Eyh les gens! Comment ça va chez vous, amis lecteurs?
Juste une petite mise au point par rapport au prénom de Beni, c'est assez complexes mais super important. Elle a trois prénom: un prénom de naissance, qui ne doit jamais être prononçé à voix haute, un prénom officiel qui est Benikyogai et un surnom, Benitsuki. Voilà ^^
Pour les deux persos, Beni et Tora, c'est en fait un mix de certains persos que j'avais imaginés pour d'autres fics, en l'occurrence la forme humaine du zanpakuto double d'un OC que j'ai finalement oublié, Tora devait être Suuko, l'OC principal de l'Empire des sables (mais finalement, ça a complètement changé...) Et elles portent le nom de mon pseudo passqu' à la base ça vient d'un gros délire (mon OS Mary-Sue doit mourir!)
publication chaque mercredi normalement!
Un grand merci aux deux premières revieweuses (déjà *-*?! waaaw! mercccciiiiiiiiiiiiii!) Mira-Arien *fait une courbette pour remercier du compliment, toute contente* et Lussynlight (je réponds à ton MP trèèèèèèès vite, désolée!) (je me fais honte parfois...)
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Discalibur: Bleach ne m'appartient pas, je ne fais que m'éclater avec les géniaux persos de Tite Kubo (vu ce qu'il leur fait subir, je vois pas pourquoi je ferais pas mumuse moi aussi!)
(les titres des chapitres correspondent à une réplique du-dit chapitre)
Chapitre 1. Ananas!
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30 ans plus tard, dans une grotte des Montagnes noires, hors Soul Society...
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Des petits pois géants en string panthère.
Et qui me coursent en hurlant tels des fous furieux. Ils gueulent fort ces saloperies.
Hébétée, je cligne des yeux et mon regard sombre repère le plafond gris de notre grotte. Ah ok, j'étais en train de rêver. Donc, connexion des neurones... je dormais. Jusque là, logique. Mmf. J'ai jamais été très vive au réveil de toutes façons.
La grasse matinée, c'est pas trop mon truc. La plupart du temps, je me réveille assez tôt. Oh, je ne suis jamais contre un peu de paresse avant de me lever mais rien de très long. Par contre, on va dire qu'il me faut du temps pour reconnecter les quelques neurones qui taxent ma boîte crânienne et me réveiller complètement.
Des petits pois géants en string panthère? Sérieusement, c'est quoi ce rêve de toxico pété? L'esprit encore hagard, je referme mes paupières comme pour protéger mes pupilles sombres de la lumière du soleil matinal, un peu trop agressive à mon goût. Il paraît que les rêves ont un sens. Chuis pas sûre de vouloir connaître celui de ce trip de shooté... Ça risque de me foutre la trouille.
Vu les rêves que je me farcis, je préfère encore ne pas savoir leur sens. Me faire courser par des petits pois géants, c'est quand même super perturbant nan? Je suis sensée comprendre quoi moi? Que je suis secrètement phobique des petits pois? Ça fait des années que je n'en ai pas vu! Et puis bon, niveau phobie ridicule hein... C'est sûr, c'est tellement dangereeeuuuuuuux les petits pois. C'est pas comme si j'allais me faire agresser par un petit pois sauvage, je sais pas merde!
Et puis bon, des petits pois «géants»... C'est plus des «petits» pois, nan? Même mes rêves sont des délires sans queue ni tête, ça commence à être flippant. Toujours allongée et pas très réveillée, je bouge légèrement la tête pour ne plus avoir mes longues mèches de cheveux rouges qui me gênent dans la nuque. Les cheveux longs, c'est cool mais c'est pas non plus la chose la plus pratique au monde.
J'ai sérieusement un problème. Des petits pois, passe encore. Géants, après tout, pourquoi pas? Je vis bien avec une nana capable de se transformer en tigre alors hein, je vois même pas pourquoi ça m'étonnerait. Par contre, les strings panthère... Ça peut être sexy hein. Ou pas. Pas sur des machins ronds et verts en tout cas.
