Coucou ! Un petit mot qui ne restera pas longtemps.

Je tiens d'abord à remercier les personnes qui m'ont laissé un avis. Je crois avoir répondu à tous. Ensuite je m'excuse pour le temps que ça m'a prit d'écrire... pour être honnête j'ai beaucoup de mal à me motiver car j'attendais un peu plus d'avis avec de la matière. Je ne vous reproche pas de faire des avis très courts et ne vous demande pas de faire des avis de 50 lignes mais n'hésitez pas à me dire si vous relevez des fautes, une incohérence et à me dire ce qui vous a plu et déplu. J'aime beaucoup pouvoir vous répondre mais si j'ai juste un "cool ton histoire" je n'ai pas trop de matière pour le faire, vous comprenez ?

Le dernier point que je souhaite aborder est le suivant: une autre raison qui fait que j'ai beaucoup traîné c'est que l'un des lecteurs a relevé des passages pas très probables dans le prologue (et je l'en remercie !) du coup j'ai retravaillé celui-ci, le message est donc: retournez lire le prologue car il s'est un peu allongé. J'ai rajouté quelques parties qui, je l'espère, rendrons les choses plus plausibles. (je voudrais mettre un smiley qui sourit mais je crois que ça passe pas).

Voilà ! Merci à tous.

A Elpementine: Merci beaucoup pour ta review, ça me fait plaisir. Je sais que j'ai mis beaucoup de temps à poster mais j'espère que tu passeras encore sur la plateforme pour lire la suite ! Sinon... je crois qu'on peut rentrer juste une adresse mail pour être prévenu, non ? Bref. J'espère que ce chapitre te plaira si tu passe par-là !

Bonne lecture à vous et merci encore !


Quitter l'année 1997 pour revenir dans le passé s'était avéré plus facile qu'il ne l'avait cru. Il avait eu de la chance que les Langues-de-plomb se décident à remettre la salle du temps en état et avait ainsi pu entreprendre de se rendre en 1924. Il y était parvenu sans encombre et ainsi, il avait pu préparer son séjour définitif à cette période.

Premièrement, il avait commencé par se créer une existence on ne peut plus banale. Il avait judicieusement choisi de prendre les Etats-Unis comme point de départ avant de retourner en Angleterre. Ainsi, il était prétendument diplômer d'une école de magie américaine avec laquelle Poudlard n'avait quasi aucun contact. Pour cela, il avait dû se rendre sur place et démontrer ses talents dans la modification de la mémoire. Il avait, de toute pièce, créé des souvenirs à ses soi-disant professeurs et il s'était créé le dossier scolaire d'un élève moyen, par mesure de sécurité. Il pensait que, de cette façon, il ne pèserait pas de soupçons sur un gentil garçon travailleur et discret.

Deuxièmement, il s'était installé au Chaudron Baveur le temps de se trouver un logement mais surtout, de trouver l'emploi qui lui conviendrait sur le long terme. Pour le moment, il travaillait chez Barjow et Beurk mais il n'avait nullement l'intention d'y rester bien longtemps.

Durant ses temps libres, il passait des heures à consulter diverses revues d'emplois dans le monde magique. Medicomage, Professeur, Employé du ministère, Soigneur et tout un tas d'autres métiers qui ne l'intéressait pas le moins du monde. En se renseignant ainsi, il avait été déçu d'apprendre que pour entrer dans le Département des Mystères, celui qui l'intéressé le plus, il fallait être de nationalité Anglaise. Ce qu'il n'était pas à cette époque. Il se retrouvait alors à éplucher soigneusement toutes les offres qu'il pouvait trouver et essayer de réfléchir à ce qui allait l'arranger le plus.

C'est environ un mois après que Beurk l'ait engagé que la carrière idéale lui vint à l'esprit. Le ministère était en pleine session de recrutement et l'utilité d'un des département lui devint alors évidente : Le Département de Coopération Magique International.

Il était indéniable que ce serait le moyen le plus pratique pour manipuler son monde. Ce département lui permettrait d'être en contact avec des dirigeants d'autres pays et, par la même, essayer de se les mettre dans la poche. Mais avant de songer à postuler, il lui fallait réussir à apprendre plusieurs autres langues pour mettre toutes les chances de son côté. Cependant, il ne doutait pas une seconde de sa capacité d'apprentissage.

