Bonjour à tous ! Suite à de nombreuses demandes, voici la suite de Tensions. Je ne sais absolument pas ce qu'il va se passer par la suite, j'écris au fur et à mesure donc si vous avez des idées, partagez-les moi !
DISCLAIMER : Les personnages de SLG ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Mathieu Sommet.
Les pensées des personnages sont en italique.
Bonne lecture !
Du côté du Geek
"Et maintenant ? Où aller ?"
Le Geek était assis par terre, au pied d'un arbre, près de la Tour Eiffel. Depuis le jour où il s'était enfui de sa maison (il y a 10 jours de cela maintenant), il avait erré dans les rues de Paris, passant par les plus illuminées (les Champs Élysées) au plus sombres (le garçon était même tombé sur un bordel qu'il savait être un de ceux du Patron). Il avait dormi chez l'habitant (souvent chez des Fangirls de SLG qui, en ouvrant la porte, avait tout de suite accepté d'héberger le "Geek trop mignon tout plein à qui on veut faire des papouilles", comme elles lui ont dit, avec un air de regret en voyant que ce n'est pas le Patron...) ou s'était réfugié dans des motels miteux où il avait pu se payer une chambre (HORRIBLE) pour une soirée. Ne voulant pas rester au même endroit pendant toute une journée par peur d'être repéré par un de ses acolytes, il circulait continuellement, sans destination précise, se promenait dans des parcs (il évita tout de même le bois de Boulogne...), il marchait sans but. De temps en temps, il se demandait s'il avait pris la bonne décision de partir et de tout laisser derrière lui : ses jeux vidéos, sa chambre, ses jeux vidéos, ses consoles de jeux, ses jeux vidéos, ses peluches, ses jeux vidéos, ses vêtements fétiches, ses jeux vidéos...
Et sa famille. Il repensait quelques fois aux bons moments passés avec ses frères et son créateur, mais aussi aux mauvais et douloureux moments. Il se souvenait de ses anniversaires de création (le meilleur étant celui avec Maître Panda), des parties de jeux vidéos endiablées avec le Panda, Mathieu et le Hippie (quand il était sobre) pendant toute la journée, les (trop) peu nombreux moments où le Patron avait été ne serait-ce agréable avec lui... Mais, par opposition à ces moments de bonheur, les malheurs revenaient toujours à la charge : lorsque le Patron se moquait de lui et que le Panda riait avec le pervers, quand Mathieu commença à ne plus se soucier de son bien-être (il ne le chouchoutait plus), le Hippie le réveillant à 3 heures du matin en lui tapant sur la tête à cause d'une overdose, toutes ces choses qui étaient insinifiantes avant mais qui le sont aujourd'hui. Le Geek pensait à cela CONSTAMMENT. Dans les transports en commun, lors de ses longues marches, avant de dormir...TOUT LE TEMPS.
Et il se mettait souvent à pleurer. Les passants le dévisageaient tandis qu'il pleurait silencieusement, mais la tête haute.
Parce qu'il avait, une fois dans sa vie, fait quelque chose qui lui tenait à cœur.
Exprimer librement ce qu'il voulait.
Tout simplement.
Assis près de la Tour de Paris bien connue, le garçon se dit, en se souvenant de tous ces moments de réflexion, que son courage commençait à fléchir. Il ne voulait plus vagabonder sans raison dans tout Paris, il voulait revoir quelqu'un qui le connaissait, qu'il le prenne dans ses bras, lui offre le gîte et le couvert, et un peu d'amour... Se disant qu'il se déciderait le lendemain, il s'engouffra dans un des nombreux motels pour touristes et se prit une chambre avec l'argent qu'il lui restait. "En plus, sans argent, je ne tiendrais plus longtemps tout seul..." Il monta dans sa chambre malodorante, et s'allongea sur le lit. Ses pieds étaient rouges, pleins d'ampoules. "Pas étonnant vu les kilomètres que je dois marcher chaque jour... En plus dans ces baskets pourries..." Il ne prit pas de douche (de toute façon, il n'avait pas d'habits de rechange, son odeur corporelle dégagée serait donc la même), se mit directement sous les couvertures et s'endormit aussitôt, éprouvé par cette journée de marche.