D'ailleurs, quelqu'un veux bien m'expliquer comment des trucs tous ronds, en l'occurrence des petits pois, font pour porter un string? Ça glisse non?
Agacée par ce rêve stupide sans queue ni tête, je grommelle un vague grognement avant de rouvrir pâteusement mes yeux.
WAÏE!
Lumière-euuuh! Bobo...
P'tain, ça fait mal à mes p'tits neuneuils là. Pourquoi le soleil est-il aussi lumineux, hein? Il a rien de mieux à faire que briller autant ce con? Faichier... La vie est dure. Sérieusement.
-Tu fous quoi là, gogole? me demande soudain une voix familière.
Ah, cette voix... Toujours moqueuse, toujours un peu sarcastique. Et quand elle n'est ni l'un ni l'autre, tous aux abris parce que c'est signe qu'elle est de mauvais poil. Et Tora de mauvais poil, comment vous expliquer sans vous foutre la trouille...? C'est un peu l'Apocalypse quoi. Et encore, je résume. Une fois, i peu près dix ans, elle a littéralement pété un câble et c'était pas beau à voir, croyez moi. Bah depuis, les villageois d'Enkei (lointain), le petit bled crados de Rukongai au pied des Montagnes noires, ont une légende qui parle d'un monstre terrifiant et assoiffé de sang qui attaque tout ce qui bouge sans distinction. ZE monster quoi. Et ils l'ont appelé la Bête Changeforme. Ils n'ont aucun goût, nous sommes d'accord. Je trouve ça très moche et très naze comme nom (c'est carrément ridicule ouais...!) mais ça fait triper Tora alors je ferme ma grande gueule.
-T'es morte...? répète sa voix.
L'est pas patiente cette nana, mais alors pas du tout. Et ce, depuis que je la connais Ce qui fait... attendez que je compte, 30 ans. Ça commence à faire un bail mine de rien. Le pire, c'est que niveau connerie & débilité, on n'a pas évolué d'un pouce.
Pâteuse et parce que je sais qu'elle pourrait me péter les tympans en rugissant d'un seul coup, je finis par lui répondre.
-Nan.
Court, simple, concis, efficace. Pas besoin de faire tout un bla-bla.
-Hin hin. Dommage. ricane t-elle.
Je finis par ouvrir les yeux. Pour les refermer aussitôt. Oui, nan parce que sa tête de félin en gros plan, ça fout légèrement la trouille. Je me disais aussi que j'avais chaud. Tu m'étonnes! Elle est carrément allongée sur moi. HEEEELP! J'sens plus mes jambes!
Oui, Tora est métamorphe. C'est trop cool je trouve. On sait pas vraiment d'où ça vient, c'est comme ça et puis voilà. Elle est métamorphe et le moins qu'on puisse dire, c'est que sa forme animale de tigre des neiges meurtrier d'à peu près 300kg est plutôt flippante.
-Va mourir. je grogne.
Amusée, elle se redresse sur ses quatre pattes puissantes et s'écarte souplement. Pfiou! Je me sens légère d'un coup. Mine de rien, ça vous fait une super couette un tigre. Jamais froid. C'est tout chaud, bouillotte intégrée, et en plus c'est confortable! Que demander de plus? Faut juste s'habituer aux ronflements à vous faire s'écrouler le Pentagone.
Pataude, je me relève enfin en position assise, les cheveux en pétard puis je jette un coup d'œil à notre caverne, notre chez-nous, notre seul foyer. En fait, ce n'est pas vraiment une caverne mais plutôt une grotte. Si, y'a une différence! Mais me demandez pas laquelle, j'en sais rien. Caverne, ça fait vraiment Cro Magnon. J'ai une tête de Cro Magnon, sérieux?
Elle est assez grande et comporte une large ouverture à flanc de montagne. De l'extérieur, il est quasiment impossible de remarquer son entrée, naturellement camouflée par divers buissons épineux et des bosquets de peupliers malingres. Ce qui est bien avec notre grotte, c'est qu'elle se compose de diverses cavités de tailles variées ce qui nous permet de sectoriser un peu tout ça. Eyh, on l'a pas choisie pour rien!
