ELLE : STARRY, STARRY NIGHT – FIN ALTERNATIVE

Disclaimer : Je possède un esprit lemoné grâce à Matthew Mc Fadyen (merci Matthew!) et un idéal masculin (merci Edward. Merci beaucoup!).

Chanson du chapitre : L.O.V.E. de Joss STONE

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« L'amour ne voit pas avec les yeux mais avec l'âme. »

William SHAKESPEARE, Songe d'une nuit d'été.

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Ch17 : L'anniversaire

Nous étions en septembre. Cela faisait déjà un an que BJ était entrée dans ma vie et me rendait heureux comme un bambin. Un an! 365 jours seulement. Difficile d'y croire, pour moi, c'était comme si je l'avais toujours connue. C'était curieux comme l'on pouvait avoir cette sensation et ne pas s'en inquiéter. Comme si c'était normal! Une année entière s'était écoulée et durant laquelle il s'était déroulé beaucoup de choses quand on faisait le compte: ma petite-amie de sept ans (la vache! Sept ans?!?) m'avait trompé sans vergogne avant de me balancer comme une vieille chaussette par texto, une nouvelle avait intégré notre journal et finalement, après s'être intégrée à tous, j'avais fini par succomber à mon tour à son charme. Elle était devenue ma douce et tendre moitié.

Depuis notre première nuit, nous passions pratiquement tout notre temps ensemble. Lorsque je n'avais pas cours, je me précipitais pour la rejoindre où qu'elle soit, même à son travail et j'allais jusqu'à assister à ses cours, rien que pour le plaisir de lui tenir la main sous la table ou sentir son pied se frotter contre ma jambe. Dans ces moments-là, je serrais le poing et retenais ma respiration pour ne pas gémir d'exaspération. Non, pas contre elle mais contre le temps qui passait trop lentement à mon goût. Et elle riait sous cape. C'était un spectacle ravissant à voir car son visage s'éclairait et ses yeux s'illuminaient. Ma récompense se trouvait dans le moment où elle se baissait et chuchotait doucement mais clairement : « je t'aime». Rien que pour ça, ma journée était merveilleuse.

Régulièrement, Emmett devait nous rappeler à l'ordre car nous n'étions pas seuls et que nous "aurions tout notre temps pendant les pauses pour nous sauter dessus", ceci dit avec une pointe d'humour et BJ rétorquait alors en gloussant qu'il était jaloux car "il serait dans le même état que nous si Rosalie était assise à côté de lui". Là, Emmett lui faisait de gros yeux mais loin de se laisser impressionner, elle soutenait son regard narquoisement et il finissait par abdiquer en soupirant tandis que nous retournions à notre contemplation silencieuse l'un de l'autre.

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Depuis notre première nuit, comme la séparation avec elle était trop douloureuse, je la rejoignais chez elle. Je ne concevais plus de me retrouver sans elle, ne serait-ce que quelques heures, c'était douloureux. BJ était ma drogue et je ne pouvais littéralement plus me passer d'elle. Alors, le lendemain soir, j'étais passé par la fenêtre de ma chambre, j'avais glissé le long de la gouttière et j'avais couru toquer à sa fenêtre après avoir grimpé sur l'arbre adjacent de celle-ci. C'était drôle en y pensant, je n'avais jamais fais cela quand j'étais adolescent et là, alors que j'approchais de la trentaine, j'avais l'impression de me refaire une seconde jeunesse. Grâce à BJ, je découvrais l'adrénaline que vivait tout adolescent qui se respectait.

La trentaine… Je me souvins de mon dernier anniversaire, mes 26 ans…

C'était avant la fête décisive d'Alice. Cela faisait longtemps que je ne fêtais plus mon anniversaire. Pour moi, ce n'était qu'un jour ordinaire qui marquait une année écoulée de plus. Vraiment rien de spécial en somme. Ma famille le savait depuis belle lurette et ne se contentait plus que d'un simple dîner avec un gâteau et une bougie, pour la symbolique. Je n'avais pas besoin de cadeau car j'avais déjà tout ce que je voulais, à part BJ, mais j'étais heureux comme ça. Cependant, BJ ne l'avait pas entendu de cette oreille et elle m'avait ce soir-là fait une surprise.

Je souris à cette évocation.

