yeux vers lui, c'était une tout autre histoire. Le petit animal tremblait en se cachant les yeux de ses pattes aux chaussettes noires et miaulait discrètement.
- Hey, viens-là, tenta l'Empire en tendant la main vers lui.
L'animal ne broncha pas.
- Par ici, Hero, allez.
- Hero, descend maintenant ! Cria America tout en bas.
En tournant la tête au sol, Angleterre se rendit compte que son veston traînait dans la boue. Si il n'avait pas besoin de ses deux mains, il se serait frapper le front en se rappelant qu'il ne devait pas faire confiance à Alfred lorsqu'il s'agissait de prendre soin de ses affaires. De son côté, Hero leva le museau, mais ne s'approcha pas davantage de cet étrange humain aux épais sourcils.
- Allez, fais-moi confiance.
Angleterre commençait à perdre patience.
- Oh, bloody cat, come on !
Hero tourna la tête. Inspirer, expirer. Ne pas s'énerver contre un chat. Ce serait une honte pour l'Empire Britannique, tout de même. Soudain, une idée lui vînt comme un éclair de génie. Si il n'était pas plus modeste que ce bloody frog d'outre Manche, Angleterre se serait bien jeté des fleurs. Mais il n'était pas lui, et hors de question de s'abaisser au niveau de ce dévoreur de batracien. Ce n'était pas digne, et d'un gentlemen, et d'un grand Empire, après tout.
Mais cette idée, elle, était formidable. À peine plus haut, le chaton américain avait laissé tomber l'objet de ses convoitises. La nation grimpa le chercher et redescendit agiter le morceau de steak sous son museau.
- Tu en veux ? Interrogea-t-il d'un air sournois. Allez, viens le chercher.
La faim l'emporta sur la peur, l'animal fit les quelques pas qui le séparait de la nation, mais surtout de son précieux repas. Lorsqu'il fut à porter de main, Angleterre attrapa l'animal par la peau du cou, et le cala contre son torse de manière à éviter qu'il ne chute. Car ça, America ne le lui pardonnerait sans doutes jamais et il n'avait pas envie de voir son précieux protégé pleurer. Ça, non.
Lorsqu'il redescendit, il tendit le petit animal à son maître. Le chat, rassuré d'être à nouveau sur la Terre ferme se mit a gambader joyeusement, entraînant Mapple avec lui bien contre son gré. Quand à Angleterre, il eut un regard de regret en ramassant sa veste. Soupir.
- On y va ? Demanda Canada d'une toute petite voix.
- Pourquoi, t'es pressé ? Interrogea son jumeau soudainement terriblement rassuré en essayant de courir derrière les deux félins.
- La glace est en train de fondre.
Alors là, c'était l'état d'urgence. L'américain ne laissa pas l'aîné essuyer son vêtement et le traîna lui et son jumeau vers leur résidence. Encore une fois, Phoenix se chargea de ramasser les deux chatons laissés derrière, sans oublier de faire sa toilette au héros qui n'avait pas manqué de couvrir son pelage de résine.
La glace, c'était sacré quand même !