Pendant ce temps, chez les Sommet
"Calmez vous tous les deux, on a fait le plus qu'on pouvait... On le retrouvera !"
Au dîner planait une ambiance maussade. Le Patron avait parlé à Mathieu et à Maître Panda, qui avaient été les plus affectés par le départ du Geek. Habituellement, c'était eux qui mettaient de l'ambiance dans la maison, mais dans leur état, il n'était plus possible de rire. Leurs visages étaient blancs, creusés par l'affamement, de très grandes cernes de fatigue et de tristesse se dessinaient sous leurs yeux, leurs prunelles étaient tantôt gonflées à force de pleurer, tantôt toutes petites, à cause du manque de sommeil. Ils avaient de très mauvaises mines. Le Hippie, lui, ne montrait aucun signe de tristesse apparent, mais le Patron l'avait déjà entendu pleurer dans sa chambre en murmurant des mots d'excuse que le Geek était sensé entendre. Car oui, depuis le départ du petit, le Patron avait décidé de surveiller et de s'occuper de sa famille. Il n'allait plus à ses bordels, ne fit plus (trop) de remarques méchantes ou désobligeantes, et prit soin de ses acolytes, en particulier des deux mal-en-point. Le Patron savait qu'il avait aussi été touché par ce que le Geek avait dit, et en particulier à lui-même. Lors de ses longues soirées devant son ordi, il repensait aux paroles que le Geek lui avait hurlées dessus avec hargne, et au refrain de cette maudite chanson qui tournait quelques fois dans sa tête, comme pour le tourmenter.
"- On a : accroché des affiches dans la moitié de Paris, téléphoné aux voisins du quartier, prévenu tous nos potes chacun de notre côté (j'ai même prévenu mes putes) et appelé la police, énuméra le Patron. Tu veux qu'on fasse quoi d'autre ?!
- Je vais aller le rechercher, dans tout Paris s'il le faut ! prononça fermement Mathieu.
- Aha ! rit ironiquement le Patron. Sérieusement ? Vu ton état, tu tiendrais même pas une journée de marche ! Laissons d'abord la police faire son travail, on l'a appelée hier seulement... Pour une fois que je soutiens ces putains de flics...
- Mais... commença Mathieu.
- Laisse, il a raison, le coupa Maître Panda, regarde comment tu es, comment ON est, on arrive déjà presque pas à tenir sur nos jambes et à traverser la maison pour aller manger... Le Patron a raison, il essaye de nous protéger et de prendre soin de nous..."
Le Maître regarda le Patron et lui fit un sourire réconfortant (il n'en avait plus fait un seul depuis le départ du Gamer), tandis que Mathieu acquiesça en silence et repartit vers sa chambre en annonçant qu'il avait besoin de repos. "J'viens te border, gros !" fit le Hippie, comme tous les soirs quand Mathieu allait dormir, en suivant déjà son créateur.
Le Panda et le Patron se trouvaient donc tous les deux dans la pièce. Ils n'avaient plus été seuls depuis "l'incident" après la dispute. Après le baiser, le Patron avait quitté la pièce en disant simplement :
"Ne t'en fais pas, je suis là. On est tous là."
Maintenant, ces mots se répétaient dans la tête du Panda tandis qu'il dévisageait le Patron de l'autre côté de la table. Celui-ci écrasa lentement le reste de sa cigarette dans le cendrier avant de se lever, de contourner la table et de commencer à sortir de la pièce. Le Panda, quant à lui, avait observé minutieusement tous les gestes du criminel et le regarda s'en aller en se disant : "Il est obligé de contenir sa propre personnalité pour prendre soin de nous... Il s'est donné tant de mal pour essayer de retrouver le Geek, et pour cacher sa douleur, sa tristesse... Mais je ne peux m'empêcher de la voir quand je regarde l'expression de son visage... Pauvre de lui..." Alors, le chanteur se leva, rassembla ses dernières forces et marcha fermement vers la sombre personnalité. Il lui posa une main sur son épaule et sentit le criminel frissonner de surprise avant de se retourner vers l'ursidé. Ledit ursidé essaya vainement de lui faire un sourire lui passant tous ses remerciements et sa gratitude, mais le Patron explosa de rire en voyant la bouche déformée du Panda. À cause de son épuisement physique, il n'était même plus capable de sourire correctement !