La nuit était tombée particulièrement tôt, ce qui était exceptionnel vu la saison, et nous débarrassions la table après avoir englouti le savarin au chocolat qu'Esmé avait préparé. Esmé avait un don pour la cuisine, elle aurait pu faire une excellente chef si elle l'avait voulu. Néanmoins, nous avions véritablement bien mangé et la soirée avait été particulièrement joyeuse. Alice m'avait offert un polo tout simple, comme je les aimais même si elle avait choisi d'opter pour un Ruckfield (Note à moi-même: commencer à économiser pour ses futurs cadeaux), et mes parents m'avaient payé des places pour le récital de Lang Lang, un pianiste chinois dont j'admirais la technique. Avec un clin d'œil malicieux, ils avaient ajouté:

« Tu n'auras qu'à inviter Bella à t'accompagner, elle sera ravie d'y assister avec toi.»

Même eux s'y mettaient! J'avais levé les yeux au ciel, sidéré et là, la sonnette de la porte d'entrée avait retenti. Je me demandais qui pouvait bien s'amuser à venir à cette heure-ci et n'esquissais pas un geste pour bouger. Seule Alice bondit sur ses pieds et le portable dans une main, me prit le bras avant de me pousser vers la porte. Je jetai un coup d'œil vers mes parents, ils nous suivaient, sûrement curieux de voir de qui il s'agissait.

« Allez, Edward! Dépêche-toi, petit papy! Tu ne vas pas le regretter!

Papy??? Je traînais effectivement des pieds mais… papy? C'était le pompom!

- T'as vu l'heure, Alice?! Il est neuf heures du soir! Ce n'est pas une heure décente pour sonner chez les gens, voyons, pestai-je, maussade.

- Pfff… Tais-toi et ouvre! »

A contrecœur, j'exécutai son ordre et dus me pincer pour être sûr que je n'étais pas en train de dormir. Me piquer ainsi était devenu une habitude à force car BJ me surprenait toujours dans mes retranchements. BJ se tenait là, devant moi, un grand sourire pas du tout désolé aux lèvres. Elle portait un ravissant haut bleu qui épousait parfaitement ses formes en me donnant une superbe vue sur son décolleté, ni trop dévoilé, ni trop couvert et je succombais à ses courbes avantageusement soulignées par sa jupe. [Lien dans mon profil] Je ne me privai pas de laisser mes yeux parcourir sa silhouette de rêve et remarquai qu'elle rougissait.

Mince! Je n'avais pas été très discret mais elle était tellement sexy! A croquer!

« Là, je suis bien content que ce soit mon anniversaire, soupirai-je.

- Pourquoi, demanda-t-elle en penchant la tête et en fronçant les sourcils.

- Parce que c'est bien rare que je puisse admirer tes jambes, chantai-je pour la taquiner.

Sa réaction ne se fit attendre car elle me tapa le bras énergiquement avant de rire aux éclats avec moi. Très vite, je me repris.

- Mais BJ, qu'est-ce que tu viens faire ici à cette heure-ci?

Elle rougit et ne répondit pas. Au lieu de cela, elle sourit doucement en se dandinant d'un pied sur l'autre.

- Tu m'accompagnes? Je voudrais te montrer quelque chose.

J'acquiesçai, curieux. Après avoir prévenu ma famille que je sortais, je pris mes clefs et la rejoignis. Elle me fit monter dans sa voiture. C'était une Chevrolet Matiz rouge bordeaux flambant neuve. J'inclinai la tête, interrogatif.

- C'est nouveau, ça! Depuis quand tu conduis?

- Ca, comme tu le dis, c'est mon petit trésor. J'ai travaillé dur pour pouvoir me l'offrir!

C'était étrange de l'imaginer au volant. C'était comme voir sa petite fille devenir une femme. Mais… voilà que je me mettais à penser comme un père! N'importe quoi. Je devais débloquer quelque part dans mon cerveau.

- Je ne savais pas que tu avais le permis?

- Oh, ça fait longtemps. Mais je refuse que mes parents dépensent autant d'argent pour moi.

J'avais approuvé de la tête. Cela ne m'étonnait pas. BJ était de nature indépendante et elle n'aimait pas se reposer sur une épaule. Il fallait vraiment que ses défenses tombent pour qu'elle laisse quelqu'un l'aider. Nous étions déjà sur la route depuis cinq minutes quand je m'aperçus que je n'avais aucune idée de l'endroit où nous nous rendions.

- BJ, où est-ce que tu m'emmènes?

- Shh… C'est une surprise.

- Mais je n'aime pas les surprises!

- Ha ha ha! Fais-moi confiance, veux-tu? »

Finalement, elle s'arrêta enfin. Je ne reconnaissais pas du tout l'endroit et cela m'inquiétait un peu. Je savais que c'était moi l'homme mais ça ne m'empêchait pas de ne pas être rassuré. Elle contourna la voiture et comprenant mon trouble, me prit la main et commença à me guider. Nous marchâmes une bonne dizaine de minutes avant de stopper. Et là, je sus. Nous y étions.

