Voilà la suite ! Comme je suis un peu débile et surtout totalement nouvelle sur , je tiens à préciser quelques détails concernant cette histoire…
C'est un POV Edward – mais je compte aussi faire des POV Bella – rated M – les choses sérieuses arriveront par la suite, bande de coquines ! ;) – et le récit ne tient en compte que le tome 1 : Fascination. Oubliez donc tout ce qui se passe dans les trois autres tomes ;) Et, bien sûr, comme toujours, l'implantation du décor et les personnages (sauf un) n'appartiennent qu'à cette chère Stephenie Meyer ©
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Bella venait tous les jours réviser ses examens chez moi. J'avais déjà passé plus d'une vingtaine de fois mon bac, pour moi ça n'avait plus rien de chinois. C'était comme l'alphabet, je pouvais répéter toute la matière sans prendre la peine d'y réfléchir.
Je me contentais alors de l'admirer, elle et son air soucieux qu'elle prenait lorsqu'elle étudiait.
Plus les jours s'écoulaient, plus notre amour et notre complicité grandissait. Je me réjouissais de ne pas devoir lui parler pour me faire comprendre. Elle lisait dans mes yeux dorés comme dans un livre ouvert.
Mais notre bonheur ne pouvait décidemment pas durer. Depuis l'histoire « James », nous avions été tranquilles. Plus de vampires sanguinaires et assoiffés du sang de Bella. Victoria s'était évanouie dans la nature, la perte de James avait dû la détruire de l'intérieur.
Les Cullen ne sont peut-être pas comme eux, mais je compatissais complètement à la peine de Victoria d'avoir perdu un être qui devait lui être cher.
Bella était couchée à plat ventre sur le divan de mon salon, la tête et tout le reste plongé dans son livre de Biologie. Moi, je me reposais sur son épaule, jouant avec ses mèches de cheveux rebelles.
La porte d'entrée a claqué d'une force vampiresque. Les cris hystériques du hall d'entrée nous réveillèrent de notre demi somnolence.
Les premières choses qui me saturèrent le cerveau furent les pensées inquiètes de ma sœur Alice. Jasper était avec elle. Je compris aussitôt que quelque chose n'allait pas.
Bella le comprit aussi en jetant un coup d'œil à mon expression et une seconde plus tard, Alice et Jasper atterrirent dans le salon.
- Que se passe-t-il ? demandai-je.
- Elle a eu une vision pas top, expliqua Jasper, mal à l'aise.
- Quelle genre de visions ? demanda aussitôt Bella, les sourcils froncés.
Ma sœur semblait extrêmement mal à l'aise. Elle se concentra énormément pour bloquer son esprit, de sorte à ce que je ne puisse plus lire en elle. Cela me contrariait au plus haut point, mais j'étais sûr d'arriver à lui soutirer les informations que j'avais besoin.
- Tu te rappelles de Victoria et Laurent ? commença Jasper.
Aussitôt, les mauvais souvenirs ressurgirent dans ma mémoire, et j'en étais sûr, dans celle de Bella aussi. Qui disait Laurent et Victoria, disait James… et James, même mort et enterré pour toujours, réveillait toujours en moi ce sentiment de protection maladive que j'éprouvais pour Bella.
- Bien sûr, dis-je.
- Ils sont de retour à Forks, à plusieurs. Et il semblerait qu'un petit nouveau va intégrer nos vies, dit lentement Alice, se mordant les lèvres. Il est dans notre lycée. Il va bientôt se faire mordre par Victoria… seulement, je ne sais ni où, ni quand.
Cette nouvelle me laissa de marbre. Tant que la bande à Laurent n'assouvissait pas leur besoin de sang frais en tuant les habitants de Forks, il n'y avait rien d'alarmant. Et pour le petit newbie vampire eh bien… tant pis. Il fallait bien que notre race prospère.
Mais Alice ne me disait pas tout de sa vision, et je le savais.
- C'est dangereux ? me demanda Bella en me prenant la main.
- Non. T'en fais pas. Et puis de toute manière, nous sommes sept. Même Rosalie te protègerait, malgré qu'elle te laisse croire le contraire.
Je lis alors les pensées de mon frère.