Il y en a une qui nous sert à stocker la bouffe (surtout du riz qu'on vole à qui on peut), une autre à ranger tout ce que nous volons/rackettons/trouvons/fabriquons et qui nous aide à survivre tels que des vêtements, des tissus, du bois sec pour l'hiver, des médicaments, des armes... Et la plus grande qui nous sert de lieu de vie. Disons que c'est là où nous dormons et où nous passons la majorité de notre temps lorsque la neige commence à tomber.
Et quand je dis nous, je ne veux pas dire Tora et moi. Enfin, si, je me suis mal exprimée. Tora et moi vivons bien dans cette grotte de roche gris pâle, assez grande mais pas très haute sous plafond, 3m à vue de nez. Ma meilleure amie, l'espèce de psychopathe aux longs cheveux blancs et au sourire énigmatique avec qui je survis dans ce monde de merde depuis une trentaine d'années a une certaine... particularité, on est d'accord. Parce que je sais pas chez vous mais chez moi, les gens ne se transforment pas en bêbête pleine de poil avec des crocs aussi gros que votre poing. Heureusement d'ailleurs. Vous imaginez sinon? Vous êtes en cours et paf! le prof de maths devient un monstre sadique et sanguinaire. Ah bah nan, c'est sa vraie identité ça... bref.
Ça a donc certains avantages. Imaginez un pauvre type. Bas de plafond le type hein. Dans le Rukongai, moins t'as de neurones et plus tu survis. D'où le taux de connerie qui frise des records à foutre les jetons au rap français. Sans déconner. Le pauvre type, appelons le Mou du Bulbe ça seras plus simple, croise Tora. «Oh» se dit-il en lui-même, «la frêle jeune fille que voilà! Quelle demoiselle appétissante!» (oui, je traduis parce que vu la poitrine plus que généreuse de ma pote, en VO ça donnerait plutôt un truc du genre «BOOOOOBS!» avec filet de bave et œil lubrique) Mou du Bulbe s'approche de ladite demoiselle, future demoiselle en détresse, histoire de la racketter puis de profiter des atouts féminins dont mère Nature l'a pourvue (je sais, j'ai un inimitable talent poétique)
Bref, Mou du Bulbe savoure. Hin hin. Pauvre Mou du Bulbe. Parce que d'un coup d'un seul, paf! sa future victime pure et innocente devient un machin énorme, 350kg tout mouillé, 1m 50 au garrot et une sérieuse envie de bouffer du steak.
Comme on dit, ça calme.
Surtout que, vu le caractère de Tora, elle explose littéralement notre infortuné Mou du Bulbe avant de le racketter dans les règles de l'art pour se défouler un bon coup.
Ça c'est l'avantage number one a être un gros tigrou bien dangereux. Avantage number two (je sais compter que jusqu'à deux en anglais, ça tombe bien) c'est qu'elle peut parler à tous ses congénères. Traduction, y'a une quinzaine de tigres adultes et leurs petits qui squattent notre grotte.
Ouais passque Madame Tora peut se faire comprendre des tigres. Elle se la pète grave avec ce truc d'ailleurs. Bref. Jalouse? Quoi, moi jalouse? Mouhahaha, mais qu'est-ce que vous allez chercher? Pas du tout voyons. (ou alors juste un peu...) En fait, ça explique comment elle a pu survivre aussi longtemps sur cette montagne sans se faire croquer par une grosse bêbête.
Me réveillant peu à peu, je me frotte les yeux pour mieux y voir. Puis je finis par me lever, toujours aussi sexy qu'un hippopotame bourré de rhumatismes, butant sur à peu près tout ce qu'il y a sur mon chemin. C'est-à-dire la Meute.
-P'tain, dégage de là Akegata... je grommelle au tigre étalé sur le sol qui me barre le passage.
Techniquement, les tigres ne vivent pas en meute. Mais cela fait tellement longtemps que nous vivons avec eux... Le-dit Akegata (point du jour) ouvre un œil mordoré qu'il darde sur moi, l'air pas du tout près à bouger sa grosse carcasse.
