Bonsoir! Nouveau chapitre. Merci pour vos reviews du chapitre précédent et merci à ceux qui ont ajouté l'histoire dans leur favoris ou la suivent. Ca me fait vraiment plaisir! J'espère que vous aimerez également ce chapitre, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Si j'arrive à suivre le rythme, je pense publier une fois par semaine, autour du mercredi-vendredi.
Réponse à la review anonyme :
Emilie : merci pour ta review, voilà la suite, j'espère qu'elle plaira.
Tout appartient à J. , je ne fais qu'utiliser ses personnages à ma sauce.
Bonne lecture!
Fin du chapitre précédent : Elle avait besoin d'air, pensa-t-elle. D'air et de solitude. Assise au pied d'un arbre un peu à l'écart du château, elle se laissa aller à ruminer ses pensées. Pourquoi lui avait-elle lâché cette information sur sa vie sexuelle, qui ne le regardait absolument pas ? Pourquoi avait-elle eu besoin de lui montrer qu'elle n'était pas si… insignifiante, qu'elle n'était pas que cette oie blanche trop intello que tout le monde voyait ? Et surtout, pourquoi diable lui faisait-il autant d'effet ?
-Alors, Granger, on se dévergonde cette année?
Hermione releva la tête si vite qu'elle sentit ses cervicales craquer. Elle ne fut absolument pas surprise de voir devant elle son ennemi de Serpentard (même si elle n'était plus vraiment sûre des sentiment qu'elle éprouvait à son égard). Seul… Oh non ! Être seule avec lui était une des choses qu'elle voulait éviter à tout prix. Elle n'avait jamais été seule auparavant : il y avait toujours eu Harry, Ron, avec elle. Maintenant… Ses nouveaux camarades de septième année étaient bien gentils, mais ce n'était tout simplement pas pareil.
Elle se releva, se plantant d'un air hargneux devant Malefoy, gardant un silence buté.
-Tu comptes rester à me regarder avec ce regard éberlué ou tu vas finir par répondre à ma question, Granger ?
-Je ne vois pas pourquoi j'y répondrais ou même pourquoi cela t'intéresse. Cela ne te regarde pas, marmonna-t-elle en évitant autant que possible son regard d'acier.
-Je te l'ai déjà dit Granger : tu ne m'intéresses pas. Il y a beaucoup de filles bien plus jolies et excitantes que toi à Poudlard, et elles ne te récitent pas le fichu contenu de L'Histoire de Poudlard sur l'oreiller. Mais ça m'amuse, tout simplement.
- Les Serpentards dans ton genre ont vraiment une conception des plus étranges de l'amusement. Je ne savais pas que tu me trouvais si drôle.
- Ce n'est pas toi qui est drôle, crétine ! Tu n'es qu'un stupide rat de bibliothèque, ça n'a rien de drôle. En revanche, ajouta-t-il avec un sourire en coin, la façon dont tu me regardes depuis quelque temps est très très drôle.
- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles. Tu te fais des idées Malefoy.
-Je ne crois pas, non. D'ailleurs même maintenant, tu as ce regard un peu bizarre. Les yeux grands ouverts, le regard fuyant comme celui d'une biche traquée… Et les joues toutes rouges, murmura-t-il, en esquissant le geste de lui caresser la joue.
Hermione recula prestement, fuyant ce contact et le regard brûlant de son ennemi. Elle eut besoin de tout son courage de gryffondor pour ne pas prendre ses jambes à son cou et détaler loin de lui.
Malefoy ajouta alors, d'un ton qui ne souffrait pas de réplique :
-Je te plais.
-Bien sûr que non, Malefoy. Il n'y a absolument aucune raison pour que tu me plaises.
-Alors là, tu me vexes. Une fille aussi intelligente que toi…
-Attends, maintenant tu reconnais que je suis intelligente ? Tu es sûr que tu vas bien Malefoy ?
-Si tu me laissais finir au lieu de faire la maline, miss-je sais-tout ? Bref, je disais donc qu'une fille aussi intelligente que toi a forcément compris que je suis très séduisant, beau, désiré par toutes les filles de l'école… et viril. Bien plus que ne le seront jamais tes petits amis Weasley et Potter. Je suis tout simplement le meilleur homme que tu puisses désirer.
-Heureusement que la modestie n'est pas une vertu requise pour entrer à Serpentard, tu n'aurais jamais été intégré. Je me demande dans quelle maison tu aurais été répartie, Malefoy, si tu n'avais pu aller à Serpentard.
-Ne change pas de sujet ! Je sais que tu me désires et je veux que tu l'admettes.
-Pourquoi ? A quoi ça te servirait quand bien même ce serait vrai ?
-Pourquoi ? Déjà parce que tu m'as avoué n'être pas aussi innocente que tu en as l'air, et je dois bien dire que cela m'intrigue. J'espère quand même que ce n'est pas cet abruti de Weasley qui t'as déniaisée. Ce serait dommage : même toi tu mérites mieux que lui.
-Ron est très gentil, et je l'aime beaucoup. Il est mon petit ami.
-Ah bon ? C'est bizarre parce que toutes les rumeurs de l'école disent que votre « couple » est en pause. Et qu'il se tape toutes les filles qu'il peut. Sauf toi apparemment.
