Titre : Masquerade

Chapitres : 2/10

Auteur : Foxx

Genre : Yaoi/Lemon/POV

Disclaimer : Aucun d'eux n'est à moi, c'est bien dommage. (Quoique je crois pas qu'il y ai la place chez moi 8D)

Note : Fic en POV des cinq membres de Gazette. Chaque membre "raconte" deux chapitres à suivre, à commencer par Reita.. J'espère que ça ne sera pas trop dur à suivre.


"Bonsoir Reita."

C'est ce que dit Ruki lorsque j'entre dans notre appartement; un large sourire illumine son visage et il se tient sur le pallier comme s'il savait que j'allais pousser la porte à ce moment précis. Mon petit chanteur a cette expression particulière qui ne présage rien de très catholique, un mélange de sadisme et un peu de joie enfantine et amoureuse de me voir déjà rentrer. La soirée ne sera pas de tout repos.

"Qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?" je demande en refermant la porte derrière moi, jetant vaguement ma veste blanche sur un fauteuil. Ruki jette un regard distrait à la table du salon, devant la télé allumée, elle est couverte de feuilles désordonnées sur lesquelles sont griffonnés quelques mots, parfois plusieurs phrases.

"J'ai rangéton désordre," répond mon bel amant avec un sourire moqueur, s'approchant de moi pour poser ses mains sur mes épaules; ce simple geste signifie qu'il exige une compensation pour son - je n'en doute pas - dur travail. "...Et j'ai essayé d'écrire aussi. Je vais m'y remettre... Tu as mangé ?"

Je secoue doucement la tête et nos regards se croisent, brillant d'une même lueur d'amusement et de désir et nous nous embrassons, ou plutôt, je l'embrasse, et c'est incomparable. Les lèvres de Ruki sont douces contre les miennes, amoureuses là où celles d'Aoi n'étaient que tendres, elles sont autoritaires et joueuses, passionnées et complices. Les baisers de mon beau guitariste brun sont séduisants; ceux de Ruki sont tout, tout ce que lui ne pourra jamais m'offrir, tout ce qui me fait perdre la tête. Je pourrais goûter la douceur et la fermeté de ses lèvres jouant avec les miennes une éternité durant, mais le baiser cesse finalement et je le regarde à nouveau, émerveillé de tout ce qu'il est capable de m'inspirer.

Je l'aime, tellement.

Et ce simple baiser, rien qu'une caresse de nos bouches et de nos langues m'a coupé le souffle, à tel point que j'ai inconsciemment crispé mes doigts dans son tee-shirt, et qu'il blotit son visage dans mon cou. Mes lèvres glissent le long de sa joue, y laissant la marque humide de leur passage, puis par jeu, je mordille doucement le lobe de son oreille. Ce geste le fait sursauter et rire; et je recule afin d'admirer son visage, me perdre dans la contemplation de ses yeux bleus avant de déposer une caresse sur sa joue, un baiser sur sa bouche tendre.

"Je vais me faire à manger," dis-je en souriant. Ruki hoche la tête, nous échangeons un dernier regard complice et il se laisse mollement tomber sur le canapé, mordillant son crayon au bout déjà bien abimé. Distraitement, je fouille dans quelques placards de la cuisine et grimace; il me reste à peine de quoi me préparer un sandwich... les aléas de la vie en couple avec un homme qui est autant capable que moi de cuisiner quelque chose de mangeable, je suppose.

Quelques minutes plus tard je me hisse assis sur la paillasse à côté du fourneau, un sandwich jambon-fromage à la main, près de la fenêtre et des lueurs colorées du coucher de soleil japonnais qui me parait ce soir bien mélancolique. Aurai-je des regrets...? ...Pourtant je ne me suis jamais senti coupable d'entretenir une relation avec Aoi... je sais qu'elle cessera un jour, que je ne pourrais pas continuer éternellement à tromper Ruki sans qu'il s'en rende compte, mais il m'est impossible de quitter mon beau guitariste brun maintenant. Aoi n'a certes pas besoin de moi, tout comme je n'ai pas besoin de lui, mais Aoi a besoin d'amour, et je suis le seul à avoir su le voir et à pouvoir entretenir ce jeu malsain... le temps qu'il faudra.

