Coucou tout le monde!

Tout d'abord je tiens à vous remercier pour vos reviews, je suis vraiment contente de voir que ma petite histoire vous plaît et je tenais vraiment à vous remercier.

Ensuite, vous avez été plusieurs à me demander comment il était possible que Konzen soit de retour alors qu'il a littéralement été écrasé dans Saiyuki Gaiden. Eh bien j'ai imaginé qu'après une succession de réincarnations sur le monde terrestre, l'âme de Konzen s'est réincarnée en... Konzen. Parce que dans cette vie-là, il n'a pas réussi à aller au bout des choses.

Voilà, je ne sais pas si cette explication vous satisfait mais je ne peux pas mieux expliquer mon ressenti ^^

Voilà donc la seconde partie de Où es-tu?, il restera une dernière partie après celle-ci.

J'espère que ça vous plaira et n'hésitez pas à me laisser, à nouveau, votre avis!

Je vous fais plein de bisous!


-Konzen ?

-Qu'est-ce que tu veux, Saru ?

-Est-ce que je…je peux entrer ?

-Depuis quand est-ce que tu demandes la permission de venir me casser les oreilles ? demanda le Dieu d'un ton morose.

Il put voir le jeune youkai hésiter quelques secondes avant de finalement se ruer sur lui, littéralement. Il grimpa sur le lit sur lequel il était assis et vint de pelotonner contre lui, encerclant son torse de ses bras frêles, la tête posée contre le haut de son torse.

-Oï, mais qu'est-ce que tu fous, Goku ?

-Je n'veux pas que tu sois triste.

Konzen suspendit son geste. Alors qu'il s'apprêtait à repousser le jeune homme sans plus de cérémonie, il fut tout juste capable de poser une main sur le haut de son crâne, l'attirant un peu plus à lui. Il joua un instant avec ses cheveux longs, ne voulant pas repenser à cette conversation qu'il avait eu avec sa tante et qui le tuait à petit feu.

-Je ne veux pas partir ! geint encore Goku en glissant son visage au creux de son cou.

-Je sais.

-Qui va prendre soin de toi si je dois partir, Konzen ?

Le dieu ne put retenir un petit sourire : il s'inquiétait pour lui. C'était du Goku tout cracher.

-Et qui fleurira ton bureau ?

-Shh.

Il se sentait impuissant. Il aurait voulu que le temps s'arrête, que Goku reste ainsi, dans ses bras, pour l'éternité. Mais il savait que c'était impossible. Alors il se contentait de faire glisser ses doigts à travers ses longues mèches couleur chocolat, le menton posé contre le haut de son crâne.

-Pourquoi est-ce que je dois partir ? Je ne veux pas ! Je veux rester avec toi, Konzen !

Konzen se souvenait parfaitement de la discussion qu'ils avaient eue à ce sujet. Il ne voulait pas que Li Touten se serve de Goku comme il s'était servi de Nataku. Il ne voulait pas que l'innocence de Goku soit noyée dans toute cette violence. Alors il avait suggéré qu'il parte.

Goku ne l'avait pas supporté. Il avait fondu en larmes avant de fuir. Quand Konzen avait voulu le rejoindre, il l'avait repoussé. Le dieu pouvait presque encore se souvenir de la douleur qui s'était répandue le long de sa colonne vertébrale lorsque son dos avait percuté le mur. Goku s'était excusé, totalement paniqué à l'idée de lui avoir fait du mal.

Il pensait la discussion close après avoir longuement discuté avec lui. Mais Goku l'avait rejoint un peu plus tard, alors qu'il revenait d'une ballade avec Kenren.

-Konzen ?

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Si je dois partir, est-ce que tu vas m'oublier ?

-Q-Quoi ? Comment est-ce que tu peux seulement le penser ? !

