Le péché de chair

Voila la suite.

Les couples sont toujours les mêmes. Comment Duo va-t-il s'y prendre pour convaincre Heero de lui céder ? Comment un adolescent timide tel que quatre s'est retrouvé à sortir avec Trowa ?

Attention, Heero est un prêtre, Quatre est mineur alors si l'un de ses sujets vous dérange, je vous déconseille de lire.

Bonne lecture et laissez-moi vos impressions.

Chapitre 2

Duo éternua. Il se pelotonna sous sa couette. Des feuilles s'éparpillèrent autours du lit.

Il avait passé deux jours entier à écrire de nouvelles chansons, des chansons sur Heero, des chansons encore plus obscènes et sexuelles que les autres.

Duo ouvrit enfin les yeux. La faim le poussa à se lever. Une odeur de pancake lui mit l'eau à la bouche, il enfila un boxer blanc avant de rejoindre la cuisine.

Les autres étaient déjà la, mangeant avec appétit. Il jeta un coup d'œil à la pendule, remarquant qu'il n'était que deux heures de l'après-midi et se laissa tomber lourdement sur sa chaise.

« Les mecs, j'ai deux nouvelles chansons !

« Génial, encore quatre et on a les vingt du nouvel album. Solo fronça les sourcils. Duo, tu penses qu'elles passeront ? Elles sont vachement chaude celle la quand même.

« Je sais, les autres seront des balades « romantiques ».

« Ouai ! Ou vas diminuer l'orgasme ?

« Non, pas de sexe du tout !

Ils ricanèrent.

« Le célibat t'assagit ? Où c'est le prêtre qui te rend plus calme ?

Duo rougit. Les autres savaient son attirance pour le jeune métis.

« On doit aller faire des courses cet aprèm'. Tu viens ?

« Oui !!! Je passerai le voir.

Le natté remonta pour se préparer ; il passa une grosse heure dans la salle de bain, se rendant irrésistible, jean taille basse, haut moulant noir et blanc, veste longue blanche. Sa longue natte battant le creux de ses reins.

Les autres l'attendaient en bas. Le trajet fut très court, à peine dix petites minutes mais Duo était intenable.

Des que la voiture eut stoppé sur le place du village, il sauta à terre. Solo le retient par le bras.

« Fais attention ! On pourrait se faire lyncher ici si tu fais des choses trop voyantes !

« T'inquiète ! Je gère ! Je suis la discrétion personnifiée !

Wufei souleva un sourcil sarcastique.

« La discrétion personnifiée ? Habillé comme ça ?

Le chanteur lui fit un doigt d'honneur très élégant et tourna les talons.

XXX

Solo soupira.

« Comment on peut faire des courses dans un magasin aussi petit. Où sont les plats cuisinés ?

Un petit rire le fit sursauter.

« T'es bien de la ville toi ! Des plats cuisiné ! Qu'elle connerie !

« Je t'emmerde ! Paysanne.

Il lui tourna le dos. Wufei s'approcha de lui.

« Qu'est-ce qui se passe ?

« Rien, un pouf s'est moqué de moi…

« C'est pas grave.

Ils s'éloignèrent, ignorant la fille qui les fixait étrangement.

XXX

Duo regarda la jolie petite église d'un œil brillant. Il monta les escaliers de pierre.

Sans la moindre appréhension, il passa les portes, entrant dans le bâtiment. Il regarda rapidement l'édifice ancien, pas laid du tout.

Il remonta le long de l'allé, Heero était assis au premier rang, penché en avant, les mains jointes.

« Père Odin ?

Le jeune prêtre sursauta.

« Duo ! Comment allez-vous ?

« Bien, on est venu acheter à manger, et… J'ai eu envie de venir vous voir…

Le jeune homme sourit. Duo se senti durcir. Heero était bien trop beau pour n'être qu'un religieux chaste et isolé ?

« Comment t'es devenu curé ?

Le jeune métis éclata de rire.

« Ce n'est pas une façon de s'adresser à un homme de dieu Duo, tu es bien un enfant !

« J'ai vingt trois ans !

« Comme moi. J'ai grandi ici. Tout le monde me connais et connais mon histoire. Ma mère est morte ne me donnant naissance. Mon père est devenu alcoolique et il me battait, tous les jours.

Duo le fixa. Presque la même histoire que lui.

« Je me réfugiait ici, tout le temps… J'écoutais toutes les messes puis, j'ai fais des études et je suis devenu prêtre. Quand le père Marin est mort, j'ai pris sa place.

