Salut à tous !

Bon tout d'abord je vous remercie de suivre cette nouvelle aventure avec moi, c'est quelque chose qui me fait plaisir surtout en ce moment...

Non, je ne fais pas d'OS, et peut-être que j'en ferais lorsque, j'aurais finit d'écrire cette fanfiction, mais si j'en fais ce sera dans un ordre très précis (ma première fanfiction, à la dernière, logique quoi).

Vous le découvrirez pas vous-même, Blaine n'est pas celui dont on peut imaginer, et il a énormément de facettes pour sa "sécurité". Lorsqu'une chose ira bien, attendez-vous à voir surgir un drame. Du angst quoi, du bon angst comme ça me manquer. Je suis très formelle, Ce n'est pas une "death fic" ! Je ne tiens absolument pas à faire mourir un des personnages principaux.

Je n'exclue en aucun cas, diverses possibilités qui puisse amener a une mauvaise conduite et mettre les vies en danger, je tiens vraiment à faire un récit sombre mais avec de magnifiques moments et une fin plus qu'honorable et respectable. Des passages seront évidemment lourd d'émotion, mais n'est-ce pas la base d'un bon angst?

Sur ces bonnes phrases je m'en vais vous donner le chapitre numéro 2! En vous souhaitant bonne lecture !


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« Sache souffrir, mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres. »

- Léon-Paul Fargue

Les deux jeunes hommes rirent en parfaite synchronisation, pendant que Blaine lui continua de reculer malgré qu'eux avance. La peur envahit peut à peu Blaine qui se voit replonger dans de vieux souvenirs. Blaine ne répond à aucune provocation, et ne cesse de reculer en se rapprochant de son vélo.

- Tu as peur Anderson ?

- Foutez-moi la paix je n'ai plus rien avoir avec vous… Marmonna Blaine dont la peur se lisait dans le regard.

- Qu'on te foute la paix ? Ria l'un d'entre eux.

- Il y a tellement longtemps que je n'ai pas vu le désespoir dans tes yeux, Blainey. S'exclama plus sadiquement l'autre en attrapant Blaine par le col.

- Lâche-moi… Sebastian…

- Sinon quoi ? Tu vas pleurer et fuir, comme tu l'as fait avec nous ?

- Lâche-le Sebastian. On aura besoin de lui.

Sebastian lâche le col de Blaine mais lui enfonce avec fracas son genou en plein abdomen. Blaine fléchit des jambes et s'écroule au sol en pressant sa main contre son estomac. Sebastian refrappe l'abdomen de Blaine qui laisse échapper un simple souffle de douleur et acquiesce les quelques coups dont il est victime. L'autre homme de la Dalton arrête Sebastian et attend à ses côtés que Blaine se relève. Après quelques secondes d'étourdissement et de douleurs, Blaine se relève difficilement et se poste devant eux sans vraiment prendre la peine de répliquer.

- Qu'est-ce-que… Vous m'voulez… Soupira Blaine entre deux crissements de douleurs.

- Ce qu'on veut de toi ? C'est simple. Rejoins le Glee Club. Soit notre taupe.

- Qu… Quoi ? Je…

- Non, laisse-moi faire Sebastian. S'exclama l'homme plaçant sa main contre l'épaule de Sebastian, prêt à le frapper de nouveau.

- Hunter…

- Tu infiltreras gentiment ce Glee Club, et tu t'assureras de sa perte à long terme pour les compétitions à venir. Par ta faute nous avons perdu la première épreuve, mais pas les autres, je compte sur ta généreuse attention pour… Nous aider. Souria Hunter Clarrington, le nouveau capitaine des Warblers.

- Non… Je ne ferais pas ça… Je me fous du Glee Club.

- Mais nous ne te laissons pas le choix Blaine… À moins que tu souhaites qu'on dévoile ce que tu faisais entrer chez les Warblers ?

- Tu n'oserais pas… Dit-il en riant. Tu n'oserais pas car tu en profiter tout autant.

- Ce que, Hunter essaie de te faire comprendre, Blaine c'est que tu n'as pas le choix. Soit tu coopère pour la fratrie, soit, on s'attaquera à toi et les histoires de contrebande de Westerville, mais également je m'arrangerais pour que mon père s'occupe personnellement de ta famille et le peu qu'il vous reste. Lâcha avec jouissance, Sebastian Smythe.

- Chaque fois, que nous aurons besoin de te corriger, on sera là. Nous analyserons le moindre de tes pas et de tes actions. N'oublie pas Blaine… Nous avons les yeux partout, nous savons comment faire couler les ennemis de la Dalton, et tu peux faire parti d'eux désormais, la balle est dans ton camp. Si tu fais le mauvais choix, nous saurons te le faire savoir.

C'est sur les paroles d'Hunter, que les deux jeunes repartent après avoir délicatement pousser Blaine dans le fossé avec son vélo. Il resta la sans rien dire et sans bouger durant de longues minutes. Il finit par trouver la force de se relever et de repartir difficilement vers le chemin de son quartier résidentiel. Une fois chez lui, il s'éclipse rapidement à l'étage afin d'éviter le regard de ses parents. Lorsqu'il se change, il s'observe, torse nu devant son miroir de pied dans sa chambre, observant les quelques tuméfactions infliger par Sebastian. Tordant du nez, Blaine se résout à prendre une douche et redescend peu après dans le salon de musique pour s'isoler de l'énième disputes de ses parents.

Le lendemain, Blaine se rend au lycée de ses propres moyens. Il arrive ce matin là vêtu d'un blouson en cuir noir et un tee shirt blanc munit d'un jeans sobre et élégant marquant avec perfection la finesse de ses jambes. À peine arriver, Santana lui saute dessus, bien avant que Kurt ne prête attention à sa présence.

- Hey Blaine ! Tu es classe aujourd'hui, tu changes de look ? S'enthousiasma Santana.

- Non, non enfin… Je ne suis plus à Westerville ici, je me civilise c'est tout.

- Euh, ok. Dit-elle en riant. Content de te voir et ne pas t'entendre parler du nez, ça change, tu es prêt pour la journée sport j'espère ? Enfin, la matinée sport quoi.

- Euh, ouais. Ouais bien sûr pourquoi cette question ?

- Oh, tu verras les quaterback sont un peu trop brute mais ça devrait bien se passer. Sinon tu as vu Brittany ?

- Pas du tout, j'arrive juste comme tu peux le voir…

- Ok bon bah tant pis je vais partir à sa recherche, tu veux venir avec moi ?

- Euh, en fait j'attends Kurt…

- Oh, il doit être dans les toilettes du lycée avec Rachel. Tu viens alors ?

- Ok, je viens. Dit-il en haussant ses épaules.

Marchant dans les couloirs du lycée, ils finissent par tomber sur Brittany. Blaine part donc à son casier et y fait le transfert de ses livres pour la journée, déposant le tout pour sa matinée de sport. C'est la première fois pour lui qu'il jouera avec les quaterback du lycée. Blaine était en programme d'insertion pour le sport. Contrairement à la Dalton, l'école demandait une visite médicale chez le généraliste, mais également un bilan de santé auprès de l'infirmerie du lycée avant cet accord de pratique en sport collectifs.

- Salut !

- Oh putain… Tu m'as fais peur ! S'exclama Blaine, claquant la porte de son casier en voyant Kurt.

- Ça va mieux on dirait.

- Ouais, ouais, ça va mieux. Le temps est bon, c'est cool ça.

- Ouais c'est sûr… Ça te dit de… Passer chez moi ce soir pour le piano ?

- Euh, bah je suis en vélo donc ça risque de me faire loin vu ou tu habites tu sais…

- Bah, je baisserais mes sièges arrières et on couchera ton vélo, ce n'est pas un problème. Souria Kurt.

- Dans ce cas, d'accord j'enverrais un message à mon père pour éviter qu'il s'inquiète.

Les garçons marchent ensemble en direction du campus de sport à quelques pas de là. Ils ne sont pas vraiment bavards sur l'instant et marche simplement, écoutant les autres discuter. Beaucoup regardèrent les garçons ensemble. C'est la première fois que Kurt traîne autant avec un autre homme, il n'en faut guère plus pour susciter les premiers ragots les concernant. Blaine ne sait pas vraiment pourquoi Kurt traîne autant avec lui mais une chose est certaine, c'est bien grâce à lui qu'il se plait à McKinley. Lorsqu'ils arrivent aux vestiaires, Kurt montre le coin pour homme et s'installe sur le banc.

- Il y a personne… S'étonna à dire Blaine.

- Normal, j'arrive toujours à l'avance pour ne pas qu'on me voit quitter mes vêtements, je suis comme qui dirait…

- Pudique ! Et moi ça ne te gêne pas que je sois là ?

- C'est différent tu es un ami, les autres sont plutôt moqueur par rapport à mon corps…

Blaine reste surprit à cette réponse mais se retourne pour lui-même, enfiler son short et sont débardeur de sport avec ses chaussures. Kurt lui ne prit pas vraiment son temps et se retourne vers Blaine juste après. Lorsqu'il vit le bas du dos de Blaine ce dernier se mord instinctivement les lèvres mais se retourne de honte juste après.

- Un problème ? Ria Blaine.

