Disclaimer ; Et non, malheureusement je n'ai pas le cerveau génial de Terry pratchett et de JK Rowling, alors je vais juste leur emprunter leurs univers pour les secouer très très fort et voir ce qu'il en tombe.
Harry Potter était perdu dans la contemplation de son bol. Il se disait que cette année encore, le sort s'acharnait contre lui. Comme si être le centre d'attention de tous les années précédentes n'avait pas suffi, il fallait qu'il soit le seul à s'être évanoui devant les détraqueurs, et même Ron et Hermione n'arrivaient pas à lui remonter totalement le que son premier jour de classe s'était mal passé. En repensant au cours de divination et à la vision du professeur Trelawney concernant son destin funeste, Harry ne put s'empêcher un instant de frissonner. Bien sur, Hermione et le professeur MacGonagall avaient tempéré les propos du professeur de divination, mais Ron et lui savaient bien que le signe du Sinistros qui était apparu dans sa tasse de thé ne faisait que confirmer ce que Harry savait déjà : sa vie n'était destinée qu'au malheur. Devenir orphelin à 1 an et se retrouver confié à la garde de sa tante et de son oncle qui ne l'aimaient pas était déjà un mauvais départ, mais qu'en plus un groupe d'hommes et de femmes fasse tout pour le tuer sous prétexte qu'il avait éliminé le plus grand mage noir de tous les temps en résistant au sort qu'il avait lancé pour l'éliminer ne faisait que renforcer l'idée que sa vie était parfaitement injuste.
Il repassait dans sa tête les événements de la veille : en plus de la divination, le premier cours de soin des créatures magiques ne s'était pas bien passé non plus. Bon, c'était avant tout de la faute de Malefoy, mais il savait que le père de ce dernier n'en tiendrait pas compte et qu'il ferait tout pour faire renvoyer Hagrid, l'un de ses rares véritables amis, de son nouveau poste de professeur. Merlin, ce qu'il pouvait détester cette prétentieuse et hautaine famille!
Sa journée devrait se passer avec plus de calme aujourd'hui, vu qu'ils n'avaient ni cours de potion, ni cours de divination.
Harry ne savait pas s'il aurait été capable de supporter une fois de plus le regard méprisant et dégouté de Rogue sur lui pendant plus d'une heure.
Bref, Harry était d'humeur sinistre et les grumeaux du bol de porridge qu'il s'était servi, certain que rien d'autre ne passerait dans son estomac ce matin là, lui donnait l'impression que des yeux lui rendaient son regard.
CRAC !
Le bruit des portes de la grande salle se fracassant contre les murs en s'ouvrant violemment fit sursauter tout le monde.
Les professeurs bondirent immédiatement sur leurs pieds, baguettes brandies, prêts à riposter aux premiers sorts qui ne manqueraient pas d'arriver.
Le calme qui suivit le fracas ne dura pas plus de 2 secondes, puis une voix de femme retentit dans la grande salle.
« Que les dieux bénissent cette maison »
Le silence qui suivit cette déclaration fut assourdissant.
Une voix d'homme se fit alors entendre, si la grande salle avait connu son activité habituelle, nul doute que personne ne l'aurait entendu, mais dans ce silence de mort, elle retentit aussi surement que si l'individu en question avait lancé un Sonorus.
-Mais enfin, Madame Ogg, ce n'était pas la peine d'ouvrir la porte en donnant un coup de pied aussi fort !
- Ba, au moins, ils savent qu'on est là maintenant, ça sert a rien de vouloir être discret, alors autant soigner son entrée non ?
- Oui, mais enfin, on ne dégrade pas comme ça la propriété des gens sous prétexte qu'on veut attirer l'attention. Et puis je rappelle qu'on est entré pour demander notre chemin, pas pour déclarer une guerre.
- Faut vous détendre Monsieur le mage, dites vous qu'au moins, ils savent à qui ils ont à faire.
- Ouais, à quelqu'un qui sait pas utiliser une poignée !
- Non ! A quelqu'un qu'il vaut mieux pas énerver !
Harry ne savait pas quelle devait être sa réaction. Il détailla les deux personnes.
La première, celle qui avait visiblement ouvert la porte d'un violent coup de bottine ferrée, était une femme d'un âge vénérable, vêtue d'une robe noire qui avait du mal à contenir une silhouette grassouillette. Son visage était presque l'essence de celui des grand-mères, parcouru de rides qui se mouvaient à chacune de ses expressions. Elle portait sur la tête le traditionnel chapeau pointu, noir lui aussi.
Le jeune homme qui l'accompagnait était lui habillé d'une robe violette couverte de symboles occultes brillants, son visage était celui d'un jeune homme à peine sorti de l'adolescence et certaines rondeurs restaient visibles. Il portait, tout comme lui, une paire de lunettes rondes, mais ses yeux étaient marrons. Sur sa tête, un cône assorti à sa tenue laissait dépasser une masse de cheveux noirs et courts. Il tenait à la main un grand bâton de bois tordu qui faisait presque sa taille. Ces deux individus se regardaient dans les yeux, une sorte de défi dans le regard, bien que la vieille dame ait un grand sourire sur le visage et les yeux pétillants.