Nous étions perchés sur une plaine qui s'élevait au-dessus de la ville et cela donnait une vue à couper le souffle. En bas de nous, des milliers de points lumineux s'étalaient comme un tapis, dansant joyeusement comme des flammes vacillantes. C'était magnifique. Une légère brume flottait au-dessus des maisons, rendant le tableau un peu trouble et en même temps, magique. Je manquais de mots pour le décrire. Il fallait le voir pour comprendre ce que je ressentais à ce moment-là. [Lien dans mon profil]

« Referme ta bouche, Ed ou tu vas gober des moustiques! »

Je me tournai vers elle. BJ m'observait attentivement avec une expression que je n'avais que rarement vue. En temps normal, elle faisait de son mieux pour paraître le plus enjouée possible mais je décelais toujours dans ses yeux cette lueur triste qu'engendrait la solitude. Mais là… elle était complètement sereine. Je savais à ce moment précis qu'elle savourait à cent pourcents la vue, sans arrière-pensée, sans peur, sans inquiétude.

« BJ, j'adore cet endroit. C'est vraiment… Je ne trouve aucun mot pour décrire ce que je vois! C'est superbe!

- Je le pense également. C'est mon endroit préféré ici.

Elle s'allongea sur l'herbe. Je l'imitai aussitôt.

- Je voulais partager cela avec toi, reprit-elle.

- Merci BJ.

Je ne pouvais pas parler davantage car j'étais tellement ému que je ne faisais pas confiance à ma voix pour me porter. J'étais pratiquement sûr que si je l'avais fait, j'aurais croassé pitoyablement.

- Bon anniversaire, Ed. »

Nous ne dîmes plus rien après cela. Nous demeurâmes dans cette position, admirant les étoiles et savourant cet instant. C'était comme si nous étions coupés de la ville, comme si nous étions perdus en pleine campagne. L'air tiède circulait et nous berçait et aucun son ne nous parvenait. Ni klaxon, ni bruits de voix ne troublaient notre quiétude. C'était le paradis sur terre! Nous étions en train de vivre un moment de complicité parfait. Et sa tenue était un plus. Vraiment, je n'avais besoin d'aucun cadeau car tout ce qui me rendait réellement heureux, c'était ce petit bout de femme qui était allongée à côté de moi.

Elle tressaillit et sa peau blanche se couvrit de chair de poule. Sans réfléchir, je lui ouvris mon bras et elle vint se blottir contre moi. Comme ça, aussi naturellement que l'on respire l'air. Je ne me posais même pas de questions, c'était si évident! Comme si sa place était dans mes bras. Non, pas comme. Sa place était véritablement là.

Finalement, une interrogation me vint à l'esprit :

« BJ, pourquoi tu as mis cette tenue en sachant qu'on allait crapahuter?

- Je n'ai pas choisi. C'est Alice», souffla-t-elle sur le même ton que moi en rougissant.

Evidemment.

Alice avait le chic pour jouer à la poupée avec BJ mais je ne m'en plaignais pas car le résultat était toujours époustouflant. Au naturel, BJ était une vraie splendeur que je ne me lassais pas d'admirer, discrètement mais stylisée à la Alice, elle était littéralement prodigieuse. Comme Alice l'aimait à le dire: elle ne rendait pas BJ belle mais elle dévoilait sa beauté et malgré tout ce que pouvait riposter BJ, j'étais totalement d'accord avec ma sœur. BJ ne se voyait pas clairement.

Lorsqu'elle me déposa chez moi, j'étais aussi rêveur qu'un collégien à son premier rendez-vous. Des anniversaires comme ça, j'étais d'accord pour en vivre tout le temps!

****

Lorsque j'avais frappé à la vitre, discrètement, pour ne pas alerter Laurent, BJ avait sursauté et en se retournant, son bras avait fait tomber tout ce qui était sur le bureau. Ha ha ha, pas mal, avais-je ri mentalement. Elle s'était levée alors, rougissante mais souriant jusqu'aux oreilles et s'était dirigée vers moi, avant de disparaître tout à coup de ma vue. Elle était affalée de tout son long sur le sol. Comment avait-elle réussi à se prendre les pieds dans son pantalon? C'était un mystère. Finalement, elle m'avait ouvert la fenêtre :

« Tu n'as pas intérêt à te moquer de moi ou je te laisse perché là ou tu es, avait-elle menacé.

- Je n'oserais pas », avais-je répondu le plus sérieusement du monde.

Elle avait levé les yeux au ciel, l'air de penser "C'est ça, c'est ça" mais elle avait ouvert le passage et au moment où j'allais m'y engouffrer, PAF!

