Chapitre 1
Du sang, du sang partout. Il y en a tellement. Ivy est morte, Jenks est mort, Kist est mort, et je le vois. Leurs trois corps éparpillés dans la pièce me le prouve. Il y à quatre personnes, mais qu'une vie. La mienne. J'ouvris les yeux, remerciant le ciel de m'être réveillé avant que le cauchemars ne devienne encore plus glauque. C'est alors que je localisai une odeur que j'espérais ne plus jamais sentir alors qu'elle provenait d'une personne, sauf Ceri bien sûr, celle du vin et de la cannelle. Je fis un tour rapide de la chambre et ne remarquai rien de changé. Je baissai alors le visage vers ma main et, dieu merci, ma bague était encore là. C'était celle que mon père m'avait donnée, afin de cacher mes tâches de rousseurs. Je me levai, déjà lasse de la situation à venir, mais prête pour botter des culs elfiques. J'attrapai ma robe de chambre rouge qui arrive à mi-cuisse, étant habillée que d'un débardeur et d'une culotte. Je me rendis dans la cuisine, où je trouvai les deux intrus, non trois. Tiens, c'est la première fois qu'il prend la peine d'emmener ses deux gardes du corps. Je les détaillai tour à tour. Trent, était une fois de plus, vêtu d'un complet à mille dollars, les mêmes yeux verts et les mêmes cheveux hypnotisant d'un blond quasi translucide. Tout à fait. Hypnotisant, car une fois qu'on les à regardés, on ne peut plus détacher notre regard de ceux-ci. Quen avait les mêmes yeux verts que son patron, mais beaucoup plus foncés, les cheveux d'un brun très foncés, je le trouve sympathique, enfin, quand il ne se plie pas aux quatre volontés de son patron. Jonathan, lui, et bien c'est big foot. Si, si, il est beaucoup trop grand pour être réelle et avec cette lueur sadique dans les yeux, je ne peux que le haïr. Ce sont des elfes, mais ça c'est un secret. Cette race est supposer avoir disparu en même temps qu'une partie des humains.
Je soupirai, puis allai me chercher un mug dans l'armoire. Je faillis prendre celle que Ivy avait fait imprimer pour l'agence de Charme Vampirique, mais me ravisai, ne voulant pas faire remonter de mauvais souvenir. Je partis la machine à café et me retournais vers mes invités impromptus.
- Que me vaut le déplaisir de votre visite à cette heure...
Je regardai l'horloge au mur. 8:34. Bon sang, ils ne savent donc pas qu'une sorcière dort, à cette heure-ci.
- Disons, matinale.
Ce fut Trent qui parla en premier.
- Matinale?
- Écoutez, il est 8:30 passé et une sorcière dort à cette heure-ci, dis-je d'un ton irrité.
Un sourire étira les lèvres de Jonathan, à l'idée de m'avoir tiré de mon doux sommeil. Peu importe la façons qu'il peut me blesser, il le fait avec plaisir.
- Bon, que me voulez-vous?
- Je voulais vous parler de l'acte téméraire, mais stupide, dont vous avez fait preuve il y à moins de deux semaines, dit-il, tel une accusation.
Je soupirai. Décidément, il était exaspérant.
- Et j'imagine, que vous ne voulez par repassez dans à peu près, hmmm, sept heures?
- En effet.
- Bon, eh bien, qu'on en finisse, fis-je en m'asseyant sur la chaise devant lui.
C'est fou. Je me sentais comme une invité, même si j'étais chez moi et que, techniquement, c'est lui l'invité, quoi que non-désiré.
- Premièrement, je tiens à vous dire que je suis fou de rage, lâcha-t-il tellement doucement, qu'il aurait pu parler du beau temps, mais je l'ai déjà vu parler de meurtre avec la même tête.
- C'était à prévoir, grognais-je.
Ce fut à son tour de soupirer.
- Rachel, vous avez ruiné mon mariage. Désormais, elle ne veut plus me voir.
- Vous ne l'aimiez pas. C'est plutôt une bonne chose, non? tentais-je.
- Certes, mais il était prévus que l'on se marient depuis longtemps.
- Mais je m'en fou de ça! Ce que je veux savoir, c'est pourquoi il y à trois elf dans ma cuisine à une heure aussi indécente!
Ma voix avait augmenter à force que ça allait. À la fin, je criais.
- Calmez-vous, Mlle Morgan, dit doucement Quen.
- Me calmer!
- Ou nous devrons vous y obliger, dis doucereusement Jonathan.
Je le regardai droit dans les yeux, et su immédiatement qu'il le ferait. Et merde, ce type était vraiment effrayant, mais ce n'est pas aujourd'hui la veille que j'allais lui faire savoir. Je me retournai vers Trent et lui dit calmement:
- Qu'est-ce que vous me voulez?
Il sourit, sachant clairement que j'étais à bout. La machine à café, s'arrêta et je me levai, pour me verser un bon café et être en mesure de penser un peu plus intelligemment. Je me calai contre l'îlot centrale, préférant clairement ne pas rester assise avec lui dans ma cuisine.
- Comment avez-vous su que nous étions là, nous n'avons pourtant pas fait de bruit? me questionnaTrent.
- Je me suis réveiller, comme ça, et j'ai senti votre odeur, répondis-je en prenant une longue gorgée de ce liquide divin.
- Notre odeur?
- Oui, vous sentez la cannelle et le vin, on passe difficilement à coter.
- Pourtant, on à réussi à rester caché, pendant un peu plus de quarante ans.
- Ouais bon, une fois qu'on sait, je veux dire.
