BONNE ANNÉE ! J'espère que vous avez tous passé de bonnes fêtes. Voici un chapitre pour bien commencer l'année !

Merci à Cally-sama, Lunastrelle et Sissi-72me pour leurs reviews.

DISCLAIMER : Aucun personnage ne m'appartient, tout est à J. R. R. Tolkien, sauf Ellora, Hélène, Steve et cie.

Le texte qu'Ellora lit vers la fin du chapitre est la traduction française de la chanson « La prophétie » qui est chantée dans le CD de musique du film « La Communauté de l'Anneau ». Ce n'est pas moi qui ai écrit ce texte, mais je l'ai traduit du mieux que j'ai pu, de l'anglais au français.


Chapitre 2 :

Joyeux anniversaire !

Quinze ans plus tard

Terre, Angleterre, Bristol.

Ellora poussa un soupir. Quand est-ce que cette fichue pendule allait sonner ? Tout le monde en classe attendait, sagement assis devant son bureau respectif. Le professeur de mathématiques, impitoyable, leur imposait des exercices d'algèbre alors que dans quelques minutes, ce serait le début des grandes vacances d'été !

Tout en faisant tournoyer son crayon, la jeune fille se tourna vers la fenêtre de la salle, juste à sa gauche. Dedans, elle vit le reflet d'une jeune fille aux longs cheveux bruns, avec des reflets dorés. Lorsqu'elle était bébé, ses yeux étaient bleus. Mais en grandissant, ils avaient changé, passant du bleu sombre à la couleur noisette. Et il n'y avait pas que cela qui avait changé… Non, il ne fallait pas y penser !

Elle portait une jupe en jean, d'une veste dans la même matière avec un débardeur bordeaux en dessous, et des ballerines aux pieds. Ses cheveux étaient attachés en queue de cheval. Elle portait une bague au doigt, qui changeait de couleur selon son humeur. En ce moment, elle était grise, signe d'ennui.

Surtout pas. Dans moins d'une minute, elle pourrait sortir et rejoindre ses parents chez elle. Ils avaient prévu de passer les vacances en Floride, avec elle ! Le lendemain, une fois les derniers préparatifs bouclés, ils appelleraient un taxi. Les valises étaient déjà faites, les places d'avion réservées…

Soudain, la sonnerie retentit. Avec des hurlements de joie, les élèves jetèrent leurs affaires pêle-mêle dans leurs sacs et sortirent, tout en mettant maladroitement leurs sacs sur leur dos ou en bandoulière.

Toute contente, Ellora suivit le flot d'élèves. Elle sortit les oreillettes de son iPod de sa poche et, tout en continuant de marcher vers la sortie, mit la musique en marche.

Plusieurs élèves autour d'elle discutaient tout en se dirigeant vers la sortie, disant que cette journée avait été la plus longue de leurs vies, parlant de leurs projets pour leurs vacances…

Ellora s'éloigna de la foule et monta dans le bus. Ce dernier roula tranquillement à travers la ville, vers sa maison. Soudain, elle sentit quelqu'un tirer sur ses écouteurs jusqu'à les enlever. Elle se retourna et émit un soupir amusé.

« Parvati ! »

Il s'agissait d'une jeune fille indienne aux cheveux noirs, qui lui offrit un sourire malicieux. Elle était sa meilleure amie et se trouvaient dans le même groupe en cours de sciences et en technologie.

« Alors ? Contente d'être en vacances ? » dit Ellora, pour engager la conversation.

« Oh oui ! Et toi ? Ça fait quoi, d'avoir seize ans le jour où commencent les grandes vacances ? »

Ellora sourit. Son amie y avait pensé !

« Tiens. Joyeux anniversaire ! »

Elle lui tendit un paquet. Ellora ouvrit des yeux ronds.

« Oh ! Fallait pas… »

Elle l'ouvrit, et y trouva un beau carnet en cuir, à la couverture ornée de motifs de plantes et d'arabesques très jolis. Les pages étaient en papier artisanal.

« Comme ça, tu pourras y noter tout ce dont tu voudras me parler, pendant ton voyage en Floride », dit Parvati.