Harry voyait bien que derrière ses deux personnes se tenaient d'autres individus, mais ces deux là remplissaient l'encadrement de la porte de par leur présence. Il entendit alors la voix de Dumbledore s'élever dans la grande salle.
-Bonjour Messieurs Dames, puis je savoir à qui avons-nous l'honneur ?
Les deux personnes se tournèrent alors vers le professeur et chacun voulut parler en même temps.
-Maitr…
-Cogi …
Ils se regardèrent de nouveau en chien de faïence.
-Dites donc, Monsieur le Mage, ont vous a pas appris la politesse dans votre université?
Le jeune homme rougit, mais haussa les épaules et lui fit signe de commencer.
-Donc, comme je disais avant d'être interrompue, Maitresse Ogg, sorcière de Lancre.
-Et moi, c'est Cogite Stibon, professeur a l'U.I, reprit immédiatement le jeune homme sans laisser le temps à qui que ce soit de dire autre chose.
Harry se dit que son éducation parmi les moldus devait encore lui avoir fait rater des détails importants, vu qu'il ne connaissait pas d'endroit nommé « L'encre », mais que la sorcière avait dit ça comme si tout le monde se devait de savoir ce que c'était. Il se tourna vers Hermione, mais elle fronçait les sourcils, signe chez elle qu'elle réfléchissait dur, et que comme très très rarement chez elle, elle se trouvait devant une colle. Il se tourna alors vers Ron, mais celui-ci semblait lui aussi ne pas savoir de quoi les deux individus parlaient.
-Albus Dumbledore, directeur de cette école. Puis je savoir à quoi nous devons l'honneur de votre si délicate entrée ?
-Euh…pourriez vous nous indiquer la direction d'Ank-Morpork, ou à défaut, celle du Corus Celesti ? Demanda aussitôt le dénommé Cogite Stibon.
-Je suis désolé de l'admettre, mais je ne connais pas ces lieux.
-Ah ? Euh…
-Bon, on est où ici ?
La nouvelle voix qui venait de s'élever de derrière les deux personnages louches, elle n'était pas froide, non, elle donnait simplement l'impression que l'hiver était un peu en avance cette année.
Les deux autres s'écartèrent par réflexe pour la laisser passer. Elle balaya la salle d'un regard bleu et glacial accordé à sa voix.
La figure qui entourait cette voix était définitivement plus lisse que celle de la première sorcière, mais ses fines lèvres pincées, son chignon de cheveux blancs aussi serré que celui du professeur McGonagall, et sa façon de se tenir d'une posture si droite qu'un fil à plomb aurait donné l'impression d'être avachi.
Les yeux de la femme se posèrent finalement sur son directeur et semblaient ne plus vouloir le lâcher.
-Vous êtes à Poudlard, la plus grande école de magie d'Angleterre. Déclara alors simplement le professeur.
-Euh…intervint alors de nouveau le jeune homme à lunettes, c'est situé où sur le Disque exactement ?
-Le quoi ?
-Le Disque, vous savez ? Le monde sur lequel on vit ?
-J'avoue que je suis un peu perdu par votre question, répondit avec une pointe de malice le directeur.
Tous se mirent alors à entendre une espèce de litanie, comme un murmure a voix basse, et le silence qui régnait de nouveau dans la salle permit au survivant de finalement comprendre qu'il y avait un sens à celle-ci.
-J'le savais….je le savais…ben évidemment que quand y'a un incident majeur, c'est pour moi…j'aurais pas pu rester tranquille dans ma chambre hein ? Meuh non, « faut que Rincevent vous accompagne » ! ..Saleté de Destin, il aurait pas pu me foutre la paix pour une fois non ? J'lui ai sauvé la vie quand même… Et pis c'est pas comme si ça allait être simple de rentrer…me faire carrément basculer dans un autre univers, rien que ça ! Manque plus qu'une fin du monde se prépare, et tu vas voir que je vais être encore en plein milieu….je hais ma vie…non, c'est pas vrai, je déteste pas ma vie, j'y tiens, je déteste simplement son mode de fonctionnement… Je veux juste rester tranquillement dans mon coin, vivre peinard, avec si possible un plat de pommes de terre et un grand bol d'ennui…pourquoi ?...Pourquoi toujours moi ?
C'est à peut près à ce moment là que le fantôme du baron sanglant décida de faire son apparition derrière le groupe.
Un chat gris surgit aussitôt pour essayer l'attraper et tomba sur l'épaule du marmonneur.
Le cri qui s'en suivit glaça d'effroi la moitié de la salle, et Harry vu une sorte de silhouette rouge et brillante passée en trombe à travers la pièce.
