Disclaimer : JKR est à l'origine de tout…je ne fais que rêver le reste
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2. Ironie du sort
C'est le dernier samedi de juin, le jour des grandes vacances. Depuis ce matin Lily est toute excitée à l'idée de revoir ses frères, avec qui elle se chamaille pourtant souvent. Elle s'ennuie, seule avec nous à la maison.
Je lance négligemment que je ne pourrai peut-être pas les accompagner à la gare, tout à l'heure, j'ai du travail en retard.
Ginny s'étonne :
- Tu ne vas pas chercher tes fils à la gare ? Ils vont être déçus, surtout Albus !
- Mais tu peux y aller seule, non ?
- Avec tous les bagages à ramener ? Merci bien !!
- Bon, OK. Je m'arrangerai.
Quand on se retrouve sur le quai 9 ¾, on rejoint naturellement Ron et Hermione, et on bavarde, tranquillement. On partira quelques jours ensemble en août, en Italie, à Florence. Hermione veut absolument initier les enfants à la peinture de la Renaissance. J'aurais préféré de la plongée sous-marine, mais soit. On adore partir tous ensemble, comme une grande famille.
J'aperçois au loin les volutes de fumée, et je souris. Mais lorsque le train entre en gare, mon cœur se serre…tellement de souvenirs, et pas que des bons.
Chaque été était un long supplice, chez ma tante. J'y pense encore maintenant, et je serre la main de Lily un peu plus fort. Tellement de solitude…
Rien ne me séparera de mes enfants.
Dans la cohue, j'aperçois la tête de James, qui se dirige vers nous, fier, souriant. Il dépasse d'une bonne tête ses copains de classe, c'est le sportif de la famille. Il crâne devant les autres et ne veut pas que je l'embrasse, mais je sais qu'il est très heureux de rentrer.
Immédiatement il se lance dans le récit de ses exploits au Quidditch, que j'écoute d'une oreille distraite. Heureusement Ron l'écoute attentivement.
Où est Albus ? Je fronce les yeux, à sa recherche. Evidemment, il est sans doute perdu dans le flot, parmi les plus jeunes.
Une légère appréhension m'envahit. Enfin, je l'aperçois qui discute, au loin. Avec qui ? Il tourne la tête vers nous, et reprend sa discussion. Je commence à m'impatienter…
Enfin, il se dirige vers nous en courant, en traînant sa lourde malle derrière lui, brinquebalante.
Il saute dans les bras de sa mère, puis dans les miens, puis nous demande, surexcité :
- J'ai été invité chez un copain pour les vacances, je peux y aller, dis maman ?
- Quoi ? mais il t'a invité quand ?
- Tout de suite, là, dans le train…dis, je peux y aller ?
- Attends, et ses parents, ils en pensent quoi ?
- Tiens, tu leur demanderas, ils arrivent.
Qui a dit que parfois le hasard nous assassine ?
Bien sûr, le garçon qui se dirige vers nous, c'est Skorpius. Accompagnés de ses parents. De sa mère, plutôt, qui se présente très gentiment à nous. J'apprends qu'elle s'appelle Isadora. Elle est charmante, très souriante, et je sens que le courant passe tout de suite avec Ginny. Elles bavardent, très complices.
Lorsque Draco s'avance à son tour, Ron recule et je me fige. Hermione le salue presque naturellement, mais je la sais tendue. Seules nos épouses n'ont pas l'air de se rendre compte de l'incongruité de la situation.
On se serre la main, rapidement, sans vraiment se regarder. Il se recule à nouveau et baisse la tête. On ne se parle pas.
De toute façon, on sait bien que ce sont nos épouses qui vont organiser, ou pas, le séjour.
Que notre sort est entre leurs mains. Je déglutis difficilement. Ron me parle, mais je ne l'écoute pas. J'ai les oreilles qui bourdonnent, je fixe un train au loin.
Nos enfants chuchotent, complices. La tête blonde et la tête brune. On leur jette parfois un coup d'œil, gênés, mais on continue à s'ignorer. Hermione nous observe, sourcils froncés. Se doute-elle déjà ?
