La chaleur derrière la fenêtre

Bla bla bla : Hello. Pour ceux qui pensaient que j'avais laissé tomber, hé bien vous avez raison mais l'inspiration des fois ... et puis la vie ... j'ai été très occupé. MAIS j'ai trouvé plein de nouvelles idées. Maintenant je suis à fond, j'y vais, je profite et j'écris. C'est juste je dois partager un ordi avec ma chérie qui tape son mémoire donc pas évident. Mais on est là. Et c'est parti. Comme en 40. Je vous laisse profiter du chapitre. Truc. Bidule. ? . Partagez, lisez, tout ça.

( vous trouverez le disclamer et les informations importants au début du prologue. )

( TW : présence dans ce chapitre de forme de violence conjugale )


Chapitre 1er – 7 mai 1999

* Graham Montague ( 21 ans )

Graham lisait le journal, s'attardant sur les photographies de la bague que Marcus portait désormais au doigt, à son sourire. Il leva les yeux au ciel alors que son amant réajustait son alliance et sa cravate. Son costume trois pièces détonnait dans l'appartement en désordre et surtout avec le simple peignoir que Graham portait.

« Tu n'oublieras pas de saluer ta femme.

- Bien sûr. Tiens. C'est pour toi. »

Distrait, le jeune homme prit le cadeau, encore un et le déballa pour en sortir une plume neuve. Il siffla en l'observant et la caressa. Il savait très bien la valeur de cet objet pour l'avoir maintes fois admiré dans les boutiques. L'autre désormais complètement habillé vient l'enlacer et embrassa son cou, le faisant frémir malgré lui.

« J'y vais chéri. On se voit au bureau ?

- Bien sûr … réunion à neuf heures.

- Je t'aime. »

Comme d'habitude, Graham ne répondit pas alors que son patron transplanait. Il savait fort bien qu'il allait le voir dans les bureaux de la Gazette, qu'il allait faire semblant de n'être que son employé et que ce soir l'autre rejoindrait certainement sa femme et leurs deux enfants. Cette situation était à ses yeux des plus plaisantes. Un des hommes les plus influents du journalisme lui léchait littéralement le cul et lui murmurait des mots d'amour la nuit venue. Il referma le journal et se dit qu'il n'avait que faire des sentiments, que seul comptait le pouvoir qu'il exerçait sur cet homme. Puis il vit l'enveloppe sertie de vert et d'argent.


* Cassius Warrington ( 21 ans )

« Hors de question.

- Il ne me semble pas te demander ton avis jeune homme.

- Je dirai non.

- Nous n'avons pas le choix, nous devons préserver …

- … l'honneur de la famille, ouais, j'ai déjà entendu ça quelque part.

- Tu dois l'épouser ! cria le paternel, faisant grimacer Cassius. Sinon tu peux tout aussi bien partir tout de suite et t'installer sous les ponts ! »

Comme à son habitude, la maternelle ne dit rien. Elle se contentait de baisser les yeux. Quand à son frère aîné, il rajusta le col de sa chemise. Cassius hocha la tête.

« Très bien. Quand ?

- En octobre prochain. Je te laisse l'été pour trouver un sens à ta vie, après tu devras subvenir aux besoins de ton épouse. »

Il ne put s'empêcher de rire. En face, son frère souriait également. Ils attendirent que les vieux quittent la pièce pour se regarder et aussitôt ils perdirent leurs airs enjoués.

« Je suis sincèrement désolé Cassius. Je pensais que … enfin vu que moi-même j'ai …

- Ne t'en fais pas. Je savais que cela arriverait. Les Grenngrass sont riches après tout, plus comme nous. »

Le cadet ouvrit la fenêtre de la salle à manger et alluma une cigarette, observant l'horizon. Il y avait trop de nuages. Un hibou passa et lâcha une enveloppe, qui portait son nom.


* Lucian Bole ( 20 ans )

De toute façon les matins, la boutique était toujours déserte. Il posa une tasse de café sur la table de travail de son maître, prit la sienne pour y ajouter deux sucres et observa l'homme qui ronflait. Il avait certainement dû y passer la nuit. Des bouts de bois traînaient encore dans le bureau, des crins de licorne, même un ventricule de dragon désormais pourri. Il soupira en voyant les multiples bouteilles vides. De quelques coups de baguette, il nettoya le bazar, comme tous les jours et fit un calcul mental pour avoir une vague idée de l'heure à laquelle l'autre allait se réveiller, puis décuver, puis boire à nouveau. Il se dit avec amertume que ce n'était pas encore aujourd'hui qu'il apprendrait la fabrication des baguettes pour de vrai.