"Te force pas à me faire un sourire qui est censé tout me dire, ajouta le Patron en continuant de ricaner. De toute façon, je peux pas percevoir des sentiments dissimulés, il faut me les montrer clairement... En même temps, je suis comme ça, moi et les sentiments..."
Le Panda le coupa en le prenant dans ses bras. Le Patron avait prévu son geste mais il fut tout de même agréablement surpris. Le chanteur posa sa tête sur l'épaule du Patron, pendant que celui-ci passa une main tremblante dans les cheveux de son ami. Décidément, un criminel pervers n'était vraiment pas habitué à faire des gestes tendres et doux à quelqu'un !
Le Panda releva la tête et lui chuchota alors :
"Enlève tes lunettes, je veux voir tes yeux. Je veux voir tous tes sentiments, toute ta détresse, toute ta tristesse, ton désespoir, ta colère... Je veux voir ta tendresse, ta douceur, ton plaisir, ton amour...
"Décidément, on peut vraiment pas cacher ses sentiments à la peluche japonaise..." pensa le Patron. Mais il retira tout de même ses verres opaques. Tout en s'habituant à la lumière vive de la cuisine, il vit le Panda étonné. Le chanteur était effaré devant de tels yeux. Les iris bleu clair semblaient mille fois plus expressifs et magnifiques que les siens. Pourtant, ils avaient la même couleur... Il pût enfin voir ce que le Patron voulait toujours cacher : les yeux sont les reflets de l'âme comme on dit. Et son âme n'était pas si cruelle que ça apparemment... Le Patron, agacé par le silence et le visage ébahi devant ses yeux, répliqua :
"- Bon, ça va, c'est bon, t'as pu voir dans mes yeux tous mes "sentiments" ? Je peux remettre mes binocles ?
- Pourquoi tu les caches ? demanda le Panda, faisant totalement abstraction de la réplique sarcastique.
- Tu penses bien qu'étant un criminel je peux pas montrer ma pseudo-"gentillesse" à mes victimes...
- Mais pourquoi ne les montre-tu pas au moins à ta famille, à nous ?
- Je veux conserver mon identité de pervers même chez moi, je suis comme ça...
- Mais si tu avais été sans tes lunettes devant le Geek, il aurait peut-être été adouci...
("Eh merde, voilà que le gamin revient sur le tapis... Je vais me retrouver avec ce putain de Panda chialant comme une pucelle dans mes bras...")
- Tu l'as dit toi-même, on ne peut plus changer ce qui c'est déjà passé... Oublions ça, et allons de l'avant..."
Le Patron serra le Panda plus fort contre lui, sentit même son cœur battre contre le sien. Ils se turent, profitèrent de ce moment rare, mêlèrent leurs souffles réguliers dans ce silence bienfaiteur. Et à ce moment, le Panda embrassa le Patron. Il voulait lui rendre son baiser de la précédente fois, lui passer son amour qu'il avait récemment découvert pour lui. Il lui fit un petit baiser tout doux, à son image. Un baiser mignon, un baiser léger. Un baiser vous faisant avoir des papillons dans le ventre.
Ou qui fait chauffer votre partie basse, comme dans le cas du Patron.