J'avais posé mon pied là où il ne fallait pas et j'avais trébuché. Pour le coup, c'était BJ qui devait bien s'esclaffer, là-haut. La branche n'était pas bien élevée mais il n'empêchait pas que pendant quelques secondes, j'avais vu des étoiles danser autour de moi et mes sens étaient embrouillés. Comme si j'étais plongé dans une brume. Puis, peu à peu, j'avais émergé et alors, j'avais pu distinguer les yeux délicieusement chocolat mais inquiets de BJ:

« Ed? Tu vas mieux? Rien de cassé?

- Oui… Je crois. Je vais bien.

J'essayai de me relever mais j'étais encore étourdi par ma chute. Je retombai illico sur mon fessier.

- Tu m'as fait une de ces peurs, Ed. Tu n'aurais pas pu passer par la porte, comme tout le monde?

Comptez sur BJ pour vous enfoncer après une chute au lieu de vous réconforter. Elle aurait fait une mauvaise infirmière, c'était prouvé.

- Si mais vu l'heure, j'avais peur que ce soit déplacé, m'énervai-je.

Et moi, un mauvais patient. Vous pourriez croire que désormais, comme nous étions ensemble, nous serions différents, que nous ne nous chamaillions plus mais non, rien n'avait changé. Ce n'était pas plus mal, en somme mais quelquefois, c'était… étrange. Pas péjorativement. Non, au contraire. Jamais je ne m'étais senti aussi heureux et ce, malgré les différends que l'on avait souvent.

- Ed, sonne à la porte la prochaine fois. Que ce soit le jour ou la nuit, même à trois heures du matin, sache que je suis toujours heureuse que tu sois là, avait-elle soufflé tendrement.

Vous voyez? Je pouvais être enragé au point de tout casser, elle seule pouvait me calmer avec quelques mots. Je lui avais souri, apprivoisé. Elle m'avait pris la main et m'avait fait passer le seuil de la maison.

- Où est Laurent?

- Chez lui. Vu l'heure justement, il a fini le travail. »

Je pouvais pratiquement voir un sourire dans sa voix.

Nous nous étions affalés sur le canapé et nous avions discuté ainsi toute la nuit. Littéralement. C'est comme ça que j'avais pris l'habitude de rester avec elle toutes les nuits, après avoir affronté la réaction de ses parents. Je n'avais pas été impressionné par Renée; après tout, quelquefois, elle avait un comportement tel qu'on aurait pu croire que BJ était sa mère. Malgré son travail de commerciale, elle avait gardé son esprit d'enfant, à la fois ingénu et mouvant, un peu comme Alice. Lorsque BJ lui avait annoncé que nous étions un couple, elle avait crié à en ameuter le quartier et elle m'avait enlacé. Par contre, son père, c'était autre chose. Il ne s'était pas mis en colère, non mais il avait gardé le silence et ça, c'était d'autant plus angoissant. Ses yeux s'étaient assombris et sa figure s'était faite menaçante. J'avais été tenté de fuir et BJ, sentant ma panique, avait pris ma main dans la sienne pour me rassurer. Sauf que c'était la chose à ne pas faire car Charlie aussi l'avait remarqué. Il avait serré son poing droit. Là, j'étais bon pour l'hôpital, avais-je pensé en fermant les yeux. J'avais attendu de recevoir le coup mais rien n'était venu. A la place, lorsque j'avais recouvré la vue, j'avais fait face à un Charlie déprimé. Il s'était assis sur le canapé, le dos voûté et il boudait. BJ avait dû le réconforter et le rassurer en lui assénant qu'elle resterait sa petite fille, qu'il resterait l'homme le plus important de sa vie et que quoiqu'il arrive, elle l'aimerait toujours.

La situation pourrait vous sembler cocasse mais j'étais trop soulagé pour en rire parce que je savais que si Charlie avait suivi sa première vocation, il aurait fait un excellent shérif.

****

A l'approche de l'anniversaire de BJ, Alice surgit dans ma chambre un après-midi. Je venais de terminer enfin mon projet pour le travail et m'apprêtais à prendre ma douche. J'avais de la chance d'être encore vêtu, avec une sœur qui faisait irruption comme ça.

« Edward! Tu sais quel jour on est?

Je cogitai quelques secondes. Que se passait-il le 1er septembre? L'anniversaire des parents, non, ni celui d'Alice et encore moins le mien… Et celui de BJ ne tombait que dans deux semaines. Je ne voyais pas.

- Le premier septembre, mais pourquoi?

- Réfléchis, Edward, s'exclama-t-elle en sautillant comme un ressort.

J'avais beau retourner la tête dans tous les sens, ça ne vint pas. J'implorai alors ma sœur du regard.