Seul dans la petite boutique, il s'assit sur le rebord du comptoir et se mit à réfléchir. Il se dit qu'en fin de compte, il aurait pu être dû aller à l'université. Mais avec quoi la payer ? Il n'aurait pas été capable d'assurer autant financièrement qu'au point de vue des notes, cela n'aurait servi à rien. En prime ce n'était pas du tout faisable, entre la guerre, l'incapacité qu'avait eu ses parents adoptifs à prouver qu'il était bel et bien un sorcier non né moldu … Non, il ne devait pas penser à ses parents. Monsieur et Madame Bole. Il inspira et but une gorgée de café. Amer, encore, malgré tout le sucre.

Personne n'allait venir se dit-il, alors il devrait bien trouver une occupation qui justifiait son indécent salaire d'apprenti, sans parler des milliers de gallions qui se trouvaient sur son compte depuis que sa famille avait volé en éclat. Un autre coup de baguette et le tourne disque se mit en route. Il espérait que cela allait réveiller l'autre ivrogne.

Et cela fonctionna. Au bout de trois heures, alors que Lucian avait accueilli tant bien que mal une vieille femme qui avait semble-t-il des problèmes avec la métamorphose, son maître émergea et grogna qu'il montait se coucher. En avance sur son planning, songea le jeune homme.

Il ne le revit plus. Comme d'habitude, il ferma la boutique, garda l'argent qu'il déposerait à la fin de la semaine dans un coffre à la banque et à son tour, rentra chez lui. Son appartement lui apparut miraculeusement blanc et bien rangé. Il vit le tas de lettres qui contenait des suppliques de la femme qui l'avait élevé ainsi qu'une autre enveloppe, verte, qu'il ouvrit en la déchirant.


* Miles Bletchley ( 20 ans )

La lettre contenait un bref parchemin de la main de Marcus Flint. Il la lut avec attention et un sourire se forma sur son visage. Sa sœur essaya de lire par-dessus son épaule, il la repoussa.

« C'est une invitation ?

- Pour cet été. Ca doit faire quatre ans qu'on est pas allé à la villa Flint, la piscine intérieure est magnifique.

- J'peux venir ?

- L'invitation est pour une personne.

- Oh allez ! Tu vas me faire croire que Flint ne va pas amener son magnifique fiancé ?

- Peut-être, mais cela n'a rien à voir car tu es ma sœur, donc tu n'es pas conviée. »

Elle soupira et lui lança un coussin. Miles sourit et referma le carton, le posant en évidence sur sa table de chevet. Sa jumelle croisa les bras, visiblement mécontente.

« J'en ai marre de ne plus être invitée aux soirées hupées.

- Quelles soirées ?

- Exactement. La guerre est terminée, combien de temps encore avant que ne reprennent les cocktails, les fêtes, les bals ?

- … Peut être le temps que les autres fassent leurs deuils ? »

Elle se leva et récupéra la bouteille de vin qu'ils avaient ouverte pour en avaler une gorgée avant de la lui tendre. Il secoua la tête, elle but à nouveau.

« C'est long et je m'ennuie. J'ai besoin d'un amant. Ou quelque chose dans ce genre.

- Parles en à notre mère, elle te trouvera un mari.

- J'ai pas dis un mari, j'ai dis un amant, quelqu'un dans mes bras et dans mon lit.

- Je m'offusque, tu dois te préserver ! »

Ils éclatèrent de rire en même temps avant que Miles ne lui prenne la bouteille.

« J'essayerai de parler de toi. Peut être que l'un d'entre eux est célibataire.

- Tes potes de l'équipe de Quidditch ? Par Merlin et Salazar, pitié non, ce sont des rustres et des enfoirés notoires, hors de question.

- Ne sois pas vulgaire en plus, tu fais honte à notre éducation ! »

Elle le poussa et il tomba sur le lit, renversant du vin sur l'édredon.