En effet, le criminel, devant tant de douceur, fut d'un seul coup excité. Il ne savait pas pourquoi, habituellement il était excité par des choses VRAIMENT sexuelles, ou VRAIMENT chaudes, mais là, juste à cause d'un baiser... Il était étonné que cela l'émut en si peu de temps. "En même temps, c'est le Panda, ce Panda qui hante mes nuits, ce Panda à qui j'étais obligé de dissimuler mes sentiments jusqu'à maintenant... Mais, peut-être que j'en ai, finalement, des sentiments..." Il fut interrompu dans son questionnement par un nouveau baiser de la part de son double, mais cette fois-ci par un baiser assez fougueux, qui voulait capter toute l'attention du criminel. Le Panda mordilla la lèvre inférieure du Patron pour rencontrer sa langue, et avant de le laisser entrer, celui-ci marmonna la bouche entrouverte :
"- Eh bien la p'luche, tu sais que c'est moi normalement qui doit diriger notre baiser et la suite... Et toi, tu subis...
- Laisse moi une fois prendre ta place, répondit le Panda après un autre baiser, à bout de souffle, je sais que tu veux bien être dominé si c'est moi qui dirige...
- Ok, mais fais-le correctement, ou tu le regretteras amèrement plus tard, tu le sais ça mon beau Panda..."
Le Panda rougit à l'appellation du Patron, et commença à lui lécher le cou. Le pervers voyait déjà des étoiles, et une bosse se forma à son entrejambe. "Ce connard de Panda sait vraiment m'exciter..." Le Panda ayant remarqué la susdite bosse, commença à défaire lentement d'une main la braguette et passa son autre main sous la chemise noire, pendant qu'il continuait de lécher le cou du criminel. Le chanteur avait tellement attendu ce moment ! Ce moment où il procurerait du plaisir au Patron, et non l'inverse. Il ne pensait plus à rien, et son sombre acolyte non plus. Tous deux avaient les yeux fermés, leurs souffles s'étaient accélérés, ils avaient chaud. Lorsque le Panda eut fini d'ouvrir la braguette du Patron, celui-ci grogna un "Va plus vite" mais le Panda le fit taire en le plaquant sur la table, et en collant son bassin contre celui de l'autre. Il arracha une plainte au Patron, qui en état avancé d'excitation, ne demandait plus qu'à être pris. Mais le Panda aimait faire durer les choses. Il défit lentement la ceinture du Patron, puis le bouton de son jean. Il le fit avec grâce, en lançant de langoureux regards à son compagnon, qui défaisait, pendant ce temps, les boutons de son kigurumi. Alors que le pantalon du Patron et le kigurumi du Panda tombèrent au sol, le jeune couple fut interrompu.
Oui, oui, interrompu. Par une petite toux génée provenant de l'entrée de la cuisine.
Les deux amants se retournèrent vers l'entrée, où il virent Mathieu et le Hippie s'y tenant, en état de choc. Le Hippie bafouilla un "J'vais aller fumer un joint, gros" en courant vers sa chambre, tandis que Mathieu resta figé sur place, ébahi.
"- Qu'est ce t'as la frigide, tu veux pas te joindre à nous ? fit le Patron en se tournant vers lui, les bras ouverts, la chemise ouverte, en boxer.
- Mathieu, va-t'en, s'il te plaît, demanda timidement le Panda, qui essayait de couvrir son corps dénudé avec son kigurumi (et oui, un panda ne porte JAMAIS de caleçon sous son kigurumi, c'est une règle d'or !). S'il te plaît Mat, laisse nous, on t'expliquera demain..."
Mais Mathieu fondit en larmes. Il avait eut trop de chocs ces dernières semaines. Le Patron soupira devant la réaction de la "frigide", et le Panda courut vers Mathieu pour le prendre dans ses bras, bien qu'il soit nu comme un ver et rouge de gêne.
"- Pourquoi... Pourquoi a-t-il fallu que... Que je tombe... Sur ça... bafouilla Mathieu. Je voulais juste boire un VERRE D'EAU ! Un PUTAIN de VERRE D'EAU ! Et je peux pas boire en paix, il faut que je tombe sur vous deux qui... Qui... Qui allez... Qui allez faire l'amour...