Ce bel homme aux yeux de jais est avant tout un ami, un de mes meilleurs amis et s'il a besoin de ça... Oh, je sais que je devrais refuser. Mais j'ai toujours eu un caractère à risques et tant que je peux gagner sur les deux tableaux - aimer Ruki et prendre soin d'Aoi - je le ferais. N'est-ce pas plus amusant ainsi ?

Je saute au bas de la paillasse de la cuisine avec un sourire et jette les restes de mon maigre repas pour retourner rejoindre Ruki dans le salon. Mon précieux petit chanteur est là, penché sur la table basse, il fredonne un air et je peux presque deviner son visage contrarié, concentré, même s'il me tourne le dos. Alors je m'approche sans un bruit, glisse mes doigts dans ses doux cheveux blonds et il lève la tête, me fixant de son regard enfantin et amusé... car Ruki a beau être le chanteur énergique et impulsif que tout le monde connait, il n'en reste pas moins attendrissant, fragile, adorable.

Ou peut-être est-ce moi qui le voit ainsi ?

"Tu as réussi à faire quelque chose ?" je demande en m'asseyant sur le canapé à ses côtés, le regard posé sur les feuilles couvertes de notes griffonnées dans la hâte de l'inspiration. Ruki soupire et hausse les sourcils, dubitatif, faisant nerveusement tourner son stylo entre ses doigts.

"J'ai une idée... Mais j'y arrive pas," dit-il d'une voix profondément contrariée. Il est tellement mignon ainsi, boudeur, le front plissé par l'exaspération et ses yeux bleus si doux animés d'une lueur de création; je l'attire contre moi sans même m'en rendre compte et dépose un baiser sur son front, le sourire aux lèvres. Ruki fait la moue et tente maladroitement de revenir à ses notes, tendant le bras pour attraper son stylo qu'il a laissé tomber sur le canapé mais je prends sa main dans la mienne, l'emprisonnant possessivement dans le cocon de mes bras pour capturer ses lèvres qui m'ont tant manquées.

"Ecris mon ange," dis-je avec un sourire, guidant ses doigts vers les feuilles souillées d'encre. Ruki hausse un sourcil mais se remet au travail, le visage concentré, sans plus prêter attention à mes bras qui l'entourent amoureusement. Attendrit par cette attitude si adorablement professionnelle, je glisse ma bouche dans son cou, y dépose de doux baisers légers mais brûlants d'amour, jusqu'à rencontrer le col de son tee-shirt et le serrer contre moi, passionnément. Mais mes mains ont besoin de le toucher, elles veulent sentir sa peau frémir sous les caresses et se glissent sur son ventre, ses hanches, les effleurant à peine avant de se poser contre ses cuisses.

"Ne Reita, je peux pas travailler si tu fais ça," murmure doucement Ruki, sans quitter ses notes des yeux. Je ris et embrasse ses lèvres alors qu'elles s'étirent en un sourire complice, teinté d'un peu de luxure; il n'a jamais été aussi beau qu'en cet instant, les yeux brillants d'amour et de désir. Ma bouche se pose sur sa tempe, son front et glisse dans ses cheveux blonds, me laissant humer leur doux parfum... allumant en moi la flamme d'un désir passionnel que seul lui peut faire naître dans mon coeur.

"Ecris mon amour," dis-je tendrement, les lèvres contre ses cheveux blonds. Mon ton chaud et suave le fait frissonner; et tandis qu'il devine déjà ce que je prépare, je m'éloigne de lui à regret pour m'agenouiller devant son visage. Nous échangeons un dernier regard, il ne dure qu'à peine un instant mais tant de choses se lisent dans nos yeux que mon coeur en bat plus vite. Désir, amour, passion, tendresse, et encore de l'amour, cet amour qui me ferait faire n'importe quoi...

