Pardon Lunastrelle d'avoir été aussi longue. Voici la suite, j'espère que tu l'aimeras (surtout que, en exclusif, il y a les pensées de Nanaki !!)
Melior, merci infiniment pour ton commentaire : il me fait extrêmement plaisir !
PS : s'il n'existe pas de culte concernant les revieweurs, je vais le créer de suite lol
PS 2 (non, non, pas la console lol) : s'il y a des lecteurs qui adorent les fictions yaoi avec Vincent et Reno, allez sur ce lien !! C'est une fiction trop trop bien ^^
H t t p :// .net/s/4927952/1/Tout_pour_tes_bras
J'ai mis des espaces, car à ce qu'il paraît vire les liens hypertextes…
Sur ce, bonne lecture !!!
Passé d'un fauve dans un laboratoire
Chapitre 1
Il souffrait, encore et toujours… Cet homme au regard fou ne se lasserait-il donc jamais ?
Depuis son arrivée dans ce grand tube, il n'avait de cesse de subir de multiples injections, toutes plus douloureuses les unes que les autres… Son corps de guerrier pouvait sans problème supporter les pires douleurs, mais son sang de félin n'était guère habitué à recevoir ces liquides étrangers.
Encore moins quand le liquide en question se révélait être de la mako !
Lors de sa première injection, le fauve avait –sous la douleur – cru qu'un feu s'embrasait, prenant sa source à l'intérieur même de son corps.
Avait-il d'abord feulé de douleur ? Avait-il hurlé, tel un loup solitaire hurlant à la lune, afin d'extérioriser sa douleur ? S'était-il projeté contre la paroi transparente du tube afin de provoquer une douleur autre que celle qu'il ressentait ? Avait-il geint, avait-il supplié ?
Il n'en savait rien, et ne le saurait probablement jamais. A la place de ce qui était censé être sa mémoire se trouvait un trou noir… Un vide… Un trou qui ne pourrait jamais être rempli, un vide qui ne pourrait jamais être comblé. Le néant le plus complet.
Il se réveillait en général quelques heures après l'injection de la première dose (car, il en était persuadé, il y en avait d'autres entre-temps), le corps courbaturé et l'esprit embrumé. Il avait un court instant de repos – minutes ? heures ? – avant que le traitement ne recommence.
Ces trop rares moments lui permettaient à peine de se lamenter sur son sort : il avait l'impression de réfléchir au ralenti. Etait-ce l'effet secondaire du liquide de la vie ? Etait-il en train de devenir fou ? Deviendrait-il aliéné, attardé ou pire : un légume ? Quel serait son futur ? Qu'était devenu le vieux sage, sans protecteurs ? Etait-il encore en vie, ou son cadavre pourrissait-il à la vue des quelques charognards ? S'inquiétait-il pour lui, dernier de sa race… Ou s'en moquait-il totalement ? Et d'ailleurs, Nanaki était-il réellement le dernier de sa race ? Existait-il encore en ce bas-monde d'autres fauves roux dotés d'une intelligence surhumaine ?
Depuis combien de temps était-il là, à souffrir physiquement et mentalement ? Combien de temps durerait son supplice, sous les ricanements incessants de ce fou ?
Tant de questions sans réponses… Tout cela cesserait-il un jour ?
En tout cas, pas maintenant… Le félin darda le scientifique d'un regard noir, en ouvrant ses babines afin de montrer ses crocs à l'ennemi : il n'était certes guère intimident, enfermé dans ce tube, mais le fait d'adopter cette attitude le faisait se sentir un peu mieux.
A chaque fois, il tentait de retarder l'inévitable ; mais à chaque fois, la piqure se faisait sentir, enclenchant une série de douleurs toutes plus horribles les unes que les autres.
Cette fois-ci n'échappa pas aux autres… Le fauve se redressa et se mit à grogner en direction des deux fantassins qui accompagnaient le professeur. Leur but était de lui administrer les piqures… L'objectif de Nanaki fut atteint encore une fois car les deux hommes, terrorisés, reculaient avec un air terrifié. Qui sait, peut-être arriverait-il cette fois-ci à échapper à cette seringue et à son contenu ?