En revenant de la boutique de Beurk ce soir-là, il s'arrêta chez Fleury et Bott et acheta divers livres de langues. Du français, du bulgare, de l'espagnol, du chinois, du russe, de l'allemand et du japonais. Il n'avait pas l'intention à s'arrêter à ces langues-là mais pour commencer, il aurait déjà bien assez à faire pour les maîtriser. Par ailleurs, il privilégiait les pays avec lesquels le ministère anglais était en contact afin de s'assurer qu'on ne le recalerait pas dès le début. Pas qu'il ait prévu de se laisser recaler, cela dit.

Ainsi, pendant les mois qui suivirent, il travailla d'arrache-pied pour assimiler ces langues. Il avait toujours eu une bonne capacité d'apprentissage et su sans problèmes apprendre à les parler suffisamment bien pour tenir une conversation. Cependant, il s'était concentré sur l'oral en se rendant compte que l'écrit était loin d'être aussi facile mais également car il estimait que le principal était de pouvoir dialoguer. Il réalisa également les difficultés qu'allait poser certaines langues, utilisant des symboles largement éloignés des lettres.

Par la suite, il décida de choisir les autres langues qui lui serviraient tout en continuant de s'entraîner à l'écrit. C'était long, fastidieux et il avait vite fini par céder à la faciliter : des stimulants intellectuel. Il n'avait pas eu tant de mal à se procurer certains de ces produits, grâce à l'aide de Beurk, et se mit donc à en consommer pour accélérer ses résultats.

Le cerveau bien éveillé et prêt à recevoir quantité d'autres informations, il potassait durant des heures, avalant ses repas sans quitter son travail des yeux. Il était plus motivé que jamais pour réussir le concours d'entrée et il entendait bien mettre toutes les chances de son côté pour se faire.

Par ailleurs, il était arrivé bien plus tôt que l'année de sa naissance, ce qui lui permettait de mettre au point bon nombres de choses et d'apprendre une ribambelle de langues avant de mettre le reste de son plan à exécution. Tout d'abord, il fallait qu'il se trouve un appartement, il ne pouvait définitivement pas résider à jamais au Chaudron Baveur. D'autant plus que l'établissement ne lui plaisait pas… et que le barman s'appelait Tom : il détestait avoir une chose le reliant à d'autres. Il savait qu'il aurait pu se créer une toute nouvelle identité mais pour se faciliter la tâche, il avait voulu garder son nom ainsi que son prénom.

Ensuite, il devait réussir le concours d'entrée au ministère, même s'il ne faisait pas trop de soucis sur la réussite de cela.

Et pour terminer, il allait devoir se renseigner sur comment élever un enfant. Au moins le minimum… certains de ses mangemorts avaient eu des marmots mais il ne les avait vu qu'une fois adolescent, il ne savait pas comment ça se passer avec les plus jeunes et surtout, il devait réussir à se manipuler lui-même. Et qui mieux de lui pour atteindre un exploit semblable ? Il allait devoir se débrouiller seul et il anticipait la difficulté.

Cependant, il n'était pas dupe et se doutait que son plan comportait des failles, mais il était décidé à les combler au fur et à mesure et en temps voulu.

Ce fut durant l'été 1925, après avoir appris encore quelques langues supplémentaires et en se promettant d'en apprendre d'autres encore, qu'il se présenta au ministère fin prêt pour les épreuves.

Le concours durait la journée et se déroulait comme il suit Pour commencer, un test écrit sur les connaissances de chaque candidat, autant en ce qui concernait les lois sorcière que sur l'histoire de leur monde, pour en final cibler la situation au Royaume-Uni. Etant natif de ce pays et s'étant, durant sa scolarité, intéressé à l'Histoire, il avait su répondre justement à chacune des questions.

Venait ensuite un examen pratique pour prouver que les postulants savaient se servir de leur baguette. Il se contenta de montrer le minimum. Il n'avait pas besoin de se faire trop remarquer dès le début, il le ferait sûrement bien assez tôt pour monter les échelons.

Et pour achever la journée, un entretien individuel entre des employés et des aspirants. Il eut droit aux questions qu'il avait trouvées dans une brochure et y répondit sans se faire de soucis. Lorsqu'on lui demanda pourquoi il voulait entrer dans le Département de Coopération Magique International, il répondit qu'il cherchait un poste où il pourrait utiliser les langues qu'il avait apprises au cours de sa vie et qu'il cherchait à avoir des responsabilités.