Cool.
Espèce de gros chieur va...
Tout en lâchant une vague bordée d'insultes plus ou moins imagées (il est notamment question de pâtée pour chien, de tronçonneuse, de colonne vertébrale de T-Rex et de l'endroit où enfoncer la dite colonne vertébrale), j'enjambe difficilement son corps rayé de vieux mâle paresseux.
Je ne dis pas que ne serait-ce qu'un seul d'entre eux me comprend parfaitement, ils restent des animaux et ne disposent d'aucun langage structuré. N'empêche que ce serait une erreur monumentale que de penser qu'ils sont stupides. Juste pour info, leur boîte crânienne fit une fois et demie la notre... Tora m'a appris à communiquer avec eux, que ce soit avec l'intonation de la voix, mon langage corporel ou les gestes de mes mains. Et puis, depuis le temps que je vis avec la meute...
-Eyh, Beni? Benikyogai?
La voix de mon amie me tire de mes pensées et un grognement s'échappe de mes lèvres mi-closes. Je n'aime pas ce prénom. Seule Maman m'appelait comme ça, et encore. J'ai toujours aimé la lune alors elle m'a rapidement surnommée Benitsuki passque je tirais la tronche.
Tora me regarde de son regard éternellement moqueur avant de rigoler doucement.
-T'avais plutôt l'air d'un zombie. Je vérifiais juste que tu sois encore humaine. me lâche t-elle avec un grand sourire.
Amusée, je grogne un «Rêve pas, grognasse!» tout en commençant à m'habiller. Les yeux qui pétillent, elle réplique aussitôt.
-Poufiasse...! rigole t-elle en enfilant un hakama semblable au mien excepté les quelques motifs qu'on peut encore y déceler.
Je réfléchis quelques secondes avant de lâcher:
-Grognasse.
-Fadasse!
Je fronce les sourcils.
-Euh, c'est pas une insulte ça... Blondasse.
-Parce que «blondasse» c'est mieux peut-être? fait-elle sarcastique. Et puis je ne suis pas blonde. Mais blanc-bleuté. Nuance.
-Laisse tomber...! je rigole avant de réfléchir pour trouver une nouvelle insulte qui rime. Pétasse.
Ah! Je sens que je l'ai coincée là! Nyéhéhé! Je m'aime. Très sexy Tora, la bouche ouverte... Ça lui fait un petit côté poisson rouge hors de l'eau, c'est très mignon.
-Merde, c'est celui que je voulais dire!
Grand sourire de ma part.
-Tu r'connais ta défaite?
-Jamais, tu peux toujours courir! fait-elle en m'adressant un superbe doigt d'honneur, vexée.
Plus de fierté que cette nana, tu meurs. Savourant ma victoire à l'avance, je l'observe faire carburer ses neurones. Soudain, son visage s'éclaire. Oh merde! C'est une blague?! Elle a trouvé quoi? Eyh, c'est dégueulasse, pour une fois que j'allais gagner...!
-ANANAS! hurle t-elle d'un seul coup avec un sourire à faire flipper le chat du Cheschire.
…
Euuuuuuuh...
An... Ananas? J'ai bien entendu là?
-Mais c'est pas une insulte ça! je m'écrie.
-Bah si. qu'elle me fait comme si c'était l'évidence même tout en replaçant une de ses mèches épaisses derrière l'oreille.
-Nan, nan, c'est pas une insulte crois moi.
-En même temps, j'en ai jamais vu aussi... reconnaît-elle, boudeuse.
-Moi, si! je fais, toute contente. Ça a une tête plutôt rigolote d'ailleurs, c'est jaune avec un plumeau vert sur la tronche... Donc c'est pas une insulte.
-Pff... Fait chier. soupire t-elle. Bon ok, t'as gagné. concède t-elle à mi-voix.
-Mmm, je fais taquine. J'ai pas entendu, t'as dit quoi?
Amusée mais quand même un peu vexée, Tora me colle une petite claque à l'arrière du crâne avec son éternel sourire.
-Aïe!
-Tu m'as parfaitement entendue va. Bon, tu veux quoi?