- Ben alors? C'est l'anniversaire de Bella.

- Euh, Alice, tu te trompes, ce n'est que le 13.

Elle secoua la tête de gauche à droite d'un air désolé.

- Gros bêta Edward, justement, il reste moins de deux semaines pour lui organiser une surprise-party!

D'accord, là, je comprenais mais … vraiment? C'était son intention? En aussi peu de temps? Je pouvais dire adieu à mon dîner romantique dans ce cas-là mais qu'importe, je voulais que BJ passe un bon anniversaire et quoi de mieux qu'une fête pour se sentir aimée? J'espérais que cela lui fasse oublier son dernier Noël et c'était une bonne idée.

- Ne t'inquiètes pas, j'ai pensé à tout. Toi, tu n'auras qu'une mission, c'est de faire venir Bella à la maison.

- Chez nous? Pourquoi?

- Ah là là, que t'es distrait. Parce que je ne pourrai jamais décorer son salon et mettre les préparatifs sans qu'elle ne s'en rende compte! Et occupe-toi de prévenir Emro! J'ai peur de tomber sur eux, nus, comme la dernière fois! »

Sur ces entrefaites, elle déguerpit comme une tornade pendant que je riais à m'en tenir les côtes en me rappelant de ce jour. A la place d'Alice, j'aurais aussi peur de revoir un tel spectacle. Ce jour-là, Alice devait rejoindre Rosalie à son appartement à cinq heures de l'après-midi pour aller faire du shopping mais Alice, fidèle à elle-même, s'était rendue de bonne heure chez elle. Impatiente et trépignante, elle n'avait même pas pris la peine de sonner et au lieu de ça, avec la clé qui se trouvait sous le paillasson, elle était entrée directement dans le salon pour faire face au couple en pleins ébats. Le désordre régnait autour d'eux, sans parler des vêtements éparpillés aux quatre coins de la pièce et eux, se trouvaient par-terre au milieu de tout ça dans une drôle de position. Apparemment, Alice avait crié à en percer les tympans de l'immeuble et elle avait eu du mal à regarder Emro dans les yeux après ça. Ca ne s'était arrangé que récemment, lorsque ces mystérieux coups de fil avaient débuté. C'était étrange, j'avais beau faire pour comprendre avec qui ou de quoi elle bavardait, elle faisait tout pour me le dissimuler, avec succès et j'étais frustré.

J'étais certain que BJ était dans la confidence car lorsque je les surprenais en pleine conversation, elles se taisaient immédiatement et changeaient de sujet. J'essayais de faire cracher le morceau à BJ mais elle tenait bon. Elle restait loyale envers ma sœur et même si c'était une qualité louable, ça me frustrait au plus haut point. Elle résistait face à mes chatouilles, face à mes suppliques et même à ma moue façon Alice. Mais je finirai par le savoir, m'étais-je promis.

Le lendemain, Alice avait tout prévu: Charlie et Renée reviendraient dans la matinée du 13, ils ne pouvaient pas revenir plus tôt car leur travail leur en empêchait et nous garnirions le salon avec les banderoles la veille. Esmé s'occuperait des boissons et gâteaux et Carlisle aurait sa journée de libre. Nous ne pouvions pas faire la fête le soir car les parents de BJ repartaient vers Houston dès le soir pour quelques jours avant de revenir – Alice refusait d'attendre et fêter l'anniversaire de BJ en retard car selon elle, cela perdait de sa symbolique - et aussi parce qu'il aurait été difficile de la faire venir le soir sans qu'elle ne se doute de rien. Cool, finalement, nous l'aurions, ce dîner. Je félicitai Alice pour sa mise en œuvre rapide et sortis me promener.

Je voulais profiter du fait que BJ se trouvait en cours pour acheter un autre cadeau pour son anniversaire. Quelques moins avant, nous étions passés devant un antiquaire et comme elle avait craqué sur une boîte à bijoux ravissante tout en refusant de se faire plaisir, j'étais revenu par la suite pour en faire l'acquisition. Je voulais la rendre heureuse. Mais maintenant, j'avais le sentiment que ce n'était pas assez. Je souhaitais lui offrir quelque chose en plus, qui ait une signification, pour elle comme pour moi.

Je déambulai longtemps sans trouver mon bonheur quand soudain, l'illumination me vint. Je l'avais enfin trouvé. Le pendentif parfait. En forme de cœur car elle le possédait entièrement et irrévocablement avec un diamant car mon amour pour elle serait éternel. [Lien dans mon profil]. Au moment où je payai mon achat, un grand sourire aux lèvres, la vendeuse, Bree comme le disait son étiquette, se pencha vers moi:

« Votre petite-amie va être heureuse.

