Coucou tout le monde !

Alors voilà le chapitre 1, qui est plutôt cour mais c'est le début et il fallait absolument que je coupe à cet endroit :) Désolé pour l'attente, mais je suis en vacances et je n'ais pas la wifi sur commande donc je fais comme je peux :)

Mais bon pas de panique, j'ai déjà commencé l'écriture du chapitre 2 qui sera plus long, donc il n'y aura pas longtemps à attendre entre les deux chapitre normalement :)

Sinon, je suis trop CONTENTE ! J'ai eu deux review ! Moi qui ne m'attendais pas à en avoir c'est génial ! Donc merci à Elfolle et mischievous wink qui ont commenté mon chapitre :D

Bon je vous laisse lire et je vous retrouve en bas :)

Disclaimer : HP et son univers appartiennent à JKR, je ne fais que l'emprunter

Rating : toujours T et pour l'instant je ne prévois pas de changement :)


Partie 1 : Sentiments éphémères

Chapitre 1

Dans le brouhaha du célèbre aéroport parisien, Roissy Charles de Gaulle, les voyageurs se croisaient, se bousculaient ou discutaient. Certaines, pressées, courraient presque sur leurs talons aiguilles. D'autres étaient détendus, une casquette sur la tête, et attendaient paresseusement l'arrivée de leur avion. Un avion qui, comme tout appareil normalement constitué, avait bien évidemment du retard. Il y avait également les stressés, ceux qui appréhendaient le voyage pour une raison ou pour une autre. Parce que le vertige les prenait dès que leurs pieds quittaient la terre ferme ? Ou parce que quelque chose, une fois arrivé, leur inspiraient une crainte incontrôlable ?

Dans tous les cas, Nicole et Cassandra faisaient parties de ce groupe. Les deux jeunes filles, flanquées de leurs énormes valises qui contenaient surement la majeure partie de leur dressing – voir le dressing en entier, dans le doute – attendaient avec impatience, mais aussi avec peur, l'arrivée tardive du bolide Air France qui leur ferait quitter leur pays d'origine pour un autre dont elles ne savaient rien.

Nicole, sorcière dite de sang-pure – bien qu'elle considérait ce terme comme complètement péjoratif envers les nés-moldu, dont sa meilleure amie faisait partie – était complètement novice dans cet environnement de fou qu'était un aéroport. La foule, le bruit, les tableaux d'affichages et les voix qui résonnaient dans le grand hall en forme de coupole. Tout la fascinait autant que cela l'effrayait. Et sa mère, accrochée à son bras, ressentait exactement la même chose, si ce n'est une peur encore plus intense. En tant que sorcière née de famille sorcière, ce n'était pas dans ses habitudes – et son mari aurait fait une crise cardiaque s'il avait été au courant – d'emprunter les moyens de transports n'appartenant pas au monde magique. Selon François Matelot, c'était une honte, selon sa femme c'était une nécessité. Surtout quand comme elle, on avait acquis récemment une peur panique des portoloins, seul transport sorcier fiable sur les distances internationales.

De son côté, Cassandra, habituée à un tel environnement malgré ses légères réticences à quitter son pays d'origine, était plus détendue et observait tranquillement ce qui l'entourait, et plus particulièrement la mécanique bien huilée des voyageurs et des employés qui se croisaient sans jamais vraiment se remarquer, l'un serviteur discret et invisible de l'autre.

- Votre attention s'il vous plaît, les passagers du vol 609 à destination de Londres sont priés de se rendre porte 12 pour l'embarquement. Je répète, les passagers du vol 609 à destination de Londres sont priés de se rendre porte 12 pour l'embarquement.

Dès la fin de l'annonce, les deux amies échangèrent un regard angoissé, plein de questions sans réponses, avant que Nicole ne se tourne vers sa mère pour la serrer dans ses bras.

- Fais bien attention à toi ma chérie, et surtout n'oublie pas, tu es Nicole Erika Matelot, et quoi qu'en dise ton père, si tu fais de ton mieux, comme toujours, nous serons tous fiers de toi, murmura Elisabeth Matelot, le visage enfoui dans la chevelure blonde de sa fille.