- Pour la dernière fois, ma vie sentimentale et sexuelle ne te regarde pas, Malefoy.
-Sexuelle ? Tu connais ce mot, Granger ? Quelle surprise ! Mais si ça me regarde.
-Ah oui ? Et je peux savoir en quoi ?
- Je ne doute pas que tu brûles de le savoir, malheureusement j'ai autre chose à faire de mon précieux temps. Vois-tu, j'ai un entraînement de quidditch. On joue samedi prochain et je compte bien gagner. Mais ne t'inquiète pas, je compte bien terminer cette conversation si… amusante. Je reviendrai, Grangie !
-Prends ton temps, je ne suis pas du tout pressée, Malefoy !
Après un dernier regard narquois, le jeune homme s'éloigna vers le stade de quidditch. Alors qu'elle sortait la pression retomber, Hermione le vit avec étonnement revenir et marcher droit vers elle. Elle recula mais buta contre un arbre. Il s'approcha encore, mettant ses bras de chaque côté de sa tête pour l'immobiliser.
Il était presque collé à elle, et elle ne put s'empêcher de respirer à pleins poumons son odeur fraîche et entêtante : herbe coupée, parchemin, pomme et gingembre. Il sentait bon, en plus d'être beau ! Son regard gris plongea dans le sien et elle ne put s'empêcher, l'espace d'un instant, de regarder ses lèvres, de penser qu'il allait l'embrasser. Mais il se contenta de sourire avec condescendance, avant de lui dire :
-Je t'autorise à fantasmer sur moi, en pensant à mon corps dans les douches de quidditch, après le match. Je sais que tu en rêves.
Sur un dernier clin d'œil, il partit sans se retourner, la laissant pantelante, les joues rouges et l'esprit complétement chamboulé, à la fois furieuse, honteuse et pleine de désir.
Encore une fois, Hermione sentait sa concentration plus faible qu'elle ne l'aurait dû : avant elle n'avait jamais eu de mal à faire ses devoirs, et voilà qu'elle peinait face à trois pauvres rouleaux de parchemins à rendre pour le professeur Chourave sur le bouturage de mandragores. Sans surprise, l'objet de sa distraction n'était autre que Malefoy.
Oui, depuis quelque semaines, elle avait l'impression de passer son temps à penser à lui. Ce n'était pas possible. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait et s'en sentait coupable. Cherchant à dissiper ce malaise, elle reporta son attention sur son parchemin : rien à faire, elle n'y arrivait pas. Elle poussa alors un soupir sonore. Ginny qui travaillait à ses côtés releva la tête et posa son regard bienveillant sur son amie :
-Hermione, tout va bien ?
- Oui, j'ai juste l'esprit un peu ailleurs. Je n'arrive pas à me concentrer.
- Alors là c'est la meilleure, rit doucement la jeune rousse. Hermione Granger qui n'arrive pas à travailler, on aura tout vu. Cela t'arrive de plus en plus souvent, ajouta-t-elle plus sérieusement. Je vois bien que tu es préoccupée, Hermione.
-Oui, peut-être bien.
- C'est à cause de mon crétin de frère, c'est ça ?
Hermione rougit violemment. Si elle savait à qui elle pensait réellement en cet instant… Se sentant un peu coupable de mentir à son amie, elle répondit cependant :
-Oui, c'est bien ça. Disons que j'ai un peu de mal à comprendre son comportement et que ça me prend un peu la tête.
- Oui je comprends tout à fait. Ron ne se comporte pas très bien avec toi, si tu veux mon avis. Il ne réalise pas la chance qu'il a de t'avoir.
-Merci c'est gentil, Gin'. Tu es adorable.
-Pas de quoi. Mais tu sais, tu me rassures. Je me disais que quelqu'un d'autre que Ron te plaisait et que c'est cela qui te rendait soucieuse…
-Oh non Ginny ! Que vas-tu imaginer ? C'est de ton frère que je suis amoureuse, seulement lui.
- Tant mieux alors, j'aime l'idée que tu vas devenir ma belle-sœur. Maintenant que ce problème d'importance est réglé, on va manger ?
Hermione sourit : il y avait bien quelque chose qui ne changeait jamais chez les membres de la famille Weasley, c'était leur solide appétit. D'un certain côté, c'était rassurant.
En chemin vers la grande salle, elles entendirent un gloussement strident dans un coin sombre d'un couloir. Tournant la tête, les deux fille aperçurent Malefoy avec une fille qui riait sous les baisers assez audacieux du jeune homme. Hermione se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux.
Encore Malefoy avec une de ses pouffiasses, grogna Ginny. Il me dégoûte.
Hermione acquiesça discrètement, se disant que si Ginny savait le désir qu'elle éprouvait pour le Serpentard, elle la dégoûterait probablement aussi…
Alors? Qu'en avez-vous pensé? Le comportement de Malefoy, celui d'Hermione, les doutes de Ginny?
N'hésitez pas à me laisser une review, ça me fera très plaisir. Savoir ce que vous pensez m'encouragera d'autant plus à publier. En tout cas, on se dit à la semaine prochaine (normalement) pour un nouveau chapitre!