- Ils sont combien ?! m'exclamai-je, alarmé. Beaucoup plus que nous ? Combien ?!
- Une grosse dizaine… Ils sont plus nombreux. Plus entraînés, plus méchants, plus assoiffés. Et je crois bien que cette Victoria va nous traquer pour avoir tuer son tendre James.
J'arrêtais là les frais. Bella était mortifiée à côté de moi, et je la comprenais. Humaine et sans nous, elle était en grand danger. Mais les Cullen ne la laisseraient jamais tomber.
Je la raccompagnai chez elle, en sécurité, chez Charlie. Je la rassurai encore une fois avant de l'embrasser chastement sur le front et de la quitter par la fenêtre de sa chambre, lui promettant aussi que j'allais lui tenir compagnie cette nuit.
De retour chez moi, je rejoignis mes frères et sœurs dans le salon. Emmett et Rosalie étaient venus eux aussi. Il ne manquait que Carlisle et Esmée.
- Pourquoi as-tu bloqué ton esprit ? demandai-je sèchement à Alice. Qu'est ce que tu sais que tu ne veux pas que j'apprenne ?
Alice me regarda longuement sans rien dire. Ce fut Rosalie qui prit la parole :
- Ce gars. Le nouveau.
- Oui.
- Il… enfin…
- Dans ma vision, il a mordu Bella, lâcha Alice en secouant la tête. Je… enfin… elle lui a demandé de la mordre. Et il s'est exécuté.
Cette nuit là, j'avais décidé de ne pas aller voir Bella. Je devais avant tout ruminer et remettre de l'ordre dans ma tête.
- Tu réalises que chaque jour qui passe, je vieillis… et chaque jour de plus en tant qu'humaine m'éloigne de toi. Tu dois me mordre, Edward, je ne peux pas continuer indéfiniment ainsi.
- Tu dois comprendre que ce n'est pas facile, dis-je posément et avec calme. Te mordre en viendrait à te tuer… et à te transformer en mort-vivant. Pour l'Eternité, Bella. Comprends-tu cela ?
- L'Eternité avec toi, c'est tout ce que je comprends, dit-elle, têtue.
Elle me fit sourire.
- Tu as toute la vie devant toi.
- Et si je mourrais demain ?
- Tu ne mourras pas, pas avec moi qui te surveille presque 24/7.
- Presque, bouda-t-elle.
C'était un sujet sensible qu'elle remettait souvent sur le tapis, et c'était tout le temps un échec cuisant pour elle. Je m'en voulais tellement de ne pas pouvoir lui offrir tout ce dont elle rêvait, mais je ne pouvais décidément vraiment pas gâcher sa vie. Elle ne réalisait pas à quel point être un vampire n'était pas chose aisée. Elle ne réalisait pas que l'Immortalité avait détruite notre goût pour les bonnes choses de la vie, que, certes oui nous étions plus beaux et plus séduisants, mais que notre différence nous empêchait de fréquenter d'autres humains sans qu'ils ne se doutent de quelque chose. Elle ne savait pas ce que c'était de ne plus sentir la brise fraîche sur son visage, de ne plus manger un bon plat fait par maman, de ne plus pouvoir faire ce que les humains faisaient quotidiennement, de ne plus s'exposer au moindre rayon de soleil en public. Elle ne savait pas à quel point c'était insatisfaisant de boire du sang de cerf alors qu'une marée humaine de sang frais défilait chaque jour sous nos yeux.
Bella ne savait rien de toutes ces difficultés, et je ne voulais pas lui infliger ça.
- Quand je mourrai, tu te trouveras une nouvelle raison de vivre, dans ta nouvelle ville. Ton nouveau lycée. Et avec un peu de chance, elle t'aimera peut-être même autant que moi.
Vivant, mon sang se serait glacé. Mais le visage impassible et indéchiffrable, je fixais les yeux bleus de Bella, assimilant doucement ce qu'elle venait de dire.
- Tu penses que… dans chacune de mes nouvelles vies, je trouve quelqu'un comme toi ? murmurai-je, horrifié qu'elle puisse penser une chose pareille.
- Oui.
Elle n'en pensait rien. Il n'y avait aucune conviction dans sa voix. Elle voulait juste être rassurée.