Comme je le craignais, au bout de quelques minutes, devant l'insistance des enfants, elles acceptent :
- Mais vous êtes sûre que çà ne va pas vous faire trop de travail ?
- Non, au contraire, çà mettra de l'animation. Skorpius s'ennuie souvent, chez nous. Et on a beaucoup de place…ce sera bien pour eux, je pense. Ne vous inquiétez pas…
Finalement rendez-vous est pris, pour mi-juillet, chez eux. J'ai mal à la tête. Je les salue rapidement, d'un signe de tête.
Nos fils se font des grands signes de la main. Je ne me retourne pas.
Quand enfin tout le monde embarque dans la voiture, j'interroge Albus :
- Mais je croyais que tu ne t'entendais pas avec Skorpius ?
- Oui, mais là, dans le train, il m'a prêté son Ouija, et on a joué ensemble. On s'est super bien entendus. Super, non ?
Je lève les yeux au ciel :
- Tu risques de ne pas beaucoup te marrer, chez les Malfoy !!
- Harry, arrête…Elle a l'air très bien, la mère de Skorpius…ce sera une bonne expérience pour Albus, d'être à la campagne…
- En tout cas, si çà ne se passe pas bien, ne compte pas sur moi pour aller te chercher !!
- Non mais c'est fini, cette paranoïa ? Si çà ne te plaît pas, fallait pas dire oui, grommelle Ginny.
- Je ne me souviens pas avoir dit oui…je n'ai rien dit du tout !!
- Mais c'est pas croyable que toutes ces années après, tu détestes toujours tellement Malfoy !! c'est inouï…
- Pas du tout…
- Si ! Et tu le sais très bien. Je crois que sa famille a payé suffisamment cher pour leurs erreurs. J'irai chercher Albus si çà ne va pas. Il est temps de finir cette guerre.
Justement, je ne demande pas mieux que de rompre toutes relations entre nous, seule manière à mon avis de finir cette guerre.
J'ai déjà eu du mal à oublier ce qui s'est passé il y a trois mois. Mais comment lui expliquer ? Je suis condamné au silence.
La seule chose qui me rassure c'est que lui non plus n'avait pas l'air ravi.
Tout cela n'était qu'une grossière erreur, on le sait bien tous les deux.
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Le 10 juillet, on embarque, les enfants et nous, en direction du manoir Malfoy. Albus restera une semaine, et nous un week-end…encore une idée de nos femmes, pour que la séparation se fasse en douceur.
Je ne comprends pas : il vient de passer un an à Poudlard, il peut bien passer une semaine seul !!
Je soupçonne des manœuvres de Ginny et Isadora pour rapprocher les anciens ennemis.Si elles savaient…
Quand Ginny m'a informé de ce week-end, j'ai piqué une colère terrible, et depuis nous sommes en froid, tous les deux.
Je crois que c'est la première fois qu'on est fâchés si longtemps. D'habitude on se réconcilie vite sur l'oreiller, mais là…le malaise persiste car je pressens que c'est parce que nous ne sommes pas totalement honnêtes l'un envers l'autre.
Je sais qu'elle ne veut que mon bien, qu'elle s'imagine que c'est une bonne chose de réunir nos familles. Mais elle ne comprend pas qu'en fréquentant les Malfoy c'est exactement le contraire qui va se produire. Comment lui expliquer qu'on court peut-être à la catastrophe ?
Je suis condamné à me taire, et çà me ronge.
Mais aujourd'hui j'ai décidé de ne pas m'inquiéter.
Il ne se passera rien. Il ne peut rien se passer. C'était juste une folie passagère.
En conduisant je m'interroge pourtant.
J'avais mis cette …histoire de côté, j'ai tout fait pour l'oublier, pendant trois mois. J'ai chassé avec opiniâtreté tout pensée dangereuse, avec succès.
Juste peut-être des yeux gris parfois, dans mes rêves…Des flashs gênants, à certains moments. Mais je lutte contre çà, et cette bataille, je vais la gagner.
Le passé ne rattrapera pas le présent, et le présent, c'est la vie que je veux. La vie que j'ai.
