House arriva a son heure habituelle, malgré le traitement de faveur de Cuddy qui l'avait autorisé a arriver qu'a 10h, il franchit les portes de l'hôpital a 11h30.

House : Va falloir que j'aille déjeuner dans pas longtemps moi !

Wilson : Tu changeras jamais toi !

Wilson sortait des consultations et croisa House qui signait le registre.

House : Dis-moi, tu connais « Au Paradis » ?

Wilson : Euh oui, c'est un nouveau resto sur la 3eme je crois.

House : Et il est bien… ?

Wilson : Il est très bien pour Cuddy, ca lui plaira oui, si c'est ça ta question ! Mais dis-moi, ca fait combien de fois que vous allez restaurant cette semaine ? Trois fois, quatre ?

House : J'sais pas cuisiner !

Wilson : Tu te fous de moi ? Tu cuisines comme un chef !

House : Oui mais ca me soule !

Wilson : Je sais que tu as peur de ne pas être a la hauteur, mais peut-être qu'elle aimerait simplement passer une soirée avec toi, a la maison. Tu vois quelque chose d'intime. Tu ferais mieux de diner simplement avec la femme de tes rêves…

House : Quoi Carmen Electra est la ?

House prit un dossier sur le bureau central et se dirigea vers les consultations en laissant Wilson derrière les portes vitrées.

Wilson : C'est ca bonne journée House… !

Lorsqu'il dépassa le bureau de Cuddy pour aller en salle n°1, elle en sortit pour l'appeler et le convoquer dans son bureau.

Cuddy : House ! Tu peux venir voir s'il te plait ?

House : On a dit qu'ont arrêtaient les gâteries dans ton bureau ! Sois un peu raisonnable voyons !

Tout le monde se retourna dans le hall, sans vraiment faire attention aux dires du diagnosticien qui n'avait jamais arrêté son petit jeu, même depuis l'annonce officielle de leur relation.

Ils rentrèrent dans le bureau de Cuddy. Là une femme de dos, était assise sur l'un des fauteuils qui faisaient face au bureau. Il suffit d'une fraction de seconde a House pour reconnaitre la nuque de celle qu'il avait aimé a Mayfield.

Il s'arrêta et vu dans les yeux de Cuddy qu'elle ne semblait pas être au courant de cette précédente liaison. Reprenant son souffle et son aplomb, il s'avança vers elle pendant que Cuddy s'asseyait dans son fauteuil.

Lydia : Bonjour Gr…docteur House.

House : …

Il la regarda sans rien dire, sans trouver un seul mot a prononcer. A chaque instant il pensait qu'un seul regard aurait suffit a faire comprendre a Cuddy qu'il s'était passé quelque chose entre eux. Pourtant il n'avait pas de quoi se cacher. Cette liaison était ancienne et même si elle l'avait marqué, ils n'avaient jamais repris contact. D'ailleurs elle était marié, avait des enfants et s'était montré très claire face a l'avenir de leur relation, malgré leurs envies communes de continuer.

House : …Bonjour.

Lydia affichait un sourire malicieux, même si elle ne semblait pas vouloir exposer leur ancienne liaison face a la doyenne avec qui il paraissait proche. Elle n'était donc pas la pour le mettre dans l'embarras. Et de toute façon ca n'était pas dans son caractère.

Elle n'avait pas vraiment changé, ses cheveux semblait plus clairs, a moins que ce ne soit la lumière terne de Mayfield qui les faisaient paraitre plus sombre. Son air mystérieux et bienveillant était toujours sur son visage souriant, et comme a son habitude elle semblait sereine, et calme.

Cuddy : House, cette personne a besoin du meilleur diagnosticien, et jusqu'à présent c'est encore toi.

House : T…Vous êtes malade ? Vous semblez en forme pourtant. Vos yeux sont clairs, vous n'avez pas de cernes, votre bouche ne parait pas pâteuse, vos artères ne sont pas voyantes,…

Lydia l'observait comme on observe un génie en action. Sans un mot, simplement admirative de voir cet homme dans son travail de tous les jours. Elle ne le connaissait qu'en patient, en homme quai laisser montrer ses faiblesses, bien qu'attirantes, et cette supériorité soudaine montrait une autre facette du médecin qu'elle expérimentait pour la première fois.

Lydia : En fait, votre diagnostique est bon. Je ne suis pas malade…

House se retourna vers Cuddy, intrigué.

Lydia : Mais mon mari oui…

House : Ah je suis désolé mais je ne soigne pas jusqu'à Phoenix, c'est pas comprit dans mes notes de frais !

Cuddy : Qui t'as dis qu'ils venaient d'Arizona ?

House : ….Mais, c'est parce que ma perspicacité est sans faille, tu le sais bien !

Malgré ce rattrapage de dernière minute, Lydia avait bien remarqué qu'il se souvenait parfaitement de ce petit détail.

Cuddy : Son mari a été transféré dans ton service. Il est en chambre n°2. Voici le compte rendu de ses précédents diagnostiques.

House : Et mon avis tout le monde s'en fou ? Ce cas n'est peut-être pas intéressant, et puis je suis en consultation toute la journée. Désolé !

Il laissa le dossier sur le bureau de Cuddy, et s'avança vers la porte. Cuddy tenta de rassurer ce qu'elle pensait être une patiente lambda.

Cuddy : Euh…excusez-le, il fait ca tout le temps ! House !

Elle le rattrapa a la porte.

Cuddy : Qu'est-ce que tu fais ?

House : Bah j'allais partir, mais tu m'as rattrapé apparemment…du coup j'ai raté ma sortie théâtrale, mince !

Cuddy : Non mais qu'est-ce qui ce passe ? Tu préfères aller en consultation plutôt que de t'occuper d'un cas médical ?

House : C'est juste que je le sens pas…tu vois je…

Cuddy : House ! Je n'ai vraiment pas le temps aujourd'hui d'essayer de comprendre tes élucubrations, et de toute façon, je m'en fiche ! Alors prend ce cas, et occupe ton équipe qui est en train de se tourner les pouces !

Il la regarda fixement, espérant au dernier moment qu'elle céderait, mais rien ne laissa transparaitre dans le regard de sa patronne. Il roula des yeux, et se dirigea vers le bureau pour prendre le dossier cartonné. Lydia le regardait, son sourire toujours figé a ses lèvres, a la fois impressionnée par le changement de House qui acceptait l'autorité, et le caractère feroce d'une telle femme de pouvoir.

House : Elle me fait le coup a chaque fois ! Et le pire c'est au lit, une vraie tigresse !

Cuddy écarquilla les yeux, et Lydia laissa échapper un petit rire. Elle retrouvait enfin l'homme qu'elle avait connu a Mayfield. Un homme drôle et délicat.

Voyant que son humour fonctionnait toujours sur elle, il la regarda dans les yeux, et esquissa un léger sourire. Leger, mais tout de même perceptible au regard du Lisa.

Il prit le dossier et sortit du bureau, laissant derrière lui deux femmes qu'il avait aimé.