- Je l'espère bien, répondis-je rêveur.

- Je suis sûre que si. Vous avez l'air vraiment amoureux! Comme c'est mignon, vous me rappelez mon mari. Il avait exactement le même regard que vous lorsqu'il m'a demandée en mariage.

- Ha ha ha, nous n'en sommes pas encore là. Cela ne fait qu'un mois, ris-je allègrement.

- Mais vous ne lui offrez pas moins qu'un diamant de chez Tiffany, ce n'est pas peu dire. Je vous parie que je vous reverrai dans les prochains mois. »

Je n'eus pas le temps de répliquer (après tout, elle n'avait peut-être pas tort) car elle me rendit ma carte bancaire et me tendit mon présent, emballé dans un superbe écrin. Nous nous saluâmes et je rentrai chez moi, pensif. Je vous parie que je vous reverrai dans les prochains mois…. Et pourquoi pas?

****

Fébrile et impatient, je décrochai le combiné et composai le numéro de BJ, priant pour qu'elle ne se doute de rien:

« Allô?

Elle avait répondu d'une manière enjouée et j'entendais derrière elle le bruit de fond de la télé. A l'évidence, je devais l'avoir dérangée en plein ménage.

- BJ, tu peux venir à la maison vite fait?

- Ed! Je ne peux pas! Mes parents vont arriver d'une minute à l'autre!

Ils étaient plutôt en route vers notre maison mais ça, je ne pouvais pas le lui révéler.

- Juste cinq minutes! T'as qu'à leur laisser un mot! »

Elle soupira puis raccrocha. Je savais qu'elle viendrait. Je la connaissais assez pour affirmer qu'elle ne pouvait pas refuser quoi que ce soit aux personnes qu'elle aimait et encore moins à moi. Ca sonnait prétentieux et ce l'était sûrement, mais c'était vrai et j'étais réellement chanceux de vivre un tel amour ave BJ.

« C'est bon, il n'y a plus qu'à l'attendre.

- Cool! Billy, arrête de piocher dans les bonbons! Il ne va plus en rester, sinon, s'écria Alice en se dirigeant vers le coupable.

- Juste un dernier! »

C'était marrant d'assister à interaction de ma sœur, petit lutin sautillant comme une puce, face à un homme de la stature de Billy. On aurait pu croire qu'Alice serait impressionnée par sa taille massive mais au lieu de ça, c'est lui qui se faisait mener à la baguette. Après Emmett, c'était au tour de Billy de se faire mater. C'état hilarant!

Lorsque BJ passa le perron, elle ne s'arrêta pas ni ne marqua de pause et elle entra directement dans la maison. Cela faisait belle lurette qu'elle avait pris ses aises ici. Nous attendîmes que la porte s'ouvre avant de nous écrier:

« SURPRIIIIIIISE!

BOUM!

Comptez sur BJ pour sursauter, glisser et se cogner la tête contre la porte avant de se retrouver les fesses par terre, sous nos yeux médusés.

Ses joues rougirent et ses lèvres s'étirèrent dans une moue avant de s'ouvrir sur des jurons et des grognements. Elle se releva enfin et lorsqu'elle leva ses yeux vers nous, toute trace de mauvaise humeur avait disparu. Elle souriait, radieuse.

- Non! C'est pas vrai! Qu'est-ce que vous faites tous là?

La surprise se peignait sur son visage. En fait, Laurent avait bien gardé le silence, déjouant mes pronostics. J'étais sûr qu'il lâcherait le morceau mais Alice avait parié le contraire. « Je sais qu'il ne le fera pas », avait-elle riposté énigmatiquement.

- Tu le vois bien, Bell's, on fête ton anniversaire!

Rosalie était visiblement amusée par la chute de BJ. Comme elle le répétait sans cesse, BJ lui rappelait l'innocence et la naïveté que l'on possédait, enfants. C'était une brise de fraîcheur dans notre quotidien. J'étais totalement d'accord avec elle et en même temps, elle réveillait en moi un instinct protecteur. J'avais besoin de me comporter comme son ange gardien car sa spontanéité et sa candeur pouvaient attirer des prédateurs bien plus dangereux que moi. BJ était pour moi ce que j'avais de plus précieux et je ne pouvais pas la laisser à la merci des autres.

- Comment vous avez su?

- C'est Doc qui nous l'a dit et on ne pouvait pas laisser passer ça, tout de même.

Bien joué Alice! On ne pouvait pas lui avouer qu'on le savait grâce à ses parents! Elle se serait doutée de sa surprise. C'était curieux comme je pouvais être le premier à instiguer ça alors que j'étais le premier à rejeter ce genre de choses et à les détester pour moi-même.