* Adrian Pucey ( 23 ans )

Elle lança un vase contre le mur et il maudit son coté dramatique. Ce vase valait une fortune et c'était un cadeau de feu sa grand-mère. Mais toute à sa colère, Pansy n'en avait visiblement rien à faire. Bien décidé à rester vivant à la fin de cette dispute, il recula d'un pas.

« N'y pense même pas Adrian.

- Calme toi, je ne vais nulle part, je me mets juste à couvert. Maintenant veux-tu bien m'expliquer ?

- Ta mère est passée. Encore. Elle m'a demandé la date du mariage. En-core. »

Il leva les yeux au ciel. Il allait devoir passer la voir. Encore. Il remit ses cheveux en place, défit sa cravate et posa sa sacoche sur la table. A l'autre bout de la pièce, l'autre le fixait, attendant une réponse.

« J'irai lui parler.

- J'espère bien. Je n'ai pas que ça à faire que de subir ses attaques.

- N'exagères pas, je me coltine bien ton pote tous les quatre matins.

- Ne mêles pas Draco à ça.

- J'essaie. Seulement, je le trouve bien envahissant ces derniers jours. »

Comme pour prouver ses dires, il aperçut un foulard avec le blason Malfoy cousu dessus. Evidemment. Il le ramassa pour lui lancer, elle s'écarta exprès pour l'éviter. Ils s'affrontèrent du regard, elle finit par sourire.

« Bienvenue à la maison mon chéri.

- Merci chérie, rétorqua-t-il. Tu as passé une bonne journée ?

- Absolument, j'ai été à l'hôpital réserver ma chambre, j'envisage de faire une dépression dans les environs de maintenant à dans quatre mois. »

Le regard d'Adrian se baissa sur le ventre de Pansy, qui commençait à s'arrondir sérieusement. Elle le fit faire et se tourna pour qu'il ne voit plus que son dos et son cou. Elle était passée chez le coiffeur. Il enleva sa veste et s'approcha. Vaguement, il passa une main pour caresser son épaule.

« Excuse ma mère. C'est juste qu'elle aimerait tellement t'avoir dans la famille.

- C'est ça. Je suis sûr qu'on passerait des bons moments à cuisiner et à échanger des photos de toi bébé.

- Et excuse moi encore pour ce foutu oubli de sortilège de protection. »

Elle haussa les épaules et baissa une main sur son abdomen. Elle avait le regard dans le vague.

« C'est pas uniquement toi. C'est arrivé, c'est tout. Il faut juste que ta mère … arrête.

- Je sais, je lui parlerai.

- T'as du courrier. »

Adrian remarqua enfin l'enveloppe verte qui portait l'écriture de Marcus.


* Terence Higgs ( 23 ans )

Sa tête partit violement sur le coté à la gifle de son mari. Il gémit de douleur et baissa les yeux, gardant sa colère à l'intérieur. L'autre homme jura et attrapa sa bière avant de quitter la pièce. Terence fila droit dans la salle de bain appliquer un baume apaisant. Ce n'était pas la première fois et il savait que ce ne serait pas la dernière. Mais il travaillait le lendemain et il lui fallait cacher les apparences.

Il rajusta sa veste et s'observa dans le miroir. Il avait maigri et ses cheveux semblaient plus ternes. Evidemment. Il y avait encore moins de soleil en Norvège qu'à Londres. Il fit tourner son alliance entre ses doigts et maudit sa famille entière, à commencer par ses parents et surtout, surtout son beau-père. Les larmes lui vinrent aux yeux mais une fois de plus, il se retient, se forçant à penser aux aspects positifs de sa vie, à savoir sa récente promotion et le prochain voyage d'affaire de son époux qui les éloigneraient l'un de l'autre pendant au moins trois mois. Il inspira avant de reparaître au salon.

Assis dans un fauteuil, l'autre buvait son thé du soir en lisant le journal. Terence le fixa un instant avant de s'éclaircir la gorge bruyamment pour avoir de l'attention. Hector leva les yeux, fronça les sourcils.

« Qu'est ce que tu veux ?

- Je veux qu'on parle.

- De quoi ? On n'a jamais rien eu à se dire.

- Et c'est une bonne chose que ça continue. Sauf qu'il est hors de question que tu continues à me frapper très cher. »

Hector se leva brutalement et il s'en fallut de peu pour que Terence parte en courant.

« Et qu'est ce que tu proposes en échange ? Que tu arrêtes de dépenser mon argent ?

