Bonjour, voici venu le jour de la publication du 2eme defi de cette série. Tillie231 m'a défié d'écrire un OS sur le thème suivant «John fait du chantage à Sherlock pour qu'il arrête de fumer » et d'inclure les mots répéter, excessif, oursins, acupuncture et gélatine.

Attention, légère mention de Johnlock.

Merci à Sir Arthur Conan Doyle, Mark Gatiss, Steven Moffat pour nous laisser jouer avec les personnages et à Tillie231 pour la relecture et les corrections.

Additif au chapitre 1 : le thème du défi de Tillie était « Lestrade « aide » Mycroft dans son régime ».

Bonne lecture.


John Watson ou l'art de la négociation

Dès son emménagement au 221B Baker Street, John Watson avait été submergé par l'odeur de tabac omniprésente dans l'appartement. Au début il n'avait pas osé faire de remarques, l'odeur ne le dérangeait pas plus que ça et il se disait qu'ils n'étaient que colocataires et que c'était Skerlock qui lui avait fournit un logement. L'ancien militaire avait revu sa copie lorsqu'il s'était mit en couple avec le détective consultant. Depuis que John s'était rendu compte que la cigarette, en plus de donner une haleine douteuse à Sherlock, lui donnait la désagréable impression de lécher un cendrier sale à chaque fois qu'il embrassait le burn, il n'avait cessé de répéter à son amant qu'il apprécierait réellement qu'il laisse tomber la cigarette. Le plus jeune n'ayant pas pour habitude de céder, il n'avait fait aucun effort, argumentant que fumer l'aidait à se concentrer et qu'il ne reprochait pas à John sa passion pour son blog. Les choses n'évoluèrent pas pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce qu'un événement ne précipite les choses.

Sherlock était en pleine réflexion, confortablement installé dans son fauteuil, quand ses sens détectèrent un changement dans son environnement. Un bruit de mastication et de sac plastique, accompagné d'une odeur sucrée. John était près de lui et mangeait des friandises. Le détective ouvrit les yeux pour découvrir son amant en face de lui, agitant un sachet d'oursons en gélatine pour attirer son attention.

- Tu en veux?

- Non John. Je n'aime pas ça et je n'ai pas de temps à perdre, je réfléchis sur une affaire.

- Tu n'as pas toujours dis ça, c'était tes préférés quand tu étais enfant.

Cette phrase plus le paquet de bonbons plus le sourire mal réprimé de John ne pouvait mener qu'à une déduction :

- Tu as parlé avec ma mère.

- Elle a téléphoné pendant que tu étais au labo avec Molly.

- Quelle est la mauvaise nouvelle qui te met dans une telle joie?

- Sherlock tu deviens paranoïaque en plus du reste.

- John ne me prends pas pour un poisson rouge ! Tu m'interromps dans mes réflexions avec un paquet de bonbons que tu as acheté exprès pour ça ; tu viens de t'asseoir, ce qui veut dire que tu te prépare pour une longue conversation et pour finir tu souris comme un gamin qui prépare une mauvaise blague. Donc ma chère mère t'as fais passer un message que tu redoute de me communiquer mais qui en même temps te réjouis profondément.

- Toi et tes déductions... Je ne veux aucune interruption, c'est compris?

- Bien mon capitaine.

- Ta mère a appelé pour prendre de tes nouvelles. Elle a laissé entendre que ton père et elle aimeraient beaucoup venir nous rendre visite. Je lui ai dis qu'on était très occupés pour l'instant mais que je la recontacterais si on parvenait à se libérer. D'où ma « proposition » : d'ici la fin du mois, soit du arrêtes de fumer, soit je dis à tes parents qu'on serait ravis qu'ils viennent passer un week-end chez nous et je m'arrange pour disparaître une après-midi entière. Qu'en penses-tu?

- Quand une proposition n'avantage qu'une des parties, on appelle ça du chantage.