Il acquiesça et se leva, me rejoignant, par la même occasion, mais restant tout de même à un bon mètre de moi. Il accrocha son regard au mien, m'empêchant ainsi de détourner le regard. C'était une bataille, et il me savait trop fière pour le laisser gagner.
- Je ne me répéterai pas éternellement, Trent, dites-moi ce que vous voulez, lâchais-je, sans toutefois regarder ailleurs.
Il soupira, mais ne lâcha pas mon regard. Il allait me le dire sans détour, j'avais gagnée. Maintenant, reste à savoir si c'était une bonne chose et à voir sa tête, ça n'allait pas me plaire.
- Vu que vous avez ruiné mon mariage, je crois qu'il est juste de dire que vous devriez être celle qui remédie à mon célibat.
- Pardon? Et qu'est-ce que vous voulez dire, exactement?
Je fronçai les sourcils, je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que la situation dérivait vers quelque chose que je n'allais pas aimer. Mais bon, venant de Trent, ce n'est jamais quelque chose que j'aime.
- Vous allez prendre la place d'Ellasbeth.
- Quoi!? Vous vous êtes cognez à la tête? Et puis vous vous êtes marié avec Ellasbeth parce qu'elle était une elfe et que vous pourriez avoir des enfants valides, hors, je suis une sorcière!
- Vous savez que les elfes et les sorciers viennent de l'au-delà, non?
Je tiquai. C'était vrai, on a prouvé, il n'y a pas longtemps, que les sorciers venaient de l'au-delà. C'est une des raisons pourquoi les autres outres nous voient comme des créatures à part et que les humains, eux, ont tendance à nous voir comme des démonistes, enfin, pour les plus imbéciles.
- Oui, je sais cela, dis-je sèchement.
- Bien, vus que vous, sorciers, avez quitté avant nous, nous ne pouvons nous reproduire qu'avec celles qui sont étroitement liés à l'au-delà.
- Il y en à qui sont beaucoup plus liés à cet endroit que moi, répliquais-je.
- Je ne veux pas me marier avec une adepte de la magie noire, Rachel. Et vous êtes plus liée à cet endroit que vous ne le croyez.
Que voulait-il dire par là? Avant il y à un an, je n'utilisais quasiment pas la magie des lignes et le fait que mon sang attise le magie démonique, ne me semble pas être un lien assez fort. Il me cache quelque chose d'important. Ça m'a rendue curieuse et de mauvaise humeur et le pire c'est qu'il le savait. Je suis sure que ça le fait bien marrer de me voir dans ce genre de situation.
- Comment ça, plus liés que je ne le croit, fis-je amèrement.
Il ne dit rien et continua à me regarder. Finalement, il se détourna et se rassis où il était quelque minutes plus tôt. Il me fit un sourire froid et je su immédiatement que la situation allait tourné à son avantage et juste comme il la voulait.
- Ça, c'est une autre discussion.
Je vis du coin de l'œil, Quen mettre sa main dans sa poche et en sortir un pistolet comme le mien. Il devait contenir des charmes. Ils allaient essayer de me kidnapper! Je vis aussi une petite boule de poil orange qui se faufilait dans la cuisine et s'assoit directement entre les jambes de Trent. Rex. Stupide chatte. Elle aime tout le monde, sauf moi. Tout le monde peuvent la prendre, tandis que moi, je n'ai droit qu'à c'est regard vitreux. Elle se laisse même prendre par un démon et c'est pas le plus gentil, c'est la plus folle Newt.
Trent se pencha et prit la petite idiote de chatte qui se mit immédiatement à faire se bruit obscène qu'est le ronronnent. C'est dommage, son beau complet de travail va être recouvert de poil de chat, mais compter pas sur moi pour le lui dire. Il commença à la caresser et la gratter derrière l'oreil tout en me regardant. Il dut se voir sur mon visage, mon mécontentement, car il sourit et demanda:
- Jalouse?
Je me demande si il se rend compte que ses propos sont parfois très pervers. Par exemple, là, il aurait pu dire que j'étais jalouse parce que je voulais prendre la place de la chatte et qu'il me caresse.
- Ne prenez pas trop la tête, la derrière fois c'était un démon qui la faisait ronronner.
Il leva un sourcil interrogateur. Non, il va falloir qu'il pose la question de vive voix. Il poussa un petit soupir exaspéré.
- Nous sommes dans une église, non?
- Oui.
- Alors comment a-t-il pu la prendre?
- C'est la folle qui l'a désanctifié, Newt. Celle-là est complètement déjanté.
- Hm, bon, si on revenait à nos problème, dit-il.
Je reniflai dédaigneusement et lui jetai un regard désapprobateur. Je pris une gorgée de café et mon esprit sembla plus clair tandis que je lui lançai mes plus belles réparties.
- Il n'y a pas de problème, vu que je ne prendrai pas la place de Ellasbeth.
- Rachel, ça pourrait être facile et même, qui sait, beau. Si seulement vous arrêteriez de vous débattre contre moi.
- Si je ne me battrais pas, je ne serais pas moi!
- Rachel, dit-il en captant mon regard, nous allons nous marriez et vous prendrez votre rôle de femme intégralement et le plus sérieusement que possible, fit-il doucement.
Après cela, je crois bien que Quen à appuyé sur la gâchette, car tout était noir. Comme ça, Trentne vas pas laissez tomber, bien, car moi non plus. Il est hors de question que je me marie à un seigneur de la drogue, salaud, meurtrier à ses heures, arrogant d'elfe! Je cherche le danger, mais pas à ça point là, enfin je crois. Et je l'espère.
