A/N : Coucou tout le monde ! Tout d'abord, merci à tous d'avoir lu, followé, favorisé, commenté ce premier chapitre, bref, merci ! :) Cela m'a fait très plaisir, soyez-en sûrs :)
Un merci très spécial pour Chat-Touille, j'ai été ravie de voir un aussi long review, cela m'a d'ailleurs étonnée car c'est la première fois. Merci d'avoir répondu à ma question et j'espère revoir un des tes commentaires :)
Donc voici le second chapitre, j'espère qu'il vous plaira :)
ADULTERES IMAGINAIRES
Chapitre 2
Hermione ne savait pas où elle se trouvait. Tout était noir autour d'elle et elle n'entendait absolument rien. Elle agita ses bras, essayant de sentir quelque chose autour d'elle, mais elle ne rencontra aucun obstacle. Où était-elle ? A l'aveuglette, elle tenta de faire quelques pas, pour être sûre qu'il n'y avait aucun murs ou meubles. Rien. Même pas le bruit de ses pas ne se faisait entendre. Elle ouvrit la bouche pour crier, mais aucun son n'en sortit. Que lui était-elle arrivée ? S'était-elle trouvée dans un tout autre univers sans qu'elle ne s'en rende compte ? Etait-elle morte ? Le paradis ressemblerait donc à ça ? Drôle d'endroit pour accueillir quelqu'un qui vient de rendre l'âme. Ou bien était-ce l'enfer ?
Tout à coup, un bruit se fit entendre. Lointain, discret, il semblait néanmoins se rapprocher. Des rires. C'était des rires, Hermione en était sûre. Elle n'était donc pas toute seule ! Elle essaya une nouvelle fois de parler, mais en vain. Se concentrant sur les rires qui se rapprochaient de plus en plus, elle essaya donc de deviner à qui ils appartenaient, si elle les avait déjà entendus. Non, elle ne les connaissait pas.
C'était des rires heureux, cristallins et ils semblaient appartenir à une femme. Cependant, un homme devait se trouver à côté d'elle car elle entendit une autre personne rigoler. Les siens étaient plus graves et plus doux, presque comme une sorte de ricanement, un ricanement affectif.
Plus elle se concentrait sur ces nouveaux rires, plus elle eut l'impression de les connaître. Où les avait-elle entendus ? Elle avait la réponse sur le bout de la langue…
Soudain, elle fut aveuglée par une éclatante lumière blanche. Elle dut fermée les yeux pour se protéger, et, quand elle les rouvrit, elle fut surprise de voir qu'elle se trouvait dans une pièce relativement sombre. Les rires avaient disparus.
Elle était face à un miroir, au-dessus d'une vieille commode miteuse, lui reflétant son image. Elle était affreusement ridée, à tel point qu'elle ressemblait à une vieille pomme toute fripée. Ses cheveux étaient d'un gris terne, abîmés et remontés dans un petit chignon misérable.
Ses yeux étaient vides, fatigués, et ils ne montraient aucun signe d'une quelconque vie.
Les rires se firent entendre une nouvelle fois, cette fois plus légèrement, l'obligeant à se retourner.
Ce qu'elle vit la fit reculer de quelque pas et elle se cogna contre la commode.
Un lit lui faisait face, un lit occupé par deux personnes. L'homme, ou plutôt Ron, était aux côtés d'une femme. Contrairement à Hermione, il était jeune et toujours aussi beau. Il souriait, faisant ressortir de magnifiques plis aux coins de ses yeux, qui semblaient pétiller de joie.
La femme, tout aussi jeune et tout aussi belle, le regardait affectueusement, un doux sourire sur ses lèvres.
Hermione voulait crier, pleurer, hurler, mais elle en était toujours incapable. Ses membres, qu'elle pouvait bouger il y a quelques secondes, étaient maintenant paralysés. C'était comme si quelqu'un de plus fort qu'elle voulait la forcer à regarder cette horrible scène qui se jouait devant elle.
Elle fut surprise de voir Ron embrassait cette femme tendrement, amoureusement. Ses yeux, toujours rieurs, semblaient contenir de l'affection, de l'amour pour elle. Il lui caressait le visage d'un geste doux, calme et paisible. Il semblait l'aimer.
- Je t'aime, il lui murmura.
Une vive douleur lui traversa la gorge, et sans qu'elle ne s'en rende compte, Hermione ouvrit grand la bouche, un cri d'horreur s'en échappant.
Aujourd'hui, Hermione se réveilla avec une boule au ventre. Son rêve l'avait chamboulée. Aujourd'hui, elle était déterminée à savoir la vérité.
Comme chaque matin, elle se réveilla avant tout le monde et descendit préparer le petit déjeuner. Elle commença par préparer quelque chose que tous les membres de la famille aimaient puis s'attaqua à quelque chose de spécial pour chaque.
Après ça, Ron descendit à son tour, lui donna son habituel baiser matinal, qu'elle retourna froidement, puis elle monta se préparer.
Après avoir fini, elle alla réveiller les enfants.