« Hum…

Duo se rapprocha légèrement de lui, cette odeur le rendait dur.

« Mon père, j'ai… J'ai besoin de me confesser.

Heero le regarda, légèrement surpris.

« Bien sur. Venez…

Il se leva, Duo fut pris au dépourvu, ne comprenant pas. Le curé entra dans le confessionnal. Le natté soupira.

Il s'enferma quand même dans la minuscule pièce.

Il tira la langue vers le ciel.

« Je te le prendrais, que tu le veuilles ou non, celui-la est à moi !

« Je vous écoute mon fils.

« Bénissez-moi mon père parce que j'ai péché.

« Je vous écoute mon fils.

« Je ne sais même pas par où commencer. Je ne me suis pas confessé depuis sept ans.

« Ce n'est pas grave mon fils.

« Mon père… Je convoite une personne qui m'est interdite.

« Expliquez-vous mon fils.

Duo sentit son sexe se durcir. La dernière fois qu'il avait mit les pieds dans un confessionnal, il avait prit violement son amant, un jeune prête nouvellement ordonné.

Il avait poussé le jeune homme à éjaculer sur sa bible. Peut de temps après, ce dernier avait fuit, dans un autre pays.

« Je désire de façon charnelle, physique, une personne que je n'ai pas le droit de désirer.

Heero remua. Duo serra les cuisses, étouffant un gémissement un peu douloureux.

« Cette personne est mariée ?

« En quelque sorte. Je la veux, ça me rend dur de penser à elle. Je me masturbe en l'imaginant dans mes bras.

Il entendit Heero remuer les jambes et retient un soupir. Son sexe se redressa complètement.

Sans honte, il ouvrit son pantalon, caressant du bout des doigts sa hampe de chair vibrante.

« Humm. Mon père, qu'est-ce que je dois faire ?

« Convoiter le bien d'autrui est un péché mon fils mais vous êtes jeune et je sais que ce doit être dur d'empêcher son corps de réagir.

Duo saisit son sexe à pleine main. Il se masturba très vite.

« Essayer de l'oublier, si elle est déjà lié à un autre, vous devez l'oublier. Pensez à Dieu.

Il y eut un silence. Duo retient un cri quand son sperme gicla, il fixait le visage soucieux du prêtre.

« Je vais essayer de l'oublier mon père. Merci.

Il essuya rapidement les déjà et sortit.

« Mon père, venez manger chez nous ce soir. Nous serons ravi de vous recevoir.

« Ce sera avec plaisir.

« Je sais que tu n'as pas de voiture ? Je passe te chercher ce soir à huit heures ?

« Je te remercie.

Ils se sourirent. Duo lui serra la main. Il se sentait heureux. Il avait adoré. Dieu n'avait pas d'importance.

XXX

Quatre entra dans minuscule pharmacie de la petite ville. Une vieille femme somnolait dans un rocking chair, tenant un livre de Stephen King dans la main.

Il avait besoin de diverses choses pour leur séjour. Il parcourut les rayons.

Il prit de quoi monter une trousse de premier secours, ses compagnons ayant la fâcheuse tendance à se blesser très vite.

Un rayon attira son attention. Il regarda, légèrement rougissant, les lubrifiants parfumé, les préservatifs aux goput exotique mais, des cachets attirèrent son attention.

La boite, noire et très discrète, présentait poussé son partenaire à la nymphomanie. Une petite phrase certifiait des nuits torrides.

Il regarda de tous les côté, ouvrit la boite et glissa les quatre plaquettes dans sa proche. Quatre vingt dollars lui semblait trop cher pour ce genre de chose. De plus, en étant mineur, il savait qu'on ne lui en vendrait pas.

Quatre laissa son esprit vagabonder. Il avait rencontré Trowa quelques mois auparavant.

Pour le récompenser de ses excellents résultats, ses parents lui avaient offert un billet au premier rang pour le concert de son groupe favori.

Il y était allé. Le batteur l'avait remarqué. Durant un long moment, ils s'étaient fait de l'œil. Quatre s'était sucé les doigts, caressé et pincé les tétons, en le fixant.

A la fin, un vigil était venu le voir et il s'était retrouvé dans une soirée. Des couples baisaient dans tous les coins. Trowa semblait l'attendre, appuyé contre la rampe ouvragée de l'escalier.

Le batteur l'avait regardé droit dans les yeux avant de monter. Quatre l'avait suivi, sans honte.

Quand le blond arriva au pallier du premier, il n'y avait plus personne mais une porte était ouverte, menant à une chambre somptueuse.