Le dieu l'attira un peu plus contre lui, l'obligeant à se mettre à califourchon sur ses cuisses, ce que le plus petit fit sans rechigner. Quand il fut installé, Konzen encadra son visage de ses longues mains fines et l'approche du sien, de façon à pouvoir coller son front contre celui, plus petit de Goku. Il ancra alors son regard dans le sien, incroyablement doré, et il dut se mordre la lèvre pour ne pas perdre pied à nouveau. Il ne voulait pas se montrer faible devant lui.

-Jamais, tu m'entends ? Je ne pourrai jamais t'oublier, Goku.

Le youkai hocha doucement la tête.

-Et toi tu seras toujours mon soleil, Konzen…


-Je te l'ai déjà dit, il est à sa place.

-Tu mens, hurla presque le dieu en écrasant son poing sur le bureau face à lui, sa place est ici.

-C'était pourtant toi qui voulait le renvoyer dans le monde inférieur.

Cette vieille folle ne comprenait-elle rien ? S'il avait voulu cela, s'il avait seulement osé le penser, c'est parce qu'il croyait que Goku serait en sécurité loin de ce monde, même si cela voulait dire qu'il serait loin de lui. Il avait rapidement changé d'avis. Et maintenant que Goku n'était plus à ses côtés, il ne pouvait plus penser qu'il avait pu croire qu'il serait capable de vivre loin de lui. Il en était incapable, il en avait la preuve.

-Tu as changé, Konzen.

-Ferme-la !

-Ne le prend pas comme ça, tu sais ce que je pense des gens qui ne changent pas. C'est d'un ennui. Alors prends ça comme un compliment.

Konzen serra les poings : il n'avait pas envie de l'entendre radoter des imbécilités. Il ne voulait pas de ses compliments, il voulait que Goku revienne. Il fit volte-face, s'apprêtant à quitter les lieux. Si elle refusait d'entendre sa demande, alors il le retrouverait lui-même. Et s'il devait défier le monde céleste pour le retrouver, il n'hésiterait pas une seule seconde.

-Pourras-tu être à nouveau le soleil de cet enfant ?

Konzen se figea : non. Non il ne pourrait pas être son soleil, il ne l'avait jamais été. Goku était son soleil, pas le contraire. Mais si vraiment il devait être un soleil à son tour, si c'était le seul moyen de le faire revenir alors il brillerait de tout son être, de toute son âme.


-Konzen ! Konzen, Konzen, Konzen, Konzeeeeeeen !

-Si tu dis encore une seule fois mon prénom, je te tue Saru.

-Est-ce qu'on peut y aller ?

-Non.

-Mais…

-J'ai dit non.

-Mais harahetta !

-Bouffe de l'herbe.

Konzen tourna sur lui-même là, au beau milieu de cette grande allée. C'était ici, à cet endroit exact que se trouvait le restaurant préféré de Goku. C'était ici qu'il le traînait à chaque fois, usant de ses yeux de chiens battus pour le faire céder.

Goku aimait manger. Konzen était un piètre cuisiner. Alors quand Goku avait faim et que Tenpou était absent, il le traînait ici. Et, même si Konzen le suivait en marmonnant, il ne pouvait rien lui refuser.

Mais aujourd'hui, Goku n'était pas là. Il n'était pas là pour le supplier d'aller au restaurant, hurlant que s'il ne mangeait pas quelque chose tout de suite, il allait mourir. Souvent, les gens se retournaient pour traiter Goku de mal élevé, pour murmurer des absurdités dans son dos. Mais aujourd'hui personne ne se retournait. Parce que Goku n'était pas là.


-Konzen, est-ce que moi aussi je peux grimper aux arbres ?

-Fais ce que tu veux, mais fais attention et ne...

Il avait alors vu le Saru filer sans même attendre la fin de sa phrase pour rejoindre Kenren, qui était déjà nonchalamment installé sur une branche. Il se souvenait du rire de Tenpou devant son air blasé lorsqu'il avait vu Goku grimper avec une agilité déconcertante. Un vrai petit singe.