- Non, non rien du tout…

- Pourquoi tu te caches alors ?

- Je ne me cache pas. Marmonna Kurt en se retournant.

Les yeux de Blaine s'élargissent et un fou-rire le prend. Obliger s'assoir, il s'arrête soudainement et se tord de douleurs.

- Pourquoi tu rigolais ? Ça ne va pas ?

- Si si, ça va… Assied-toi avant qu'ils arrivent, on dirait bien que tu n'as pas eu ton érection du matin…

- Qu… Oh merde… Pardon ce n'est pas que tu m'excite ou que… Enfin je ne dirais pas ça comme ça c'est… Oh putain merde… Grimaça Kurt s'installant à côté de Blaine.

Blaine frappa doucement l'épaule de Kurt et lâche un petit rire avant de s'écarter un petit peu. Les membres de sa classe et de la classe adversaire arrivent peu à peu dans le vestiaire et envahissent les garçons. Kurt se ressert étroitement vers Blaine et attend sagement que son organe émette plus cette boule droite, tirant son short vers l'avant.

- Tiens, tiens c'est toi le nouveau ? S'exclama Rick, le nouveau leader des quaterback du lycée.

- Azimio, laisse-le un peu… Souffla Finn.

- Azimio, et toi tu es donc…

- Blaine… Blaine Anderson. Dit-il en tendant sa main.

- Oh, je vois. On m'a déjà parlé de toi. Dit-il en le regardant droit dans les yeux.

Blaine comprit aussitôt qu'il est visiblement une des relations amicales d'Hunter et de Sebastian. Il préfère ne rien faire qui pourrait le discréditer ou pire encore, causer des dégâts dans le vestiaire. Blaine sait désormais que sa vie à McKinley risque d'être un calvaire. Kurt se lève et fait signe à Blaine de venir avec lui ce dont il exécute. Ils se rendent dehors, sur les gradins là où le Coach Beiste les attend pour commencer le cours. Une fois en place, et les élèves regroupé, le cours commence et Blaine se surpasse. Les premières minutes se passe bien mise à part quelques tacles un peu violent, mais dont sa force musculaire et d'équilibre supporte amplement.

- Anderson la balle ! Hurla un de ses coéquipiers.

Blaine s'élance alors à toute vitesse vers le ballon et lorsqu'il arrive dans ses mains, son instinct de courir devient encore plus affolant. Il court à vive allure et se fait plaquer méchamment par Azimio à son plus grand regret. Blaine roule sur la pelouse et se fait quelque peu piétiner. Le match s'arrête et le coach arrive sur le terrain.

- Ça va gamin ?

- Ouais… Ouais j'ai juste… Mal aux côtes. Marmonna Blaine.

- Ok, c'est finit pour toi part à l'infirmerie.

- Non ! Non… Je peux encore, c'est bon, deux minutes s'il vous plait Coach. Supplia Blaine.

- Mec, t'es malade, tu t'es fais plaquer par Azimio, enfin le gars quoi… Il a de la masse ! S'exclama Finn.

- Ça va je vous dis, je peux reprendre. Dit-il en se levant avec difficulté.

Le match reprend, et l'inquiétude de son équipe se fait sentir, pourtant Blaine résiste et continue d'impressionner les joueurs et le coach. Après plus de deux heures de matchs, le cours est terminer, les garçons retourne au vestiaire, sauf lui.

- Anderson, vient là deux minutes.

- Oui, Coach ?

- Très impressionnant ta pratique du sport… Tu es inscrit à un club ?

- Non, je faisais de la boxe à mon ancienne école.

- Oh, car tu as cette force et cette niaque d'enfer, comme si je dévorer mon poulet dominicale, je te jure que tu m'as remué le bassin à courir comme ça et… bref, tu peux y aller mon grand, tu as bien joué mais va voir l'infirmière quand même, je n'ai pas envie que tu sois cabosser dès ton premier jour.

- Compris, Coach ! Dit-il en souriant.

Blaine s'échappe du stade et se renferme dans les vestiaires pour se changer et enfiler sa tenue de parfait étudiant. Kurt lui attend que le monde part pour se changer, Blaine en revanche ne l'attend pas cette fois-ci, partant prendre l'air dans les couloirs, l'attente y sera moins longue et bruyante à cette heure-là. Azimio sort, et lance un regard froid à l'égard de Blaine, le poussant quelque peu contre le radiateur mais ne dit rien. Kurt arrive peu après et parte ensemble manger un peu. Les garçons se posent à leur habitude au Lima Bean café, seul. C'est l'une des rares fois où ils partagent un moment rien que tous les deux, ni l'un ni l'autre ne s'en déplait.

- Tu envoies un message à qui ? Demanda curieusement Kurt.

- A mon père, pour lui dire que je rentrerais sûrement tard car j'accorde ton piano.

- Oh, ok. Santana ne viendra pas, elle est occupée avec Brittany… Elles sont tout le temps ensembles, je me demande bien ce qu'elles font. Dit-il avec exaspération en buvant son café.

- Peut-être ce que nous, nous faisons ?

- Comment ça, ce que nous, nous faisons ?

- Bah, on discute, on passe du bon temps quoi, entre pote. Elles sont sûrement la même chose. Affirma Blaine.

- Tu sais, Santana est un peu bizarre… Elle est la fille qui a fait perdre la virginité de Finn, et de bons nombres de quaterback, et depuis quelques semaines elles traînent de plus en plus avec Brittany au point de se tenir la main.

- Et… ?

- Et, je pense que Santana n'est pas spécialement amie avec Brittany. Je veux dire, Santana a toujours eu de l'attirance vers les deux sexes, mais en ce moment je vois bien qu'elle est en relation plus qu'intime avec Brittany, et ça me gêne de voir qu'elles se cachent… Avoua Kurt.

- Peut-être que faire son coming-out, c'est risqué chez vous. Lâcha Blaine.

- Pourquoi, chez nous… C'était différent à Dalton ? Tu as vécus des coming-out ?

Blaine prend une gorgée de son café et acquiesce de la tête avant de prendre la parole.

- Ouais, la Dalton c'était une école très privée, et chère, le règlement été super sévère, dont la tolérance des genres. Chacun y est accepté, quelque soit son orientation sexuelle. C'était simple pour moi.

- Tu es…

- Gay ? Je ne sais pas. Je me cherche… Je n'ai jamais vraiment eu de relation avec qui que ce soit, tu vois… ? Demanda Blaine.

- Je suis sorti avec Brittany quand j'étais en première année ici, pour cacher ma réelle sexualité. Quand j'ai fais mon coming-out, ce n'était pas simple.

- C'est à partir de là que Karofsky t'a fait la misère ?

- En quelque sorte oui, mais Sylvester à très vite régler le problème, mais ça aurait plus finir très mal. Le Glee Club m'a protégé, je crois te l'avoir déjà dit ?

- Mhm, sûrement ouais je ne m'en souviens plus si c'est le cas, excuse-moi.

- Tout ça pour dire que parfois, j'aimerais ne plus être ici et vivre vraiment une vie que j'aimerais avoir. Mais bon, ça viendra. Tous parlent avenir, alors que moi je ne sais pas encore ce que j'ai décidé de devenir. Et toi ?

- Et si nous parlions autre chose que de sujets en rapport avec le lycée, qu'est-ce-que tu en dis ? Souria Blaine.

- Oui, désolé, quand je commence à parler je ne m'arrête jamais… Répondit Kurt, rythmé par sa voix riante.

- Ce n'est pas un problème, j'aime bien écouter les autres.

Les garçons finissent leur cafés ainsi que leur salade et retourne par la suite à McKinley pour suivre le reste de leur cours en commun. Ils se retrouvent à l'extérieur. Blaine pousse son vélo et Kurt lui, se charge de baisser la banquette arrière, Blaine glisse son vélo à l'intérieur et monte côté passager dans la voiture de son ami, en direction de chez lui. Lorsqu'ils arrivent, Blaine et Kurt déposèrent leur sac de cours au pied de l'escalier et se rendent aussitôt dans le salon.

- Papa, je suis rentré, Blaine est là pour le piano.

- Oh, bonsoir. C'est toi Blaine alors ? S'exclama Burt.

- Oui, c'est bien moi. Enchanté Monsieur Hummel.

- Hep, j'ai dis quoi au téléphone, tu m'appelles Burt. Dit-il en tendant sa main.

Blaine lui sourit et serre alors sa main. Filant dans la cuisine, Kurt grignote une barre allégée et en envoi une vers Blaine qui la dévore en un rien de temps avant de se mettre au travail sur le piano et son accordement. Peu après Kurt conduit Blaine au fameux piano, et le découvre de son tissu. Blaine tire alors le piano avec Burt pour l'écarter du mur et ouvre le capot.

- Ok… Est-ce-que quelqu'un peu s'assoir et me jouer doucement chacune des touches, en partant de la gauche, une à une évidemment ?

- Ouais, je le fais. S'exclama Kurt s'installant sur le banc de piano.