Le concours se fini donc et chacun d'eux pus rentrer. Curieusement, il se sentait vidé. Il n'était pas le genre qui subissait du stress et il savait également que s'il se loupait sur ce coup, rien ne l'empêcherait de recommencer. C'était une perte de temps cependant et il ne pouvait se permettre de perdre du temps ! Il alla donc se sustenter puis se coucher.

Quand, cinq jours plus tard, il reçut le hibou qui lui apporta la réponse, il décacheta l'enveloppe avec hâte. Il n'avait pas particulièrement peur de ce qu'il allait découvrir dans cette lettre mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être un peu nerveux. Inspirant un bon coup, il prit le parchemin, le déplia et eu un rictus de satisfaction : il était reçu. Bien entendu qu'il était reçu ! Il n'aurait pas pu en être autrement.

D'après le courrier, il était invité à se rendre au plus vite auprès du bureau de recrutement afin d'effectuer les dernières formalités. Il ne se fit pas prier et une fois la paperasse nécessaire préparée, il se rendit au ministère. Là, une charmant employée constitua son dossier avec lui et lui apprit, par la même occasion, qu'il prendrait ses fonctions dès la semaine suivante.

Dès lors, il alla confirmer à Beurk son embauche auprès du ministère avec qui il convint de finir la semaine.

Plus que jamais, il sentait que la chance tournait en sa faveur. Il ne voulait pas trop s'avancer, se doutant qu'il y aurait toujours des détracteurs, mais il était confiant. Il n'y avait aucune raison que qui que ce soit s'inquiète à son sujet et il ne laisserait pas le Albus Dumbledore de cette époque se douter de ses plans.

Il avait très peu de chance de rentrer en contact avec Dumbledore avant l'entrée en première année de son jeune lui, de toute façon. Du moins le pensa-t-il pendant une demi-seconde avant de réaliser son erreur : le directeur de Poudlard passait beaucoup de temps au Ministère, auprès du ministre. Il mit à nouveau une demi-seconde avant de se calmer en comprenant sa bêtise : c'était le Dumbledore de l'époque de Potter ça ! Ici, ce n'était qu'un modeste professeur de métamorphose, aucune chance qu'on le convie pour qu'il donne un coup de main au ministre. Il expira profondément, soulagé.

Il fallait qu'il arrête de penser à ça pour l'instant et qu'il se concentre sur le plus important : il avait fait les démarches pour trouver un appartement dans Londres et il devait voir l'agence pour remplir les dernières formalités. Il commençait à s'y connaître en paperasse et ça le lassait d'avance.

Étrangement, l'agence qu'il avait sollicité était moldue, il s'était dit qu'ainsi il pourrait plus facilement passer inaperçu. Il avait cependant demandé à ce qu'on lui trouve un appartement proche du quartier du Ministère de la Magie, histoire de pouvoir se rendre plus rapidement sur son lieu de travail. Comme autres exigences, il avait fait part de sa nécessité à avoir deux chambres et à ce que les lieux soient déjà meublés. Il n'avait pas l'intention de perdre du temps à devoir choisir des meubles, des ustensiles et toutes autres choses qu'il n'avait jamais eu à chercher. L'homme qui l'avait reçu lui avait bien entendu précisé qu'une telle demande risquait de mettre du temps à être satisfaite mais le mage noir lui avait soutenu que peu importe qu'il prenne un mois, deux ou plus, du moment que l'appartement correspondait scrupuleusement à ses attentes. C'est ainsi qu'il termina la rencontre par la remise de tous les documents nécessaires.

La semaine suivante, comme il était prévu, il commença enfin son emploi au ministère. Pour commencer, on l'avait informé de son rôle au sein du bureau: un simple assistant. Il s'était contenté d'acquiescer même si l'idée lui déplaisait grandement. Il n'était pas un larbin, cependant il était censé donner le change, faire mine d'être un homme correct, un sorcier comme les autres.

- Monsieur Jedusor, en tant que mon assistant personnel, vous devrez prendre des notes, vous occuper de faire certains rapports, vous serez mon intermédiaire avec les autres services également et pour finir, vous gérer nos courriers, compris ?, expliqua son supérieur.

- Oui, Monsieur, approuva-t-il.

- Bien, sachez que j'attends de vous un grand sérieux, je ne suis pas très patient et j'aimerais autant qu'aucune erreur ne soit faite, exposa-t-il.

- Bien, Monsieur.

