Prologue :
PoV Meika :
Toujours le même rêve, plutôt le même souvenir. Celui qui repasse dans ma tête sans arrêt quand j'ai les yeux fermés. Mais contrairement à mon souvenir, je ne suis que spectatrice dans ce rêve.
Je me vois, petite, courir dans la forêt qui sépare la Push de Forks. Je cherche quelqu'un, quelqu'un d'important pour moi. Un ami qui a besoin de moi. Tout est flou, puis je me souviens. Je cherche mon cousin Jacob. Il s'est enfui dans la forêt lorsque mon parrain, son père, a commencé à se débarrasser des affaires de sa défunte femme, Sarah - morte depuis 8 mois maintenant.
Je courais depuis au moins une heure mais aucune trace de Jacob. Je crie son nom, mais rien. Puis, je me retourne. Quelqu'un est là, mes sens sont en alerte. Un homme, d'une pâleur qui m'est aujourd'hui familière, me regarde avec un sourire carnassier. La première fois que je vois un vampire. J'ai peur, je recule et trébuche sur une racine. Je ne l'ai quitté des yeux qu'une demi-seconde qu'il était déjà à quelque centimètre de moi. Tout se passe vite, il me mord à l'épaule, je hurle. Tout à coup nous sommes encerclés par d'autres vampires. Je me sens défaillir quand le vampire me lâche. Je tombe et me tords de douleur. Peut-être par instinct de survie, il se retourne vers les autres et leurs montres les dents. Il s'apprête à avancer quand il se tord comme moi de douleur et se met à se consumer sur place. Tout s'est passé si vite, je me relève avec difficulté avec une vive brulure là où il m'a mordu et ne voit à sa place que des cendres. Je vois la famille de vampires avec leurs yeux écarquillait. Je les entends me rassurer, les battements de mon cœur se calment. Je m'avance doucement, mais quelque chose n'allait pas. J'avance si vite que j'étais déjà près d'eux. Puis mon moi petite, se tourne vers moi et hurle.
Je me réveille toujours à ce moment, agitée. Cette scène ne me faisait plus peur, mais je n'arrive pas à ne pas être perturbée. Je me rappelle encore du lendemain de cette journée, mon parrain et les Cullen ont débattu de mon cas pendant des heures. Essayant de savoir ce qui était le mieux pour moi. Puis d'un commun accord, il a été décidé que je partirais avec les Cullen pour enquêter sur ce phénomène bizarre - car le fait que je ne sois pas morte alors que le vampire lui l'été n'était pas normal - qui me viendrait de mes gènes. La version officielle était qu'une tante à moi, m'a retrouvé après des années de recherches et souhaité m'élever. Je suis partie aussitôt avec les Cullen qui sont devenus assez rapidement ma deuxième famille. J'ai vécu longtemps avec eux jusqu'à ce qu'il reparte à Forks. Je ne pouvais pas les suivre, je n'en avais pas la force.
Après m'être préparé, je sors faire mon jogging dans la forêt. J'adore y passai du temps, cela m'apaisait. Je suis bien là. Seule la sonnerie de mon téléphone rompt la quiétude de la forêt. Billy. Je sais que je dois répondre, mais je suis tellement bien. Je me décide à répondre au troisième appel.
- Allô, parrain ! Répondis-je en guise de bonjour.
- Meika. C'est moi, Alice.
- Tout va bien. Demandais-je trop surprise pour être poli.
Je croyais vraiment que c'était Billy, ordinairement c'est son heure d'appel. Alice, elle, me téléphone rarement – sous ma demande.
- Tout va bien, me répondit sa voix désincarnée. Enfin, nous, nous allons bien. Mais, c'est Billy. J
e commence à paniquer, sa voix était remplie d'excuse. Qu'allait-elle m'annonçait, que mon parrain était mort.
- Quoi, Billy ? Bégayais-je.
- Il est à l'hôpital.
Mon cœur s'arrêta.
PoV Jacob : ( Pensée de Loup)
Dormir, courir, chasser, manger. Ne pas penser.
Jake revient, me demanda Embry pour la énième fois alors que je courrais toujours depuis que j'avais quitté la réserve.
Dormir, courir, chasser, manger. Je répétais cette phrase comme un mantra.
Il s'est passé quelque chose, reprit-il faisant fi de mon état d'esprit.
Entendre mon ami presque qu'au bord des larmes me fait ralentir. Je m'arrêtais finalement de courir en analysant son état d'esprit. Je me penche en avant le museau près du sol et les oreilles baissées en découvrant la détresse et l'inquiétude venant de mon meilleur ami.
Comprenant qu'il avait toute mon attention il reprend, en m'ouvrant son esprit pour que je voie ce que j'avais manqué : C'est Billy.
Je me remets à courir beaucoup plus vite, mais cette fois vers mes frères. Leur détresse et leur inquiétude étaient désormais les miennes également.
