Yop, voici enfin le deuxième chapitre ! Cette fic ne sera sans doute pas régulière comme je l'avais dit précédemment, mais je vais essayer de m'y mettre un peu plus sérieusement là ! Ce chapitre est le seul qui n'a pas de chanson attitrée, parce que je n'arrivais pas à en trouver une qui me convenait. Si vous avez des propositions, n'hésitez pas, ça me fera plaisir de découvrir des chansons ! Cette fanfic n'a pas été conçue pour avoir beaucoup de suspense, je l'écris vraiment pour me détendre et parce que j'aime beaucoup ce petit crossover ! Je vous laisse donc avec Demyx et Luxord (qui a eu son premier rôle dérobé pauvre petit) ! Je vous dis à bientôt (j'espère) pour le prochain chapitre ! En tout, il y en aura 10 ou 11, selon le découpage ! Belle journée !
« Aujourd'hui tu pars en mission dans le monde d'Ivalice avec Luxord. »
Demyx était satisfait car il aimait plutôt bien Luxord. C'était toujours plus agréable de partir en mission avec lui qu'avec ce tyran de Saïx, ce bourrin d'Aeleus ou même le flippant Vexen. En plus, c'était une mission de reconnaissance, donc cela annonçait un job pas trop fatiguant ni trop difficile. Tout ce que Demyx aimait. Peut-être qu'en gérant bien, il pourrait se caler dans un coin pour faire une sieste. Cela dépendait du type de monde. Ivalice lui disait quelque chose de nom mais il ne se rappelait pas y être allé en tant que simili du moins.
Luxord l'attendait à l'entrée de la forteresse, ayant déjà ouvert un couloir obscur. De toute évidence, il l'attendait depuis un moment, mais c'était connu que Demyx n'était pas ponctuel. Le numéro X était de jouer avec quelques cartes distraitement. Il n'avait pas l'air en colère, il se contentait juste d'attendre, de vivre l'instant présent. C'était sans doute une bonne façon de survivre dans une Organisation coincée entre ses missions quotidiennes et les surprises du destin.
« - Salut Luxord, tu n'as pas attendu trop longtemps ?
- Non, pas vraiment. J'aurais sans doute eu le temps de finir la mission mais c'est ainsi.
- Le destin comme tu dis. Bon, tu connais le monde dans lequel on doit faire notre mission ? Parce que moi, absolument pas.
- On peut dire que je le connais très bien, oui. C'est mon monde natal.
- Vraiment ? Dans ce cas, tu pourras me faire visiter !
- Je ne suis pas certain que j'en aurais besoin.
- Pas besoin ? Pourquoi ? »
Sans prendre le temps de répondre, Luxord haussa les épaules et pénétra dans le couloir obscur. Demyx se dit que ce type était vraiment bizarre parfois mais bon, il restait quand même un des plus sympathiques de l'Organisation à son avis. Le numéro IX pénétra à son tour dans le portail, n'ayant même pas pris son sitar. Cela montrait tout l'intérêt qu'il éprouvait pour cette mission.
Quand Demyx se retrouva de l'autre côté du couloir obscur, il fut frappé par une chaleur étouffante. C'était tellement désagréable. Le vent soufflait fort et il se prit du sable dans les yeux. Horrible. Quand il parvint à rouvrir les yeux, le numéro IX réalisa qu'il était dans un désert. Décidément, cette mission commençait bien, lui qui croyait que c'était en milieu urbain. Cependant, un étrange sentiment l'emplissait, sans qu'il sache vraiment ce que c'était. Outre le fait qu'un simili ne peut pas ressentir la moindre chose, il trouvait cet endroit familier.
« - Luxord, tu savais que ce serait aussi… chaud comme mission ?
- Eh bien oui. Rabanastre où nous allons est une ville entourée par le désert de Dalmasca, un lieu rude empli de créatures en tout genre mais qui a une certaine beauté.
- Tu es souvent venu ici quand tu… Avant ?
- Bien sûr puisque je suis originaire de Rabanastre même.
- Tu as donc vraiment tous les souvenirs de ta vie ici ? C'est fou.
- Oui. Parfois, j'aimerais ne me souvenir de rien. Toi il ne te reste rien ?
- Pas du tout. Je ne sais même pas de quel monde je viens. Fou hein ?
- Demyx… Tu ne te rappelles vraiment de rien ?
- Eh Luxord, arrête avec tes phrases bizarres et dis-moi la vérité.
- J'ai demandé à Xigbar si je pouvais partir en mission avec toi ici… Parce que je te connais d'avant.
- Tu me connais… Tu veux dire que tu connais ma vie ? Tu sais qui j'étais ?
- Je me disais qu'en te faisant revenir ici, peut-être que tu te souviendrais.