Ils déjeunèrent tous en paix, sauf Hermione. Elle avait intensément regardé Ron pendant tout le repas. Il parlait et riait avec leurs enfants, faisant des blagues qui les faisaient littéralement hurlé de rire.
Comment arrivait-il à vivre normalement et à les regarder dans les yeux ? Comment osait-il ?
Malgré la boule qui ne cessait de grandir dans son ventre et qui menaçait de se manifester sous une autre forme, une toute autre chose s'était invitée en elle. La rage. Une rage pure et simple. Une rage qui, elle le sentait, était prête à s'emparer d'elle à tout moment, à la transformer.
Plus les jours passaient, plus elle devenait en colère.
En colère contre Ron, pour être un idiot complet en colère contre elle-même, pour ne pas avoir réagi plus tôt et en colère contre l'autre femme.
Une autre femme avec qui Ron devait sans doute passer plusieurs de ses nuits avec, une autre femme qui était petit à petit en train de lui voler son mari, de détruire sa famille et tous les efforts qu'Hermione a fait pour la construire.
Elle était d'autant plus en colère qu'elle savait maintenant que ses soupçons étaient bel et bien fondés.
En plus du fait que Ron rentrait tard chaque soir, il recevait des messages.
Récemment, alors qu'elle faisait le ménage, un bruit l'avait interpellé. Elle ne l'avait tout d'abord pas reconnu, étant un bruit qu'elle n'entendait pas souvent, mais finalement une lampe s'était allumée dans son cerveau.
C'était le téléphone de Ron. Elle avait longtemps insisté pour qu'il en ait un, prétextant les cas d'urgences.
Si seulement elle avait su.
Ron devait l'avoir oublié avant de partir, car il était posé sur la table basse, émettant de la lumière.
Curieuse, elle avait regardé qu'est ce qui en était la cause.
En seulement deux minutes, Ron avait reçu plus de messages qu'il devait en avoir reçu dans toute sa vie. La plupart des personnes qu'il connaissait étant des sorciers et des sorcières, jamais il ne recevait de messages ou d'appels. Mis à part quand Harry lui envoyait des images « drôles », Ron ne s'en servait jamais.
A travers des larmes de rage car sachant à coup sûr de qui il s'agissait, Hermione s'était forcée à les lire.
« RDV au même endroit ;) »
« A la même heure »
« T'as l'habitude ;)) »
« Hâte qu'on se voit »
Furieuse, elle avait vite tapé le code. Se rendant dans la conversation avec une femme du nom de Jenny, elle avait vite fait de constater que la conversation durait depuis des mois. Hermione avait même trouvé un message de sa part disant :
« Tu vas trouver ça bizarre, mais nos petits rdv me manquent. Pas toi ? »
Bizarre, oui, c'est ça. Cette femme n'avait-elle donc pas de scrupules ? N'avait-elle pas honte de faire de telles choses avec un homme marié ? Pour l'amour de Merlin ! Mais une pensée s'était vite insinuée dans son esprit, et Hermione n'était pas sûre si c'était mieux. Peut-être que Ron ne lui avait pas raconté la vérité, il lui avait peut-être raconté qu'il était célibataire et sans enfants. Cela voudrait dire que cette femme n'était pas au courant de ce qu'elle faisait et des risques qu'elle prenait.
Il n'empêche qu'apparemment, Ron et elle se rencontraient pratiquement tous les soirs. Ils se rendaient fréquemment au Chaudron Baveur et devaient y passer beaucoup de temps, car leurs rendez-vous étaient tout le temps après que Ron ait fini ses heures de travail.
Non seulement Ron la trompait, ce qui était assez horrible en soi, mais en plus il le faisait aux yeux de tous ?
Elle ne pouvait tolérer ça. Et si quelqu'un qu'elle connaissait était au courant ? Si ce quelqu'un commençait à colporter des ragots sur elle et sa famille ?
Pire encore, et si les enfants venaient à entendre ces ragots ?
La tromper était une chose, mais détruire l'enfance et l'innocence de leurs enfants en était une autre, et elle ne laisserait pas Ronald Bilius Weasley détruire ainsi sa famille.
Une voix, lointaine et quelque peu étouffée, la tira de ses pensées.
- Hermione ?
Elle regarda Ron d'une manière assassine, puis dit d'une voix dangereusement calme :
- Oui ?
- Hugo demande si tu pourras être présente à son spectacle de fin d'année ?
Il la regarda avec un air confus, ses sourcils roux levés.
-Bien sûr mon cœur, elle caressa les cheveux lisses et doux de son fils, maman sera là. C'est promis.
-Croix de bois, croix de fer, si tu mens tu vas en enfer ? la voix heureuse de Hugo demanda.
Hermione pensa que si elle devait un jour aller en enfer, ce serait pour une toute autre raison.
Regardant Ron droit dans les yeux, d'une voix toujours très calme et distincte, elle répondit :
- Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.
Après avoir déposé Rose et Hugo à l'école, elle se rendit à son travail, comme un jour normal.
Comme un jour normal, elle remplit des papiers et répondit aux attentes du premier ministre.
Sa journée s'écoula comme un jour normal, jusqu'à ce qu'arrive le soir.
Etant vendredi soir, les enfants devaient exceptionnellement passé le week-end chez Harry et Ginny.