Il pianote alors doucement sur chacune des touches du clavier de son piano droit, pendant que Blaine observe. Il fit répéter à Kurt le même processus en sens inverse, et après observation, ce dernier s'adonne au réajustement et a la réparation des fils et bois en dysfonctionnement. Avec un peu de colle et de replacement, le piano retrouve un peu de son et de son usage principal, émettre une mélodie. Ce n'est qu'après une bonne heure que ce vieux piano chante à nouveau, certes pas dans les meilleures acoustiques mais au moins, celui-ci est bon pour quelques mélodies avant une réparation plus pointilleuse et précise.

- Bah ça va, il fonctionne mon piano ! S'exclama Burt.

- Pas vraiment, j'ai rafistolé, je pensais qu'il n'y aurait besoin que de l'accorder, mais il y a pas mal de dysfonctionnement, j'irais voir dans le garage de mon père pour les matériaux de réparations et je reviendrais un peu plus tard le terminer, et là, vous pourrez dire, avoir un piano en bon état.

- Mais… Est-ce-que ça risque quelque chose si j'en joue ? Demanda Kurt.

- Non, mais les notes ne seront pas toujours les bonnes, et le son sera pas top quoi, mais pour te dégourdir les doigts et commencer une base de solfège, ça ira, le temps que je te le remette d'aplomb.

- Bon, je vais vous laisser tout les deux, je vais rejoindre Carole.

Blaine salue alors Burt qui quitte la pièce et se dirige vers le vestibule d'entrée reprenant son sac et ouvrant la porte d'entrée. Kurt le suit et regarde le ciel sombre, très sombre. Blaine ouvre le coffre, mais Kurt se met à ses côtés et referme le coffre en prenant garde de ne pas lui briser les doigts.

- Qu'est-ce-que tu fais ? S'étonna Blaine.

- Je vais te reconduire chez toi, il fait nuit, tu ne vas pas prendre ton vélo quand même…

- Bah, si tu sais je sais pédaler la nuit et puis… Ce n'est pas dangereux Kurt.

- Fait pas ton prétentieux, et accepte que je te ramène, je n'ai pas vraiment confiance et je ne veux pas avoir ton accident sur la conscience. Se justifia Kurt.

- Mon quoi ? C'est la meilleure. Ria Blaine.

- Monte dans la voiture je vais dire à mon père que je te reconduis chez toi.

- Très bien, chef ! Répondit Blaine en se moquant de lui.

Kurt fit mine de ne rien entendre et repart chez lui pour signifier son aller-retour. Une fois fait, il monte dans sa voiture et prend la direction du domicile de Blaine. Le trajet fut rapide et pas vraiment ambiancer par des bavardages, mais plutôt par le son émis par le poste de radio de la voiture.

- J'aime beaucoup cette chanson, mais je ne dirais pas son nom… Soupira Blaine.

- Rha ! J'aime beaucoup aussi mais maintenant que tu y penses j'ai perdu le nom à moins que…

- Elton ! S'exclamèrent les garçons en parfaite synchronisation.

- I'm still standing ! Wow, ça y est, je m'en souviens. Ria Blaine.

- Oui, avec le clip tournée sur la baie de Cannes en France, wow… Cette musique est franchement excellente. Commenta à son tour Kurt.

- Je ne sais pas, je n'ai pas vue le clip, tu sais j'ai peut-être internet, mais je n'utilise pas vraiment internet pour me divertir…

- Tu ne vas jamais voir des clips vidéo ?

- Non, je fais beaucoup de devoirs informatique et je regarde très souvent l'actualité, j'ai ma propre playlist, je ne vais donc pas sur internet pour écouter des musiques, enfin si mais je ne reste pas avachit devant le clip quoi.

- Et sinon en parlant de musiques tu aimes quoi ?

- Mhm, je suis éclectique, j'aime tout genre, après ça dépend la portée de la musique et de son sens. Le côté rétro et pop des débuts de l'an 2000 m'attire beaucoup.

- C'est les meilleures périodes je trouve.

- C'est vrai ? A la Dalton, ils trouvaient ça ringard…

- Bah oui ! Tu sais, c'est notre répertoire avec le Glee Club, je suis sûr que ça t'intéresserait d'en être membre.

- Je ne sais pas Kurt, je… C'est là ! Hey tu rates ma maison là ! S'exclama Blaine.

- Oh merde, bon c'est bon je fais demi-tour. Ria Kurt.

Après une petite manœuvre, ils se retrouvent devant le portail de sa maison. Blaine descend et tire son vélo qu'il pose contre la sapinette et se penche sur la porte côté passager dont la fenêtre est ouverte en intégralité. Son regard se pose dans celui de Kurt qui, quelque peu agacer de le voir fait une grimace et regarde l'uns des instant les plus beaux qui lui est permit de voir. Blaine rire en se mordant la lèvre. Cette simple vision qui transporte Kurt dans une autre dimension, ne sachant pas réellement ce qu'il se passe dans sa tête. Kurt ressent comme un envol de dizaines de milliers de papillons dans son ventre et ses joues devinrent quelque peu rouges de timidité.

- … Kuurrrrt ? Beugla Blaine pour le sortir de ses pensées.

- Oh euh, pardon… Tu disais ?

- Je te disais d'arrêter de me regarder comme si j'étais… Un Dieu, tu me fais peur parfois. Dit-il en riant. Tu ferais mieux d'y aller, tu dois être fatigué.

- Oui, tu as raison je… Je vais y aller, merci pour le piano Blaine.

- Pas de quoi, aller… ! File ! Dit-il.

Kurt démarre et Blaine met un gentil coup de pied sur la jante de la roue avant de se retourner pour monter sur son vélo et ouvrir le portail de son trousseau filant jusqu'au garage encore ouvert et s'engouffre dans la maison. Lorsqu'il rentre il surprend ses parents en pleine disputes concernant de nouvelles dettes tombant de jours en jours.

- Mais tu ne comprends donc jamais, ce n'est pas ton putain de salaire dans ta stupide association qui va nous sortir de galère ! Hurla son père.

- Car tu crois que je n'ai pas conscience de la situation peut-être ? Est-ce ma faute si les taxes au logement ont quintuplé en trois mois ? Est-ce ma faute si notre fils à voulu partir en école privée pour en sortir au bout d'une année ? Est-ce ma faute toute cette merde et ton incapacité à gérer Anderson Corporation ?

- Espèce de salope ! Hurla son père frappant sa mère.

Blaine témoin de la gifle dévisage son père, et prend un pas de course jusque dans sa chambre, claquant avec force sa porte. Il se jette alors sur son lit et respire sous son épaisseur d'oreiller. Blaine ne sait plus quoi penser de ses parents. Il avait déjà soupçonné quelques violences, mais cette simple claque lui suffit pour gâcher sa soirée et préférer nettement la compagnie de Kurt. Ses parents montent à l'étage quelques minutes après et frappent à sa porte de chambre, seulement Blaine ne répond pas.

- Blaine… Papa est désolé de ce qui s'est passé… Dit-elle en se posant sur le bord de son lit.

- Pourquoi il faut toujours que vous vous preniez la tête au point de vous cogner ? Pourquoi…

- Chéri… Ce qui s'est passé, c'était un accident d'accord ?

- Car cet enfoiré te frappe et tu vas lui dire merci en plus ? Sort. Sort tout de suite de ma putain de chambre ! S'écria Blaine.

Son père, furieux, entre dans sa chambre et soulève Blaine par le col de son tee-shirt qui se craque peu à peu. Sa mère s'interpose et Blaine retouche son lit avec sureté. Henri lui, part précipitamment de la maison pour s'enfermer dans la cabane au fond du jardin proche du lac. La situation financière de la famille et ses complications entraîne de lourds conflits et de disputes incessantes chez eux. Lorsque Blaine été encore à la Dalton, les conflits étaient d'ores et déjà présent pour d'autres motifs, mais le fait que son père perde un emploi et que la principale ressource du foyer n'est plus, les choses sont devenus plus proportionné et incontrôlable. Son père est alors devenu de plus en plus colérique et ingérable quant à Diana sa mère, les choses n'ont jamais vraiment été dans le bon sens, son amour et sa dévotion suprême à l'égard de son père ont toujours pardonné l'impardonnable, les coups.

De nouveau seul dans sa chambre, Blaine finit par attraper son téléphone et met alors ses écouteurs se passant sa playlist du moment tout en pensant à des choses qui lui font tenir bon dans ce calvaire familial. Seulement, un numéro inconnu finit par lui envoyer un message interrompant quelque peu la sonorité de sa musique.

Inconnu :

Tu m'as l'air de te rapprocher de ce, Kurt Hummel. Il a déjà tant bavé… N'oublie pas, nous te surveillons et nous contrôlerons le moindre de tes faits et gestes. On se revoit très vite… Sexy Blainey.

La simple lecture de ce message lui procure une suite de frisson dans l'intégralité de son corps. Il supprime automatiquement le message et jette finalement son téléphone sur la table de nuit. Blaine ferme les yeux l'esprit bien loin d'être apaisé mais fait pourtant une nuit complète. Au lendemain matin, lorsqu'il se réveille il découvre plusieurs messages en attente de lecture. Il se frotte les yeux, et en prend lecture.

Kurt Hummel :

Hey… Il pleut en abondance, je passerais te prendre d'ici une heure.

Kurt Hummel :

Je suis en route… Prépare-toi.