De temps en temps, on adore partir sur de petits défis sans queue ni tête et plus ou moins ridicule (celle qui fauche le plus de fringues en une journée dans le district Zaraki, celle qui arrive à éclater le plus gros rocher d'un seul coup de poing, celle qui gueule le plus fort, celle qui arrive à citer le plus de noms d'armes...) Ça fait un peu peur quand même... Mais qu'est-ce qu'on se marre! Et celle qui gagne peut réclamer à l'autre une faveur. Un massage, une aide pour l'entraînement, aiguiser les armes à la place de l'autre, cuisiner (faire cuir le riz sans le crâmer quoi...) etc.
-T'veux bien me faire la bande steup?
-Pas de problème. fait-elle tout en attrapant la-dite bande de tissu. Viens là.
Docilement, je m'assois en tailleur devant Tora en seiza (assise sur les genoux), vêtue de son hakama sombre et de son jinbei sans manche retenu par un vague obi bricolé en tresse de vieilles lamelles de tissus usés. Pour l'instant, je ne suis vêtue que de mon hakama de toile épaisse. En gros, j'ai la poitrine à l'air. Hippie's not dead.
-Lève les bras.
J'obéis, plaçant mes bras en parallèle au sol. Alors Tora passe la longue bande de tissu délicat tout autour de mon torse, ceinturant mes seins. Des soutiens-gorges au Rukongai? Eyh, vous avez fumé quoi? Déjà qu'on a du mal à se nourrir! Ces vêtements, on a du les récupérer sur des cadavres ou les voler. Alors les soutifs, ça fait une éternité qu'on a fait une croix dessus. Par contre, je sais pas si vous avez déjà essayé, mais crapahuter dans la montagne pour trouver du bois sec pour ne pas mourir de froid une fois l'hiver venu ou courser des chamois pour les faire passer à la casserole le tout les seins libres, c'est plutôt douloureux. Ouais, nan, oubliez ce que je viens de dire, c'est carrément douloureux! Encore, moi j'ai des petits seins (pour mon plus grand malheur...) donc ça va, mais pour Tora et sa poitrine généreuse, c'est déjà autre chose!
Résultat, on se débrouille comme on peux et on fixe nos seins en les enserrant dans une bande de tissu souple. Seulement, c'est un des trucs avec lequel j'ai le plus de mal. À chaque fois, je m'y prends mal, ça tient pas, c'est trop serré, ça glisse, y'a des plis mal placés, ça me gêne... Bref, c'est mal foutu. Tora par contre, elle gère. À chaque fois, c'est parfait.
-Voilà. lâche t-elle une fois son ouvrage terminé.
Je bouge rapidement les bras puis ondule du torse, histoire de vérifier que tout est bien en place.
-Nickel chrome! je réponds, toute contente.
-Allez, bouge pas et file moi le peigne, je vais m'occuper de tes cheveux.
-Ouhlà, crise de gentillesse? je rigole. Aïe!
-Tss, tss... fait-elle avec un sourire sadique, main levée et prête à m'en coller une autre. C'est pas de la gentillesse, c'est de la pitié. Non mais t'as vu tes cheveux? On dirait que tu as fait la guerre! Tu le fais exprès ou quoi?
Et bim, Beni, prends ça dans la tête. En même temps, j'ai de très longs cheveux et ils sont lisses au possible. Résultat, ils s'emmêlent assez vite lorsque je dors. Chouette.
-T'as vu les tiens? je grommelle avec un petit sourire en coin.
Ma pote m'ignore totalement et part sur un tout autre sujet.
-Faut vraiment qu'on aille récupérer des médocs...
Intriguée, je fronce les sourcils.
-Je croyais qu'il nous en restait?
-Kokujin (sombre), le dernier né d'Oushoku est malade...
C'est vrai, j'avais oublié... Oushoku (ambre), une des plus jeunes femelles de la Meute, a accouché il y a une semaine et la mise au monde s'est très mal passée, j'ai bien cru qu'on allait perdre et la mère, et la portée. En tout cas, si ses frères s'en sont bien tiré, Kokujin est encore assez mal en point.
