YO~ ! Voilà le chapitre 2 :D

Resumé : Le réveil est difficile, très difficile. La journée, horriblement longue. Tout ça pour quelques mots échangés et une nouvelle soirée en perspective.

Il ne se passe pas grand chose, la fin est un peu sadique, mais je peux vous faire patienter tout en réfléchissant à la suite :D

Je me suis inspirée de mes réveils difficiles pour le matin :p

Suite, très prochainement, mais pas ce week-end, because convention \o/ Au fait, la suite et fin de Les joies de la douche est en cours de finalisation :)


Un bruit strident retentit dans la pièce, me sortant de mes doux songes. J'entrouvris les yeux pour les refermer immédiatement. Trop de lumière.

À mes côtés, ça bougeait. Une voix se fit entendre.

- Jin ?

- Humpf ... ?

- Je trouve pas ce qui sonne, c'est où ?

J'attendis le temps que l'information atteigne mon cerveau avant de répondre :

- ... Sait pas ... Mal au crâne ...

- Ouais ben justement, moi aussi, et si on l'éteint pas, je vais crever dans la minute qui suit ...

- Moins fort ...

Je tâtonnais autour de moi, dans ce qui semblait être un lit, mes doigts rencontrèrent un objet dur et froid. Je bâtis péniblement des paupières puis appuyai sur le premier bouton qui passait en priant pour que l'objet se taise. Gagné. L'horrible sonnerie cessa.

Quelle idée j'avais eu de prendre une telle horreur à une telle puissance sonore pour réveil. Ah oui, c'était supposé m'empêcher d'être -encore- en retard.

Je me tourna vers la forme à mes côtés avant de fermer à nouveau mes yeux.

- Pi ... lever ... conférence de presse ... réussis-je à articuler.

- Ouais, ouais ... plus tard ... me répondit-il, endormis.

Alors qu'il rabattait la couette sur nos corps dans un soupir, une nouvelle sonnerie se fit entendre.

- Bordel ...

- Pi ... ton portable ...

- Hmpf ...

À son tour de fouiller approximativement les environ du lit d'une main maladroite.

Sans prendre la peine de savoir le pourquoi du comment l'objet qu'il venait de saisir vibrait tout en émettant une musique atroce mais étrangement familière, il appuya sur une touche au hasard puis porta la chose à son oreille.

Au moins, elle avait arrêté de hurler ces paroles débiles. L'amour et le courage, n'importe quoi.

- Mmmmh ... Allo ... ?

- Pi ? Cria une voix à travers le combiné.

Il écarta brusquement la chose de son oreille, réalisant qu'il avait enclenché le mode haut-parleur.

Visiblement, la technologie du tactile n'était pas faite pour nous, amoureux de l'alcool.

- Pi ? Reprit la voix, n'obtenant toujours pas de réponse.

- Hmmmf ... Oui ... 'fin j'crois, marmonna-t-il.

- T'as encore bu toi.

- Ouais, alors laisse moi arriver en retard pour une fois ...

- T'es déjà en retard.

- Merde ...

- Alors si dans dix minutes t'es pas devant moi, je viens te chercher par la peau du cul et je te désosse entièrement. Compris ?

- Ouais, ouais, moi aussi je t'aime Ryo ...

- Piiiiii... Tu dois pas te déclarer tant que j'ai pas gagné le pari, lui rappelais-je.

- Ah ouais, merde ...

- Yo Jin. Quel pari ?

- Yo ... Raccroche Pi, faut pas qu'il sache ...

Un « bip bip » retentit, signalant la fin de la communication.

Je me redressais du mieux que je pouvais sur mes coudes, évitant de trop ouvrir les yeux.

- ... Pi ... moi douche, toi café ...

- Humpf ...

Je compris que c'était un semblant de « oui » quand il se mit à rouler puis tomba hors du lit pour enfin se trainer jusqu'à la cuisine.

Je fis de même, allant presque à quatre patte jusqu'à la douche où j'entrais péniblement.

Ne m'inquiétant pas du fait que j'étais simplement vêtu d'un boxer -Pi et moi avions fait bien pire que dormir à moitié nu dans le même lit, et ce n'était pas la première fois que ça arrivait-, j'ôtais le vêtement et le jetais à travers la pièce avant de fermer la cabine. Renonçant à tenir debout seul, je m'appuyait contre le mur froid et fit couler de l'eau bouillante.

Le brouillard dans mon esprit se dissipa un peu tandis que je me lavais, laissant place à une migraine violente.

On l'avait peut-être finie, la deuxième bouteille de vodka, finalement.

Je me sécha rapidement et sortis de la salle de bain, seulement vêtu d'une serviette nouée autour de la taille, le besoin d'aspirine primant sur tout le reste.

En arrivant dans la cuisine, je découvris que Yamapi s'était rendormit, affalé sur la table, la tête posée sur ses bras croisés.

Je soupirais en m'approchant de lui. « Irrécupérable », pensais-je.

J'attrapais sa main, le faisant se lever, alors qu'il tenait à peine debout et que ses yeux refusaient de s'ouvrir. Je le traînais ensuite jusque dans la douche et fis couler l'eau, très froide. Tant pis pour son sous-vêtement.