- Parfait, termina le plus âgé.

L'homme semblait avoir passé l'entièreté de sa carrière au ministère. De la bouche d'un de ses nouveaux collègues, il avait appris qu'il était le chef de ce département depuis plus de dix ans et qu'avant ça il était directeur de l'un des bureaux. Cependant Tom n'était pas inquiet, il avait toujours su se montrer poli et respectueux envers les autres. Il avait beau ne pas apprécier savoir qu'une personne se trouvait au-dessus de lui, il n'avait pas d'autre choix que de faire avec et de faire de son mieux pour prendre la place de cet homme. Pour le moment, il ne faisait pas de doute qu'il était là pour être formé et surtout pour le servir, il était prêt à le faire, à accepter d'être en-dessous des autres afin de mieux les renverser.

Finalement, la vie de larbin n'était pas si désagréable. S'il avait du mal à accepter de devoir ramener le café au vieil homme, il n'était pas contre l'idée de s'occuper du courrier et des rapports, au contraire. Ça lui permettait de prendre connaissance d'énormément de détails mais également de savoir jusqu'où il aurait accès à certaines informations. Bien entendu, il faisait son possible pour ne rien laisser paraître lorsqu'il apprenait certaines choses mais il ne pouvait pas toujours empêcher cette petite lueur de satisfaction de briller dans ses yeux. Par chance, son supérieur semblait penser que son contentement venait du travail lui-même et de son application à le faire.

Ils ne discutaient pas beaucoup tous les deux, mais le peu qu'ils le faisaient était suffisant aux collègues pour s'apprécier. Tom trouvait que le talent qu'avait son mentor pour se faire respecter était quelque peu admirable sachant que personne n'osait jamais discuter ses ordres. Tandis que son supérieur appréciait grandement le travail fournis par le plus jeune ainsi que ses prises d'initiatives. Aussi, les journées étaient plutôt agréables et les deux camarades trouvaient leur compte en travaillant de concert.

Au bout de quelques semaines, l'agence immobilière avait fini par le contacter et une visite avait été programmée et il avait accepté le logement immédiatement après avoir fait le tour des lieux.

L'appartement était relativement spacieux, c'était plus classe et plus récent que ce à quoi il s'était attendu. Il ne pouvait par contre pas nier que c'était froid et impersonnel. Mise à part les meubles, il ne s'y trouvait rien pour décorer son environnement et il devait avouer qu'il trouvait cela quelque peu gênant. Soit, il avait encore un peu de temps pour refaire la décoration et le responsable de l'agence lui avait confirmé qu'il pouvait disposer de chaque pièce de la manière qui lui convenait. Du moment qu'il n'abattait pas de mur et qu'il remettait tout en état avant de quitter l'endroit, il pouvait repeindre ou tapisser les murs, parqueter, moquetter ou carreler les sols et ajouter toutes les ornements qui lui faisaient envie.

En ce qui le concernait, il avait l'intention de revêtir les murs de ses couleurs de Serpentard, rien de plus. Peut-être aussi trouverait-il sur le Chemin de Traverse des décorations qui se marieraient bien avec les teintes qu'il avait prévu. Il n'était pas décorateur professionnel mais il avait déjà quelques idées et envies.

Il parapha donc les documents que lui présentait l'agent, lui serra la main et convint de récupérer les clés quelques jours plus tard, lorsque tout serait en ordre.

Encore autre chose qu'il pouvait cocher. Ne lui restait plus qu'à attendre le jour de sa naissance, ou plutôt le lendemain, pour aller récupérer son jeune lui. Il avait donc un peu plus d'un an pour se préparer à accueillir son jeune lui et pour s'installer tranquillement dans son nouvel environnement.

Il était maintenant installé depuis un mois. Un mois qu'il vivait dans un appartement qu'il avait entièrement re-décoré aux couleurs de Salazar. Il avait acheté quelques tableaux sur le Chemin de Traverse ainsi que dans le Londres moldu, la pluparts représentant des serpents. Du reste, il avait réussi à dénicher une frise illustrant les quatre blasons de Poudlard et l'avait placé dans son petit salon, fier de la rareté de sa trouvaille.

La chambre d'enfant, il l'avait déjà préparé, en suivant les indications d'un livre qu'il avait trouvé dans une librairie moldue qui se situait au pied de chez lui. Il avait donc acheté un lit, une table à langer et une chaise haute. Il ne savait pas encore tout à fait à quoi servaient ces derniers mais apparemment il allait en avoir besoin.

