Bonjour chers lecteurs -ou curieux qui s'empresseront de quitter les lieux en vitesse sans laisser la moindre trace! Voilà, je poste le prologue de ma deuxième grosse fic (il y en bien une que j'ai commencée mais j'ignore si je vais la continuer alors je la compte pas) qui concerne ce fameux couple cité ci-dessus! Je vous explique le système: chaque semaine, je posterais un chapitre, afin de régulariser un peu les envois à chaque fois. Pour plus de précautions, je l'avais débutée bien avant, et j'ai attendu le début des vacances d'été pour poster définitivement les premiers chapitres. A l'heure où je poste ceci, j'en suis à l'écriture du vingtième chapitre, ce qui n'est pas peu de choses parce que j'estime en faire en tout une vingtaine , tout au plus. Enfin, je fais motus et bouche cousue sur le sujet et je vous laisse commencer à lire cette fic, pourvu qu'elle vous plaise!

Merci encore de votre noble compréhension!

Disclaimer: Anna n'est pas à moi, le jeu ToS non plus, seul le scénario est et restera mien (de moitié encore si jamais je me suis inspirée d'autres gentilles fifics).


Prologue- Envol

« S'il existe quelque chose de plus étourdissant, c'est la liberté… »

De toute sa vie elle le savait, elle n'avait subi que des horreurs. Elle l'ignorait, mais si elle était venue en ce monde, ce n'était sûrement pas pour que la vie lui fasse des cadeaux. Et elle lui en gardait rancune.

Pourtant, ce jour-là, commencerait une nouvelle vie, une toute autre époque. Une ère de liberté où on la laisserait en paix, où on pourrait la mettre à l'écart de toutes les atrocités que ces gens causaient à ce monde, à cet univers tout entier. Et hélas, elle savait que tout ce qu'elle pensait en ce moment même ne serait jamais possible, et pour cause, la vie se targuait à ne pas lui faire de cadeaux.

Néanmoins, elle avait confiance, et malgré tous ses traumatismes, elle se convainquait qu'elle parviendrait à oublier… mais pouvait-on oublier ce qu'ils lui avaient fait ?

A l'angle d'un mur froid comme de la glace, en ce beau jour de printemps qui n'arrivait pas à réchauffer l'intérieur de l'imposante bâtisse qui ne parlait que d'histoires sombres et tragiques, et d'autres immondes horreurs que les constructeurs de cet endroit affreux s'étaient amusés à imprimer dans ces murs d'acier, elle attendait, elle le voulait, elle ne pouvait plus subir tout cela…

Et elle attendait, le cœur battant la chamade, elle attendait son heure, avec une patience qu'elle s'étonnait d'avoir conservée malgré le temps qui passait. Elle tressaillit lorsqu'un bruit se fit entendre près d'elle, et se cacha derrière une grande caisse de marbre. Tout allait bien, il ne s'agissait que de deux soldats Désians qui passaient devant elle sans la voir en échangeant quelques mots…

Les Désians… Des créatures atroces, des fripouilles, des suppôts du diable s'il existait, des messagers du trouble, des serviteurs d'Eris, la déesse de la Discorde… Il y avait mille surnoms qu'on pouvait donner aux Désians, mais bien inconscient celui qui les prononçait à voix haute. Il voyait sa vie prendre un tournant final dur et brutal. Il n'y avait que les gens de l'extérieur qui les disaient, quand il n'y avait pas de Désians près d'eux. Mais les murs avaient des oreilles, et il n'était pas rare que chaque jour des exécutions soient organisées pour telle ou telle raison… quelquefois aucune même.

Qu'y avait-il de pire au monde que les Désians ?

Pendant des années, elle avait dû subir leurs humiliations, leurs tortures, leurs répliques cinglantes, et leurs insultes.

Elle avait dû les subir, tout simplement.

Seulement, aujourd'hui, elle espérait que son coup marcherait, que plus jamais on ne lui ferait subir de pareilles horreurs. Peut-être qu'ils la poursuivraient, mais ils ne le feraient pas longtemps, car après tout, elle serait libre, elle ne serait plus un stupide jouet, une marionnette qu'ils pourraient manipuler à loisir, non. Et si réellement, elle était une poupée à leurs yeux, tout enfant qui jouerait un moment avec ses cadeaux de Noël s'en lasserait bien vite, c'est connu.

Avec les Désians, ce devait être la même chose.

Mais, au fond de son âme, une voix lui criait qu'il ne fallait pas qu'elle se leurre, que le cauchemar ne serait pas fini sitôt qu'elle aurait quitté ces murs, cette prison… et elle tentait de la chasser, en vain.

Aussi, ce fût avec une certaine appréhension qu'elle attendait le moment venu de sa liberté. Celui où elle pourrait s'évader en toute impunité, par ses propres moyens.

Elle savait pourtant que la tâche était impossible, qu'elle risquait de s'y tuer. Elle savait tout ça, et cela ne l'empêchait pas d'être vaillante, bien malgré elle. Depuis le début de son incarcération, elle avait vu défiler devant elle de nombreuses personnes qui avaient essayé de s'enfuir. Ils avaient fini en cobayes, et nul n'avait jamais réentendu parler d'eux, et quand les plus courageux demandaient aux Désians où ils étaient passés, ceux-ci ricanaient ou les menaçaient de trente-cinq coups de fouets s'ils ne se remettaient pas tout de suite au travail. Ainsi on pouvait se faire déjà une minuscule idée de ce qu'on avait fait subir à ces malheureux.

Dans cet endroit pire que tout autre, elle n'aurait pas pu tomber plus mal, et c'est pourquoi elle avait décidé de prendre son destin en main, à ses risques et périls.

Soudain, elle en vit une, une ouverture. Son regard s'éclaira, balaya les environs. Pas de soldats en vue, c'était parfait. Son cœur rata plusieurs battements lorsqu'elle entendit au loin des bruits de pas précipités et elle sut que si elle restait là, ils ne tarderaient pas à boucler les environs et elle n'aurait plus d'autre issue que de se rendre. Oui, c'était le moment ou jamais, il n'y en aurait peut-être plus jamais d'autre…

Les ordres que lançaient ses geôliers devinrent un bourdonnement à ses oreilles, comme s'il ne s'agissait plus que d'un rêve, dont elle allait enfin sortir après une éternité de sommeil. Alors, y mettant toutes ses maigres forces, elle se mit à courir. Elle traversa toute la cour comme si sa vie en dépendait, et c'était le cas, les yeux fixés nulle part d'autre que sur la porte, la porte de l'enfer… qui était aussi celle de sa future liberté. Elle y croyait dur comme fer.

Enfin, elle y arrivait, enfin elle quittait cet endroit horrible, enfin elle pouvait goûter aux joies et aux peines de la liberté… Oui, elle pouvait le faire, même s'il s'agissait de son dernier acte sur terre !

Anna en était convaincue, à partir de ce moment-là, tout changerait, en bien ou en mal, mais tout changerait pour elle ainsi que pour d'autres, même si en ce moment même elle ne songeait plus qu'à elle-même…

Elle ne savait pas à quel point elle avait raison…


J'espère que ce début fera l'affaire. Surtout, je vous en prie -ou supplie, décidez ce que vous voulez-, laissez-moi un commentaire pour exprimer votre avis sur ce prologue! J'ai l'impression qu'il faut absolument le demander noir sur blanc pour recevoir une review, soyez tout de même autonomes, et en retour je vous laisserais tout pleiiiiiiiiiin de reviews, promis juré (j'aime pas cracher)!