Et hop le deuxième chapitre !
Wed Lock 2
John se réveilla vers 5 heure du matin, brusquement et désorienté.
« Chh, chh. » Sherlock fut la en une seconde, et l'aida à sortir de son rêve. « Mauvais rêve ? »
John acquiesça, se frotta les yeux. « Ca faisait longtemps. » murmura-t-il.
« La guerre ? » demanda Sherlock, l'inquiétude traversa son visage. « Ou le … l'immeuble … ST. Bart's… ? »
John tressaillit en entendant la deuxième option.
« Désolé. Chh, je suis désolé. » Sherlock serra John dans ses bras. « C'était lequel ? »
« Bart's. » murmura John.
Sherlock soutint John avec toute la force dont il était capable, il voulait montrer à John qu'il était toujours là, qu'il n'allait pas partir. Jamais. Nulle part. Que St. Bart's était derrière eux maintenant. Il y a plus de 4 ans. Ça allait aller, il essayait de lui dire. Aujourd'hui ça allait être parfait.
John détestait toujours aller à St. Bart's. Il l'évitait dès qu'il le pouvait, même s'il devait pour ça prendre un trajet de taxi ou de métro plus long. Alors que Sherlock lui rappelait qu'il était là, John se détendit lentement dans ses bras, en essayant de se convaincre que ça n'arriverait plus jamais.
« Il est encore tôt. » murmura Sherlock « Tu peux te recoucher si tu veux. Tu ne dois retourner à l'appart que vers 11 heures pour te préparer. »
« Je ne peux pas dormir maintenant. » murmura John. «Tu n'as pas encore dormis, si ? »
« Non » répondit Sherlock. « Je ne pouvais pas. »
« Aller viens, couche toi »
« Je suis trop nerveux pour dormir. » protesta Sherlock, même s'il fit se que John demanda.
« Pourquoi ? »
« Je ne sais pas. »
John caressa la joue de Sherlock. « Chh. C'est bon. » Il commença à chantonner doucement pour Sherlock, son moyen infaillible pour endormir son chéri. La voix de John était profonde et étonament fantastique, et elle avait un effet presque instantané sur Sherlock, qui sentit son inquiétude partir petit à petit, alors qu'il se callait contre John.
John sourit doucement, alors qu'il chantait sans un mot, inventant le morceau alors qu'il le chantait. Il caressa les cheveux de Sherlock doucement pour l'aider à se détendre. Et Sherlock sombra, lentement, très lentement, dans un sommeil.
Lorsqu'il se réveilla, John était déjà partit, et il était presque 11h30. Il y avait un post-it sur la table à côté du lit de Sherlock.
Sherlock, y lut-il, Si tu lis ceci, c'est que je suis parti. Je ne voulais pas te réveiller. Tu vas le nier, mais tu ressembles vraiment à un ange quand tu dors. Bref, je suis retourné au 221B. Rendez-vous à la chapelle à deux heures et demie. Je ne peux pas te dire à quel point je suis impatient. N'oublie pas de sourire. Avec amour, John.
Ailleurs, John souriait alors qu'il se revêtait de ses vêtements pour la journée.
Mycroft arriva à midi et trouva Sherlock, qui fixait le costume qu'il était supposé porter, une tasse de thé fumante à la main et une expression de terreur pure sur son visage. Mrs. Hudson était déjà là avec Lestrade.
« Allons Sherlock » roucoula-t-elle « Tu ne vas pas laisser ce pauvre John tout seul devant l'autel ! »
« Non. » dit Sherlock « Bien sûr que non. Mais si tout allait de travers ? »
Lestrade leva les yeux au ciel. « Si tu laisses tomber John, c'est là que tout va mal aller. Il te reste une heure Sherlock, réveilles toi ! C'est important ! »
« Je suis réveillé ! Je suis juste terrifié ! » Cingla Sherlock. « Ce n'est pas comme si ton mariage c'était particulièrement bien déroulé. »
Lestrade grimaça. Le portable de Sherlock sonna.