Ce ne fut malheureusement pas le cas, car il entendit un bruit fort… Le bruit de tout un circuit mécanique s'enclenchant. Il vit, horrifié, le haut de sa cage s'ouvrir pour laisser passer un bras robotique tenant une seringue, empli d'un liquide de couleur violette. Au moins, ce n'était pas de la mako !
Déprimé et dépité, il décida – pour ce coup ci – de se laisser faire. Il connaissait, de toute façon, l'issue du « combat »… Il vit plutôt qu'il ne sentit l'aiguille rentrer dans sa peau, puis il se sentit tomber à cause d'une brusque perte musculaire…
~oOo~
Maman… Ma si douce et si tendre Maman… Pourquoi m'as-tu laissé tout seul ? Pourquoi es-tu partie ? Ai-je fais quelque chose de mal ? Non… Bien sûr que non… Tu as juste eu honte de moi… Tout ça parce que je n'ai pas obtenu le droit de passer les épreuves… Alors tu as préféré mourir au combat…
Papa… Papa, toi qui était si fort… Si fort et si courageux… Pourquoi nous as-tu abandonnés, Maman et moi ? Le poids de la culpabilité est si lourd… Pourquoi as-tu voulu rajouter une couche à mon honneur bafoué en fuyant le combat ? Où es-tu…
Papa…
~oOo~
-Regardez ! Il se réveille ! Professeur Hojo, le cobaye numéro 13 se réveille ! Ce ne sera pas la peine d'appeler la fourrière !
Qui…
-Ainsi il a réussi à survivre ? Hum… Intéressant… EH ! Toi, là-bas ! Dans une heure, réinjecte-lui le produit !
Non… Vieux fou…
-C'est bien, XIII ! Bon chien ! Tout compte fait, ce cabot est plus intéressant qu'il n'en a l'air…
- Eh, collègue ! C'est pas parce que le professeur Hojo est parti qu'il n'entend pas ce qu'on dit sur son précieux spécimen !
Que les vautours aient vos carcasses, pitoyables humains… S'ils ne meurent pas d'indigestion en vous reniflant !!!
-Eh, collègue, regarde ! Le toutou se lève ! Enfin, c'est quand il veut hein…
-Soit un peu indulgent… La toute nouvelle substance a pour effet secondaire qu'elle fait mollir les muscles…
Je retiens, humains, je retiens… Vos pitoyables visages sont désormais gravés dans ma mémoire… Et toi… Hojo, c'est cela ? Prends garde à toi… Je te revaudrais cela… Tester sur moi des liquides que tu viens à peine de découvrir…
Je vous souhaite à tous de mourir dans les plus atroces souffrances possibles et inimaginables !
~oOo~
-Numéro 13 est, d'après de nombreuses analyses, un être vivant doté d'intelligence partiellement humaine. Vous avez pour ordre, abrutis de soldats, de vérifier ce qu'il en est du point de vue émotionnel. Et comme je suis de bonne humeur aujourd'hui, je vais vous expliquer afin que vous compreniez mes ordres : mettez-le à bout. Et surtout, vous avez interdiction formelle de lui parler sympathiquement ! Je veux des rapports complets sur ce qu'il peut ressentir ! Suis-je assez clair ?
-Oui, professeur Hojo !
~oOo~
-Salut le cabot ! Alors, passé une bonne nuit ? Tu veux que je te sorte, afin que tu fasses ton petit pipi ? Oh, mais j'oubliais… Tu es enfermé, je ne peux pas te permettre de sortir.
-Eh, collègue ! Arrête d'être aussi cruel ! Moi, contrairement à toi, je lui ai rapporté une surprise !
Les deux humains, l'œil aux aguets, guettaient un signe d'énervement de la part du treizième cobaye. Rien… Malgré toutes les humiliations qu'ils lui faisaient subir tous les jours, jamais le fauve n'avait daigné bouger.
A l'évocation de la surprise, ils remarquèrent tout de même un changement : Nanaki bougea une oreille, et ouvrit sa paupière gauche, ayant trop mal à l'autre pour la bouger.
Les deux humains ouvrirent alors théâtralement la porte menant au couloir et laissèrent passer une personne… Ou plutôt, un fauve…
Plus troublé qu'il ne souhaitait le montrer, il murmura, la gorge nouée :
« Lida… »