L'autre l'attendait. Trowa s'était avancé, majestueux, sentant encore l'excitation du concert en lui. Sans attendre, il saisit le blond par le poignet pour le jeter sur le lit.

En quelques minutes, ils étaient nus. Trowa s'installa.

« Suces-moi.

Sa voix était froide, un peu dure, presque détaché, comme si Quatre n'était qu'un parmi d'autre.

Mais, le blond, un peu intimidé par son énorme verge, ouvrit courageusement la bouche, tétant le sexe vibrant, l'avalant le plus possible.

Il repensa à tous les films pornos gays qu'il regardait en se masturbant, s'inspirant des scènes de sexe.

Trowa crut avoir affaire à un mec très expérimenté.

Le blond aspirait son sexe, tétant le gland avec vigueur, masturbant la base de sa petite main, malaxant les bourses et caressant le scrotum.

Le brun soupira. Ce mec avait l'air jeune mais, il était tellement bandant.

« T'as quel âge ?

« Dix huit ans…

Trowa l'attrapa sans douceur, il me mit à quatre pattes. Sans attendre, il enfila une capote.

« C'est quoi ton nom ?

« Quatre.

« Ok, Quatre, ma petite chienne.

Il lui écarta les fesses et le pénétra d'un violent et unique coup de rein.

Le blond se figea, creusant le dos, il mordit le cousin, retenant un hurlement de douleur.

Le brun se retira. Il le sentait particulièrement tendu. Il comprit en voyant du sang couler le long des cuisses pales, aux muscles durs comme du bois.

« T'es vierge ?

Seul un sanglot tendu lui répondit. Le brun commença à se lever.

« Non !

Le blond se tourna vers lui.

« Je veux que ce soit toi… Mon premier…

Le brun lui fit un sourire. Le blond le regardait, les cuisses grandes ouvertes, le sexe à demi dur.

« Ca va te faire mal…

« Baises-moi…

Le brun remonta sur le lit, avança contre lui. Il enfonça rapidement deux doigts dans sa bouche pour les mouiller.

Il les enfonça lentement dans l'anus encore vibrant du blond, enfonçant ses doigts pour trouver la prostate.

De son autre main, il pinça ses tétons, griffant la peau blanche. Le blond se détendit un peu.

Soudain, ses hanches partirent vers l'avant, il poussa un cri surpris.

« Ca te plait ?

« Hann… Oui…

Trowa retira ses doigts.

« Mets-toi en levrette, que je te la mette bien profond…

Quatre se mit dans la position exigée. Trowa lui saisit les hanches.

« T'es vierge alors j'crains rien mais, tu veux la capote ou pas ?

« Non, j'veux te sentir gicler en moi…

Sa verge le pénétra de nouveau durement mais cette fois, le brun resta immobile un tout petit instant.

Le blond serra les dents. Il souffla lentement.

Il cria quand la main dure de son partenaire se referma sur son sexe.

« J'ai envie de te faire gueuler…

« Hann !!!

Le premier coup de hanche lui fit mal. Le brun décida cependant de continuer. Il s'enfonça durement, rapidement.

« Ca te fait mal pas vrai ?

« Oui.

Une larme coula le long de sa joue.

« Tu devais savoir à quoi t'attendre avant de me séduire.

« Baises-moi pus fort.

Meurs corps se rencontrèrent violement. Trowa le prit sans tendresse, le masturbant d'une main raide, pinçant et maltraitant ses tétons de l'autre.

Quatre se tortillait, il jouissait mais, il aurait voulu voir le visage tordu de jouissance de son musicien favori.

« Je veux te voir.

D'un tour de main, sans même se retirer, Trowa le coucha sur le côté, continuant de le prendre.

Trowa lui enfonça ses doigts dans la bouche. Il se pencha sur lui.

« Tu me fais jouir… T'es tellement étroit.

Quatre, en l'entendant, jouie en gémissant. Son corps fut prit de légère convulsion, il sombra dans l'inconscience.

XXX

Lorsqu'il se réveilla, Quatre comprit qu'il y avait un problème, Trowa était assis sur le fauteuil, loin du lit, il tenait un objet rectangulaire et noir dans la main.

Le blond se redressa difficilement, une violente douleur lui traversa le bas du corps.

« T'es une sale petite garce !

« Quoi ?

Quatre sursauta quand le brun se redressa violement.

« Tu as quel age ?

« Dix-huit ans !!

« Et tu t'appelles ?

« Quatre !

« Quatre Raberba Winner, quatorze ans. Nationalité magrébine. Née à Marrakech le 18 juillet.