« Quoi ? » répondit sèchement Sherlock au combiné, ne s'étant pas occupé de regarder qui l'appelait.
Il y eu une pause, puis la voix nerveuse de John. « Sh… Sherlock ? »
« Oh. Oh ! » Sherlock se calma tout de suite. « Désolé John. Pardon. Ça va ? » Le petit rire de Lestrade résonna à sa gauche, et Sherlock fit à l'ensemble des personnes présente dans la pièce un salut à deux doigts.
« Je … Je vais bien, un petit peu inquiet pour toi maintenant. »
« Bien. Je vais bien. Des gens m'agacent. » La voix de Sherlock s'adoucie. « Pourquoi est-ce que tu appelles ? Quelque chose ne va pas avec le repas ? Les fleurs ? »
John eut un petit rire discret. « Non, mon amour. Tout est parfait. » Sa voix était chaude et pleine d'espoir, et quelque chose dans cette voix fit fondre le cœur de Sherlock. « Je voulais juste m'assurer que tu n'avais pas, tu sais … » Sa voix blanchit. « Pris peur. »
« Pas du tout », dit Sherlock, même si John avait complétement raison. Il n'avait pas vraiment prit peur, c'était plutôt comme Oh mon dieu et si tout va de travers, qu'est-ce qu'on va faire ? « Et toi ? »
John ne répondit pas tout de suite. « Tu as peur, n'est-ce pas ? »
« Non ! Pas comme tu penses. Je suis juste inquiet, j'ai peur que des choses ne se fassent pas comme prévu, que tu sois en colère, et que tout soit ruiné, que tu partes ou pire, et maintenant tout le monde dans cette pièce se moque de moi, et je sais que c'est inutile d'être si angoissé mais je ne sais pas … je n'arrive pas à… » Sherlock avait dit tout ça sans inspiré et se trouvait à court de mot.
La voix de John se radoucie « Sherlock, mon cœur, c'est normal d'être nerveux. Je le suis aussi. »
« C'est … bien. Je crois. »
John sourit. « Sherlock, il te reste une demi-heure. S'il te plait prépare-toi ! »
« je suis presque là »répondit Sherlock. « Il ne me manque plus que la veste. »
John semblait rassuré. « Vraiment ? »
« Oui, » dit Sherlock. « Ça me va bien. Molly a bien choisie les vêtements, je pense. »
Sherlock pouvait entendre le sourire de John à travers le portable. « Oui, elle a bien fait. »
« Tu es prêt ? » demanda Sherlock, ignorant les remarques que faisait les personnes présentes dans la pièce.
« Oui. Je suis déjà à la chapelle. »
Sherlock sourit. « J'arrive dans l'heure. » dit-il, refermant son téléphone. Mrs. Hudson lui souriait, ses yeux pleins de larmes.
« Si sentimentale. » lui murmura Sherlock, la prenant dans ses bras. « Ce n'est pas comme si on quittait l'appartement. »
« Je sais, mon cher. » murmura-t-elle. « Je suis juste tellement heureuse pour vous deux. Le pauvre John était une épave quand tu es parti et maintenant vous allez vous marier. » Elle renifla. « C'est juste un merveilleux retournement de situation. »
« Je sais. » L'apaisa Sherlock. « Et vous y assisterez au premier rang. Vous allez pleurer là-bas aussi ? »
Mrs. Hudson rit. « Bien sûr, mon cher, bien sûr. »
« Et j'imagine que John aussi. »
« Et je pourrais aussi … » Sherlock rit. « Oh, ça va être drôle. »
« On ferait mieux d'y aller Sherlock. » Lestrade posa sa main sur l'épaule de Sherlock. « Ne fait pas attendre ta fiancé. »
« N'y pense même pas. Mycroft, j'imagine que ta voiture nous attend. »
Mycroft acquiesça, souriant à son frère.
« Allons-y, alors » Sherlock enfila sa veste, glissa la note de John dans sa poche intérieure, près de son cœur et tint la porte à ses compagnons. Ils le suivirent et Mycroft les conduisit jusqu'à la voiture.