- Appelles ça comme tu veux. Tes parents ou la cigarette?

A bien y réfléchir, il était plus facile de tricher avec la cigarette qu'avec ses parents. Il pourrait fumer quand John était absent et réaliser une expérience odorante ensuite pour camoufler l'odeur. Les cendres étaient faciles à faire disparaître, il suffirait de fumer à la fenêtre. Les mégots seraient ensuite évacués dans les toilettes. Un membre de son réseau de sans-abris accepterait sûrement d'acheter les sucettes à nicotine à sa place. Cacher ensuite le paquet ne serait pas un problème, le seul détective consultant au monde était bien assez intelligent pour trouver où dissimuler un vulgaire paquet aux yeux de son amant. Oui, tout bien considéré, mieux valait (plus ou moins) céder au caprice de John que de voir sa mère envahir son appartement, essayer de le gaver et l'appeler « mon petit garçon » devant John.

- Va pour la cigarette. Je veux bien diminuer.

- Bien essayé Sherlock, mais j'ai dis arrêter, pas diminuer. Tu peux conserver le paquet que tu as entamé mais tu te débarrasse des deux autres. Pour une fois les caméras de Mycroft vont être utiles puisqu'il y a fort à parier qu'il a écouté notre petite conversation et quelque chose me dis que la moindre infraction sera remarquée et rapportée. En cas de suspicion de sa part, tu peux t'attendre a voir arriver Lestrade sous prétexte de chercher je ne sais quoi. Mrs Hudson est sensible aux courants d'air, donc tu peux oublier la possibilité de fumer à la fenêtre et elle n'apprécie pas l'odeur du tabac donc elle ne manquera pas de remarquer le changement d'odeur.

La tirade fut accueillie par une grimace. Il avait vraiment une mauvaise influence sur son amant s'il devenait capable de s'unir à Mycroft et à Mrs Hudson dans le but avoué de lui faire lâcher ses chères cigarettes.

Peu enclin à se laisser faire, Sherlock tenta une dernière diversion

- John je suis ce qu'on appelle vulgairement un gros fumeur, mon corps est habitué à recevoir une certaine dose de nicotine. Sans compter que les médecins disent qu'un sevrage tabagique ne peut être réussit que si le fumeur le veut réellement, pas s'il y est contraint et forcé par un ancien militaire bloggeur. Reconnais que ton plan comporte quelques failles.

- La perspective d'éviter de passer un week-end avec tes parents, doublé au plaisir de narguer Mycroft en lui faisant miroiter ta réussite quand lui n'arrive pas à maigrir sont des motifs tout à fait suffisant pour te motiver et tu le sais. Tu fais juste un caprice parce que tu n'es pas content d'avoir été piégé. Et tu peux aussi te faire aider ou te procurer du matériel, comme la cigarette électronique, les patchs ou les chewing-gum à la nicotine. Si ces méthodes sont trop banales pour toi, tu peux essayer l'hypnose ou l'acupuncture. Tu peux aussi essayer différentes combinaisons. En temps que médecin je peux t'aider à définir quelles solutions sont les plus adaptés pour toi. A toi de voir si tu accepte de l'aide ou pas. Sur ce, excuses-moi, j'ai des choses à faire et j'emporte tes paquets restants.

A peine John sorti, Sherlock s'empressa d'extraire le téléphone qu'il avait senti vibrer dans sa poche. Il connaissait déjà l'expéditeur et avait une assez bonne idée du contenu mais il voulait en être sur.

Combien de fois t'ai-je dis que s'attacher n'apporte que des ennuis? Tu viens de te faire manipuler. John avait raison sur un point : je ne vais pas te quitter des yeux, mon cher frère MH.