Kurt Hummel :

Je suis devant chez toi et visiblement pas de mouvement… Je t'attends mais ne nous mets pas en retard…

- Merde ! S'exclama Blaine quittant avec rapidité son lit.

Il prend alors aussitôt le premier pantalon dans son armoire ainsi que le haut et enfile sa nouvelle tenue pour ne pas reprendre la même que la veille, avec laquelle il passa la nuit. Une fois chose faite, il effectue rapidement son changement de livre dans son sac et s'éclipse à l'extérieur de la maison en direction du portail. Il fut soulagé de voir que Kurt l'attendait patiemment et non pas, qu'il soit partit par une mise en retard bien trop imminente.

- Hey ! Dépêche-toi à t'attacher, on va finir en retard… Râla Kurt.

- Je ne t'ai pas demandé de venir me chercher… Marmonna Blaine baillant à plein régime.

- Tu aurais été en retard et tu n'allais pas prendre ton vélo avec ce temps… Il y a même de l'orage tu es juste… fou !

- Ecoute Kurt tu ne vas pas commencer à me faire chier dès le matin c'est clair ? S'énerva Blaine.

- Wow… J'en connais un qui à mal dormit…

- Je n'ai pas envie d'en parler, alors s'il te plait, conduit et tais-toi. Marmonna cyniquement Blaine qui croisa ses bras.

Kurt ne répondit pas et se contente de conduire en direction du lycée. Ce n'est qu'après être arrivé sur le parking du lycée que Blaine se mit à parler sans trop parler. Kurt regarde droit devant lui et écoute la respiration saccadé de Blaine à côté de lui.

- Je… Excuse-moi tu n'y es pour rien… Tu fais pour tout me faciliter la vie depuis que je suis là, et les seules remerciements que j'ai, c'est de t'envoyer balader, excuse-moi…

- Je suppose que c'est ton caractère du matin, ne pas te mettre la pression et surtout, oui surtout, ne pas te parler. T'inquiète mon père est pareil, puis bon si tu as eu une mauvaise soirée en rentrant, ça se comprend.

- Kurt, attend, referme ta portière…

- Qu'est-ce-qu'il y a ? Demanda Kurt un peu plus inquiet.

- Est-ce-que… Blaine s'interrompt un long moment et la sonnerie du lycée retentit.

- On doit vraiment y aller Blaine, à moins que tu ce soit vraiment important ?

- … Non, non allons-y, on en parlera plus tard ce n'était qu'un petit détail. Dit-il en faisant racler sa gorge.

- Bon bah tu descends ?

- Pardon…

Descendant de la voiture, Kurt ferme alors sa voiture et s'engouffre dans la longue file des élèves entrant dans le bâtiment du lycée. Seulement les choses ne se passent pas comme prévus. La bande d'Azimio s'approche de Blaine et lui verse en pleine figure trois slushies sur lui coulant le long de ses vêtements et de ses cheveux.

- Aie… Bon bah tu es officiellement accepter en tant que nouveau ici… Marmonna Kurt.

- Putain je…

- Viens, je vais t'essuyer et te prêter un tee shirt de rechange. Répondit Kurt.

Arriver dans les toilettes pour hommes, Kurt essuie avec ses quelques lingettes et papiers, la chevelure et le visage de Blaine. Ses cheveux collent et son regard est vide. Kurt tordit du nez, mais continue de presser les tissus contre sa peau pour retirer ce sorbet gluant et collant de sa peau. C'est dans un lourd silence que Kurt le nettoie et mouille le laisse enfiler le tee-shirt de Kurt.

- Je prévois toujours au cas où…

- M…Merci… Dit-il simplement.

Kurt regarde Blaine se mettre torse nu et en profite pour mouiller ses cheveux et les sèches rapidement, avant de renfiler le tee-shirt de Kurt quelque peu petit, serrant ainsi son torse et les muscles de son dos donnant un charmant panorama pour Kurt qui apprécie cette simple vue. Blaine lui ne s'exprime toujours pas et ne croise le regard de personne malgré les aller retours dans les toilettes. Kurt finit par s'avancer à lui.

- Est-ce-que… Ça va ?

- Ouais, ils n'ont juste, que ça à foutre. C'est tellement ridicule et con. Enfin bref, on ne doit pas aller en cours ? Car là, on est en retard…

Kurt sort lui aussi des toilettes tentant de rattraper Blaine dans les couloirs, en vain. Les faits se répètent tout au long de la semaine, bousculades, moqueries. La bande du Glee Club s'était rapidement rapprocher de lui pour assurer quelque peu une « protection » comme Kurt avait eu droit par le passé, cependant Blaine fut rapidement prit de colère fasse à cette mobilisation d'inconnu qui finisse simplement par le lâcher, seul Kurt et Santana restèrent avec lui.

- Kurt tu ne vas pas m'accompagner partout ? Enfin c'est bon je suis grand hein… Ria Blaine.

- Blaine… Tu as compté combien de…

- Huit. Oui j'ai compté, j'en ai pris huit depuis le début de la semaine et qu'est-ce-que tu veux qu'on y fasse ? C'est un jeu pour eux, laisse-les, quand j'en aurais marre ils vont le sentir c'est tout.

- J'ai juste l'impression qu'ils n'ont pas envie de te lâcher, et j'ai l'impression qu'ils veulent te faire ce qu'on m'a fait… Soupira Kurt.

- Kurt, je ne suis pas toi et puis… Oh et puis merde fout moi la paix un peu, j'ai besoin aussi de respirer tu veux.

- Où est-ce-que tu vas ? S'exclama Kurt.

- Aux toilettes, je ne vais pas pisser dans un coin du couloir. Dit-il en roulant des yeux.

Kurt trace son chemin vers leur salle de cours pendant que Blaine lui s'attarde à partir aux toilettes du bâtiment de la cours. Kurt lui jeta son sac contre le mur et frappe l'arrière de son crâne sur ce même mur tout en expirant un lourd soupir.

- Oh, une crise de jalousie Kurt ? Plaisanta Rachel.

- La ferme. Puis pourquoi de jalousie hein ?

- Vous êtes si souvent ensemble depuis qu'il est là… Il t'accompagne devant la porte du Glee Club… Hésitant même à y entrer…

- Tu veux dire quoi par là Rachel ? Dit-le.

- Porcelaine, ce qu'elle veut simplement dire c'est que toi, tu craques pour le petit Blaine. S'exclama Santana.

- Qu… Quoi ? Non, loin de là ! Pas du tout, non on est simplement ami. Balbutia Kurt.

- Tu ne vas pas me la faire, tu rougis, tu te dandines, ta voix part en vrille quand tu es avec lui, et tu tords ton pied quand il te regarde dans les yeux. Encore plus depuis qu'il ne s'habille plus aussi classe.

- En même temps, tu as vus le nombre de slushies qu'il se prend ? Enchaîna Rachel.

- Ouais, bah c'est tant pis pour lui, il ne veut pas accepter qu'on règle ça pour l'aider, donc qu'il ne vienne pas pleurer c'est tout. Lâcha Finn, enlaçant par la même occasion sa petite-amie, Rachel.

- Vous pensez qu'il a sa place au Glee Club ? Demanda Kurt pour changer de sujet.

- Est-ce-qu'il a un quelconque talent ? Ria Rachel.

- Il sait parfaitement jouer trois instruments. Il a était Capitaine des Warblers à Dalton…

- Oh… La chorale adverse… Qui nous dit qu'il n'est pas ici pour espionnage ?

- Arrête, il a des problèmes financiers, il n'est pas là pour espionnage. Puis, si ce serait le cas, j'ai failli partir à la Dalton pour espionnage je te ferais dire, donc si ce serait le cas, qu'est-ce-que ça peux faire ? Cracha Kurt.

- Doucement, je blague, tu ne vois pas ? Je blague…

- Non, pour le coup je ne veux pas m'interposer, mais il n'est pas là par espionnage, rappelle-toi Rachel la dispute de ses parents que j'ai entendus et que je vous ai raconté dans la voiture…

- Oui, j'avais oublié ce petit détail. Avoua la brunette.

- Alors… Pour le Glee Club ? Insista Kurt.

- Je ne gère pas le Glee Club Kurt, mais pourquoi pas, il pourra remplacer Brad de temps en temps, à moins qu'il sache chanter.

- Et surtout, s'il veut en faire partie ! Ajouta Santana. Vu son caractère je ne crois pas que ça l'intéressera, je peux me tromper. C'est différent de son ancienne chorale chez nous.

De l'autre côté du lycée, Blaine entre dans les toilettes et se passe un coup d'eau sur la figure pour souffler un peu de cette matinée de tension, heureusement que c'est le week-end après ça. Lorsqu'il reprend son souffle et s'essuie le visage, il est littéralement prit à partie et plaquer contre le mur par deux grand gaillards, et dont un qui arrive en face de lui, Azimio. Blaine baisse la tête et reprend son souffle.

- Qu'est-ce-que tu me veux encore… Soupira Blaine.

- C'est bien beau de traîner avec Hummel, mais penses-tu à ce qu'Hunter et Sebastian t'ont demandé ?

