- Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda Hermione, incrédule.

- Je te retourne la question, sang-de…

- Stop, l'interrompit-elle.

Elle le prit par la manche, s'excusant auprès de la petite fille, et le tira dans une pièce adjacente.

- On vient à peine de se retrouver, et tu m'entraines déjà dans une pièce à l'écart, fit-il remarquer plein de sous-entendus.

- Malefoy ! Tu calmes tes ardeurs, fit-elle en le lâchant, et surtout, tu ne m'insultes pas en présence d'enfants ! Interdit. Ils sont déjà assez malheureux comme ça.

- Tu travailles ici ? Je ne t'ai pas vu pendant les deux jours où je...

- Non je ne travaille pas ici, je tiens une… En fait, je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça. Mais… Ivory est ta … ta… fit-elle, n'arrivant pas à dire ce mot, n'y croyant pas.

- Ma fille, oui, déclara-t-il. D'ailleurs je crois qu'elle m'attend.

A ces mots, il sortit de la pièce, en laissant derrière lui une Hermione déboussolé. Elle reprit ses esprits après quelques minutes, et sortit de la salle comme si de rien était. Elle chercha Ivory des yeux, et ne la vit pas. Elle ne vit pas son père non plus. Alors qu'elle s'approchait de son petit protégé, les deux femmes chargées de la surveillance l'appelèrent.

- Alors ? demanda la première.

- Elle l'a prit carrément dans une pièce à part, je t'avais dit qu'elle allait tomber sous le charme, ajouta l'autre.

- Vous n'y êtes pas du tout, fit-elle se renfrognant.

- Allez Hermione, raconte ! Fit Elsa, intéressé.

- Je le connais, fit-elle en repensant au fait qu'il se tenait dans cette même pièce quelques minutes plus tôt.

- Oh ! C'est un ami de longue date alors ? demanda Clara.

- T'aurais pu nous le présenter avant au lieu de te le garder, fit Elsa en rigolant.

- Ami, c'est pas le mot.

- Comment ? demandèrent-elles d'une même voix, ne comprenant pas où leur interlocutrice voulait en venir.

- Pour faire simple, il me déteste, je le déteste, on se déteste, souffla-t-elle.

- Ah… Comment ça se fait ? demanda Clara.

- Vieille histoire, se contenta t'elle de répondre.

Elle salua les filles, puis les enfants et en particulier le petit Cody qui ne voulait pas la laisser partir. Au bout de 10 minutes à lui dire qu'elle reviendrait le lendemain, en raison de l'anniversaire du petit garçon, elle se défit de son emprise et sortit bien vite de l'hopital. Il était aux environs de 19 heures alors elle décida de faire un tour pour s'aérer l'esprit. De toute façon, personne ne l'attendait chez elle.

Elle ne put s'empêcher de penser à celui qui l'avait traitée et dénigrée pendant presque 7 ans, qu'elle n'avait pas vu depuis environ 7 ans, et qui réapparait dans sa vie en tant que père de famille. Avec qui pouvait-il être marié ? Et que faisait-il dans la vie ? Elsa et Clara ne comprendraient pas, c'est pour ça qu'elle ne leur avait pas expliqué qu'elle avait à la même école de magie. Après tout, elles étaient moldus. D'ailleurs, que faisait Drago Malefoy, ancien Serpentard et anti « sang de bourbe », comme il les appelait, dans un hôpital moldu ? Avait-il changé ? Lui ? C'est vrai qui lui avait paru moins froid … Peut être que c'est l'arrivée de sa fille qui l'avait réveillé.

Hermione était à présent devant son appartement, situé dans une rue adjacente à celle de sa bibliothèque. Elle était très contente de son achat, et cet appartement convenait parfaitement à une jeune femme célibataire et à son chat. Elle avait même une chambre de trop, mais bon elle n'allait pas cracher dessus. Elle enleva sa veste, posa son sac et mis ses pantoufles. Elle se força à ne plus penser à cet homme, qui faisait parti de son passé et qu'elle n'allait plus jamais revoir.

Elle eut du mal à s'endormir ce soir, trainant longtemps devant sa télé avant de rejoindre son lit et de rejoindre les bras de Morphée malgré les draps froids.

La jeune fille se réveilla, déjeuna vite fait et s'habilla. Il était 11h, quand elle fut enfin prête. Elle prit un sac, et sortit de son appartement. Elle se dirigea vers une petite ruelle, où elle transplana. Elle arriva à Godric's Hallow, juste devant la maison de ses deux meilleures amis. Elle tapa à la porte, et quelques minutes plus tard Harry lui ouvrit, content de la voir.

- Mione ! Je savais pas que tu venais aujourd'hui, fit-il en l'enlaçant. J'suis content de te voir fit-il en la laissant passer et en refermant la porte derrière elle.

- Je avais envie de venir voir mes meilleurs amis, alors j'suis passée. Mais si je dérange je…

- Arrête Mione ! fit une voix féminine, d'un ton sévère. Tu sais très bien que tu déranges jamais !

- Oh, c'est gentil Gin', fit elle en la prenant dans ses bras.

- Ne te mets pas dans des états pareils s'il te plait, la supplia Harry.

- Oh, Harry. Arête donc de t'inquiéter, lui répondit-elle, compatissante. Je vais bien, et le bébé aussi.

- Alors, tu en es à combien de mois ? demanda-t-elle en regardant le ventre légèrement arrondit de sa meilleure amie.

- Bientôt 4, fit-elle tout sourire.

- Et où est donc ce petit monstre de James ?

- A l'étage, il joue. D'ailleurs, je vais l'appeler, ça fait longtemps qu'il n'a pas vu sa tata, fit Harry en montant à l'étage.

- Tu veux manger ici ? demanda Ginny en se dirigeant vers sa cuisine, Hermione sur ses talons.

- Bah, je ne veux pas déran…

Elle s'arrêta en voyant la mine sévère de son amie. Elle esquissa un sourire et reprit :

- Comme tu veux.

- Alors oui, conclut-elle en souriant.

- J'peux faire quelque chose pour t'aider ?

- Tu n'as qu'à mettre la table, si tu veux bien. Tu te souviens encore où se trouvent les assiettes ? demanda-t-elle, un sourire taquin aux lèvres.

Alors qu'elle s'affairait à mettre la table, elle sentit quelqu'un lui tenir la cuisse.

-Bonjour James, fit-elle en posant ce qu'elle tenait dans ses mains. Comment vas-tu champion ? lui demanda-t-elle en le prenant dans les bras, et en lui déposant un baiser bruyant sur la joue.

- Vais bien, fit-il, en lui faisant lui aussi un bisou bruyant sur la joue. Tu sens bon tata, ajouta-t-il, enfouissant la tête dans la nuque de sa tante.

- Merci, c'est gentil, lui répondit-elle

Elle le reposa par terre, et lui ébouriffa les cheveux avant qu'il ne parte en direction de la cuisine.

- C'est fou comme je l'aime celui-là, souffla Hermione en s'installant à table, le sourire aux lèvres.

- Il est aussi charmant que son père, n'est-ce pas ? fit Harry en s'asseyant à côté de sa meilleure amie.

Elle rigola, et le regarda dans les yeux.

- Espérons qu'il n'est pas sa modestie.

Ginny arriva au même moment, le plat de pâtes dans les mains, et son garçon derrière elle. Elle l'installa sur une chaise à ses côté, et le servit. Ensuite, elle passa le plat à Hermione, et s'assit au côté de son petit ami.