- Je sais, tu n'aurais pas dû tomber sur nous, on aurait pas dû le faire... lui répondit le chanteur, honteux.
- Ce n'est pas le fait que vous le fassiez qui me dérange, c'est que vous le fassiez ici... se reprit Mathieu. C'est quand même une pièce commune les gars, imaginez si... Si...
- Si quoi ? demanda le Panda d'un ton doux mais toujours honteux.
- Imaginez si le Geek était tombé sur vous. S'il avait été là. Pensez à lui de temps en temps. Je croyais que tu tenais à lui, Maître, mais une simple baiserie et tu l'oublies et tu es joyeux...
- Mais non, je tiens autant au Geek que toi, ne mélange pas tout... Ce n'est pas parce que je... J'aime le Patron que j'oublie le Geek... Tu as raison, on fera attention, la prochaine fois... bafouilla le Panda, rougissant de plus belle, sachant que le Patron avait, très distinctement, entendu sa déclaration.
- ... Oui... Tu... Tu as raison, je mélange tout... Désolé, je suis fatigué, épuisé par tout ce qui ce passe... Je vais aller me coucher...
- Tiens, bois." Le Patron lui avait ordonné ceci en lui tendant un verre d'eau, le FAMEUX verre que le vidéaste était venu chercher. Le Patron s'était rhabillé, demanda ensuite au Panda de faire de même et l'aida à refermer ses boutons. Mathieu regarda ses deux acolytes et éprouva un pincement au cœur. Jamais il ne serait imaginé que ce criminel pervers ignoble (tel qu'il l'avait créé) aurait pu trouver l'amour, et que quelqu'un, en plus sa deuxième personnalité la plus gentille après le Geek, puisse l'aimer en retour... Ce sentiment est vraiment étrange... Dommage qu'il n'ait jamais pût y goûter vraiment...
Le Créateur, un peu jaloux de ses compères, posa son verre dans l'évier, souhaita une bonne nuit aux autres et quitta la pièce. Le Panda lança alors un regard interrogateur au Patron, et lui demanda :
"- On reprend là où en était, mon cher pervers ?
- Pas ce soir, gamin... On prendrait trop de risques, surtout que je pense que Mat va pas dormir tout de suite et qu'il va guetter les bruits qu'on va faire... Mais ce n'est que partie remise, mon cher ursidé... fit le pervers avec un sourire en coin."
Ledit ursidé souria, embrassa une dernière fois le Patron et se dirigea également vers sa chambre, un sourire de bonheur sur les lèvres, venant éclairer les précédents jours de malheur. Le Patron, lui, alla sur le balcon, se grilla une cigarette, et chanta. Pour la première fois de sa vie, il chantait. Et chantait avec envie et bonheur. Il entendait sa voix grave brailler (c'est le mot) les paroles de musiques qu'il appréciait, d'anciens Instants Panda... Il espérait secrètement que le Panda l'entendrait, et que sa voix l'envouterait...
Dans sa chambre, sur son lit, le Panda repensa à ce qu'ils avaient fait dans la cuisine. Ils auraient pu baiser si Mathieu n'était pas arrivé ! Il éprouva alors une faible exaspération pour son créateur, mais qui ne fut que passagère. Le Panda entendit alors la voix du Patron chantonnant "Ça fait des mois que tu es partie", la première chanson de l'ursidé, ainsi que d'autres Instants Panda.
"Quelle belle voix a le Patron !"
Telle fut la dernière pensée du Panda avant de se laisser bercer par la voix de son amant, et de sombrer dans le royaume des rêves.