- Moi aussi je viens de Rabanastre, comme toi ?
- Oui. Je dirais même que tu en viens beaucoup plus que moi. »
Tout en parlant, ils avaient avancé un peu dans le désert pour se retrouver au sommet d'une falaise qui leur offrait une vue imprenable sur la capitale du royaume de Dalmasca. La ville s'étendait devant eux sur une grande plaine, avec ses trois entrées à l'ouest, au sud et à l'est. Le palais et la cathédrale dominaient le paysage, même de loin, l'architecture était incroyable. Le sentiment de familiarité de Demyx était plus grand… mais est-ce que c'était parce qu'il était réellement venu ici ou parce que Luxord lui avait dit que c'était son monde natal ? Il ne savait pas. Lui qui n'aimait pas se prendre la tête, il était servi et c'était sans doute loin d'être terminé.
« - Je suppose que tu ne vas pas me raconter mon histoire ?
- Non.
- Pourquoi ?
- C'est le destin qui décidera quand tu devras t'en rappeler.
- Et en me faisant venir ici… C'est le destin qui est en marche ?
- Je lui ai donné un petit coup de pouce, c'est tout.
- Tss, je déteste les gens qui croient au destin. Comme si tout était écrit.
- Je ne pense pas que tout soit écrit. Je vois plutôt le destin comme des chemins. Selon tes choix, ta chance, tu emprunteras le mauvais ou le bon chemin.
- Oh épargne moi tes discours sur des blablas spirituels, j'ai pas vraiment envie de le comprendre. De toute façon, dans l'Organisation, c'est pas le bon chemin.
- Mais il est toujours possible de corriger son futur, avec ses actions.
- Et c'est ce que tu essaies de faire, toi qui connais ton passé ?
- Non. Pour moi, il est trop tard pour retrouver le bon chemin.
- Eh ben, ça ne te ressemble tellement pas de parler de manière aussi défaitiste. D'habitude, dans n'importe quel jeu, tu te bats jusqu'au dernier coup.
- C'est vrai… Mais je sais aussi reconnaître quand j'ai perdu.
- … Bon, je ne suis pas du tout doué pour ça ni rien mais si tu as envie de me raconter ton histoire, de me parler ou… Enfin tu peux. Je suis pas la meilleure oreille du monde mais j'essaierais d'être attentif et de ne pas m'endormir pendant ton récit.
- Tu es honnête au moins. Tu l'as toujours été.
- Arrête ces vieilles allusions, le vieux. On était amis ou quoi ?
- Pour résumé oui. Tu ne te souviens pas du désert ?
- Pas vraiment. Bon écoute, ton histoire, elle arrive ?
- Je viens de Rabanastre, oui. J'étais chasseur pour le clan Centurio.
- Encore une organisation ?
- Non, c'est un travail plutôt honnête. Tu rends service aux gens en remplissant des contrats et en tuant des monstres gênants. Une vie plutôt ordinaire en Ivalice.
- C'est étonnant, je pensais que tu étais croupier dans un casino.
- J'aimais déjà les jeux de hasard oui. Je visais aisément parce que je gagnais bien ma vie. Mais surtout, j'avais une famille. Une femme et un fils.
- Oh… Une famille… C'est…
- C'était tout ce qui m'importait quand j'avais un cœur.
- Et qu'est ce qui s'est passé ensuite ?
- Un jour, je suis allé à la chasse d'un monstre qui m'a volé mon cœur. Et je suis devenu un simili.
- Moche comme fin. Mais je ne comprends pas pourquoi tu n'es pas allé les retrouver. Tu attendais un signe du destin ou quoi ?
- Non. Je suis allé les retrouver avant de rejoindre l'Organisation. Seulement, le monde change et la situation de Rabanastre a bien évolué pendant mon absence.
- Ah oui ? Enfin, je ne connais pas la situation politique de base…
- Quand j'ai perdu mon cœur, Dalmasca était un petit pays, coincé entre deux empires qui se faisaient la guerre. Son roi tenait bon et pour la succession, il y avait la princesse Ashelia. »
Pourquoi ce nom rappelait-il quelque chose à Xemyx ?
« - La guerre a éclaté, de nombreuses batailles ont eu lieu et… Finalement, l'empire a envahi Rabanastre et tout le royaume. Le roi est mort et la princesse s'est suicidée. Archadia avait totalement gagné. De nombreuses personnes ont perdu la vie… Et visiblement, ma famille a fait parti des pertes. Je ne les ai jamais retrouvés même en les cherchant.
- Et ils n'auraient pas pu déménager ailleurs ? Une autre ville ?
- Non, nous n'avions pas de famille ailleurs qu'à Rabanastre. Du moins, j'ai quand même fouillé d'autres villes mais rien. Cette fois, j'ai vraiment perdu.