Pourtant aujourd'hui, sous ce sakura en fleurs il n'entendait plus le rire de Goku résonner dans ses oreilles pendant que Kenren lui racontait une blague stupide. Il ne le voyait plus s'émerveiller devant un vol de papillon.

- Non mais ça va pas Saru ? Pourquoi est-ce qu'il a fallu que tu tombes sur moi ?

-C'est ta faute, Konzen !

-Ma faute ?! Je te préviens, si tu recommences, je te tue !

Mais ce soir, seul au milieu des sakuras en fleurs que Goku affectionnait tant, il aurait tout donné pour que le petit brun dégringole d'une branche et atterrisse entre ses bras.


-Konzen regarde ! Tenpou m'a donné ce livre !

-Et alors ? demanda le dit Konzen en levant le nez de sa paperasse, tu ne sais même pas lire.

-Je sais, mais il y a de jolies images dedans ! Il y a plein de petits plats qui y sont dessinés. Et moi, j'aime tout ce qui touche de près ou de loin à la nourriture !

-Tch.

Konzen caressa d'une main distraite la couverture poussiéreuse du livre en question. Il n'avait eu aucun mal à le retrouver dans l'énorme bibliothèque de Tenpou : si l'homme était réputé pour n'avoir aucun ordre, il mettait toujours le livre préféré de Goku en évidence, parce qu'il savait que celui-ci adorait le feuilleter lorsqu'il lui rendait visiter.

-Konzen, tu me fais la lecture ?

-Non.

-Mais pourquoiiiii ?

-Je ne suis pas ta boniche. Maintenant dors.

Le dieu n'eut pas le temps de fermer les yeux que déjà, un oreiller percutait violemment son crâne. Il se releva alors qu'une énorme veine avait déjà fait son apparition sur son front.

-Je te promets que je vais te… Goku ? Qu'est-ce que tu as encore ? avait-il demandé en voyant ses épaules tressauter.

-J-J'arrive pas à-à dormir !

-Et alors ? Ce n'est pas une raison pour pleurer, tu n'es plus un bébé.

-Mais je… mais j'arrive pas à dormir, Konzen.

Et Konzen se souvenait encore comment il avait lâchement abandonné ce qui lui restait d'honneur et de fierté alors qu'il avait ordonné au brun de s'approcher. Goku l'avait d'abord dévisagé d'un air intrigué et méfiant puis, lorsqu'il l'avait vu se saisir d'un livre, un énorme sourire accroché aux lèvres, il s'était élancé auprès de lui.

-T'es le meilleur, Konzen !

Ce soir-là, Goku s'était endormi dans son lit, blotti contre son épaule. Et Konzen n'avait pas eu le cœur à le réveiller pour lui demander de rejoindre son propre lit. Aujourd'hui, il aurait tout donné pour le voir encore paisiblement endormi à ses côtés.


Il avait visité tous les lieux chers au cœur de Goku. Tous, sauf celui-ci. A bien y repenser, ce lieu n'était pas cher à son cœur. Il était rempli de tristesse et de mauvais souvenirs. C'était ici qu'ils s'étaient quittés. Ici qu'ils avaient été séparés à jamais. C'était ici que Konzen s'était sacrifié pour lui, pour lui laisser une chance.

Debout devant les énormes portes qui le séparaient du monde inférieur, Konzen était fébrile. Les souvenirs ressurgissaient comme une tornade de sable dans son esprit. Il revoyait les larmes de Goku, il entendait à nouveau ses cris, ses appels.

Si Goku n'était plus dans ce monde, alors il parcourrait le monde inférieur jusqu'à le retrouver. Et s'il était chanceux, peut-être Goku se souviendrait-il de lui, peut-être accepterait-il de le suivre. Konzen entra le code de sécurité et les portes s'ouvrirent doucement. Le monde inférieur était à portée de main et cette fois, il ne faillirait pas.