Du côté du Geek
Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque quelques rayons pénétrèrent dans la chambre de motel du Geek. Celui-ci, encore dans les vapes, jura en étant ébloui, mais se leva tout de même de bon pied, sachant qu'une dure journée l'attendait. En effet, le Geek avait décidé de retrouver une personne qui lui est proche, mais celle-ci habite au côté opposé de Paris à celui où séjournait le Geek. Une longue journée de marche s'annonçait donc... Le garçon se débarbouilla rapidement au lavabo, essaya vainement de recoiffer ses cheveux rebelles avant de mettre sa casquette et sortit vite du motel. Le Geek leva sa tête vers le soleil, les yeux fermés, et respira. Il respira comme il ne l'avait jamais fait, il aspira un air empli de bonheur, de liberté... Mais légèrement mélancolique. Le Gamer, sachant qu'il voulait arriver à la maison de son ami avant le coucher du soleil, se mît ensuite rapidement en route.
Devant le portail de la maison qu'il recherchait, le Geek s'asseya par terre et souffla un peu. Il était parti à 10h ce matin, il était arrivé à 17h. Il était épuisé. Mais heureux. Il savait qu'il allait enfin pouvoir avoir un bon lit, un bon repas, pouvoir prendre une douche... Enfin, si son ami acceptait de l'héberger. Le Geek n'était pas dupe, il savait très bien que Mathieu et ses acolytes avait prévenu toutes leurs connaissances de sa disparition, l'ami pourrait donc le renvoyer directement chez lui. Mais l'enfant essayera coûte que coûte de l'apitoyer, le supplier, pleurer à genoux pour rester au moins une petite semaine chez lui.
Le Geek se releva, ayant repris ses esprits, les jambes tremblantes de fatigue, et se dirigea vers la porte d'entrée, où il toqua timidement. Mathieu a l'habitude de toquer directement sur la porte, alors pourquoi le Geek ne le ferait pas ? Il attendit alors une réponse et guetta un quelconque bruit provenant de l'intérieur. 1 minute... 2 minutes... 5 minutes passèrent, rien ne bougea. Le Geek retoqua alors beaucoup plus fort et attendit à nouveau. Quelques secondes plus tard, il entendit des pas se diriger vers la porte, et son cœur s'accéléra. Et s'il refusait de l'héberger ? S'il lui claquait la porte au nez ? Que ferait-il ? Il n'eut pas le temps d'obtenir une réponse car la porte s'ouvrit. Le propriétaire de la maison le reconnut aussitôt et afficha une mine inquiète en parlant d'une voix forte :
"- GEEK ! Que fais-tu là ? Mathieu te cherche partout en ce moment ! Pourquoi es-tu là ?
- Euh, eh... Eh bien, je voulais te... Te demander si... Si je pouvais dormir quelque temps chez toi... bafouilla le Geek en regardant ses chaussures.
- Mais enfin, Geek ! Pourquoi ne retournes-tu pas chez toi ? Tu seras mieux là-bas, et ta famille sera contente de te voir en bonne santé ! Ils se font tous du souci pour toi, tu sais...
- Peut-être, mais je n'ai, pour l'instant, pas envie de retourner chez moi, rétorqua le Geek sévèrement, en relevant la tête vers son ami. Je voudrais encore avoir au moins une semaine pour réfléchir à tout ça...
- Bon... Si tu le veux vraiment... Tu peux entrer., fit l'hôte en rentrant à nouveau dans la maison, en refermant la porte et en indiquant au Geek de le suivre dans la cuisine. Assieds toi là, je vais te préparer un chocolat chaud, tu te débrouilles pour manger quelque chose, ok ? Je reviens...
- Merci beaucoup de m'héberger pour un temps, tu es vraiment gentil... remercia le Geek avec son visage le plus mignon.
- Je le fais pour ton bien, c'est normal..."
Et l'ami quitta la cuisine normalement et referma doucement la porte de la susdite pièce. Dès qu'elle fut refermée, l'hôte courut de toutes ses forces vers son bureau, empoigna violemment son téléphone, composa rapidement un numéro, et espéra secrètement que quelqu'un décroche. Lorsqu'il entendit un "Allô ?" à l'autre bout du combiné, il soupira de soulagement et dit simplement d'un voix ferme :
"Salut, c'est Antoine... Le Geek est chez moi, Mat, ne t'inquiète plus."
"Je m'occupe de lui."
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