Et je ne pense qu'à Ruki, oubliant totalement Aoi et ses manières si aguichantes, lorsque j'écarte doucement les jambes de mon amant. Il gémit, m'offrant sans résistance le trésor de son sexe déjà tendu entre ses cuisses, suppliant silencieusement un peu d'attention. Je suis penché sur lui, un sourire carnassier aux lèvres, les mains sur les cuisses de Ruki et son dos est courbé au dessus de moi... derrière moi résonne le subtil grattement d'un stylo sur le papier blanc, il écrit.

Pour combien de temps ?

Je remonte un peu ses jambes autour de moi, les posant sur mes épaules; le bruit de ses chaussures sur la table basse est accompagné d'un gémissement plaintif, désireux, suppliant. Ruki a les jambes écartées et relevées, il est entièrement offert et je sais que ce simple fait l'excite autant que moi, je le sens au son de la mine sur le papier qui s'affole, qui écrit vivement puis s'arrête, au son de sa respiration élevée. Enfin, je daigne déboutonner son pantalon, sans prendre le temps de le baisser complètement, pour dévoiler à l'air libre son sexe douloureusement gonflé.

Le soupir de satisfaction qu'il pousse alors devient un long gémissement de bien-être lorsque je referme doucement ma bouche autour de lui, caressant cette zone érogène si particulière tout au bout de l'objet de mes désirs. Mes lèvres parcourent la virilité de cet homme que je connais si bien, pinçant légèrement la peau à chaque zone sensible, jouant avec les points faibles et le désir de mon bel amant. Puis je laisse ma langue prendre part à ce jeu délicat qui fait gémir et trembler mon homme, elle goûte et savoure la peau du sexe gonflé et gorgé de désir qui lui est offert, laisse de longues trainées humides sur la peau et redécouvre la virilité de mon merveilleux amant qui a depuis longtemps cessé d'écrire.

"Reita... Je..." Sa phrase à peine débutée meurt entre ses lèvres en un long soupir lorsque ma bouche glisse aisément sur son sexe humide, l'enveloppant de sa chaleur tendre. Ruki se laisse tomber en arrière, le dos contre le dossier du canapé, apparement incapable de se maintenir assis plus longtemps; ses mains sont crispées sur mes épaules et ses paupières étroitement closes, le visage déformé en une expression de plaisir pur... si désirable...

J'abandonne à regret son entre-jambes, mes lèvres quittant doucement son sexe tendu après y avoir apposé un long baiser d'adieu. Prenant appuis sur le canapé à côté de lui, je me lève lentement, une main caressant toujours doucement sa virilité, pour me pencher sur lui. Ruki gémit et plonge son regard dans le mien, la bouche délicatement entre-ouverte, le souffle court. Ses yeux sont à la fois suppliants et interrogateurs, amoureux et enflammés, passionnés...

"Ruki, j'ai envie de toi," dis-je lentement, la voix rauque de désir. Ses lèvres s'écartent un peu plus, laissent échapper un gémissement, ses yeux se ferment et je sens son sexe durcir un peu plus entre mes doigts. L'instant d'après il me regarde à nouveau et son visage est sérieux; il sait ce que je veux et connait la valeur de ce que je m'apprête à lui offrir.

"Rei-chan," murmure-t-il doucement en caressant ma joue. "C'est la... première fois, ne ?" Je hoche doucement la tête et dépose un baiser dans son cou, savourant la tendresse fugace de cet instant d'amour. Ruki pose ses mains sur ma taille et me pousse à me lever, lentement, m'entraîne dans la chambre avec un sourire et me fait assoir sur le lit. Je suis déjà entièrement nu lorsqu'il revient un moment plus tard, posant un tube de lubrifiant et un préservatif sur la table de nuit.

"Ca va bien se passer," assure-t-il, mais je le sais déjà, c'est ce que je veux; j'ai besoin de m'offrir entièrement à lui comme jamais je ne me suis offert. Il s'assoit à côté de moi et esquisse un mouvement pour prendre les initiatives, interromput lorsque je l'allonge sur le lit, un sourire aux lèvres, je suis toujours capable de le surprendre... Je glisse mes mains le long de ses flancs, sans lâcher son regard et son sourire amoureux, puis dépose un baiser sur ses cuisses, ravis de le voir se cambrer légèrement lorsque je le touche.