- C'est trop gentil à vous! Je suis si contente, s'émerveilla-t-elle en parcourant le salon et en admirant les décorations.

- Et ce n'est pas tout! Devine qui va nous rejoindre?

BJ me prit la main tendrement en se plaçant à côté de nous et ce faisant, son front se plissa, formant une ride que je m'empressai d'embrasser. Elle était si adorable! Elle me sourit amoureusement puis son visage s'illumina lorsqu'elle reposa ses yeux sur notre assemblée et elle sauta en tapant des mains. Merci Alice d'avoir déteint comme ça sur ma bien-aimée!

- Non? Vrai?

- Oui, tes parents vont arriver d'une minute à l'autre. Installe-toi, je vais te chercher à boire. »

Elle trouva un siège et la musique battit son plein. Lorsque ses parents arrivèrent enfin, BJ rayonnait littéralement de bonheur. Je fus heureux pour elle. J'avais bien accompli ma mission. J'avais hâte d'arriver au moment où elle déballerait ses cadeaux car je voulais voir sa tête quand elle découvrirait la boîte à bijoux et le pendentif. Oh oui, j'avais vraiment hâte.

Une chanson qu'elle appréciait particulièrement retentit et elle me prit la main.

« Tu viens danser?

Avait-elle vraiment besoin de demander ça? BJ était la dernière femme à qui j'aurais refusé une danse. Je pris sa main fougueusement et elle m'entraîna vers la piste. J'étais chanceux sur ce coup-là, c'était un slow. Je n'aurais pas besoin de sentir ses fesses se trémousser contre moi. Bon, je ne m'en plaignais pas vraiment mais là, si elle provoquait encore une réaction de mon corps, j'étais sûr de ne pas pouvoir la cacher.

Merci Alice de m'avoir fait porter ce pantalon en coton! [Vous voulez voir la tenue qu'Edward porte? C'est dans mon profil] Un jean, ça pouvait dissimuler une bosse malheureuse mais pas ça. Il valait mieux ne pas tenter le diable.

« N'aie pas l'air aussi soulagé, chéri.

J'écarquillai les yeux, abasourdi. Quelquefois, j'aurais pu jurer qu'elle lisait en moi comme dans un livre ouvert et elle ne m'appelait comme ça que lorsqu'elle était dans un certain état d'esprit. De plus sa voix rauque ne trompait pas ni son regard obscurci par le désir.

- Que veux-tu, ton corps me rendra toujours fou, bébé.»

Ma réponse l'emplit manifestement de joie car elle m'embrassa passionnément en passant ses bras autour de mon cou avant de poser sa délicieuse frimousse contre mon cœur.

[Musique de fond: This is home de Switchfoot. Lien dans mon profil.]

Nous dansâmes, serré l'un contre l'autre. Je pouvais sentir à loisir le parfum de son shampooing. Je le humai à satiété mais ce qui m'enivrait le plus, c'était la sensation de ses bras autour de mes épaules et de sa tête contre mon cœur. J'étais à peu près calmé mais ce moment était plus intense que notre dernière danse. Pas physiquement, mais émotionnellement. Je me sentais en fusion avec elle, comme si nos âmes ne formaient plus qu'une. C'était comme si j'étais enveloppé dans un coussin, comme si je flottais. C'était le paradis.

****

Arriva le moment pour elle de découvrir ses présents. Nous nous assîmes tous autour d'elle pendant qu'elle s'acharnait sur celui d'Alice. Alice avait ses yeux qui brillaient comme deux petites étoiles et elle trépignait d'impatience: on aurait pu croire que c'était Noël pour elle. Finalement, elle ne tint plus et prit le cadeau des mains de BJ sous nos regards hilares :

« Hé mais…

- Laisse-moi faire, tu es trop lente! »

Elle le lui rendit moins d'une minute après et BJ ne contint pas sa joie.

- Je n'y crois pas! Où as-tu déniché une telle merveille?

Encore une fois, c'était une sculpture mais celle-ci était en pâte de verre. [Lien dans mon profil.]

- Un vrai Daum en plus! Ah, merci, Alice, s'écria-t-elle en la prenant dans ses bras. Merci, merci, merci, j'adore!

- Euh… Bella, peux … plus… respirer!

- Oups! Désolée. Merci Alice.

Elle admira la statue sous toutes les coutures mais j'étais curieux.

- Qu'est-ce qu'elle représente, Bella?

Mon père m'avait pris de court mais je ne m'en formalisai pas. Les grands esprits se rencontrent, comme il le disait.