« C'est un magnifique cadeau… Merci ! »

Elle la serra dans ses bras, quand le bus s'arrêta. C'était son arrêt. Ellora embrassa son amie sur la joue puis descendit du véhicule en sautillant presque. Elle se dirigea vers la maison.

Lorsqu'elle entra, elle vit plusieurs valises posées sur le tapis, devant l'escalier menant aux chambres.

Elle monta à l'étage et vit sa mère, occupée à ranger des vêtements dans une autre valise. Son père apparut dans son dos, avec un rasoir à la main.

« Chérie, tu crois que j'aurai besoin d'un adaptateur pour brancher mon rasoir, à l'hôtel ? »

« Je ne sais pas. D'ailleurs, est-ce qu'on a encore des adaptateurs ? » dit sa mère, sans se retourner.

Ellora se râcla la gorge. Son père la regarda puis sourit.

« Alors, contente que les cours soient finis ? » dit-il en lui ébouriffant les cheveux, avant de retourner dans la salle de bains.

Ellora lança un regard en direction de sa mère, pencha la tête vers elle dans l'espoir qu'elle lui accorde un sourire, mais elle l'ignora, comme d'habitude.

Tristement, Ellora se dirigea vers sa chambre. C'était comme ça depuis près d'onze ans. Sa mère ne faisait plus attention à elle. C'était à peine si elle lui adressait la parole. Elle n'était pas froide ni méchante, mais elle semblait tout faire pour ne pas parler avec elle ou demeurer trop longtemps dans la même pièce que sa fille. Seul son père lui accordait de l'attention, que ce soit pour les réunions de parents, les sorties au cinéma, au zoo ou d'autres choses…

Ellora n'y comprenait rien. Pourquoi sa mère se comportait-elle ainsi ? Chaque fois que la jeune fille avait essayé de lui en parler, sa mère lui avait lancé un regard froid puis clairement expliqué qu'il n'y avait rien à expliquer, qu'elle avait d'autres choses plus importantes à faire et que la discussion était close.

La jeune fille laissa tomber son sac puis se jeta sur son lit et monta le son de son Ipod, espérant noyer sa peine dans la musique d'Enya.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle vit qu'il faisait nuit dehors. Elle regarda son réveil. 21 H 33. Flûte ! Elle s'était endormie ? La chaleur, sans doute. Son père avait dû la laisser tranquille, quant à sa mère, inutile d'y penser !

La jeune fille sauta du lit et se dirigea vers la cuisine. Son père avait laissé un post-it sur le frigo.

« Il reste deux sandwichs pour toi dans le frigo. À demain, bises, papa. »

Ellora sourit. Heureusement qu'il y avait encore quelqu'un dans cette famille qui faisait attention à elle. La jeune fille prit l'assiette de sandwichs et, une fois un bon verre de lait en main, remonta dans sa chambre. Elle venait de franchir la porte quand un bruit bizarre dans son dos attira son attention.

Curieuse, elle se retourna. C'était la porte du vieux bureau de sa mère. Il avait été fermé à clé quand elle avait cinq ans, et plus jamais personne ne l'avait ouvert depuis.

Ellora s'approcha de la porte en fronçant des sourcils. D'où venait ce bruit ? Soudain, ça recommença. Comme si quelqu'un frappait à répétition contre le bois de la porte, en bas, près du sol.

Surprise, Ellora recula, puis s'approcha de l'endroit où résonnait le bruit. Dès qu'elle posa la main à cet endroit, il y eut un déclic. La porte s'ouvrit.

La jeune fille se redressa et recula de deux mètres, la main sur le cœur. Elle courut dans sa chambre et prit sa raquette de badminton. Armée tant bien que mal, elle se dirigea vers la porte et, lentement, la pousa.

Elle vit que la pièce était vide. Il n'y avait rien ici, à part un bureau installé au fond, contre la fenêtre. Des araignées avaient tissé leur toile autour. Dessus était posé un vieux livre poussiéreux.

Soudain, un bruit de pas lui parvint au bout du couloir. Sa mère ! Vite, elle saisit le livre, referma la porte puis courut s'enfermer dans sa chambre. Le bruit de pas ne s'arrêta pas, il se fit plus fort puis lointain, jusqu'à s'éteindre avec le claquement de la chambre des parents.