- La princesse Ashelia… ça me dit quelque chose ce nom… Elle est vraiment morte ?
- C'est ce que l'empire a annoncé au monde et vu la situation, je veux bien le croire. Elle a même perdu son mari à la guerre, après à peine une semaine de mariage.
- Tu avais promis que tu serais toujours avec moi. Où es-tu maintenant ? Où es-tu ?
- Tu viens de dire quelque chose, Luxord ?
- Pas du tout. Tu as entendu une voix du désert, Demyx ?
- Non, c'était plus fort que cela. C'était dans ma tête, comme un souvenir… Raaaah, mais peut-être que je deviens fou. Tu crois que je deviens fou ?
- Non, je ne le pense pas. Ton cœur connaissait la princesse.
- Tu ne vas pas me dire que je suis son mari mort à la guerre ?
- En effet. Mais tu la connaissais… et elle aussi. Allons à Rabanastre, si on peut pénétrer dans la ville sans se faire avoir par les gardes. »
Ils purent entrer par la porte Est, en se faufilant en milieu d'une foule. Des gardes tentèrent de les arrêter avec leurs manteaux noirs mais Luxord connaissait bien les chemins de cette ville. Il guida Demyx dans des petites ruelles pour esquiver les soldats. C'était un jour ordinaire, il y avait peu de monde dans les rues compte tenue de leur taille. Pire, le temps était en train de changer brutalement et les nuages s'amoncelaient dans le ciel. Demyx avait vraiment l'impression de connaître cet endroit, d'y être déjà venu. Les différents peuples qui se côtoyaient ici ne le surprenaient pas. Lui qui ne s'impliquait jamais dans les missions, cette fois, c'était totalement différent.
Alors qu'ils étaient sur le marché, assez dépourvu malgré la quantité de produits exotiques, Demyx se cogna contre une vieille femme. Est-ce que c'était sa faute car il ne faisait pas attention à ce qui se passait autour de lui ? Très certainement. La vieille dame n'était pas très attentive non plus cela dit.
« - Je suis désolé, marmonna-t-il par réflexe.
- Oh par Faram… Prince Endymion ? »
Les yeux de la vieille femme étaient ouverts en grand et elle le dévisageait comme s'il était une des plus grandes merveilles du monde. Demyx se sentit mal à l'aise car à sa connaissance, il n'était ni prince et ne s'appelait pas Endymion. Endymion. En attendant ce nom, une petite fille apparut dans ses pensées. Il la connaissait mais d'où ? Elle le regardait en souriant.
« - Grand frère, l'appelait-elle alors que sa vision disparaissait.
- Vous faites erreur, je ne suis pas le prince.
- Oui… Oui pardon messire… Le prince n'est plus depuis longtemps… Vous lui ressemblez tellement pourtant, c'est… Excusez-moi… »
La veille dame avait l'air déçu et elle s'en alla d'un pas lent. Demyx la regarda disparaître au coin de la rue. Son esprit bouillonnait mais était également vide. Luxord lui laissa le temps de se reprendre et de parler. Pour le numéro IX, tout était clair maintenant.
« - Luxord… J'étais le prince n'est-ce pas ? Endymion… C'était moi ?
- Oui. Tu étais Endymion B'nargin Dalmasca, le huitième fils du roi.
- Et cette Ashelia… C'était ma petite sœur n'est-ce pas ?
- Est-ce que tu as retrouvé tes souvenirs ?
- Non, juste des… des images et des certitudes. »
Il ne prononça plus un mot pendant tout le reste de la mission.
Quand ils rentrèrent à la forteresse, Demyx n'était pas du tout dans son état normal. Luxord lui avait conseillé de prendre son temps et que s'il avait envie de parler, une partie de carte ne ferait pas de mal. Toujours le même. Il eut l'extrême gentillesse d'aller faire un rapport à Saïx et Xigbar, sans obliger son compagnon à l'accompagner. Un brave gars. Le numéro IX ne ressentait rien, sinon qu'il n'était pas en forme. Evidemment, il croisa Larxene dans un couloir à ce moment. Elle qui ne manquait pas une occasion de se moquer de lui, elle allait sans doute se faire plaisir.
« - Eh bien Demyx, on dirait que ta mission a été un fiasco ?
- Oh tais-toi Larxene, je suis vraiment pas d'humeur.
- On dirait qu'il t'est arrivé quelque chose de pas très sympathique.
- Ca ne te regarde pas… Tss, manquait plus que toi…
- Des missions horribles, ça arrive à tout le monde, pauvre petit ! Tu vas voir, ça ira mieux demain. »
Elle s'en alla de sa démarche satisfaite. Il fallut une heure à Demyx pour réaliser que Larxene lui avait dit quelque chose de gentil. C'était la première fois.