Le blond pâlit.

« Je… Je suis désolé… Pardon…

« Pardon ? Mais tu attendais quoi ? Ts mineur putain !

« Et alors ?

« Alors, j'ai vingt-quatre ans ! Je suis majeur ! Détournement de mineur, viol, incitation à la débauche ! Ca te dit quelque chose ?

Le blond le regarda, les yeux remplis de larme.

« Mais je t'aime…

Sa réponse, si franche, désarma soudainement le brun. Il se laissa tomber sur le lit.

« C'est pas le problème… Quatre, je vais te faire raccompagner chez toi.

« Non ! Je… Je t'aime… Je veux rester…

« Et ta famille ? Tes études ?

« Mes parents sont très riches, je ne vais pas à l'école…

« C'est de la folie.

«Mais moi, je t'aime… Et, toi, tu m'aimes ?

« Non… On se connais depuis même pas une demi journée, tu me plait, beaucoup et…

Le blond s'assit sur lui, se frottant à sa verge.

« Je ne te trairai pas… je serais ta groupie… Que la tienne… Je garderai le silence… Laisses-moi te montrer.

« Tes parents ?

« Sont très ouvert…

Ils continuèrent de se voir tous le mois ou le groupe resta dans cette ville. Tous les jours, ils apprirent à se connaître, à s'apprécier.

Au plan sexuel, ils se contentaient de s'embrasser, chastement.

Trowa finit par reconnaître qu'il était amoureux du garçon. La veille du dernier concert, la veille du départ, alors qu'ils étaient tous les deux allongé sur l'immense lit, Quatre proposa un plan pour qu'il n'est pas à se séparer.

Il l'exposa longuement sous le regard incrédule de son amant.

Lorsqu'ils arrivèrent à la propriété des Raberba Winner, Trowa eut un hoquet de stupeur. Elle était immense.

Ils furent accueillit par trois majors d'hommes qui les conduisirent au petit salon. Trowa ne se sentait pas à sa place dans cette maison immense.

Il s'assit au bord du fauteuil, inquiet. La conversation avec les parents lui parut irréelle.

«Mère, Père, dans quatre ans, je reprendrais les rennes de la société. Alors, pour apprendre à gérer au mieux, je vous demande la permission de devenir assistant manager du groupe de mon ami, connu sous le nom de « Sensual sexual ».

Le père fronça les sourcils.

« Je m'engage à vous faire un rapport toutes les semaines.

La mère se redressa.

« Le fameux groupe ? Ce doit être Trowa. Enchanté. Vous êtes très bel homme…

Elle était blonde, européenne. Le père, véritable arabe à la peau foncé, continuait de regarder le brun, les sourcils foncés. Il prit enfin la parole.

« Je te permets, cela te formera à ta vie future. Mais, fais attention à toi…

Il plongea un regard plein de sous entendu dans les yeux de Trowa qui se sentit rougir.

Lorsqu'ils quittèrent la maison, ils étaient aux anges.

XXX

Quatre revient au présent, il secoua la tête, paya les médicament puis retourna auprès des autres qui faisait toujours les courses.

Solo remplissait le chariot de chocolats, biscuits, alcools…

Soudain, duo entra en trombe.

« Il vient dîner ce soir à la maison ! Je dois aller le chercher à huit heures, ce soir.

« C'est génial pour toi petit frère.

Solo le serra dans les bras. Wufei soupira. Sa carte gold allait chauffer, heureusement que c'était le compte du groupe et pas le sien personnel.

Il remercia aussi le ciel d'être le gérant de leur fortune, sinon, ils serraient déjà sur la paille.

Ils firent les courses en prévision du repas et remontèrent au chalet.

Ils nettoyèrent, aérèrent, changèrent les draps et préparèrent un somptueux repas à l'aide de deux chefs mondialement reconnu venu en hélicoptère.

A sept heures quarante cinq, Duo prit la voiture pour prendre son prêtre. La soirée allait être déterminante.

XXX

A suivre.

Et voila, chapitre un peu plus court mais de façon intentionnelle.

Dans le prochain chapitre

« Personne n'est en état de te ramener. Dors ici, je te déposerai demain avant la première messe.

«J'ai peur d'abuser Duo.

« Ca ira Heero. Viens, comme on a que trois chambre, tu vas devoir dormir avec moi.

« Ce n'est pas grave. Allons-y, je ne tiens plus debout, l'alcool me monte à la tête.

« Et c'est bien ce que j'espérai…

A bientôt.