Soulagée, Ellora s'assit sur son lit et posa le livre devant elle. Elle souffla dessus. Il était relié, avec une épaisse couverture en cuir brune. Et des lettres en or y étaient écrites dans une langue inconnue.

Bizarre.

Lentement, elle tendit la main vers le fermoir en argent qui le retenait. Il était splendide, une arabesque celtique parcourue de tiges de plantes aux feuilles émeraude.

Dès qu'elle l'ouvrit, un souffle de vent emplit la pièce, porteur du parfum de la forêt et du vent sauvage. Ellora eut un léger frisson, puis tourna la première page.

Au moins, le texte était lisible à l'intérieur du livre, écrit dans sa propre langue, quoique la police utilisée faisait très caligraphie moyennâgeuse.

Elle se mit à lire :

« Écoutez !
Ces mots sont pour ceux nés afin de mourir :
Un Anneau pour les gouverner tous
Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous
Et dans les ténèbres les lier
Héraut de la Mort
Pour trouver l'Anneau, amène-les tous
Et dans les ténèbres lie-les
Un Anneau pour les gouverner tous, l'Anneau unique.
»

Ellora sentit soudain sa main droite la brûler, comme si un fer chauffé à blanc l'avait emprisonné. Elle voulut crier, mais l'air sembla brusquement avoir quitté ses poumons. Elle se sentit tomber dans le vide et perdit connaissance.

XxXxXxXxXxXxXxX

Terre du Milieu.

Frodon n'y comprenait rien. Les arbres dans cette forêt étaient vraiment étranges. L'ambiance était sombre, l'air lourd et les grincements constants n'arrangeaient rien.

Sam et ses cousins le ressentaient aussi, tandis que tous les quatre marchaient à travers la forêt. Et souvent, le passage qu'ils prenaient dans la forêt était bloqué par un arbre imposant, qui semblait sorti de nulle part.

Ils faisaient alors demi-tour et prenaient un autre chemin, mais se retrouvaient alors bloqués à l'autre bout. Et quand ils revenaient sur leurs pas, un chemin apparaissait, comme si l'arbre s'était déplacé pour le dissimuler.

Cette forêt… C'est comme si elle avait son propre esprit ! pensa Frodon.

Ils finirent par s'arrêter, épuisés. En temps normal, à cette heure-ci, ils auraient dû attaquer la collation de onze heures, mais le lieu et la situation leur avaient coupé l'appétit. Ils se sentaient oppressés.

Merry se jucha sur un rocher pour se reposer, quand une curieuse odeur saisit son nez. Curieux, il se tourna sur son promontoire et cligna des yeux.

« Eh… Venez voir ! » dit-il.

Curieux, les Hobbits grimpèrent à ses côtés. Ils se figèrent également devant le spectacle qui s'offrait à eux.

En bas de la pente s'étendait une grande étendue d'herbe couverte de fleurs blanches, aux pétales éclatants de lumière. L'endroit dégageait une incroyable sérénité, au milieu de ces arbres menaçants et de cette brume. Et là, au milieu des fleurs, était allongée une jeune fille. Elle avait de longs cheveux bruns et portait de curieux vêtements : une veste sur une chemise bordeaux moulante, une jupe bleue dans un tissu rugueux comme la veste. La jupe s'arrêtait un peu après les genoux, et elle avait de drôles de chaussures aux pieds. Un sac à dos était posé près d'elle.

« Une elfe ? » murmura Sam.

« Non, un ange… » souffla Pippin.

Frodon ne dit rien, trop saisi par la vision pour répondre. Il finit par s'avancer, un peu hésitant malgré tout.

Il marcha à travers les fleurs jusqu'à se trouver près d'elle. Il se pencha et fut soulagé de voir que la poitrine de la jeune fille se levait et s'abaissait régulièrement.

Elle gémit dans son sommeil, puis finit par ouvrir les yeux. Elle regarda autour d'elle avec l'air surpris et perdu. Puis elle se tourna vers eux. Elle se figea. Frodon et les Hobbits retinrent leur souffle.


Et voilà ! Je m'arrête là. Eh oui, je sais, mais eh ! Dites-moi ce que vous en pensez, d'acc' ?