- Je ne peux pas entrer au Glee Club comme ça…

- Ah oui ? Tu n'as qu'à assister a un simple cours et tu y fais un gentil sourire, tu en seras membre, crois-en mon expérience j'y étais membre le temps d'une semaine. Alors, écoute-moi bien. S'exclama Azimio en serrant son cou.

- Uuhh…

- Si tu ne rentres pas au Glee Club ce soir, Hunter ne va pas être très content et il devra s'occuper personnellement de toi, sache que quand ça arrivera je ne serais moi, pas fier qu'il t'est fracasser, j'en mettrais une seconde couche car… Les gens dans ton genre, j'aime bien entendre leurs os se craquer à petit feu… Tu vois où je veux en venir, Anderson ? Demanda Azimio en resserrant sa main contre son cou.

- O…Oui… Cracha avec difficulté Blaine.

Azimio enlève sa main de son cou et les deux hommes le lâche. Blaine s'écroule au sol et se laisse pousser dans la cabine de toilette qu'Azimio et sa bande prenne l'initiative de bloquer la porte en cassant la poignet de porte et son crochet de fermeture. Ils rirent et le laisse tout seul dans cette toilette fermer par une porte encastré dans un parpaing avec une grille servant de plafond. Blaine tousse quelque peu et commence à prendre panique dans cette petite pièce.

- Mais qu'est-ce-qu'il fout bordel… Râla Kurt.

- Il doit être en train de se défoncer le cul avec la dernière boulette. Plaisanta à dire Santana.

- Ignoble… Déglutît Rachel.

- Non, il m'a juste dit vider sa vessie…

- Ah ouais, le couple commence à se dire tout en détail… Ria Finn.

- Vos gueules. Ça ne me fait pas rire… Souffla Kurt.

- Il ne va pas tarder rho c'est bon. Râla Santana.

Kurt ne bronche pas et reste silencieux durant de longues minutes. Lorsque retentit cette sonnerie, il comprit que quelque chose n'allait pas. Sa classe rentre dans la salle et lui resta planter dans le couloir à attendre, mais Blaine ne vient toujours pas.

- Monsieur Hummel va me faire le plaisir d'entrer immédiatement dans ma classe avant que je l'envoi dans le bureau de Sylvester. Beugla son professeur de lettres.

Kurt lança un regard a Santana et fait mine de tomber au sol. La jeune femme, plus proche de la porte que n'importe qui sort et rattrape Kurt avachit sur le sol et alerte le professeur qui lui fit signe de le conduire à l'infirmerie. Seulement, Kurt prend rapidement le chemin des toilettes extérieur, Santana fit rouler ses yeux en arrière et rattrape Kurt.

- Putain mais à quoi tu joues ? Murmura Santana.

- Ce n'est pas normal que Blaine ne soit pas revenus, tu connais tout autant que moi la force et l'acharnement qu'Azimio est capable de lui infliger, il est au niveau de Karofsky pour les conneries.

- Il peut, être n' importe où, McKinley est vaste Kurt ! S'exaspéra Santana.

- Commençons par le premier endroit, les toilettes tout simplement.

Marchant vers les toilettes de la cours du lycée, ils finissent par y rentrer et ne virent personne, et pas un bruit. Kurt tourne dans les toilettes en regardant les urinoirs déserts, et les toilettes à portes tous fermer. Il finit par ouvrir chacune des portes, sauf celle sans poignet. Santana resta planté à l'entrée en croisant ses bras en expirant avec exagération.

- Il n'est pas là Kurt… Tu le vois très bien… Soupira Santana.

- K…Kurt ? Murmura une petite voix.

- Shh… Tu as entendus ? Demanda Kurt.

- Entendu quoi ?

- Blaine, c'est toi ? Demanda Kurt en regardant par la serrure cassée.

- Je suis… coincé et… Je…

- Tu es claustrophobe? Rho putain comble… Santana vient, on doit lui ouvrir !

- Attend… Comment ça se fait qu'il… Oh, ok Azimio… Souffla Santana entrant dans les toilettes.

- On va te sortir de là, juste calme-toi ça va aller vite ok ?

- Il a cassé la poignet de porte… Kurt, j'ai du mal à respirer, s'il te plait sort moi de là… Demanda d'une voix suppliante, Blaine.

Kurt croisa le regard de Santana lui aussi triste et remplis de colère contre ce qui vient de lui arriver. Santana fouille dans la poubelle par pure reflexe et y trouve avec pure chance la poignet de porte qu'elle remet en place, mais le taquet de sécurité étant cassé, son ouverture est impossible. Kurt et elle essaie a plusieurs reprise, en vain. Blaine commence de plus en plus à paniquer par l'impatience de sortir.

- Sortez-moi de là, je vous en supplie je respire plus… Putain dépêchez-vous ! Hurla Blaine frappant dans la porte.

- Attend Blaine, Blaine calme-toi et écoute-moi… Demanda Kurt.

- Je n'en peux plus, sortez-moi de là ! Dit-il à nouveau.

- Hey… Blainey… C'est moi, Santana, respire un grand coup et écoute ma voix, simplement, ma voix. D'accord ?

Blaine devint plus calme plus rassuré aux premières paroles de Santana. Kurt la regarde et n'en dit pas un mot, un semblant de jalousie traverse le temps d'une fraction de seconde sa pensée, mais rapidement il se concentre lui aussi dans les mots de Santana.

- Ok, donc ce qu'on va faire, c'est un travail d'équipe. Kurt et moi-même allons tirer de toutes nos forces sur la porte dans notre sens et toi, tu vas frapper avec tes pieds la porte de toutes tes forces comme si derrière cette porte il y avait…

- Le dernier GTA ?

- Ouais, exactement ! On commence quand tu es prêt d'accord ?

- D'accord… Soupira Blaine.

Kurt lance un regard de stupéfaction à Santana et reste surprit de sa manière de l'avoir calmer. Après quelques secondes d'hésitation, Blaine commença a frapper la porte, et ses amis tirent de toutes leurs forces sur cette poignet de porte. Après plusieurs secondes de lourds coups, ils finissent par tomber en arrière et la porte s'ouvre enfin. Kurt relève Santana et à peine debout, Kurt se voit plaquer contre lui, la masse de Blaine le serrant de toutes ses forces contre lui. Ses yeux s'écarquillent en direction de Santana qui lui glisse un petit sourire en coin et décident de retourner en cours.

- Oh, avant que j'y retourne, prenez votre temps, tu es à l'infirmerie je te rappelle. Dit-elle sans prendre la peine de se retourner.

Blaine trembler d'absolument partout contre Kurt qui lui, resta planté là sans rien dire. Un temps d'hésitation envahit son esprit avant qu'il se décide de poser sa main contre le dos de Blaine et de le caresser gentiment pour le calmer. Pendant plusieurs minutes ils restèrent là sans rien dire et sans bouger. Après un bon quart d'heure de silence, Blaine finit par quitter l'étreinte de Kurt pour s'appuyer sur les éviers en porcelaine, tête baissé.

- Je suis désolé… Murmura d'une voix si faible, Blaine dont les mains tremblèrent encore.

- Tu sais quoi ? On va sécher aujourd'hui, on va aller faire un tour, tu veux ?

- Non… Non… On ne sèche pas Kurt… Je… Glee Club ce soir, tu dois…

- J'irais oui, mais pour l'instant, j'ai une heure de libre, j'insiste, sortons, on reviendra après la pause du midi si tu veux. On fait comme ça ?

- Mhm…

- Allez, vient on va passer par les arrières du lycée, personne nous verra.

Kurt entraîne Blaine vers la sortie et porte son sac. Durant le chemin qui les conduit du parking au centre-ville personne ne dit un mot. Kurt décide de faire une halte au Lima Bean, un endroit que Blaine connait plus que tout dans Lima et c'est, sans doute l'un des endroits les plus proche dans lesquelles il se sentirait en sécurité. Lorsqu'ils descendent de la voiture pour entrer, Blaine partit s'assoir et laisse Kurt prendre commande, lorsque Kurt s'installe et revient avec quelques muffins, Blaine le dévisage du regard.

- Ça te fera du bien de manger un peu.

Blaine ne répond toujours pas et ne touche à rien. Pas même son café. Kurt ne dit rien et laisse Blaine reprendre ses esprits. Après un quart d'heure de silence, Blaine grignote un muffin framboise-citron et se met à parler dans la foulée.

- Je suis désolé de t'avoir sauté dans les bras, c'était déplacer…

- J'aurais sûrement réagi pareil tu sais… Ce n'est pas de ta faute si tu ne supporte pas le renfermement. Il s'est passé quoi Blaine ?

- Je préfère ne rien dire… Dit-il en dévorant le second muffin.

- Blaine, c'est Azimio, c'est ça ?

- Ouais… Dit-il en soupirant. Ils ont juste… Ils ont juste fait une mauvaise blague et ça a mal finit c'est comme ça que j'ai fini enfermer jusqu'à ce que quelqu'un se soucis de moi, toi.

- Tu ne devrais plus rester seul au lycée, ça devient trop dangereux pour toi, ils t'ont en ligne de mire et je connais ça… Tu devrais en parler à Sylvester. Répondit Kurt en prenant une gorgée de son café.