Mais là, tout en écoutant la radio et les chamailleries des enfants distraitement, sur cette route qui mène au manoir Malfoy, les interrogations ressurgissent : que s'est-il passé réellement ?
Pourquoi ai-je autant insisté pour le revoir ?
Pourquoi ai-je eu subitement envie de lui, si violemment ?
Je me laisse doucement porter par la conduite et la musique, et je revois le début de la scène en pensée, pour la première fois depuis trois mois.
Seulement le début, car la suite, je ne veux même pas l'évoquer.
Comment est-ce qu'on en est arrivés là ? Quel a été le déclic ?
Notre discussion ? Nos excuses ? L'alcool ? Les fourmillements de la baguette ? Les souvenirs communs ? Et si oui, lesquels ? Une image me vient à l'esprit. D'un coup je me rappelle notre fuite le jour de la bataille de Poudlard, quand je l'ai sauvé des flammes…
Je me souviens de nos mains qui glissaient quand j'essayais de le rattraper, et comment il s'est enfin hissé derrière moi, sur mon balai. Comment il me serrait fort de ses bras, à me faire mal…cette impression furtive d'avoir partagé quelque chose d'intense, brièvement.
Une impression qui a été vite balayée par la suite des évènements, à laquelle je n'ai jamais repensé je crois, mais que j'ai revécue fortement en avril, quand il est venu chez moi…
Les chamailleries derrière moi interrompent le cours de mes pensées.
Bon, il vaut mieux que je songe à ce que je vais dire s'il fait allusion à cette soirée chez moi. Il ne le fera pas, à mon avis. Parce que ce serait banaliser cet évènement, ou alors ce serait du cynisme…
Est-il cynique ? Aucune idée…Je réalise que je le connais très bien d'un côté, et que je ne le connais pas du tout, en même temps…
Incroyable d'avoir partagé tant de choses, d'avoir été à un tel niveau d'intimité, et de finalement être presque des inconnus l'un pour l'autre.
Je ne connais pas son caractère, ni ses goûts, ni sa vie depuis 20 ans.
Je ne connais que le goût de sa peau, et quand j'y pense çà me bouleverse…
Alors je n'y pense pas.
Je me raccroche à ma vie : ma femme et mes enfants. Je suis tellement fier quand on part tous les cinq en balade, en voiture. Ma famille.
Toute ma réussite est là : avoir réussi à fonder une famille. Une vraie. Il n'y a que çà qui compte. Le reste n'est qu'illusion.
Enfin nous arrivons et je me lance dans un dernier sermon à l'attention des enfants : on n'est pas chez les Weasley, ici- Ginny soulève un sourcil interrogateur- il va falloir se tenir correctement, surveiller son langage et ne pas semer la pagaille.
Quoique que l'idée de voir le manoir Malfoy mis à sac par mes enfants me tente, finalement…
Sur le perron Isadora et Skorpius nous attendent, souriants. Tout le monde descend de la voiture, on se salue avec chaleur, et je commence à décharger les bagages.
A ce moment tu arrives, Draco.
Tu me serres la main rapidement, sans me regarder dans les yeux et tu m'aides à porter les sacs. Un elfe de maison nous suit à l'intérieur, chargé d'innombrables bagages, au grand étonnement de mes enfants. Je me rends compte que j'aurais peut-être dû les prévenir…les elfes sont libres, à présent, mais certains ont choisi de rester au service de leurs maîtres, contre rémunération. C'est le cas chez toi.
Les mères papotent gaiement, devant nous, suivies des enfants déjà tout excités, qui se lancent à la découverte des pièces du Manoir.
Quand je gravis les marches vers l'entrée, mon cœur se serre…je suis déjà venu, dans ce Manoir, il y a 20 ans. Hermione y a été torturée, et j'ai été enfermé dans le sous-sol.
Souvenir terrible, qui me prend à la gorge.
Mais il serait malvenu d'y faire la moindre allusion, alors je fais comme si c'était la première fois que je venais ici.
Pourquoi, depuis quelques temps, suis-je si souvent obligé de faire semblant ?
