Butterfly's wings

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Genre : Romance, Drame
Thème : Card Captor Sakura
Auteur : Lereyah
Rating : M (lemons)
Chapitre : 2 - Les uns et les autres
Updated : 17 / 02 / 2005

Synopsis : Eriol et Syaoran, deux amis inséparables depuis l'enfance, puis vient l'entrée à l'université... et elle. Deux garçons, une fille. Un triangle amoureux qui risque de bouleverser leur petite vie d'étudiants...

AVERTISSEMENT: Cette fic contient une relation amoureuse explicite entre hommes donc pour ceux que ça gênerait, évitez de vous traumatiser... ;p



Laumie : lol oki je prends note. Je vais voir comment je m'organise.

Sinkha : merci beaucoup j'espère que ce chapitre te plaira aussi.

Akarum : oui moi aussi c'est comme ça aussi que je le préfère mon chti Syran .

SyaoSyao : lol moi non plus j'arrivais pas à le croire. Comme quoi moi et l'inspiration... des fois c'est le néant complet et d'autre fois c'est l'illumination divine et tout ça en quelques petites heures mdr (j'exagère un peu là... )

Missgliter : Un grand merci encore une fois ! (tu lis tout toi lol)

Le saut de l'Ange : Merci beaucoup c'est vraiment très très gentil -) (mais je me sens privilégié maintenant :p). J'espère pouvoir continuer à en écrire encore d'autres qui te plairont .

Juju black : Hehe moi aussi j'espère. Mais il est pas si dur que ça en réalité, c'est juste qu'il n'aime pas parler.

Lotty : Je suis contente que les couples en jeu te conviennent -). Vi, je suis plutôt bien inspirée pour le moment pour ce fic lol. ça me change un peu des couples habituels, alors j'aime bien. Une sorte de bol d'air lol. Merci pour ta reviews !

Abigael : RAHHHHHHHH tu m'écoutes quand je te parle toi ? Je t'avais dit de pas lire ! grrrrrrrr. N'empêche je t'aurai prévenue !
Oui la fac ça c'est sur, la fic j'y avais pas pensé par contre. Mais étant donné que je voulais une fic réaliste, il faut que je me serve un tout petit peu de mon expérience dans le monde extérieur qui est putôt bien minime je dois l'avouer. Et comme lieu de rencontre que je connais le mieux... ben c'est la fac... et le métro ! lol. Un peu réduit comme choix, mais bon on fait avec :p

Represente78 : Oui c'est sur ce petit chapitre est un peu court pour juger mais voici la suite . Tu pourras déjà appronfondir ton idée ;-)

Ridelliz : Bah oui que veux-tu, il n'est pas du matin ! lol. J'espère que tes exams se sont bien passés. Mieux que les miens en tout cas... TT. Vi, je continue tous mes fics. C'est juste un peu plus long pour certains :p

My-skin : Merci beaucoup pour ta reviews ça m'a fait très plaisir ! Oui, J'y ai pensé quand j'ai relu mon résumé lol. J'ai jamais vu le film par contre (faut dire que je ne suis pas sur que ce soit mon genre, enfin qui sait...). J'espère que ce chapitre comblera ta soif durant un p'tit moment. (super la suite de "ta naiveté..." au fait ! J'ai vraiment adoré ! Mais je t'écrirai une reviews pour ça tout à l'heure :p)


Hello tout le monde. Alors pour ce chapitre j'ai pas mal cherché pour le faire plus long que le premier. Heureusement pour vous la biologie animale m'inspire réellement, enfin pour mes fics en tout cas -;.


Chapitre 2 : Les uns et les autres

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Normal POV

Syaoran jeta son sac sur le sol et s'allongea sur son lit, les mains derrière la tête avant de fermer les yeux.

- On n'a eu que deux heures de cours aujourd'hui tu es déjà fatigué ?

- Mmm...

Eriol posa ses affaires avant de se diriger vers le frigo.

- Tu veux manger quoi tout à l'heure ?

- ... Comme tu veux.

- Tu m'aides pas beaucoup là. Poulet aux amandes ? Mm... mais y a plus de soja, ni de gingembre... et les oeufs sont périmés.

Il se releva et soupira.

- Bon, je vais faire un peu de courses. Je reviens ok ?

Mais à peine s'était-il retourné qu'il vit Syaoran se redresser.

- Non laisse, j'y vais, dit-il en remettant ses baskets.

- Tu es sur ?

Le garçon releva la tête et lui sourit faiblement pour simple réponse.

- Merci Syao.

- Je me dépêche.

Il attrapa alors son blouson et s'en alla, fermant la porte derrière lui.

