… Douces … Elles sont si douces … Je ne m'en lasserai jamais. Mais je devais quand même le laisser respirer. Je m'écartai de lui. Kaku reprit son souffle de manière plus anarchique qu'autre chose, le regard vide.

-T'es malade ?! J'ai … failli … M'ét-… ouffer.

-Ben ouais. Mais, ce n'est que le début … Dis-je en passant ma main le long de ses jambes musclées par les courses répétitives .J'approchai mon visage de son torse et déposa un coup de langue craintif avant de laper la surface de sa peau, tel un chaton, avant de m'y abandonner. Je voulais qu'il craque, mais pas lui faire de mal. Cela me rappelait tant de choses que j'avais entendues …

Le poison qui coule sur la peau … Transformant douleurs en plaisirs interdits …

Et ce poison, c'était les traces brillantes que je laissais. Mais je sentis une main se poser sur ma tête au moment où j'allais la lever. Kaku, les joues rouges, écarta ma tête de son corps. Je me mis à émettre de petits gémissements avant de baisser la tête. Et ce que je vis me fit sourire. Mais pas un sourire franchement innocent, loooooooooin de là !

-Tient tient … Qu'avons nous là ? T'as l'air d'apprécier le traitement.

-Lucci, si tu n'arrêtes pas de suite je …

-Tu quoi ? Lançais-je sarcastiquement avant de passer ma main sur sa taille, avisant ce qui se trouvait sous le tissu. Je sais, j'ai l'air cruel mais là, il n'y avait pas que ma bête dans cette envie de chair. Mais je ne la voulais pas ensanglantée.

Pour le moment, il se retenait plutôt bien. Aucun bruit ne sortait de sa bouche, les dents serrées et les lèvres pincées. Et ben, je devrais le détendre… C'est ce que je fis. Glissant une main dans son pantalon, je laissais cette dernière prendre le contrôle.

Griffe aphrodisiaque qu'est mon impatience …

Mais cela ne me suffisait pas. Après quelques allés-retours, je posai ma main sur un endroit auquel je n'avais jamais eu accès, même sur moi. Il rougit d'un coup, et je sus que je tenais le bon bout. Lentement, je trouvai cet endroit si particulier et me saisit de lui. Il gémit. Je l'avais.

-Bon sang, Lucci, non !

-Si Kaku, si …

-Arrête, si ils nous trouvent, on est dans la merde !

-Ose me dire… (Je fis descendre ma main le long de son sexe) que ça ne t'excites pas…

Lieu de plaisir, cette cage m'ensorcèle, ton odeur me possède …

-Si mais …

-Pas de mais. C'est maintenant ou jamais.

Je baissais les tissus qui m'empêchaient d'atteindre l'objet de mes convoitises. Kaku, rouge pivoine, n'en menait pas large.

-Brave garçon … Chuchotais-je en le mettant en bouche.

Crocs me déchirant, sans la moindre inquiétude, allumant ce feu dévastateur …

Il lâcha un cri lorsque je fis courir ma langue sur toute sa surface. Mes crocs à moi restèrent cachés, je ne voulais pas mordre. Mais lorsque je passais mes dents sur un certain point, le blond s'accrochait à un manteau avec une respiration par à-coups. Le petit manège continua un certain moment avant qu'il vienne.

Ce poison là est mon cadeau pour toi, esprit … Mais, sache que c'est pour ton bon plaisir …

Le liquide était chaud, il me calmait mais, ne m'aidait pas du côté fauve. Ce dernier en réclamait encore et encore. Toujours plus. Je souris.

-Lu…Lucci … S'il… S'te plaît.

J'émis un feulement imperceptible avant de répondre.

-A ta guise, mon cher …

Je me remis debout et passai derrière lui. Je ne sais pas si c'était mon souffle dans son cou mais il m'a semblé qu'il tremblait .Je passa ma main devant sa bouche et mis un doigt sur ses lèvres. Il comprit le massage car il se mit à le suçoter en gémissant, une larme à l' œil. De mon côté, je me portais pas mieux non plus. J'avais l'impression de vivre dans une fournaise mais ladite fournaise se trouvait être mon propre corps. Lorsque je me sentis trop torturé pour continuer à me faire léchouiller, je sortis un doigt de sa bouche puis l'autre, avant de faire subir le même traitement à son derrière.

-Stop.

-Pardon ?

-Mon chat, maintenant, si c'est pas trop te demander … S'il te plaît.

Le « mon chat » me disais que je pourrais y aller franco. Et je ne me fis pas prier …

- Tu te plaindras pas pour le mal au cul…

-Mais c'est que c'est un fauve vulgaire ! Pouffa-t-il.

-C'est ça.

Et je le pris. Il était si doux, si chaud … Je n'eus pas tellement à attendre qu'il se détende. Je commençais à aller et venir sans trop brusquer la chose mais il m'en demandait plus lui aussi. C'était la première fois de ma vie que je sentais toutes ces sensations , tous ces frissons qui me prenaient le corps , je voyais des étoiles danser devant mes yeux , j'entendais chaque bruit émanant de Kaku comme si j' étais dans son corps tout en étant dans le mien et ça , c' était …

Ce monstre qui déshonore ma virginité … mais qui éprouve aussi tout cet amour impossible à faire sentir …

Et nous vîmes ensembles, l'un dans les bras de l'autre. Je mis un moment à me dégager (il faut dire que couchés dans une armoire, on est un peu à l'étroit !)Et il se tourna vers moi, sourire aux lèvres, les yeux à demi fermés par le plaisir.

-Kaku ?

-Oui ?

-Ti amo (je t'aime)

Il fut un peu étonné que je lui parle dans ma langue natale mais sourit avant de me répondre, pour ma plus grande surprise et mon plus grand plaisir :

-Anche io (moi aussi)

Mon amour, mon âme, ce fauve que tu es … Je t'aime.

Et nous nous embrassâmes. Je pense que je m'en souviendrais toute ma vie. Au bout d'une demi-heure, je m'habillai, avant que lui aussi fasse de même, le souffle encore court…

C'est la belle vie.