Elle essaya de se dégager pour faire ses adieux à la jeune Cassandra qu'elle considérait presque comme sa propre fille depuis qu'elle et Nicole se connaissaient, mais la blondinette resserra son étreinte pour sentir une dernière fois le parfum de la personne qu'elle aimait le plus au monde. Une dernière fois avant le départ fatidique qu'elles redoutaient toutes, bien que pour les deux jeunes femmes, cela soit également teinté d'une pointe d'excitation et d'une bonne dose de soulagement.

- Tu vas vraiment me manquer, maman, marmonna la jeune fille d'une voix étranglée, fais bien attention à toi surtout et donne-moi des nouvelles !

Après un dernier sourire, les yeux brillants de leurs larmes contenues, la plus âgée se détacha de sa fille unique et s'approcha de la petite brunette, qui jusque-là observait leurs adieux avec une expression attendrie. Alors qu'Elisabeth ouvrait la bouche, prête à dire elle ne savait quelle remarque qui aurait surement paru un peu stupide et superficielle comparé à ce qu'elle ressentait, Cassandra ne lui laissa pas prononcer un mot et se précipita dans ses bras déjà ouverts et prêts à l'accueillir. Le nez enfoui contre la poitrine de la mère de sa meilleure amie - qu'elle atteignait à peine du haut de son mètre 56, surtout quand cette dernière portait des talons - elles ressemblaient à une enfant et sa maman. C'était d'ailleurs le rôle qu'avait toujours joué Elisabeth dans la vie de Cassandra, qui souffrait beaucoup du peu d'attention dont l'entouraient ses parents toujours absents.

- Prend bien soin de toi, ma puce, et surveille ma fille, elle a toujours été la plus téméraire et inconsciente de vous deux. Je te fais confiance, tu seras responsable à sa place n'est-ce pas ! dit doucement la grande femme au maintien royal et aux lourds cheveux auburn délicatement relevés au-dessus de la nuque.

Elle avait un léger sourire aux lèvres, signe qu'elle plaisantait et la jeune brune laissa échappé un petit rire triste, la gorge nouée. Elle semblait hésiter à dire quelque chose puis, fouillant dans son sac à main fétiche, elle en sortie une lettre légèrement froissée qu'elle tendit à Elisabeth.

- C'est une lettre pour Annabel et Louise. Je leur ai interdit de venir parce que sinon, je crois que je n'aurais pas eu le courage de partir, alors est-ce que tu pourras leur donner ça pour moi ? C'est simplement pour leur dire au revoir, expliqua la petite brune devant les sourcils de la femme, froncés par l'incompréhension.

Devant la moue suppliante de la jeune fille, l'adulte ne put retenir un petit rire qu'elle étouffa bien vite en plaquant gracieusement sa main ornée de précieuses bagues devant sa bouche.

- Mais bien sur ma chérie, tu n'as même pas besoin de me le demander ! Et je suis sûre que tes sœurs apprécieront le geste. Je leur donnerais dès ce soir ! s'exclama la mère de Nicole sur le ton de l'évidence, avant de se tourner vers sa fille.

Attirant les deux jeunes femmes de 17 ans près d'elle, la très distingué Mme Matelot posa une main sur l'épaule droite de Nicole et l'autre sur l'épaule gauche de Cassandra, solennelle.

- Ecoutez-moi bien toutes les deux parce que je ne le répèterais pas. D'accord, vous allez dans un pays que vous ne connaissez pas, d'accord vous ne connaissez pas parfaitement la langue et d'accord ce sera dur de se faire des amis quand les élèves se connaissent déjà depuis six ans. Ce sera dur, c'est un fait et vous le saviez quand vous avez accepté ce voyage, vous le savez encore maintenant. Mais le plus important c'est d'être vous-même et de ne surtout pas renoncer. Jamais ! Vous êtes des jeunes femmes exceptionnelles qui méritent d'avoir un peu de bonheur dans leurs vies, surtout après cette période particulièrement sombre.