Syaoran POV

Eriol et moi allons à l'université et nous suivons les mêmes études. On se connait depuis des années... depuis que j'ai 7 ans je crois. Aujourd'hui on en a 19. Alors vous voyez ça fait un sacré bout de temps ! Et depuis on est toujours resté ensemble. Bien sur on a eu d'autres amis aussi, mais... c'est différent. Eriol est le seul avec qui je m'entends vraiment. Le seul à ne pas me prendre la tête aussi sur certaines choses comme le fait que je ne parle pas toujours beaucoup ou que je ne sorte pas. Il m'accepte comme je suis, ce qui est plutôt rare dans la vie. Bref en gros c'est mon meilleur pote et je sais que c'est pareil pour lui !

A l'origine on vivait en Chine, puis à notre majorité on est parti. Ma famille est riche et celle d'Eriol aussi donc côté argent il n'y a aucun problème. C'est pour ça qu'on a décidé d'aller suivre nos études au Japon. Changer de pays après tout c'est plutôt sympa.

On vit tous les deux dans la cité universitaire rattachée à notre fac et dans la même chambre. C'est plus marrant de prendre une chambre à deux que d'avoir chacun la sienne... enfin seulement si c'est Eriol parce que les autres... Enfin j'ai déjà dit pourquoi tout à l'heure.

Sinon côté sentimental... bah, je suis pas trop accro de ces trucs là. La plupart des filles avec qui je suis sorti étaient certes riches mais complètements superficielles ! Egoistes, idiotes, bavardes, dépensières... bref sans aucun grand interêt. ça va p'tet faire vieux jeu, mais j'adhère complètement à ce vieux dicton du "mieux vaut être seul que mal accompagné"... Tout ce qu'il me faudrait à moi c'est une personne simple et... naturelle, désintéressée. Je sais pas si ça existe encore... enfin pas dans mon monde en tout cas.

Je levai légèrement la tête pour voir deux filles discuter au loin dans le couloir. L'une d'entre elle me remarqua et fit un signe discret à sa copine qui se retourna. Elles me sourirent. Je mis mes écouteurs et passai devant elles, sans leur prêter attention. Je crois même qu'elles m'ont parlé... un truc du genre "t'es mignon toi". Mais j'avais autre chose à faire que d'écouter leur blabla inintéressant.

J'appelai l'ascenceur qui, heureusement pour moi, était déjà là. Je m'engouffrai dans la petite cabine et appuyai sur le rez-de-chaussé.

Sakura POV

Waouh, j'en reviens toujours pas d'avoir compris le cours de ce matin ! Pourvu que ça dure parce qu'à l'origine ce n'est pas censé être ma matière forte.

Je traversai la rue et longeai un magasin de fleurs. Cela faisait deux semaines que j'étais arrivée à Tokyo. Deux semaines que j'avais quitté ma ville natale de Tomoeda. Mon père. Mon frère. Ma meilleure amie. Kéro aussi... Cela me semblait si loin et si proche à la fois.

Otôsan m'avait inscrite ici pour que je sois dans la meilleure université. Mais j'étais loin de ma famille, loin de mes amis... loin de ceux que j'aimais... ça avait été difficile au départ, mais lentement j'avais fini par m'habituer. Touya, mon grand frère, m'appelait tous les jours pour prendre de mes nouvelles. Même si lorsque j'étais à la maison il passait son temps à me taquiner, en réalité il était encore plus anxieux que moi de me savoir dans une grande ville inconnue !

Je tournai au coin de la rue et entrai dans la résidence qui s'ouvrait sur un genre de parc. C'était la partie de la cité que je préférai. Je n'aurais jamais cru passer toute mon année scolaire dans un tel décor. J'avais imaginé quelque chose de plus... sobre. Moins verdoyant je dois l'avouer. Mais ce n'était pas pour me déplaire.

Je poussai la porte du bâtiment, m'engouffrant dans le couloir jusqu'aux boites aux lettres afin de récupérer mon courrier (NdA : je sais pas si dans les cités U on a une boite aux lettres perso... à vrai dire je suis presque sur que non, mais bon on va faire comme si. Là-bas c'est comme de vrais petits apparts). Je n'avais qu'une lettre. J'appuyai sur le bouton de l'ascenceur avant de l'ouvrir avec empressement.

Je lus les quelques premiers mots et mon sourire s'agrandit aussitôt ! C'était une lettre de mon frère. Lui et papa allaient venir me rendre visite en fin de semaine ! Je poussai un cri de joie, tournoyant sur moi-même tout en serrant la lettre contre mon coeur.

L'ascenseur s'ouvrit. J'y entrai précipitemment encore toute heureuse de cette nouvelle, ne voyant pas la personne qui en sortait au même moment. Le choc fut un peu brutal. Si je n'avais pas eu la tête ailleurs... Je sentis une main me rattraper par le bras et me tirer vers l'avant pour m'empêcher de tomber.