Assit sur son lit, l'ouvrage entre les mains, il étudiait chaque détail du développement d'un fœtus. Il ne voyait pas bien l'intérêt de savoir comment était l'Être dans le ventre de sa mère mais il s'était promis de lire le bouquin d et il s'appliquait à le faire.

Après en avoir enfin terminé avec ces interminables schémas et explications, il arriva enfin à une page plus intéressante : la naissance. Il parcouru le texte des yeux et blanchit : c'était horriblement répugnant. Comment pouvait-on écrire de telles choses dans un livre censé préparer à la venue d'un enfant ? A la place de n'importe quel parent, il aurait laissé tomber en voyant ces extraits.

Il inspira profondément par le nez et tourna la page. Celle-ci semblait normale, elle expliquait entre autre le retour de bébé à la maison et comment s'en occuper. Enfin ! Comment faire un biberon, comment bien tenir bébé, comment faire ci et ça. Tout était décortiqué et il comprenait parfaitement ce qu'il avait à faire. Quand il en vint au passage sur le changement de couche, il ferma le volume. Il avait assez lu pour aujourd'hui et il n'était pas encore prêt à prendre connaissance du contenu de cette chose. L'idée qu'il ait pu un jour être… CA, un simple nourrisson sans défense et, qui sait, bruyant et dégoûtant, ne l'enchantait pas. Il espérait de tout cœur que son jeune lui serait un enfant calme et propre, sans réellement se douter qu'il était impossible pour un nouveau-né d'être propre.

Le temps qui lui restait avant d'accueillir bébé Tom, il l'occupa en finissant les décorations de l'appartement, les quelques achats dont il avait besoin pour le nourrisson ainsi que pour égayer son espace.

Il avait remarqué que l'appartement était relativement sombre, tout décoré de vert et de quelques gouttes d'argenté et avait fini par varier un peu les couleurs, tout en restant dans des nuances proches. Inconsciemment, il avait au maximum évité le rouge et l'or, tout en se laissant tenter par des couleurs telles que le bleu et le jaune.

En final, son lieu d'habitation ne contenait plus deux pièces d'une même couleur et le travail qu'il avait fourni l'avait bien occupé. A son grand étonnement, il s'y sentait bien, une fois passé les premiers temps avec ces couleurs variées, il s'y était parfaitement habitué et accommoder. Il était même plutôt content du résultat.

Il en avait donc terminé avec les préparatifs en tout genre.

Puis, le jour J était arrivé, enfin. Il avait soigneusement préparé l'arrivée de son jeune lui et également l'explication qu'il allait fournir à l'institution. Il était à présent temps de s'y rendre. Pour faire bonne impression, il s'était vêtu d'un costume moldu. Il avait espoir de ne pas avoir à recourir à de quelconques artifices pour obtenir ce qu'il désirait, il ne tenait pas à attirer l'attention sur lui, que ça soit chez les moldus ou chez les sorciers.

Lorsqu'il sortit de son habitation, il observa quelques secondes le sol tapissé de neige. Le froid était intense, très désagréable mais il en avait été de même dans la journée de la veille et à présent il devait absolument se rendre à l'orphelinat. Sans perdre de temps, il traversa la rue et profita du fait que celle-ci était vide pour sortir sa baguette et l'agiter. Le magicobus se présenta alors à lui, il pénétra à l'intérieur sans attendre, fourrant dans les mains du contrôleur l'argent nécessaire en lui demandant de lui épargner son blabla et exigea d'être conduit à proximité de sa destination.

- Pas très aimable murmura le contrôleur au conducteur, mais il n'y prêta pas attention.

Le voyage se passa rapidement, il semblait qu'on voulait rapidement se débarrasser de lui car il fut seulement le deuxième à être déposé à l'arrêt demandé.

En descendant du bus et sur le chemin du bâtiment, il se composa un visage inquiet et alla toquer à la porte.

Le premier janvier mille-neuf-cent-vingt-sept, il était neuf heures du matin, la neige avait recouvert chaque partie de la ville, il faisait extrêmement froid et il s'apprêtait enfin à entrer dans la dernière partie de son plan.

La porte s'ouvrit sur une jeune femme épuisée qui l'invita à entrer lorsqu'il lui précisa l'objet de sa visite.

Les choses sérieuses allées enfin commencer.

A suivre