Rating : M
Pairing : HP/DM
Disclaimer : Tous les personnages de Harry Potter sont la propriété de J.K. Rowling
Avertissement : Slash (relation homosexuelle entre deux hommes). Donc homophobes, s'abstenir.
Note de l'auteur : Cette histoire une est réponse au défi de Serdra. L'histoire se déroule lors de leur dernière année à Poudlard. Sirius Black, Severus Snape et Albus Dumbledore ne sont pas morts et il n'y a pas d'horcruxes. Pour certains personnages, j'utiliserai leurs noms anglais.
En ce qui concerne mon rythme de postage, hé bien, il n'y en a pas ^^. Je tenterai toutefois de pas laisser plus d'un mois d'écart entre les différents chapitres.
Résumé : Un veela de 17 ans découvre qui est son compagnon. Jusque là, rien d'exceptionnel. Mais que se passerait-il si celui-ci répondait au nom de Draco Malfoy et que son compagnon s'appelait Harry Potter ? Et s'ils sortaient tous les deux d'une guerre qui les avait changés ?
Chapitre 1
Dans le comté de Wiltshire, au sud de l'Angleterre, la nuit était calme en ce 30 juillet 1997. Seuls les animaux nocturnes se faisaient entendre : deux chats mâles soufflaient l'un sur l'autre pour défendre leur territoire, une chouette hululait avant de partir en chasse, ... Tous les habitants, quant à eux, dormaient d'un sommeil serein, paisible. Depuis environ un mois, plus aucune menace ne planait au-dessus de la population anglaise.
À la mi-janvier, le combat à la fois tant attendu et redouté par tous avait enfin eu lieu. Plusieurs jours durant, les affrontements s'étaient enchaîné avec de plus en plus de fureur, d'acharnement, de volonté de gagner. Tous savaient que l'issue serait fatale, décisive : les Ténèbres ou la Lumière l'emporteraient. Au crépuscule du huitième jour, la victoire fut proclamée : Harry Potter avait vaincu. À peine âgé de seize ans, le jeune homme venait de débarrasser le monde du plus grand mage noir que la Terre n'ait jamais porté. Suite à la chute de leur Maître, le chaos régna parmi ses partisans. La plupart, encore sous le choc de la défaite, furent rapidement et facilement capturés. Les autres, réalisant quel sort les attendait, parvinrent à s'enfuir. Des recherches furent alors entreprises par les Aurors afin de tous les retrouver. Cinq mois plus tard, tous furent finalement enfermés à Azkaban en l'attente de leur procès. La plus grande majorité subirent le baiser du détraqueur. Quelques uns reçurent une peine de prison à perpétuité. Ceux enrôlés à la fin de la guerre, et ce contre leur gré, se virent seulement offrir quelques années d'emprisonnement.
Lors de ces procès, trois avaient particulièrement éveillé l'intérêt de la population : ceux de Severus Snape, Lucius Malfoy et Draco Malfoy. Les deux premiers portaient la marque, contrairement au plus jeune. Ils furent cependant relâchés grâce aux témoignages des membres de l'Ordre du Phénix et, plus particulièrement, du Sauveur du Monde Sorcier. Il fut prouvé que les plus âgés étaient des espions, bien qu'à des degrés différents. En effet, si le Maitre des Potions avait endossé ce rôle depuis l'annonce de la Prophétie, l'aristocrate blond, lui, avait mis plus de temps pour retourner sa veste. Il n'avait demandé de l'aide à Dumbledore que lorsqu'il eût pris conscience des risques encourus par son fils. Ce dernier n'avait jamais eu l'intention de suivre l'allégeance de son père, n'acceptant pas les crimes perpétrés par le Seigneur des Ténèbres. Ainsi, quand le mage noir avait réclamé au père d'amener son fils lors de leur prochaine réunion afin de lui confier sa première mission, Lucius avait pris immédiatement contact avec l'Ordre pour le mettre en sécurité. Toute aide étant la bienvenue en temps de guerre, l'Ordre les accepta dans ses rangs. Si les premières réunions finirent systématiquement par des sarcasmes, reproches entre les deux Serpentard et les Gryffondor, une trêve fut finalement déclarée. Severus et Draco furent donc acquittés. Malfoy père, quant à lui, fut assigné à résidence pour cinq ans, ce qui n'était pas fort payé pour tous les actes répréhensibles qu'il avait commis auparavant.
C'est ainsi que la paix commença enfin à régner sur l'Angleterre et que la population n'eut plus rien à craindre et put dès lors (re)commencer à vivre normalement et à dormir paisiblement.