- Ça ne changerait rien et puis… Blaine s'interrompt quelques instants. Laissons, ce n'était qu'une mauvaise blague comme les slushies.

- C'est toi qui voit, je ne suis pas ton père de toute manière, mais je n'aime pas qu'ils te fassent ce que moi j'ai encaissé, j'ai du mal à le supporter.

- Kurt, ça va je t'assure… Ça va mieux maintenant. Je pense que… Est-ce-que je… Tu…

- Oui… ?

- T'accompagner, dans la salle du Glee Club… M'assoir, avec toi et Santana ? Demanda Blaine d'une faible voix et sans réellement le regarder.

- Si ça peut te permettre de te sentir en sécurité et éventuellement en être membre, oui pourquoi pas.

- Pour être avec toi, Kurt. Corrigea rapidement Blaine.

Ses simples mots mirent mal à l'aise Kurt qui, instinctivement se mit à rougir devant Blaine dont son visage, sans émotion ramène rapidement Kurt à une réalité évidente. Ses mots sont sortit par détresse et non pas, par de possibles sentiments plus développé que ceux d'une amitié. Blaine dévore le troisième et dernier muffin avec une humeur quelque peu mieux que lors de leur arrivée.

- Tu avais faim, si tu en veux d'autres je peux…

- Non, non ça ira merci Kurt, c'est déjà beaucoup ce que tu fais pour moi, personne n'a été aussi présent pour moi.

- C'est à ça que sert les amis.

- Tu sais, tu peux me parler de tes problèmes si tu en ressens le besoin et l'envie.

- Kurt je…

- Ne te presse pas, je ne te force pas, je te dis simplement que le jour où tu seras prêt à me parler de tout ce qui se passe, chez toi, et au lycée et bien, je serais présent. Qu'importent le temps que tu prendras, je serais là pour t'écouter et si je le peux, t'aider car je ne veux pas qu'il se passe ce qui m'est arrivé.

- Merci mais…

- Blaine. Je t'ai dis que tu avais le temps, tu as le temps ne te presses pas. Insista Kurt.

Blaine lui répond par un sourire en coin et fait cogner sa tête contre le mur en expirant douloureusement. Ils finissent par partir du café et s'installe dans le parc de la ville. Blaine marcha au côté de Kurt en fixant le sol et en confessant quelques anecdotes d'enfance.

- Ne te moques pas, je sais très bien danser les danses des vieilles époques !

- Non mais je t'imagine… Dansant avec ta partenaire pour une valse à Vienne, c'est incroyablement ridicule ! Ria Kurt.

- C'est ça, rigole mais tu feras moins le malin quand tu verras ce dont je suis capable de faire avec mes jambes et mon bassin.

- Pardon ? S'interloqua Kurt, vraisemblablement choqué.

- Danser… Danser, tu t'imaginais quoi là ? Souria niaisement Blaine.

- Rien, rien, laisse tomber.

Ils s'installent sur un banc et regarde les voitures défiler devant eux et les quelques passants par la même occasion. Ils restèrent la, durant de longues minutes à regarder la ville, vivre son cours pendant que l'heure de pause repas du lycée s'entamèrent.

- Et toi, c'est quoi le truc que tu peux me dire de ton enfance ?

- Moi, euh… J'ai fais de la danse classique avec ma mère, jusqu'à son décès quoi.

- Tu ne m'as jamais dis que ta mère était…

- Morte ?

- Je suis désolé Kurt, ça n'a pas du être évident…

- J'étais jeune, mais ça va j'ai fais avec, le plus dur est l'oubli. L'oublie de mes souvenirs avec elle, de sa voix, de son visage, son parfum. Plus je grandis et plus, j'oublie qui elle était et c'est ça qui est le plus douloureux dans l'histoire… Soupira Kurt.

- Tu as des choses que tu oublieras, c'est inévitable, mais tu garderas toujours son caractère, et son amour en toi, ce sont des choses qui vivent et vivront en toi à jamais Kurt, alors ouais… Tu étais jeune et malheureusement plus on grandit, plus on oublie notre enfance, mais c'était ta mère, tu n'oublieras pas les essentielles, car c'est elle qui t'a mis au monde et qui… Qui t'a donné le sein, qui t'a vue grandir et faire ses premiers pas, c'était ta mère, tu l'auras toujours en mémoire.

- Ce que tu me dis me touche beaucoup Blaine… Avoua Kurt d'une voix quelque peu tremblante.

- C'est ça les amis non ? Dit-il avec un large sourire.

Kurt sourit à son tour. Blaine retrouve bonne mine et de l'assurance en passant du temps avec Kurt, son meilleur-ami désormais. Les deux prennent tant de bons temps ensemble en étant rien que tout les deux, avec cette impression d'être intouchable par quoi que ce soit. Les garçons continuèrent de se moquer l'un à l'autre et finissent par regagner le lycée pour suivre les cours de la journée. En cours de français, les garçons se cessèrent de s'échanger des regards troubles mettant Kurt, très mal à l'aise. Lorsque ce dernier cours s'acheva il fut simplement heureux d'en sortir et de ne pas avoir Blaine dans les pattes.

Il en profite pour s'échapper au Glee Club et y retrouve tout le seul, mais ses yeux se posèrent sur quelqu'un en particulier, Blaine au côté de Santana très proche l'un de l'autre. Il en oublia que Blaine devait effectivement se rendre avec lui au Club pour ce soir pour éviter d'être seul. Monsieur Shuester arrive juste après lui.

- Kurt va t'assoir, bonsoir à tous et… Oh, Blaine tu nous fais le plaisir de nous rejoindre ? Pourtant tu n'as pas passé d'audition…

- Je… Je ne sais pas chanté mais je sais jouer du piano, de la guitare, de la basse, du violon, de l'harmonica… Et aussi…

- Ok, ça va, si tu fais au moins danser et jouer de l'instrument tu as toute ta place ici. Bien, Rachel j'espère que tu n'y vois rien contre si je prends Blaine sous mon aile pour cette fois ?

- Non, pas du tout après tout, je pense que nous avons tous envie d'entendre de quoi Blaine est capable de faire.

- Euh…

- Blaine, en place ! S'exclama Shuester.

- Ça était ? Demanda Santana à Kurt.

- Il va mieux, ouais.

Blaine se place au piano et débute une mélodie que tous connaissent, la mélodie piano de My Heart Will Go On du répertoire de Céline Dion. Mais Blaine observe la salle, et fait durer son introduction jusqu'à voir où se trouve le violon. Il fit signe au garçon le plus proche, Puckerman et ce dernier lui amène le violon jusqu'à lui. Blaine maîtrise la dernière note au piano et finit par prendre le violon électrique et se place au centre de la pièce et c'est à cet instant que la magie opère.

L'hémicycle du Glee Club poussèrent des cries et firent des applaudissements pour Blaine. Kurt resta bouche-bée comme beaucoup lorsqu'il vit ses jambes danser, et son bassin se trémousser au rythme de la musique. Blaine est emporté par la mélodie et dérive sur une autre musique au bon moment pour partir sur une autre musique. Kurt ne quitta pas Blaine des yeux, lui qui danse tout en jouant des mélodies si rapide allant en crescendo. Son cœur se mit à battre plus fort et ses yeux devinrent brillants. Lorsque Blaine finit, il salua le Glee Club et se mit à rigoler.

- Bon et bien je crois qu'on peut te souhaiter la bienvenue chez les New Direction ! S'exclama Will, frappant son épaule avec un franc sourire.

Blaine reprend son siège et se fait masser gentiment par Santana alors que Kurt resta lui, toujours bouche-bée sans même prendre l'initiative de descendre de ses pensées. Durant toute l'heure de cours, Kurt resta tête en l'air et Blaine observait plus qu'autre chose les chanteurs du club que Kurt. Lorsque le cours s'acheva, Blaine récolta beaucoup de numéro des autres membres du club mais surtout repart très heureux accompagner de Kurt et Santana jusqu'au parking.

- Franchement, tu m'épates, c'est dommage que tu ne saches pas chanter. Marmonna Santana.

- Je sais chanter, j'ai juste menti.

- Pourquoi avoir menti ? Demanda Kurt sortant enfin de son silence.

- Parce que je ne voulais pas en faire trop pour mon premier jour dans votre club c'est tout, je suis réserver et de toi à moi, si j'aurais chanté est-ce-que les autres auraient chanté ? Non.

- Là, il marque un point Kurt. Marmonna Santana. Bon, je vous laisse moi je rentre, à plus les tourtereaux.

- Les quoi ? S'exclamèrent en synchronisation Kurt et Blaine.

- Tu veux que je te raccompagne jusqu'à chez toi ? Demanda Kurt.

- Non, ça va aller.

- Ok, et bien… À plus tard ?

- Ouais, à plus Kurt.

Blaine monte sur son vélo et prend la direction de son quartier résidentiel. Kurt lui, le regarde partir tranquillement en se laissant simplement envahir de pensées. Il finit par regagner son propre domicile et rentre chez lui comme sur un simple nuage malgré la forte intensité de stresse et d'émotion que dégagea Blaine dans la matinée. Lorsqu'il partit au salon, il tomba nez à nez avec son père.

- Et bien, qu'est-ce-qui te met de si bonne humeur fiston ?