Sans me regarder vraiment, tu m'invites courtoisement à t'accompagner en haut pour déposer les bagages dans les chambres. Quand je monte les escaliers, j'ai l'impression bizarre d'être revenu square Grimmaud, même si tout est en bien meilleur état, ici, et bien plus propre.
C'est comme une plongée dans le passé, d'un coup. Ces tapis, ces meubles, ces portraits, cette odeur si particulière de vieux bois…
On s'arrête dans une première chambre et tu m'indiques que ce sera celle de James et Lily. Elle est grande, aux dominantes jaunes, et il y a deux lits, de chaque côté de la pièce.
Tu es parfaitement poli, et je sens que tu veux t'en tenir à la surface des choses, aux civilités d'usage. Parfait, ça me convient aussi. Tu es décontracté mais élégant, et je trouve que tu as plutôt bonne mine.
Puis nous avançons dans le couloir et tu me désignes ce qui sera ma chambre. C'est une pièce superbe, aux tons orangés, d'un classicisme raffiné. Je n'y connais rien mais je pressens que les meubles sont anciens et de valeur.Chaque objet est magnifique. J'avais oublié ce luxe chez toi…On ne s'attarde pas.
Puis on se dirige, toujours l'elfe sur les talons, vers la chambre de Skorpius. Je souris en la voyant : tous ces insignes vert et argent, ces fanions de Serpentard…
C'est là qu'Albus dormira, on a rajouté un lit près de la fenêtre pour qu'il soit à côté de son copain.
- C'est une vraie chambre de pré-ado !! dis-je en examinant les posters au mur.
- Oui, c'était la mienne, avant…
On se regarde, en silence. C'est donc là que tu étais quand j'étais retenu dans ce cachot, à la cave….ces souvenirs planent entre nous, dangereusement. No comment.
Je soupire…le week-end risque d'être long.
- Bon, on redescend ? dis-tu.
- OK.
Dans le couloir, tu m'indiques rapidement une porte, au fond :
- C'est notre chambre, à droite. Et la salle de bain est là, entre nos chambres.
- C'est grand comme maison…
- Oui, un peu trop peut-être. Depuis le départ de Skorpius à Poudlard, çà me paraît immense…et vide.
On redescend. Je te suis …
Malgré le luxe, je ne voudrais pour rien au monde vivre ici.
Les enfants galopent dans les étages, à la recherche de leurs chambres, et nos épouses bavardent tranquillement dans le salon. Isadora me sourit :
- Je suis vraiment très contente de la venue de votre fils, Harry. Cà mettra un peu de gaîté ici…vous avez fait le tour ?
- Oui, enfin, je lui ai montré les chambres, dis-tu.
On s'installe, moi sur le canapé à côté de Ginny, et toi sur un fauteuil, un peu plus loin. J'ai du mal à me sentir à l'aise dans un décor aussi imposant. Des flash du passé m'assaillent…
Isadora le sent, et plaisante :
- Ne vous inquiétez pas, Harry. On s'y habitue, à ce décor…vous n'étiez jamais venu, j'imagine ?
- Si…enfin non, dis-je, en bafouillant.
- Bon, interviens-tu. Et si on prenait le thé ?
L'elfe de maison me matérialise d'un coup et nous sert le thé. J'échange un bref regard avec toi et je sais qu'on est tous les deux mal à l'aise. Tu n'as pas plus que moi l'envie d'évoquer cette période.
Heureusement nos épouses sont loquaces et commencent à parler du caractère et des habitudes de chaque enfant.
Je regarde par les fenêtres le parc alentour. J'ai comme un sentiment d'irréalité à me trouver ici. Le temps passe lentement, et je rêve en regardant à l'extérieur. Dehors, il fait si chaud…
Isadora propose une balade dans le parc, et nous voilà partis…
Les enfants courent joyeusement devant, avec le chien de Skorpius. Ginny et Isadora continuent à bavarder, et nous marchons côte à côte, en silence.
Le soleil est éclatant, il fait très chaud et la brise nous rafraîchit à peine. Le parc est splendide, peuplé d'arbres rares et millénaires. Une subtile odeur d'humus flotte dans l'air.