Cependant, quand minuit sonna cette nuit-là, un jeune homme blond vit son sommeil être perturbé. Cela débuta tout d'abord par une douce chaleur qui engloba peu à peu tout son corps, le forçant à repousser ses minces couvertures afin de tenter de retrouver une température convenable. Sans succès. Tandis qu'il commençait à s'agiter dans son lit, il ressentit une douleur près de son cœur, douleur tellement forte qu'il se réveilla en sursaut. Transpirant, suffocant, il porta une main tremblante sur son torse, réflexe inutile pour essayer de se calmer. Cinq minutes plus tard, la chaleur et la douleur disparurent aussi soudainement qu'elles étaient apparues. Il fallut encore cinq autres bonnes minutes au jeune homme pour retrouver peu à peu ses esprits et analyser ce qui venait de se produire.
Son compagnon venait d'avoir dix-sept ans. Jamais il n'aurait cru que cela lui arriverait aussi vite, à peine un peu plus d'un mois après avoir hérité de tous ses gènes veelas. Non pas que ça le dérangeait, bien au contraire. Cela voulait dire que son compagnon avait le même âge que lui. Son père lui avait bien dit que la différence serait normalement assez faible mais, connaissant sa chance, il s'était dit qu'il allait au moins devoir attendre un an avant que son compagnon ne se manifeste. Or ce n'était pas le cas et rien ne pouvait plus le réjouir.
Dès qu'il fut en âge de comprendre, ses parents lui avaient dévoilé sa véritable nature. Ils lui avaient expliqué qu'il possédait des gènes veelas qui ne s'activeraient que lorsqu'il aurait atteint sa majorité, c'est-à-dire dès lors qu'il fêterait son dix-septième anniversaire. Et cela avait eu lieu le 5 juin dernier, bien à l'abri dans sa chambre de préfet. Il n'était pas près d'oublier cette nuit-là, qui fut beaucoup plus douloureuse que ce qui venait de se produire. Des ailes blanches lui étaient en effet sorties du dos et elles avaient dû, pour ce faire, percer sa peau. Il avait tellement mordu son oreiller afin d'essayer d'y enfuir ses plaintes qu'il avait dû en changer le lendemain : déchiré, déplumé, il était devenu totalement inutilisable. Il n'avait en effet pas pu prendre une potion contre la douleur en prévision car elle risquait d'interférer dans l'activation de ses nouveaux gènes. Une fois complètement déployées et toute douleur disparue, il s'était concentré pour les faire rentrer. La prochaine fois qu'elles ressortiraient, ce serait lors de son union avec son compagnon. Ses ailes étaient en effet réservées à son compagnon et à lui seul. Considérées comme étant une partie intime de son anatomie, personne d'autre ne pouvait les voir.
Mon compagnon..., pensa-t-il. Comme j'ai hâte de savoir qui tu es.
Se recouchant convenablement, il finit par se rendormir une bonne heure plus tard, un sourire aux lèvres et des pensées plein la tête.
Le lendemain matin, 31 juillet
Ce fut la forte luminosité qui réveilla le jeune sorcier. Maugréant tout d'abord sur un possible oubli de sa part la veille au soir d'avoir fermer ses rideaux, il se cacha la tête sous l'oreiller. La position n'étant pas des plus confortables pour respirer, il se redressa et avisa l'heure affichée sur son réveil posé sur sa table de chevet : 10h36.
Abasourdi par cette heure si avancée, il bondit hors de son lit et se précipita dans la salle de bain attenante à sa chambre. Même s'il était en vacances, il n'avait pas pour habitude de se lever tard. En général, il était debout vers 9h, déjeunait en compagnie de ses parents et passait la matinée à travailler sur ses devoirs pour l'école. Le programme de ses après-midi était plus varié. Il rendait visite à ses amis Blaise Zabini et Théodore Nott, lisait dans le jardin, ...
Après s'être douché et habillé d'un pantalon en toile et d'un polo, il descendit dans la salle à manger. Son petit-déjeuner l'attendait sur la table, placé sous un sort de conservation. De ce fait, la confiture était à la bonne température lorsqu'il mangea ses toasts et son jus d'orange était toujours bien frais.
Dès qu'il eût terminé, il se leva tandis que les restes de son repas disparaissaient et se dirigea vers le bureau de son père. Il devait lui annoncer la bonne nouvelle sans plus tarder.
« Entrez », répondit le chef de famille après que son fils eût frappé à la porte.