- Fais gaffe, fit une voix masculine légèrement sèche.

Je me retournai vers le garçon qui passa à côté de moi sans sourciller.

- Euh... désolée. Merci..., lançai-je à tout hasard.

Mais il ne sembla pas s'en soucier, continuant son chemin comme si de rien n'était. Je haussai les épaules et montai dans l'ascenceur, regardant le jeune homme sortir de la résidence tandis que les portes de fer se refermait lentement sur son image au loin.

Eriol POV

Je fouillai dans le placard pour en sortir une poêle que je posai sur le feu avant de m'attarder sur mes blancs de poulet. Je regardai ma montre. 11H30. Il ne devrait plus tarder maintenant.

La cuisine c'est mon petit pêcher mignon ! J'adore cuisiner, surtout pour ceux que j'aime... En général c'est toujours moi qui fait ça et mon cher collocataire ne s'en plaint pas.

Je m'appelle Eriol Hiiragizawa, j'ai 19 ans. Ma mère est d'origine anglaise et mon père asiatique. Chinois plus précisément. C'est en Chine que j'ai vécu depuis mes 7 ans. Depuis que ma mère est morte en fait. C'est mon père qui m'a élevé à partir de là. J'ai très peu de souvenirs de l'Angleterre et de ma mère aussi d'ailleurs. Très peu de bons souvenirs en tout cas. Mais honnêtement aucun des deux ne me manque. Je n'aimais pas particulièrement ma mère. Une femme riche et snobe qui, au cours d'un égarement d'une nuit lors d'un de ses voyages, s'est retrouvée avec un lourd fardeau sur le dos... ou plutôt dans le ventre : moi ! Fardeau qu'elle s'est empressée de confier à une nourrice. La seule personne qui me manque un peu en réalité, c'est elle.

Ma mère... elle n'a jamais été très présente. Elle a toujours passé son temps entre son travail et ses amis. "Eriol reste dans ta chambre je reçois aujourd'hui ", "Eriol va jouer ailleurs et arrête de me tourner autour tu vas finir par me faire tomber !", "Eriol je sors ce soir alors ne fais pas de bêtise", " Eriol laisse Kiki tranquille !"

Kiki, c'était le chat. Quel nom con pour un chat ! Pour quoique ce soit d'ailleurs. Je le détestai. Dès que je l'approchais il se mettait à siffler, dès que j'avançais la main il se jetait sur moi pour me griffer ! Lui non plus n'aimait pas qu'on lui tourne autour apparemment...

Une fois il m'a griffé au visage. Une profonde entaille. Je n'avais rien fait pourtant. Je suis revenu en pleurant, elle s'est empressée d'aller réconforter ce pauvre Kiki que j'avais soi-disant traumatisé... Quelle plaie ! Ce fut la dernière fois que j'ai pleuré.

De toute façon je me suis bien vengé... quoique ce soit plus un accident en réalité. J'avais 6 ans. J'étais très curieux de savoir combien de temps pouvait tenir Kiki en apnée. Mon record à moi c'était 14 secondes. Pas mal déjà. Je m'amusais à ça quand j'étais dans mon bain, lorsque la nourrice avait le dos tourné. A chaque fois ça la faisait flipper ! Enfin ce qui est sur c'est que Kiki était moins résistant que moi. Je ne saurais pas su dire exactement combien de temps il a tenu, il s'est noyé pendant mais... en tout cas il s'est bien débattu. Je voulais pas le tuer, je voulais juste m'amuser.

Cela dit suite à ça, j'ai passé un sale quart d'heure ! Elle m'en aura voulu jusqu'à la fin de sa vie. Jusqu'à son accident de voiture en fait. Et là je n'y suis vraiment pour rien. Je n'étais même pas là ! C'est la fatalité, c'est tout. Je n'ai même pas pleuré à l'enterrement. Vous allez dire que je suis froid ou peut-être... anormal, mais je suis certaine qu'elle non plus n'aurait pas pleuré si ça avait été moi dans ce cercueil blanc qu'on descendait dans ce trou béant.

Mais après... après tout a changé. Mon père est venu me chercher de Chine. Pourtant il ne savait même pas que j'existai avant cet évènement. Ma mère ne lui avait jamais reparlé. Au début j'appréhendais. J'avais peur qu'il soit comme elle. Aussi égocentrique et superficiel. Mais pas du tout ! En réalité c'était tout le contraire. Bien sur c'était un homme d'affaire important, mais cependant il a passé plus de temps avec moi en 1 an que ma mère dans toute sa vie. Il m'aimait vraiment. Et j'ai changé. Je suis devenu plus gai, plus doux, moins amer et moins agressif. Tout ça en a peine 6 mois !