N'ayant donc pas à se préoccuper d'aller les chercher, elle se rendit directement au magasin de farces et attrapes des Weasleys.
Beaucoup de choses avaient changés depuis qu'Hermione était une adolescente. Du petit magasin tout modeste et quelque peu en désordre de ses seize ans, l'entreprise des Weasley s'était vite agrandie. Maintenant, le magasin du Chemin de Traverse faisait deux fois son ancienne taille, et les nombreux autres ouverts un peu partout en Angleterre étaient tout aussi grands. C'était tout à fait normal pour les choses et les gens d'évoluer, bien sûr, mais elle ne put s'empêcher de constater que trop de choses changent au fil du temps. Jamais elle n'aurait cru qu'un jour elle envisagerait de tuer son mari.
Hochant la tête pour se débarrasser de ses pensées, Hermione remarqua que le magasin avait fermé quelques minutes plus tôt, et seulement George était encore présent.
- Hermione ! s'exclama-t-il lorsqu'il la vit passer la porte. Ne me dis rien, tu t'es enfin décidée à abandonner ton côté gentille fille et à passer du côté obscure ?
- Est-ce que Ron est là ?
Elle n'avait en aucun cas envie de rigoler et George du le comprendre car il dit :
- Non, je pensais qu'il serait déjà avec toi… Vous n'avez pas les enfants en plus ce soir ?
Dommage, pensa-t-elle. Elle avait décidé de lui donner une autre chance en venant ici, bien qu'il ne fut pas au courant, pensant que peut-être il ne s'était pas rendu au rendez-vous le soir-même, que peut-être il avait réalisé que ce qu'il faisait était mal. Qu'il aimait Hermione.
Soupirant, elle pensa qu'elle avait vraiment besoin d'arrêter de croire que tout pouvait être parfait. Elle n'était pas dans un livre de conte de fée où tout se déroulait pour le mieux pour le prince et la princesse. Non, c'était la réalité. Ron n'était pas là, ça ne lui laissait donc qu'une chose à faire.
- Bien. Merci George. A bientôt.
- A bien…
Et elle transplana avant même qu'il n'ait pu finir sa phrase.
Quelques secondes plus tard, elle était en face du Chaudron Baveur. Des clients y rentraient plus ou moins sobres et d'autres en sortaient plus ou moins ivres.
Hermione n'avait jamais beaucoup aimé ce genre d'endroit. Pour elle, les bars étaient synonymes d'ennuis. Dans un coin sombre et reculé de la pièce, tout pouvait arriver.
Inspirant un grand coup, elle rassembla tout son courage et poussa la porte. Elle fut immédiatement accueillie par une forte odeur d'alcool et de tabac froid.
Elle scruta la pièce dont la luminosité laissait à désirer. A part quelques hommes avachis sur leur table à moitié endormis ou en train de crier, il n'y avait aucun signe de Ron. Peut-être qu'entre temps, il avait changé d'avis ?
Non Hermione, elle se réprimanda, tu n'es pas dans un putain de conte de fée.
Comme c'était à prévoir, quelques minutes plus tard, une grande silhouette fit son entrée.
Ses cheveux roux en bataille, Ron resta quelques instants immobile, scrutant à son tour la pièce.
Il n'avait pas remarqué Hermione qui l'observait d'un coin de la pièce.
Il dut trouver la femme qu'il cherchait car une lueur s'alluma dans ses yeux et il se dirigea d'un pas assuré vers une table à l'opposé d'Hermione.
Une femme s'y trouvait déjà, seule, de longs cheveux attachés dans un chignon désordonné.
Elle semblait grande et mince et avait l'air d'être relativement jeune.
Il s'assit à côté d'elle, lui adressant un de ses plus beaux sourires.
Bizarrement, jusqu'à aujourd'hui, Hermione n'avait pas ressenti une immense tristesse en s'imaginant Ron avec une autre, rien que du dégoût et de la colère.
Mais les voyant ainsi tous les deux, souriant d'une manière qui en devenait presque indécente, quelque chose se brisa en elle.
Cette vue confirmait qu'Hermione Jean Weasley était une femme trompée.
Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Son cœur se déchira en deux, trois, vingt, mille, un million de petits morceaux.
Son corps se mit à trembler furieusement et sa vision devint floue.
S'avançant légèrement maladroit, elle se dirigea vers eux.
D'une voix forte, elle cria :
- Ronald Bilius Weasley !
Elle vit Ron s'immobiliser totalement, comme pétrifié, puis se retourner.
Ses yeux montraient de la peur mais surtout du choque, ne s'attendant pas à la voir là.
D'une petite voix, il dit :
- Hermione ?
A/N : Tin tin tin ! Non je rigole, y a pas tant de suspense que ça. Bref, cela vous a-t-il plu ? Ou bien cela vous a-t-il déplu ? S'il vous plaît, ayez l'amabilité de bien vouloir laisser un review, cela ne vous prends que quelques secondes et ça m'encourage à écrire plus :) Cordialement, La Direction. :)
Merci d'avoir lu ! A bientôt :)
MademoiselleEtincelle