Draco entra et referma derrière lui. Son père était installé dans son fauteuil derrière son bureau en train de lire des documents posés devant lui. Son enfermement forcé ne l'empêchait en effet pas le moins du monde de continuer de travailler. Ne pouvant pas se déplacer, les échanges se faisaient alors via les hiboux et/ou par cheminette.
Après avoir apposé sa signature au bas d'un parchemin, il leva les yeux vers son héritier.
« Bonjour fils.
- Bonjour père.
- Nous ne t'avons pas vu ta mère et moi ce matin.
- Disons que j'ai eu le sommeil agité. »
Lucius haussa un sourcil interrogateur puis, comprenant le sous-entendu, lui présenta le siège en face de lui. Il lui proposa ensuite un verre de whisky Pur Feu qu'il refusa. Après s'être lui-même servi, il se rassit puis but une gorgée avant de reprendre la parole.
« Ainsi, comme je te l'avais dit, ton compagnon n'a pas tardé à se manifester. »
Draco ne put qu'acquiescer, attendant la suite.
« Bien. Dis-moi, as-tu seulement ressenti la douleur dans la poitrine ou était-elle accompagnée d'une sensation de chaleur ?
- Elle était accompagnée de la chaleur.
- Je suppose que tu te rappelles ce que cela veut dire.
- Oui. Cela signifie que j'ai déjà rencontré mon compagnon auparavant. Et vu l'intensité de celle-ci, je dirais que je l'ai côtoyé très souvent. J'en ai donc logiquement déduit qu'il devait être élève à Poudlard.
- Bien. Je vais alors envoyer un hibou à Severus pour lui demander de te communiquer la liste des étudiants qui ont eu dix-sept ans cette nuit. Tu devrais recevoir sa réponse ce soir. Nous aviserons la suite des événements à ce moment-là.
- Très bien. Merci père. »
Après un hochement de tête, Lucius reporta son attention à son travail. Comprenant que la discussion était terminée, le jeune homme sortit de la pièce et remonta dans sa chambre. Il prit alors plusieurs manuels et parchemins dans sa malle au pied de son lit avant de se rendre dans le jardin. S'installant à une petite table en bois sur la terrasse, à l'ombre d'un grand chêne, il entreprit de continuer ses devoirs de vacances. Mais bien vite ses pensées dérivèrent vers un autre sujet que celui de la métamorphose.
Il ne savait pas ce qu'il ferait une fois que l'identité de son compagnon lui serait dévoilée. Attendrait-il la rentrée pour l'aborder ? Lui écrirait-il une lettre pour lui expliquer la situation ? Et comment le lui dire ? Il s'imaginait mal annoncer de but en blanc à l'autre garçon qu'ils étaient dorénavant liés. Non. Il faudrait qu'il trouve une façon adéquate d'introduire le sujet.
Et puis comment serait-il physiquement ? Non pas qu'il accordait plus d'importance au physique qu'à l'esprit mais quand même, il était un Malfoy. Il se voyait mal être lié pour la vie à quelqu'un qu'il qualifiait de « moche ». Et en parlant d'esprit, il faudrait qu'il ne soit pas dénué d'intelligence et qu'ils aient quelques centres d'intérêts communs.
Il était donc partagé entre la joie et la crainte de savoir qui était son compagnon.
Oh, arrête de te tracasser ! se raisonna-t-il.
La magie veela ne se trompait jamais. Elle savait qui elle devait mettre ensemble. Son père le lui avait bien expliqué : le lien était basé sur la complémentarité de leurs deux magies. Et tous les couples résultant de ce lien faisaient partie des couples les plus heureux.
Le reste de la journée se déroula lentement du point de vue du jeune homme. Incapable de se concentrer, il passa une bonne partie de l'après-midi à jouer au Quidditch à l'aide de son vif d'or d'entrainement. Cette dépense physique était exactement ce qui lui fallait et lui permit de se changer les idées et de se déstresser.
Il était donc relativement calme quand il prit place à table pour le souper. Mais au fur et à mesure de l'avancement du repas, son stress était revenu. Il venait à peine de terminer péniblement son assiette qu'un hibou grand duc noir entra par la fenêtre de la salle à manger, se posa sur le dossier de sa chaise et lui tendit sa patte. Sachant parfaitement ce qu'il apportait, Draco détacha fébrilement la lettre pendant que son père demandait à Winky d'apporter à manger au volatile. Prenant une grande respiration, il décacheta l'enveloppe et déplia le parchemin sur lequel deux mots étaient inscrits.
Voilà, premier chapitre terminé. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ;)
Le chapitre suivant, en cours d'écriture, sera axé sur Harry.
À bientôt :)