- Qu'arrivera-t-il dans un ou deux ans, quand tu devras changer à nouveau de ville ? Tu vas me demander de te suivre comme un caniche ?
- Tu penses trop au futur, Bella.
Ce jour là, elle s'est vexée. Elle a prit sa veste, claqué la porte et est retournée chez elle. Je l'avais suivie, sans qu'elle ne le sache. Je veillais toujours sur elle, sans qu'elle ne le sache.
Ce soir là, quand Carlisle et Esmée revinrent de leur travail respectif, Alice s'empressa de leur parler de ses visions. Nous étions tous dans le salon, à attendre leur verdict.
Mes parents avaient toujours aimé Bella comme leur propre fille, depuis le premier jour où je l'avais présentée en tant que mon officielle petite-amie, et accessoirement, la fille au breuvage le plus exquis du monde. Esmée fronça les sourcils et je captai ses pensées terriblement inquiètes, ce qui ne me rassura pas vraiment.
- Pourquoi Bella va-t-elle demander à ce garçon de la mordre ? me demanda Carlisle.
Oups. Je n'avais jamais parlé de ce désaccord avec Bella à ma famille. Je ne voulais pas entendre leur opinion, je ne voulais pas qu'ils essayent de me convaincre, ni de m'encourager. C'était une affaire entre elle et moi. Mais à présent… avais-je vraiment le choix ?
Je me donnai l'air fort et impassible avant de prendre une longue respiration.
- Bella voudrait être un vampire.
Il n'y eut aucune réaction. Comme si tous le savaient déjà.
- Mais je m'y oppose.
- Et tu as bien raison, me dit Emmett en croisant les bras. Je n'ai jamais entendu un truc pareil, c'est dingue ! Et dire que moi, je donnerais tout pour être à sa place…
- Je ne suis pas d'accord ! s'exclama Alice. C'est son choix, Bella est grande, elle sait prendre des décisions toute seule ! Si elle a décidé de devenir vampire pour passer sa vie avec toi, tu devrais le lui accorder au moins ça !
Je me tournai vers Carlisle pour entendre son verdict. En tant que le plus ancien, il était le plus sage de nous tous.
- Carlisle… ?
- Si Bella est consciente de ce que cela implique, ce n'est pas à toi de décider de son avenir.
J'étais persuadé qu'il allait me sortir quelque chose dans ce genre là. Aaaah ces sages, ils croient tout savoir. Sans plus rien dire, j'ai pris congé d'eux.
Alice voulut me retenir mais j'étais plus rapide qu'elle. Je sautai souplement par la fenêtre et atterrit sur la branche d'un chêne très ancien.
J'avais besoin de réfléchir, de me ressourcer… de remettre ma décision en question. J'avais besoin de faire ce travail sur moi-même seul, mais une de mes sœurs ne le voyaient pas de cet œil là. Rosalie me rejoignit calmement et s'installa à côté de moi, le regard perdu dans le paysage indescriptible.
- Tu l'aimes, tu veux la protéger et la tenir écarter de ces horreurs, ce qui est parfaitement compréhensible. Et ton attitude est honorable. J'en connais beaucoup qui auraient sauté sur l'occasion.
- J'ai peur de la mordre, Rose, et de ne plus pouvoir m'arrêter. J'ai peur de la vider de son sang… L'année passée, quand James l'avait mordu et que je devais sucer son venin, j'ai vraiment cru que j'allais la tuer. Je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour m'arrêter, mais c'est un miracle qu'elle soit toujours vivante.
- Il y a d'autres Cullen qui pourraient s'en charger. Carlisle saurait se contrôler, Alice et Esmée aussi… peut-être même Jasper !
- Et toi ? demandai-je en souriant.
- Si mon frère me le demandait, je le ferais.
Je n'étais pas convaincu.
- Mais tu racontes ces histoires à dormir debout pour ne pas qu'on approfondisse et qu'on te laisse tranquille. Ca ne marche pas avec moi, Edward. Je sais pourquoi tu ne veux pas la mordre.
Elle venait de titiller ma curiosité. Rosalie Cullen, psychologue des vampires ? Je regardai ma très séduisante sœur dans ses iris couleur or et attendis la suite.