Ce cher Mycroft... Puisqu'il voulait s'impliquer, autant en profiter. Le détective tapa rapidement sa réponse

Pourquoi ne pas jouer Mycroft? Je te parie que d'ici la fin du mois j'aurais arrêté de fumer alors que tu n'aura pas réussi à perdre le moindre kilo SH

Si tu veux cher frère. Tu saluera nos parents de ma part MH

J'ai déjà gagné Mycroft SH

Sherlock s'alluma une cigarette, la dernière, sous le regard des cameras et de Mycroft qui savourait des biscuits avec son thé.

En rentrant le soir, John eu la surprise de ne plus voir le moindre cendrier dans l'appartement. Après avoir questionné Sherlock le médecin eu la surprise de découvrir la stratégie du détective : arrêter brutalement la cigarette. Connaissant la forte dépendance de son amant, John voulu le raisonner et l'amener à se sevrer par paliers mais avant qu'il put ouvrir la bouche, Sherlock lui avait jeté le reste de son paquet de cigarettes dans les mains en lui demandant de le jeter pour ne plus le tenter. Il profita de la surprise de son amant pour lui annoncer qu'il avait fait le tour des débits de tabac pour payer les vendeurs afin que plus aucun n'accepte de lui vendre de cigarettes. John ne put que trouver ça excessif, mais Sherlock étant Sherlock, il ne pouvait rien faire simplement et comme le commun des mortels.

Si vivre dans un appartement qui n'embaumait plus le cendrier froid ravissait John, il ne tarda pas à presque regretter d'avoir forcé Sherlock à quitter les sucettes à cancer quand il se rendit compte que côtoyer le détective sans sa dose de nicotine était aussi agréable que de marcher pieds nus au milieu d'oursins.

Déjà peu communicatif de nature, le brun ne s'exprimait plus que par grognements et semblait avoir perdu le peu de patience qu'il avait. Il s'énervait aussi beaucoup plus vite, comme lorsqu'il hurla tellement fort sur Mrs Hudson qu'il avait perdu son portable qu'elle failli en avoir une crise cardiaque.

John se doutait que la mauvaise humeur serait inévitable, connaissant le personnage et la méthode choisie, mais il se dit que tout ça allait trop loin quand il réussit dans la même journée à provoquer suffisamment Anderson pour que ce dernier essaie de lui envoyer son poing dans la figure et à faire pleurer Molly en faisant une analyse au vitriol de son nouveau petit ami.

L'ancien militaire avait beau être patient, il fini par craquer et acheter des patchs à la nicotine pour calmer son colocataire. Le brun commença par refuser par fierté mais sa moitié ne se laissa pas avoir et rangea le paquet dans la table de chevet de Sherlock, sachant que ce dernier finirait par céder dès qu'il penserait que John avait oublié l'existence des patchs. Quelques jours plus tard, John remarqua que l'agressivité du détective diminuait et qu'il redevenait aussi «vivable» qu'avant, la mauvaise haleine en moins.

A la fin du mois, Mycroft passa voir Sherlock pour une affaire urgente. Alors que l'aîné allait prendre congé, il entendit la phrase qu'il avait redouté durant toute sa visite.

- Comme prévu, j'ai gagné le pari.

- Le pari était en deux parties. Tu devais arrêter de fumer, ce qui est fait mais tu as aussi parié que je ne réussirais pas à maigrir. Quelle preuve as-tu de cela mon cher frère? La perte d'un kilo ne se voit pas.

- Un changement de poids d'un kilo n'est peut-être pas visible mais deux, oui. J'aurais mieux fais de parier que tu prendrais du poids au lieu d'en perdre.

Devant l'air outré de son frère, Sherlock ne put retenir un large sourire avant de se justifier

- Tu me sous-estime vraiment Mycroft. Tu croyais réellement que je n'allait pas remarquer que tu porte ta ceinture un cran plus large que d'habitude?


Vous êtes seul(e)s juges quand à la réussite des défis. N'hésitez donc pas à commenter pour donner votre avis

Prochaine publication le 1er août avec le deuxième défi de Tillie dans lequel les habitants du 221 Baker Street auront de la visite. Bye.

ErzebethTepes