"Laisse-moi le faire," dis-je avant de lècher lentement son sexe érigé. Ruki gémit à nouveau, ouvre la bouche pour protester mais je guide ses doigts entre mes lèvres, signifiant assez clairement ce que j'attends maintenant de lui.

"Ohh Reita..." souffle-t-il en saisissant à taton le tube de lubrifiant pour l'ouvrir d'un coup sec. Ses doigts tremblent mais il demeure calme lorsque sa main se faufile entre mes jambes placées de chaque côté de lui, lorsqu'il glisse doucement un doigt entre mes fesses. C'est une sensation étrange mais nullement désagréable de sentir Ruki en moi, je lui adresse un sourire rassurant et bientôt un deuxième doigt se glisse dans mon intimité, m'arrachant un doux gémissement partagé entre désir et satisfaction. Puis un troisième doigt rejoint les deux autres et ils bougent lentement, me caressent, étirent les délicates parois musculaires avec une douceur étonnante et touchante.

Mes yeux ne quittent pas les siens lorsque que ses mains m'abandonnent lentement, lorsqu'il prend le préservatif sur la table de nuit pour le glisser entre mes doigts. Nos mains s'effleurent et ce simple contact est comme une décharge électrique à mon pauvre corps entêté par le désir; j'ai tôt fait de préparer le sexe de mon amant, le recouvrant de lubrifiant avec des caresses provocatrices.

"Viens..." murmure alors Ruki, ses doigts encore lubrifiés caressant doucement mes flancs pour m'inciter à descendre mon bassin sur le sien. Je me mords les lèvres, intimidé par le désir brûlant et presque palpable qui s'est installé entre nous, par l'aisance naturelle de Ruki devant mes hésitations. Mais j'ai envie de lui, je veux sentir en moi cet amant qui me fait perdre la tête. Ce que je n'ai jamais cédé, je veux le lui offrir de tout mon coeur, je veux le faire maître de moi... et je baisse doucement mes hanches, gémissant au contact froid de son sexe lubrifié contre mon intimité.

Ruki ferme les yeux et pousse un long gémissement de bien-être à mesure que je descends sur lui, qu'il glisse en moi, lentement. Je me mords les lèvres plus fort, presque à en faire couler le sang; c'est tellement bon ! Il n'y a pas la douleur que je redoutais, seulement du plaisir, et encore du désir car nous sommes tous deux loin d'être satisfaits.

"Vas-y mon Reita," laisse échapper Ruki dans un souffle, caressant mon ventre. Je prends appuis sur le draps à ses côtés, avide de connaître à nouveau cette sensation inégalable que j'ai ressentie lorsqu'il est entré en moi. Mon bassin se soulève, un peu, je soupire en sentant son sexe glisser en moi et nous gémissons tous deux au premier mouvement de va et viens; lent et timide. Puis les doigts de Ruki se crispent sur mon bassin et se font plus possessifs à mesure que mes mouvements de hanches gagnent en vitesse, et toutes les pensées que je pourrais avoir dégénèrent en de longues plaintes de désir.

J'abaisse mon bassin contre le sien, toujours plus vite; le moindre de ses mouvements en moi m'arrache un gémissement de plaisir qu'il reprend ensuite en coeur. Ruki donne alors un coup de hanches entre mes jambes, son sexe touchant ce noeud de nerf si particulier et je crie, j'en veux encore ! Il bouge en moi de plus en plus violement, de plus en plus vite et je réponds à chaque va et viens brutal par un mouvement de bassin pour le laisser entrer toujours plus en moi, pour l'inciter à me faire à nouveau connaître cet avant-goût de l'extase.

"Reita... Je vais... bientôt..." murmure Ruki, la respiration haletante, affolée. Ses mots me font gémir et redoubler d'ardeur, je crie son nom en sentant une main se refermer sur mon sexe, je gémis sous ses caresses et je crie encore alors qu'il s'enfonce une dernière fois en moi, toujours plus fort. Enfin, il atteind l'orgasme et jouit en même temps que moi, faisant résonner dans la pièce un cri d'extase et d'amour où nos deux voix se mêlent.