- AAAAAHH ! FROIIID ! hurla-t-il.

Il remit l'eau chaude et entreprit de se laver. Au moins, il était réveillé.

Je retournais dans la cuisine, attrapais un verre d'eau et un comprimé que j'avalais d'une traite, puis je fis deux énormes tasses d'un café bien noir. J'en laissai une sur la table de la cuisine, pris l'autre et commençai à la boire tout en me dirigeant vers ma chambre.

Je me plantai devant ma penderie, réfléchissant un court instant à ce que je pourrais bien mettre. Je saisis quelques vêtements dont je me vêtis puis récupéra ceux de Yamashita qui traînaient par là. En passant, je les jetais dans la salle de bain. Je retournai ensuite dans la cuisine où je m'affalais sur une chaise.

Alors que je finissais ma boisson, Pi fit son apparition, habillé mais encore trempé. Il se rua sur la boîte d'aspirine, puis ingurgita un comprimé en même temps que son café, à une vitesse effarante.

- On y va, annonça-t-il.

J'acquiesçai tout en me saisissant de mes clés ainsi que d'une paire de lunettes de soleil puis nous sortîmes de l'appartement. Pendant que je le fermais, Pi appela l'ascenseur.

Arrivés à l'agence, Yamapi se tourna vers moi d'un air grave, posa ses mains sur mes épaules et me souhaita bonne chance, je fis de même.

Il partit ensuite vers son « tragique destin » avec une mine légèrement dépitée. J'aurais peut-être du lui dire qu'en vérité, il était à l'heure.

La suite de ma journée fut atrocement ennuyeuse. Entre mon entretien avec Johnny-san, les conférences de presse, les interviews et ces millions de questions, toujours les mêmes, répétées sans cesse, mon mal de crâne empira considérablement.

Ainsi, quand tout fut enfin fini, et que je me retrouvais à attendre -impatiemment- de pouvoir m'en aller, je n'aspirais qu'à avoir la paix.

Seulement, c'était sans compter sur mon ami le destin, qui décida de mettre en travers de ma route la dernière personne que je souhaitais voir : Kamenashi Kazuya.

Il me toisait méchamment, les lèvres pincées, le regard dur et je me demandais pourquoi aucune des plantes vertes de ce foutu couloir n'était assez grande pour me cacher.

- Tiens, Jin. C'est sympathique d'avoir pensé à nous prévenir que tu étais de retour, fit-il dans un sourire forcé.

- J'étais occupé.

- Oh bien sur, j'oubliais que le grand homme que tu es n'a pas cinq minutes de sa vie pour les membres de son groupe, ses amis.

- J'ai prévenu Pi, démentis-je.

- N'y a-t-il personne d'autre dans ta vie ?

- Contrairement à ce qu'on pourrait croire, non, et tu le sais très bien, répondis-je froidement.

Il baissa les yeux et je pus lire de la tristesse sur son visage.

- C'est vrai, après tout, moi je ne suis qu'un collègue et, accessoirement, un sex friend.

Alors que ses yeux devenaient humides et qu'il n'osait plus croiser mon regard, j'eus envie de lui dire tout ce que j'avais sur le cœur, tout ce que je voulais qu'il sache. J'aurais souhaité lui faire comprendre que j'avais été abandonné trop de fois, que je ne pouvais plus faire confiance, que c'était dur, que j'avais peur, que je n'étais pas celui qu'il croyait. J'aurais voulu lui montrer que j'étais quelqu'un de bien, puis le prendre dans mes bras et m'excuser.

Mais au lieu de ça, je continuait simplement de le regarder, torturé et silencieux.

- C'est faux ... réussis-je à articuler.

Il releva la tête vers moi, une lueur d'incompréhension brillait dans ses yeux. Il s'apprêtait à dire quelque chose quand du bruit se fit entendre derrière lui.

Par dessus son épaule, je pus voir arriver les 4 autres membres du groupe, monopolisant l'attention tandis que Kamenashi me fixait avec regret.

- YO JIN ! me saluèrent-ils bruyamment.

- Salut les mecs, souris-je.

- Pourquoi tu nous a pas prévenu de ton retour ? demanda Koki.

- Désolé, j'étais occupé, m'excusais-je.

- Bah c'est pas grave ! Tu fais quoi ce soir ?

- Euh ... Je comptais rentrer et dormir, Pi est passé hier et mes bouteilles de vodka ont pas aimé, en plus, la journée a été longue.

- T'es nul ! Je voulais qu'on sorte ! Ça fait longtemps !

- Ah désolé, un autre jour, promis.

- Mais tu vas être tout le temps occupé, et nous aussi.

- Bon, O.K, passez à la maison ce soir, si vous y tenez tant que ça, cédais-je.

Après quelques cris de joies, deux trois nouvelles échangées et une heure fixée, je rentrais enfin chez moi.

Je rangeais rapidement le salon, puis m'étalais sur mon très cher canapé, me ressassant ma journée. Qu'est-ce qui serait arrivé si les gars n'étaient pas arrivés au moment où je discutais avec Kamenashi ?