Je sais qu'on regarde nos fils, devant nous. Ils nous ressemblent, à leur âge, du moins physiquement…mais ils sont si heureux, enjoués. On n'a pas eu cette chance là, à l'époque. Je n'ai jamais été insouciant, et je pressens que toi non plus. On est un peu des survivants, à notre façon.
A un moment Ginny se retourne et nous lance :
- Vous n'êtes pas très bavards, messieurs….
- Non, on profite de cette belle journée, réponds-tu en souriant.
J'acquiesce…de quoi pourrions parler, de toute façon ?
D'un passé douloureux ou d'un présent qu'on n'assume pas ? Je crois qu'on n'a pas envie de faire semblant aujourd'hui….
C'est étrange de marcher à tes côtés. Tu es plus grand que moi, mais moins robuste. Mais on marche d'un même pas, naturellement. En silence.
Soudain Skorpius et Albus foncent vers nous, en criant :
- Venez voir, le chien a trouvé un oiseau blessé !!
Le sauvetage commence, heureusement tu as ta baguette sur toi et tu soignes ce malheureux oiseau. Je reconnais cette baguette, c'est celle que je t'ai rendue il y a quelques semaines.
C'est une sensation étrange de la voir dans ta main. Je souris imperceptiblement. Pourquoi suis-je gêné, d'un coup, comme si c'était un peu de notre intimité étalée au grand jour ?
Je repense à ce que je t'ai dit, à propos des affinités…bizarre que ça me soit revenu comme ça, je n'y avais pas repensé avant.
Et surtout je revois ton visage décomposé quand je te l'ai tendue…tu étais en état de choc, et ça m'a fait quelque chose.
Pourquoi ai-je l'impression que c'est un peu de moi que tu tiens dans ta main ? J'ai si chaud d'un coup…je ne veux pas penser aux fourmillements, et à notre regard complice quand tu es parti. Pas maintenant.
Mes enfants sont admiratifs. Nous on évite de recourir à la magie en famille, car on vit chez les moldus. Et je me méfie de la magie.
Tu prends l'oiseau dans tes mains, et tu dis :
- On va l'emmener …j'ai une potion qui lui conviendra bien…
- Une potion ? Vous faites des potions ? demande Albus, très impressionné.
- Oui, quelques unes, dis tu en souriant. Pourquoi ?
- C'est ma matière préférée, à Poudlard. Mais Skorpius est plus fort que moi, dit-il avec une légère moue.
-Normal, je lui donné quelques notions. Mais si tu veux, cette semaine, je te montrerai mon laboratoire.
- Vous avez un laboratoire ?
- Un petit…on verra ça.
Albus repart, tout content, et tu te tournes vers moi :
- Je comprends pourquoi tu l'as appelé Albus Severus…il aime les études, non ?
- Oui, il n'a pas du tout le même caractère que James, c'est amusant. Et Skorpius ?
- Oh, je crois qu'il me ressemble beaucoup…
Je ne réponds pas, car je ne sais pas ce que ça signifie…et je ne suis pas sûr de vouloir savoir.
Je ne te connais pas, fondamentalement. Et j'ai même l'impression de te connaître de moins en moins…tu es si différent de l'image que j'avais de toi. Ou pas ?
Je vois que ton fils est très fier de ce que tu as fait, c'est un peu comme une revanche pour lui.
Pas facile pour un Malfoy d'être en concurrence avec un Potter ces derniers temps.
Je subodore que ça ne doit pas être simple pour lui au Collège…je comprends mieux maintenant que ton épouse ait accepté aussi facilement d'accueillir Albus…une tentative d'ouverture sur le monde extérieur, dirons-nous.
En plus c'est vrai qu'ils s'entendent finalement très bien, tous les deux. Visiblement ils ont des goûts communs, et sans doute des caractères proches. Un peu secrets, angoissés. Plus cérébraux qu'extravertis.
On fait tous demi-tour et on rentre se préparer pour le dîner. Pourvu que tout se passe bien…je croise les doigts.
A suivre…
Merci de m'avoir lue, et merci pour vos commentaires…