- Notre argent, corriga-t-il en avançant d'un pas. J'ai un salaire aussi je te rappelle.

- Et après ? Ca n'a pas empêché ta famille de te vendre au plus offrant.

- Au plus disponible serait plus exact. Ecoute, je sais que … que je n'ai pas grand-chose à proposer en échange … à part bien sûr la reprise de mon devoir conjugal. »

A l'éclat dans les yeux de son mari, Terence compris qu'il avait gagné mais cela ne le rendit pas satisfait pour autant. Hector se leva avec un sourire en coin et posa une lettre verte sur la table basse.

« Si tu y mets de l'entrain, je pourrai envisager de te laisser aller à ce que ton ami Marcus appelle la réunion de la meilleure équipe de Quidditch que le monde n'ait jamais eu. »


* Draco Malfoy ( 19 ans )

Contrairement à d'habitude, il n'écoutait pas. A nouveau, son grand-mère et sa mère semblaient partis pour hurler pendant des heures et cela avait le don de profondément l'agacer. Il fit un signe de tête à l'avocat de la famille qui semblait avoir l'habitude de ces débordements et l'entraîna dans la cuisine du manoir, Astoria à leur suite. Une fois au calme il prit le temps de servir trois coupes d'un champagne assez savoureux qui plairait certainement à leur hôte.

« Quelles sont les chances si on va au procès ?

- A peu près 20% je dirai, déclara l'adulte en avalant une bonne gorgée avec un sourire. Je suis doué, mais dans le cas de votre père, c'est compliqué.

- Et s'il plaide coupable ? »

Astoria eut un haut le cœur et posa la main sur son bras. L'avocat le fixa un instant avant d'émettre un rire très déplaisant.

« Allons. Je suis capable d'obtenir un arrangement avec le juge qui …

- Je ne veux pas que vous obteniez un arrangement avec qui que ce soit, le coupa Draco. Je veux savoir combien de temps pourrait-il être en prison.

- Il s'agit de votre père, vous ne devriez pas parler ainsi.

- Je vous conseille de répondre à ma question si vous ne voulez pas vous retrouver au chômage. »

La jeune fille, consciente des enjeux, s'écarta avec sa coupe de champagne et se dirigea vers le tas d'enveloppe posé sur le bar dans le but de faire du tri. L'avocat eut un haussement de sourcil.

« Jeune homme, le destin de votre père est entre mes mains, vous devriez changer de ton.

- Vous êtes mon employé, je vous paye un salaire mirobolant et je suis actuellement ce qui s'apparente au chef de la famille Malfoy. Ma mère est incapable de voir la vérité, mon grand-père est fou à lier et devrait certainement rejoindre mon père dans sa cellule. Je peux vous faire plonger et défaire votre réputation au point de vous envoyer dormir dans la rue. Maintenant allez vous daigner me répondre ? »

Le maître du barreau soutient un instant le regard de l'adolescent. Mais il comprit dans les yeux gris que Draco Malfoy n'était pas quelqu'un qu'on pouvait duper. Il souffrait visiblement et ne devait manifestement pas être sous estimé. Il comprit alors qu'il allait lui être necessaire de coopérer. Il déglutit.

« Minimum une dizaine d'année je dirai. Au maximum … toute sa vie. »

Il y eut un silence dans la cuisine puis Draco soupira et remit ses cheveux blonds en place. Ils commençaient à s'éclaircir encore plus avec l'arrivée de l'été.

« Vous parliez d'un accord avec le juge ? fit Astoria de sa voix discrète et ferme. Combien ? »

Draco eut un sourire et l'avocat sentit que le couple en face de lui était solide, rien qu'en cet instant. Elle écoutait, elle comprenait et cherchait le meilleur. Un instant il eut peur.

« Je peux peut être éviter une peine. Moyennement finance bien sûr.

- Bien sûr, répéta Draco avec ironie. Faites donc. Vous avez huit jours. »

Il attendit qu'il transplane pour jurer et le traiter d'incompétent. Astoria lui tendit une enveloppe verte qui, elle le savait, le ferait sourire.


Bla bla bla : Bien comme vous avez pu le voir il va s'en passer des choses et nos protagonistes ne sont même pas encore réunis. J'ai hâte de voir ce que cela va donner. A très bientôt. N'hésitez pas si vous avez des questions.