Et puis je l'ai rencontré. Lui. Je m'en souviens comme si c'était hier. J'en reviens pas que mes souvenirs soient restés aussi clairs. C'était mon premier jour d'école là-bas. J'étais resté dans un coin de la cours à ce moment-là, près de l'entrée. Je l'ai vu sortir de sa limousine noire. Il avait l'air sérieux. Il était bien habillé, bien coiffé. Comme nous tous ici d'ailleurs. C'était tout de même une école de riches après tout. Une jeune fille avec de longs cheveux bruns l'a accompagné jusqu'à la grille. Elle a déposé un baiser sur sa joue. J'aurais juré qu'à ce moment précis il a légèrement grimacé et a levé les yeux au ciel. Elle a ri et elle est partie. Il s'est retourné, il a regardé la voiture s'en aller, puis il s'est empressé d'ébouriffer ses cheveux et de déserrer le noeud de sa cravatte ! J'ai souri. Il a balayé des yeux la cours avant de s'installer dans un coin tranquille. Il a sorti un walkman de son sac et a posé ses écouteurs sur ses oreilles. Je suis resté là, à l'observer. Bien que j'ai remarqué, à mon plus grand bonheur, que je me suis retrouvé dans la même classe que lui, je ne lui ai pas adressé la parole une seule fois durant une semaine. Je ne faisais juste que l'observer. Regarder ses manières, ses habitudes. Sa façon de s'assoir, de se lever, de parler (même si c'était rare).

Et puis après ces moments d'études intensifs je me suis décidé. Il était assis, au même endroit que d'habitude dans la cours. Je me suis approché, je l'ai regardé. Il a levé les yeux. Je n'ai pas souri, lui non plus. Il avait un regard... perçant. Oui je crois que c'est le mot. J'ai laissé ses yeux jaunes-dorés mêlés de teintes orangés sonder le bleu des miens avec insistance. Je n'ai rien dit. Lui non plus. Puis il a porté une main à son oreille pour retirer un de ses écouteurs et me l'a tendu. Je l'ai pris, je me suis assis. C'est aussi simple que ça. Depuis cet instant on ne s'est plus quitté. On est devenus amis. Les meilleurs amis.

Puis on a grandi. Au fond de lui il est resté le même. Il a gardé ce caractère si spécial qui m'a poussé vers lui la première fois. Il a aussi toujours une sainte horreur des coupes de cheveux disciplinées, des costumes imposés, des soirées bondées et de devoir se réveiller avant que le soleil ne soit complètement levé.

Il a grandi, et il est devenu plus fort et encore plus beau aussi... Et ça je n'ai pas été le seul à le remarquer. Loin de là. Il était très courtisé et moi aussi de mon côté. Mais ce n'était jamais vraiment très sérieux. Rien de réellement sentimental et ce pour chacun de nous. Juste... des flirts poussés. Rien que ça.

Aujourd'hui... aujourd'hui on est encore ensemble lui et moi. La même université. La même chambre. Mon collocataire attitré. Syaoran Li. La seule personne que j'ai jamais aimé . Et là quand je dis aimer, je parle d'amour. Le vrai. Celui que l'on éprouve qu'une fois dans sa vie. Celui qui fait que je ne pourrai pas vivre sans lui. Pourtant je n'aurais jamais pensé être attiré par un garçon avant. Comme quoi... tout peut arriver. Je ne sais pas exactement à quel moment je suis tombé amoureux de lui. Peut-être deux ou trois ans... Peut-être même plus longtemps.

Il ne sait pas ce que je ressens pour lui et je ne sais parce qu'il ressent pour moi. Je ne lui ai pas encore dit. Je ne lui ai rien demandé non plus. Je ne sais pas comment il réagira. Non pas que j'ai peur qu'après il me considère comme un monstre ou me fuit. Il n'est pas comme ça. Et je ne dis pas ça par optimisme ou avec un soupçon d'espoir. Je le dis avec certitude parce que je le connais mieux que n'importe qui. J'ai juste peur qu'il ne m'aime pas. Qu'il ne m'aime pas de la même manière que moi je l'aime.

Mais je vais lui dire. Bientôt. Je veux lui dire avant qu'il n'ait l'occasion d'entendre ces mots de la bouche de quelqu'un d'autre que moi.



Ah ben je suis contente de l'avoir fini ce chapitre ! J'espère que ce long récit ne vous a pas trop ennuyé et que vous n'avez pas trop zappé de passages (lol) parce que c'est vrai qu'il n'y a pas eu beaucoup de discours. Mais bon je pouvais pas faire autrement pour vous présenter un peu chacun de mes persos :p.

Gros zoubi à tous !