-Et puis même, poursuit Tora tout en démêlant mes longs cheveux écarlates, le stock a bien diminué.
-Nous faudrait aussi de nouveaux vêtements. je fais en jetant un œil critique à mon hakama élimé jusqu'à la trame.
-Session «choping»? fait-elle avec un des étoiles dans les yeux en utilisant ce mot que je lui ai appris avant de se redresser.
D'un geste souple, je saute sur mes pieds avant d'attraper les longues bandes délavées qui me servent à nouer le bas de mon hakama et à bander mes mollets pour avoir des mouvements plus fluide. Du coin de l'œil, je la vois rappeler l'ensemble de la meute d'une sorte de feulement rauque avant de se métamorphoser en lourd fauve meurtrier.
-Oh que ouais. Ça fait un bail que je suis pas allée emmerder ces fichus bouseux d'Enkei. je lâche en me remémorant notre dernière session «choping»
Tora ricane. Croyez moi, sous sa forme de tigre mutant (z'avez déjà vu des tigres qui font plus d'1,40m au garrot vous?!) c'est vraiment à se faire chier dessus Chuck Norris en personne. Cette nana est une psychopathe. D'un mouvement rapide, j'attrape Kamishini, soupesant avec joie ma hache de combat, unique héritage qu'il me reste de ma mère. Ouaip, j'lui ai donné un nom. Exécutrice des Divinités.
Ça pète.
Ça claque.
Ça déchire.
Je kiffe.
D'un puissant rugissement de la part de Tora, la Meute se regroupe hors de notre grotte pendant que je grimpe sur son dos. Habitants d'Enkei, serrez les fesses, on arrive.
L'argent? On en a pas. (avec quel job, sans blague...?) N'empêche que quand on arrivera, ces pouilleux nous filerons ce qu'on demande. Nan, on va pas les racketter. Je veux bien qu'on soit balaises et qu'on ait avec nous une dizaine de tigres en quête de steaks bien saignants, m'enfin, de là à racketter tout un village du 80ème district, où même le gosse de 3 ans avec une bouille d'ange est un meurtrier accompli, faut pas déconner...
Disons qu'on a un «moyen de pression». C'est un peu complexe, mais vous verrez.
À califourchon sur le dos musclé de Tora, je peux sentir sa cage thoracique vibrer à travers le tissu épais de mon hakama lorsqu'elle se met à me parler.
-Ça m'avait manqué...
-Quoi, de jouer au canasson? je lâche, distraite. (en fait, j'adore être sur son dos, mais chut, lui dites pas) (pas envie de mourir jeune)
Agacée, elle fait claquer sa mâchoire avant de se mettre en route de son pas pesant.
-Nan, abrutie. De pulvériser du hollow.
Passque oui, on va à la chasse au hollow. Et c'est notre sport favori. Même sans voir son visage, je peux aisément deviner son sourire de psychopathe assoiffé de sang. Un sourire de joie pure identique au sien commence à se dessiner sur mes lèvres.
-Mode barbare enclenché?
-Oh que oui. Ça va faire mal.
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Je sais, je sais, pour l'instant, c'est plutôt lent (mais c'est pas ma faute aussi, j'adore décrire... ^^')
-Démission, démission!
*colle un coup de boule à Lucifer qui hurle pour lui faire fermer sa grande gueule*
Un vrai chieur ce Lulu... Bref. Et oui, désolée, j'aime po les profs de maths, je me suis tapée un petit délire toute seule. Et à propos du rap français... Attention, j'aime bien le rap français (m'enfin, faut bien chercher quand même) Mais reconnaissons qu'il y a quand même un certain level de connerie. Allez jeter un œil aux paroles de Booba, c'est quand même à hurler de rire... (ou à se tirer une balle dans la tête, c'est le genre de truc à vous faire perdre tout espoir en l'être humain) (il est tellement CON! ça fait peur, sérieux)
Au prochain chapitre, éclatage de tronche de hollow peu orthodoxe!
Review *-*? (ayez pitié de l'auteur)