- Cette journée était complètement parti pour être minable et finalement…

- Il s'est passé quoi ?

- La bande de Karofsky s'en prend de plus en plus à Blaine comme tu le sais et… Cette fois ils ont été jusqu'à l'enfermer dans les toilettes, sauf qu'il est claustrophobe Papa… Soupira Kurt.

- Ils ont vraiment que ça à foutre, et pourquoi Sue n'intervient pas ?

- Car il ne veut pas en parler, du coup Santana et moi on l'a sortit de là, mais il était tétanisé, il s'est jeter dans mes bras et ne m'a pas lâcher avant plusieurs minutes… J'avais tout aussi peur que lui je crois.

- C'est normal, s'il est claustrophobe, il n'allait pas te dire merci. Il n'a pas eu de geste déplacé ?

- Non, bien sûr que non, qu'est-ce-que tu vas t'imaginer. S'énerva Kurt.

- Votre génération j'ai du mal à la comprendre, vraiment… Souffla son père.

- Papa, ça va je lui ai changé les idées, on a été se balader pendant notre pause il va mieux je t'assure.

- Tu me sembles un peu proche de ce Blaine…

- Rho, je n'ai pas le droit d'avoir un ami mec, autre que Finn maintenant ?

- Je n'ai pas dis ça, je dis simplement que tu devrais faire attention à ses intentions. Je ne veux que te protéger.

- Oui, bah là tu m'étouffe plus qu'autre chose, je rentre, j'ai envie de te raconter ma journée, le côté joyeux et toi, tu ne regarde que le mauvais côté des choses, ça me saoule.

- Où est-ce-que tu vas ? Kurt !

- Quoi ? Râla plus fortement son fils qui se retourne vers lui.

- Bah, finit de me dire ta journée ? Dit-il avec un petit sourire.

- Bon, ok je te préviens, c'est long !

Kurt s'installe à côté de son père et lui raconte l'incroyable exploit de Blaine lors du cours du Glee Club, et se garde pour lui les regards suspect et très attrayant de Blaine lors du cours de français. Kurt ne s'en aperçoit certainement pas, mais toutes ses histoires depuis l'arrivée de Blaine à McKinley ne sont orienter que vers une seul et unique personne, Blaine. Kurt parle de lui avec des yeux pétillant et un semblant de rougissement apparent sur ses joues creuses et si pâle en temps normale. Burt n'en dit rien mais ressent ce que son fils ne peut ressentir, les sentiments qui sont en train de gagner son être entier. Un sentiment nouveau que Burt est loin d'apprécier, peut-être n'est-il pas prêt à voir son fils grandir.

De son côté Blaine lui rentra chez lui et fut rapidement pris à partie sur le bas côté de la route par une voiture qu'il connait très bien. Hunter cette fois-ci est seul et en descend rapidement. Blaine s'arrête rapidement et finit par descendre de son vélo. Hunter s'avance vers lui et lui fait signe de se rendre à l'abri de bus quelque mètres plus loin. À l'abri des regards indiscrets, Hunter s'avance dangereusement de Blaine qui, racle le mur et ne peut plus reculer.

- Tu vois, il suffit qu'on te mette la pression et tu cèdes. Devrais-je veiller à ce que ta vie soit un enfer pour que tu exécutes mes ordres ?

- Hunter… Tout ça c'est… C'est ridicule.

- Je ne t'ai pas dis de parler. Maintenant que tu fais parties des New Directions, tu vas devoir te la jouer mollo et te faire accepter de tous. Devient l'élève parfait pour ce club et je te donnerais mes recommandations futures.

- Ça veux dire que… Si je…

- Ça veux dire que si tu t'en tiens à mes conditions, ton histoire de contrebande et autres affaires plus sinueuse à la Dalton te seront épargner. Souria Hunter.

- Pourquoi tu fais tout ça… Pourquoi ?

- Tu poses bien trop de question. Ria Hunter. Tiens-toi à mes conditions et tout ira bien.

Blaine s'extirpe de l'abri et regagne son vélo sur le côté. Hunter le regarde monté sur sa selle et bloque la roue avant avec son pied, fixant droit dans les yeux Blaine qui commence à prendre peur.

- Une dernière chose Anderson. Je te laisse tranquille d'un côté, mais pour m'assurer que tu t'en tiens à mes consignes, ton copain Azimio veillera sur toi à chaque instant, ainsi que mes hommes. Et puis… Sécher tes cours pour être avec un pédé comme Hummel… Si tes parents apprennent ça tu vas vite être dans la merde.

- Laisse Kurt en dehors de tout ça !

- Pour l'instant. Maintenant rentre chez toi avant que ta gentille maman s'inquiète pour toi. On je t'appellerais bientôt.

Blaine reprend la route jusqu'à chez lui et rentre un peu plus tôt que sa mère. Lorsqu'il arrive il découvre son père dans le salon. Blaine s'engage dans l'escalier mais rejoint son père à sa demande. Lorsqu'il arrive dans la pièce il dépose son sac au pied du canapé et s'avance vers lui et reçoit une gifle si forte qu'il manqua de tomber au sol.

- Tu te fous de moi ? C'est quoi ce hors-forfait sur ton téléphone !

- Je… Papa, je…

- Et en plus tu fais l'ignorant ! Hurla son père enchaînant une seconde gifle.

- Arrête bordel ! je n'ai pas fais de hors-forfait… Tu es con ou quoi ?

- Ne me parles pas comme ça, tous ses appels et ses messages tu me prends pour qui ? Et cette connexion internet, tu dépasses le quottât et tu nous fous dans la merde encore une fois.

- Je suis désolé d'accord ? Dit-il en frottant sa joue. Je… Je paierais la facture… Soupira Blaine.

- Et avec quel argent ?

Ce fut la phrase de trop pour son père qui attrape son fils par la tignasse et le frappe une fois, puis deux et ne compte plus le nombre de coup qu'il vint sur sa mâchoire et dans son abdomen. Si sa mère ne serait pas arrivé au bon moment, Blaine aurait sûrement finit aux urgences. Blaine s'enferme dans sa chambre et n'en sort plus. Il écoute simplement sa mère prendre sa défense malgré les paroles injurieuse et disant qu'il méritait cette branlée. Blaine ne reconnait plus son père, et ne se sent plus chez lui dans cette maison remplis de pression et de colère, mais pas une larme ne coula le long de son visage quelque peu tuméfié par la force des poings de son père. Blaine se couche sur son lit remplis de pensés négative et d'intentions diverses et mauvaises. Comme si la vie s'acharner sur lui et ne cherche qu'une chose, le détruire en intégralité.

Cette lourde sensation de se sentir pris au piège à ne plus savoir quoi faire, cette lourde et intense sensation de mourir à petit feu, par les coups, et les menaces qui lui pèsent sur le dos. Blaine finit par attraper son téléphone et s'apprête à téléphoner a Kurt mais son manque de confiance l'en empêche, finissant par reposer le téléphone à sa place. Il quitte sa chambre pour se rendre dans la salle de bain juste à côté et s'enferme dedans et se poste devant le miroir et regarde les quelques marques sur son visage avant de retirer ses hauts pour observer son torse lui aussi marquer. Blaine ouvre la pharmacie et attrape quelques crèmes qu'il s'applique contre ses hématomes et remet son haut avec difficultés. Sa mère frappant à la porte n'attendit que ce dernier en sort pour le couvrir de baisers réconfortant.

- Je l'ai méritait Maman… C'est ma faute… Soupira Blaine.

- Ne dis pas ça, on va s'arranger pour ta facture ne t'en fais pas. Dit-elle en frottant sa joue gauche.

- Je paierais, les vacances sont la semaine prochaine, et Kurt va sûrement prendre beaucoup, sachant que je retourne dans la semaine chez lui pour terminer la réparation de son piano, je vais payer ma facture Maman.

- Est-ce-que tu as faim ? Demanda calmement sa mère pour changer de sujet.

- Non, ça va je… J'ai beaucoup de devoirs, je vais les faire ce soir, si j'ai faim je, je descendrais sûrement. Quand il sera couché.

- Blaine ?

- Maman ?

- Ton père n'a pas à te frapper.

- Comme il n'a pas à s'en prendre à toi… Dit-il en rentrant dans sa chambre dans laquelle il s'enferme à double tour.

Allumant simplement sa lampe de chevet, Blaine se déshabille en prenant son pyjama dans son armoire et s'installe dans son lit sans prendre la peine de consulter ses comptes sur les divers réseaux sociaux, préférant être le plus discret possible pour ce soir. Pourtant quelqu'un n'a pas envie de le laisser dans son lit, seul. Un appel entrant surprend Blaine qui décroche sans réellement faire attention au nom d'écrit.

- Allo ?

- Hey, c'est moi.

- Toi ?

- Bah oui, Kurt…

- Ah, excuse-moi-je… Je n'ai pas regardé le nom s'afficher.

- Tu vas bien ? Ta voix est bizarre…

- Ouais, ouais ça va je suis simplement au lit…

- Ok, bon je voulais savoir ce que tu faisais demain après-midi ?

- Euh, bah rien… Pourquoi ?