Toujours très digne, mais au bord des larmes malgré tout, Elisabeth leurs adressa un ultime sourire maternelle et rassurant avant de s'écarter, laissant ses mains glisser le long de leurs bras jusqu'à ce qu'ils retombent contre ses flancs. Sentant que tout avait été dit, que les adieux étaient finis et qu'il était temps de partir, Cassandra posa une main délicate et parfaitement manucurée sur le coude de sa meilleure amie, l'entrainant vers la porte d'embarquement où les passagers du même vol s'engouffraient déjà depuis quelques minutes. Alors qu'elles allaient disparaitre par le couloir en métal brillant, elles se retournèrent une dernière fois, adressèrent un dernier signe de la main à la mère de Nicole, puis suivirent les autres voyageurs. Sans plus se retourner.

Une fois confortablement installées dans l'appareil, callées contre les dossiers plutôt moelleux de leurs sièges en classe affaire, elles s'autorisèrent enfin à laisser couler leurs larmes, rapidement essuyées d'un revers de main, les dissimulant aux regards des autres.

Les hôtesses, dans leurs élégants uniformes bleutés, indiquèrent rapidement les consignes de sécurité en effectuant des mouvements que Nicole aurait volontiers comparés à une chorégraphie de pom-pom-girls et que la jeune femme trouvait tout à fait ridicule, puis ce fut le moment du décollage. Le moment que la jeune sorcière de sang-pur redoutait le plus. Heureusement, sa meilleure amie du le sentir car elle tendit le bras et attrapa sa main avant de la serrer à lui en briser les phalanges. Se concentrant sur la douleur et la chaleur de la main de Cassandra, la blonde ferma les yeux et attendit tout simplement que le mauvais moment passe.

Quand enfin les secousses et l'horrible sensation d'être cloué à son siège – comme si elle allait se greffer au cuir – disparurent, elle ouvrit de nouveau les yeux, admirant à travers le hublot le paysage de plus en plus petit afin de faire passer la nausée qui lui soulevait le cœur.

- Dis Cassie, tu penses qu'on sera heureuse là-bas ? Tu penses que ce sera vraiment mieux qu'ici ? demanda brusquement Nicole d'une voix enfantine rendu aigue par l'incertitude et la peur.

Son visage en forme de cœur était résolument tourné vers l'extérieur mais Cassandra pouvais tout de même voir l'angoisse qui déformait ses traits délicats. D'un geste souple et très maternel, la brune lissa délicatement les cheveux blonds et brillants de sa meilleure amie qui la dominait d'une bonne demi-tête.

- N'y pense pas, on verra tout ça ce soir. Pour l'instant, dors, ça te fera du bien. Je m'occupe de tout.

Rassurée, la jeune héritière de la famille Matelot ôta ses chaussures et ramena ses jambes contre sa poitrine, comme pour se protéger. La tête posée contre le dossier, elle ferma les yeux, gardant la main de Cassandra serré dans la sienne.

La jolie brune observa, attendrie, le visage paisible de la jeune femme, sa poitrine qui se soulevait à un rythme lent et régulier. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas aussi bien dormit. Toutes les autres nuits, d'horribles cauchemars la réveillaient en sursaut alors que la lune était toujours haute dans le ciel. Le soulagement était visible sur les traits de Cassandra. Peut-être que finalement, ce voyage était vraiment une bonne idée. Peut-être que changer d'air leur ferait du bien.

Fixant les toits des maisons de Paris, déjà minuscules vu de cette hauteur, elle versa une dernière larme pour cette ville et ce pays qu'elle aimait tant, puis d'un air décidé, elle se redressa fièrement sur son siège. Elles étaient parties, elles ne reverraient pas leur pays, leurs familles et leurs amis avant des mois. Mais c'était leur choix, alors maintenant il fallait aller de l'avant. Elles quittaient leurs repères et leurs habitudes pour un pays dont elles ignoraient tout, mais tout irait bien. Il le fallait.

- De toute façon, ça ne peut pas être pire qu'ici, marmonna amèrement Cassandra, j'espère simplement que ce sera mieux.


Alors, comment trouvez-vous mes héroïnes ?

Nicole ?

Cassandra ?

Laquelle préférez-vous ?

Est ce que la mère de Nicole vous paraît sympa ?

Et son père ?

Il y a d'autres questions ? :D

Bon je crois que c'est tout ^^ J'espère avoir des avis et que mon chapitre vous satisfera jusqu'au prochain :)

Bisous Bisous

Laura