- Tu as peur qu'en la transformant en vampire, le désir que tu avais pour elle et son sang s'estompe.
Bam. Une baffe en pleine figure. J'avais détourné mes yeux de ceux de Rosalie et regardait, à présent moi aussi, le vide plongeant devant nous.
Rosalie n'était peut-être pas un exemple ou un modèle de bonne conduite, elle pouvait s'avérer cruelle et froide, indifférente et parfois même extrêmement méchante, mais c'était ma sœur. Et elle était beaucoup plus intelligente qu'elle ne le montrait.
- Tu ne vas pas arrêter de l'aimer, me dit-elle alors, brisant le silence. C'est ton désir pour elle qui t'a forcé à la rencontrer, mais maintenant… c'est plus qu'une simple histoire de sang, je me trompe ?
- Tu imaginerais ta vie de vampire sans Emmett ?
- Je n'imagine pas ma vie tout court sans Emmett.
- Eh bien, c'est pareil. Je n'imagine pas une seule seconde ma vie sans elle. Mais j'ai peur… de perdre ce lien qu'il y a entre nous. Elle sait que je la veux et que je la désire plus que tout au monde, mais comment va-t-elle réagir quand elle sera vampire et que je ne serais plus attirée par son sang ? Je ne veux pas qu'elle parte, blessée et déçue.
- Tu devras lui montrer qu'il y a plus que son sang qui t'intéresse alors… Peut-être même que vampire, tu seras encore plus amoureux d'elle. Elle décuplera sa beauté, son charme…
- Je sais. Mais j'hésite. Je veux être sûre qu'elle fasse le bon choix pour elle. Je ne veux pas qu'elle le fasse uniquement pour moi.
- Décide-toi vite, Edward, dit-elle en se relevant, car sinon c'est le petit nouveau qui va t'enlever ce privilège.
Sans blague…
- Et au fait, s'exclama Rosalie en sautant sur une branche plus basse, tu dois savoir qu'une fille de son âge a des désirs et des envies. Si tu ne la satisfais pas bientôt, elle risque de se lasser d'attendre.
Rosalie Hale me sourit narquoisement. C'était tout à fait son genre de lâcher ce genre de sottise… sottise ? Peut-être pas si stupide que ça après réflexion.
Ma sœur me laissa enfin seul et je soupirai longuement. Je n'avais jamais vraiment réfléchi à ce problème. Pour moi, Bella était d'une patience incroyable et elle comprenait parfaitement que je ne pouvais prendre ce risque en m'unissant avec elle pour… l'acte physique de l'amour. J'avais presque oublié ce que c'était.
J'avais une peur bleue de la tuer.
Il fallait avoir les yeux en face des trous : j'étais un vampire, une part de moi serait toujours sauvage et incontrôlable, je pouvais perdre les pédales et me transformer en tueur en moins d'une seconde.
Et étais-je prêt à risquer de perdre Bella à cause de ma soif de sang ? Ooooh que non.
Mais maintenant que Rosalie venait de m'en parler, j'ouvris les yeux. Bella ne devait pas avoir eu beaucoup de petit-amis et le fait de vivre cette passion chaste avec moi devait commencer à la travailler, c'est vrai.
Elle était probablement vierge, je ne lui avais pas demandé. Mais je le ressentais très fort.
Ce qui la rendait encore plus spéciale et unique à mes yeux.
En fait, Rosalie m'avait encore plus embrouillé que je ne l'étais déjà. Tout, absolument tout, m'ordonnait d'aller mordre ma belle à cet instant précis, mais je ne m'y accommodais toujours pas.
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Ca vous a plu ? :) Pour le moment, je ne fais que planter le décor et l'histoire principale, les choses sérieuses ne commenceront que dans quelques chapitres… :s désolée.
Pour info, voilà comment je travaille : si je reçois des feedbacks (ou reviews), je vous poste la suite dès que je l'ai écrite ! Par contre, si je ne reçois absolument rien, je ne poste rien non plus. Donc, c'est à vous de jouer les gars ! :) Aussi, j'accepte TOUTES les critiques, autant bonnes que mauvaises, cependant, j'aimerais que ce soit justifié. Je suis prenante et avide de tous vos conseils ;)
See you soon !