- Je t'explique… Généralement mes samedis je les passe avec Rachel mais le problème c'est qu'apparemment avec Finn ils ont prévues quelque chose, du coup, je me retrouve seul pour sortir et je n'aime pas vraiment être seul… J'ai l'habitude de sortir au centre commerciale pour y voir quelques vêtements nouveaux et éventuellement en acheter, je voulais donc savoir si…

- Si je serais intéressé pour passer la journée avec toi.

- Oui, voilà, après je peux comprendre que le shopping ne t'intéresse pas, surtout en ce moment avec tes problèmes mais je me dis que ça pourrait être sympas qu'on sorte tout les deux, ça ferait l'occasion de digérer cette lourde semaine et aussi pour qu'on passe plus de temps ensemble car j'apprécie vraiment ta compagnie.

- Moi aussi j'aime bien ta compagnie, Kurt. Souria Blaine au téléphone.

- Donc ce que nous pourrions faire, c'est que je passe te chercher peu avant midi, on file faire quelque boutiques, on mange dans la zone commerciale et après on peut, faire ce que tu aimerais, qu'en dis-tu ?

- Ce que, moi j'aimerais faire ?

- Bah oui, si tu me suis à quelque chose de banalement intéressant, je me dois également de faire pareil, et puis ça me changera aussi à moi dans ces conditions.

- Si tu veux euh… On pourra aller à Westerville ?

- Bien sûr, c'est un peu loin mais oui, pourquoi pas.

- Je connais un parc là-bas avec un lac que j'aime bien, il est très sobre et c'est idéal pour se ressourcer. J'y allais souvent quand j'étais à la Dalton.

- Ok, donc ça te convient cette virée ?

- Ouais, ça me va mais je te pai…

- Je finance, c'est bon, ça me fait plaisir puis ça m'arrange tu porteras mes achats. Plaisanta Kurt.

- Oui, oui s'il le faut, pas de soucis.

- Je rigolais là.

- Ah…

Kurt rigole et fut rapidement rejoint par Blaine.

- Bon et bien… Je passerais chez toi pour onze heures trente, tu seras prêt ?

- Ouais, parfait, je serais rentré de mon footing depuis un moment. Donc on fait comme ça. Je serais prêt pour ta journée.

- Merci, infiniment, je ne voyais que toi pour venir avec moi, tu me sauves la vie et puis… J'ai pensé que ça te ferait du bien.

- Ça l'est, ça me fait déjà du bien.

- Bon et bien, à demain !

- A plus.

Blaine raccroche son téléphone qu'il pose sur sa table de nuit avec un franc sourire, tout autant que Kurt fit de même de chez lui. Les garçons se glissent dans leur lit respectif et finissent par sourire bêtement. Blaine ne sait pas vraiment ce qui se passe en lui mais quelque chose lui donne cette force et cette envie d'être déjà demain, un sentiment qui lui est inconnu mais dont il ne se soucis pas vraiment pour le moment. Blaine finit par fermer les yeux en serrant son second oreiller contre son torse, tête baissée vers ce dernier. Kurt par regarder la lumière nocturne envahir sa chambre par cette pleine lune surplombant la ville et donnant une luminosité irréprochable et douce, berçant ses bâillements et ses paupières, se fermant au rythme de ses expirations. Aucun d'entre eux ne tarda à être envahit par les bras de Morphée, tombant littéralement dans l'état second du sommeil jusqu'au bout de la nuit et ce, jusqu'au petit matin de ce lendemain.

Lorsque Blaine se réveille, il crispa quelque peu son visage à la suite des quelques hématomes sur son corps, mais se lève tout de même pour prendre la direction de la salle de bain, pièce dans laquelle il se renferme volontiers pour un bon et long moment. Lorsqu'il en ressort après s'être habillé pour le sport et surtout, appliquer de la crème sur ses bleues, il descend et regagne la cuisine au fond de la maison pour y prendre un simple jus de fruit sans faire attention à ses parents déjà debout.

- Tu ne dis pas bonjour ? Lâcha son père.

- Bonjour. Grogna Blaine.

- J'ai discuté avec ta mère hier, et on a convenu que l'argent que tu gagneras pour tes cours de piano servira pour payer ta facture, intégralement.

- Ok. Dit-il simplement.

- Tu ne bronches pas ? Ce n'est pas ton genre…

- J'ai dis que je la paierais, c'est ma seul future rentrée d'argent, donc pourquoi je rechignerais ? S'exaspéra Blaine avant de boire son verre.

- Bon et bien, et si nous faisions quelque chose tous les trois, qu'en dîtes-vous les garçons ?

- Je vais aller faire mon footing et après je pars Maman.

- Tu as demandés à qui pour partir ?

- Papa…

- Tu fais tes plans sans nous prévenir et on devrait tout te céder, je suis formelle tu ne sors pas.

- Rho Henri franchement tu commences à me gonfler, Blaine tu sortiras là où tu veux, tant que tu rentres avant la tombée de la nuit. Tu seras avec qui ?

- Kurt. On va faire les magasins et après on ira se poser au parc de Westerville.

- Oh, bah c'est un bon plan pour draguer tout ça !

- Qu… Quoi ? Non ! Enfin on est juste ami. Râla Blaine.

- J'en ai assez entendu. Se leva son père en quittant la cuisine.

Blaine et sa mère le regarde quitter la pièce sans dire un mot, puis il finit par faire un sourire de remerciement à sa mère pour avoir contredis son père.

- Tu comptes dire quoi pour tes bleues ?

- Je dirais que je sortais de la douche, que j'ai couru car j'avais froid sauf que je me suis pris une écharde du plancher et du coup j'ai sauté, dans l'escalier. C'est la honte mais c'est mieux de dire ça que… Hey mon père me tape mais tout va bien. Dit-il sarcastiquement.

- Tu sais très bien que ce n'est pas lui en ce moment. Ton père ne te ferait jamais de mal.

- Il a toujours été violent avec toi, et le fait d'avoir perdu Anderson Corporation ne fait qu'une chose, le rendre plus mauvais de jour en jour. Ne m'invente pas de mensonge, je le vois très bien comment tout cela se passe et franchement ? Vivement que je parte de cette foutu maison, je ne sais pas où j'irais mais j'irais. Hâte d'être diplômé. Dit-il en se levant.

- Blaine, avant que tu partes…

- Oui ?

- S'il y avait quelque chose, tu nous le dirais, où au moins à moi ?

- Ouais, ouais évidemment pourquoi ? Demanda le jeune homme en fronçant ses sourcils.

- Tu es un peu différent depuis lundi…

- Sûrement les écoles publiques qui me font cet effet, c'est répugnant ! Dit-il en guise d'humour.

- On ne te changera donc jamais… Dit-elle en roulant des yeux.

Blaine quitta la cuisine et part dans la foulée voir son père et lui signifie de son départ, mais son père n'en prête pas une seule attention, ni aucune expression faciale pouvant exprimer un sentiment quelconque. Il monta une dernière fois dans sa chambre, prenant son téléphone et ses écouteurs qu'il mit aussitôt sur ses oreilles et quitte la propriété familial et s'élance dans les chemins des bois aux alentours pour faire son sport hebdomadaire. Durant plus d'une heure Blaine se surpasse et cours jusqu'à ne plus en sentir ses mouvements, courir à n'entendre que son cœur battant comme un fou et bourdonnant dans ses oreilles, empêchant pratiquement la sonorité de son téléphone d'émettre sa playlist favorite.

Quelque fois il s'arrêta pour souffler et calmer la douleur sur ses côtes et son abdomen, criant à l'intérieur de soi-même à cause des innombrables coups dont il est abonné. Mais il ne s'arrête jamais bien longtemps, repartant dans les sentiers alentours pour rattraper peu après son quartier résidentiel. Lorsqu'il rentre de nouveau chez lui, il file aussitôt sous la douche et recommence son processus de ce matin. Lavage du corps, sèche-cheveux, application de sa crème sur les hématomes, et une crème pour ses rougeurs au niveau des joues, et une pointe de fond de teint pour masquer les bleues vers ses yeux et sur ses pommettes. Puis il finit par partir dans sa chambre et s'habille et regarde la voiture de Kurt se garer. Descendant rapidement avec sa guitare.

- Pile à l'heure ! Souria Kurt.

- Hé, tu as vus ça ! Bon, je suis prêt donc c'est quand tu veux !

- Alors allons-y. J'ai décidé qu'on ferait tout à Westerville, ça ne te dérange pas ?

- Pas du tout, pas du tout. Répondit timidement Blaine.

- Si tu as ta musique, met-là ma radio bug et je n'ai pas trop de musiques sur mon téléphone.

- Tu… Tu es sûr ? J'écoute des choses spéciales…

- Met je te dis rho !

Blaine sourit et enclenche son lecteur de musique sur le poste et ne dit pas un mot, regardant quelque fois Kurt chantonner ou tout simplement sourire, vraisemblablement il apprécie son goût quelque peu particulier d'un gars basique parmi tant d'autres. Le trajet reste fortement silencieux, simplement ambiancer par des commentaires furtif et souvent de paroles de la musique actuelle. Blaine n'en dit rien mais il fut soulagé de voir que Kurt ne prêta pas attention à sa couche de fond de teint cachant ses quelques démons d'hier soir.