- Elle représente la naissance de Vénus. Enfin, pour être précise, la renaissance de Vénus. La partie rose, c'est Vénus et autour c'est le bronze qu'elle brise pour voir le jour une nouvelle fois. D'ailleurs, ça fait référence au mythe de la Venus de Milo car elle n'a qu'un bras. Je la cherchais partout, j'ai fait tous les magasins de Seattle mais sans succès.

Je pouvais en témoigner. Alice me traînant partout pour sa BD, c'était quelque chose mais BJ, c'était pire. Pire dans le sens où je ne pouvais même pas m'en plaindre car c'était toujours moi qui me proposais de l'accompagner. Saleté de jalousie! J'avais tellement peur que quelqu'un lui mette le grappin dessus!

- Comment tu as réussi à la trouver Alice?

- Tu sais bien que rien n'est impossible pour moi, voyons! N'oublie pas que j'ai mes entrées chez les Frenchies!

- Je t'adore, Alice!

Elles s'étreignirent puis Esmé et Carlisle lui firent passer leur cadeau.

- A notre tour, maintenant!

- Esmé, Carlisle, il ne fallait pas!

- Mais nous le voulions. Après tout, tu fais partie de la famille! Nous sommes une famille, affirma ma mère en nous regardant tous. Oui, tous, sans exception. »

Je sus que ces paroles rendaient BJ heureuse, plus que n'importe quel chose matérielle aurait pu le faire. Comme elle aimait le répéter, l'amour, il n'y a que ça de vrai.

Et sans avoir besoin de les regarder, je savais qu'il en était de même pour Emro et les parents de BJ. Nous étions une grande famille.

Nous attendîmes patiemment que BJ arrache le papier. Je ris intérieurement. Si on ne la contrôle pas, Alice va finir par ouvrir tous les cadeaux pour BJ.

Enfin, l'écrin fut dévoilé et il indiquait Swarovski. Ce nom me disait quelque chose mais apparemment, je ne devais pas trop être au courant car alors toutes les filles s'exclamèrent.

« AH!

La scène était comique à voir. Rosalie et Alice étaient pratiquement perchées sur l'épaule de BJ, penchant leur tête comme si cela pouvait leur faire voir plus vite ce qui se trouvait dans l'écrin et quand BJ l'ouvrit :

- OH!

Je ne réagis pas. Je n'avais strictement aucune idée de ce que c'était. Je ne voyais que les petites pierres qui scintillaient à la lumière du soleil. [Vous, vous saurez. Lien dans mon profil.]

- C'est magnifique. Vraiment, c'est … superbe! Merci Esmé et Carlisle. Merci vraiment du fond du cœur.

- Ca nous fait plaisir Bella. Essaie-le. »

Elle s'exécuta et je compris enfin ce que c'était: un serre-tête. Eh bien, je ne savais même pas qu'il existait de tels accessoires de luxe. Lorsqu'elle releva la tête, le résultat était époustouflant. La couleur dorée du bandeau éclairait son teint de pêche et son visage et elle accentuait la profondeur et la beauté de ses yeux. BJ était simplement fabuleuse.

Alice lui attacha les cheveux, ce qui me chagrina grandement et en même temps, j'admirai les contours et les traits de sa figure fine. On pouvait croire que BJ n'était pas expressive mais en réalité, lorsqu'on la connaissait, on se rendait compte que c'était tout le contraire. Elle irradiait littéralement de joie et je m'en repaissais comme un agneau.

« Nous hésitions entre celui-là et l'argenté mais on dirait qu'on a bien choisi! Il te va à ravir, Bella.

- Merci du fond du cœur, je le porterai pour mon concours », promit-elle en rougissant.

Ensuite, ce fut au tour d'Emmett et Rosalie qui lui avaient acheté des partitions. Faudra que je les lui emprunte, songeai-je en feuilletant les pages du recueil de Sonates de Beethoven. J'avais repéré certains morceaux que je voulais jouer.

Charlie et Renée avaient eux aussi un cadeau pour BJ, ce qui était nouveau pour elle car elle était plutôt habituée à de l'argent. Elle sauta de joie en constatant que c'était une édition originale de son livre préféré, les Hauts de Hurlevent. Ils avaient dû aller jusqu'en Angleterre profonde pour l'acquérir lors d'une vente aux enchères. Oh là là, à côté de tout ça, mes cadeaux, ils risquent d'être tout petits, paniquai-je. J'aurais dû faire des folies comme j'en avais l'intention et ne pas écouter BJ quand elle m'assénait qu'elle ne voulait pas que je me ruine pour elle. Comme si ça pouvait arriver!

Je ne fis pas attention à ce que Billy et Sam avaient apporté. J'étais trop stressé pour me détendre. Et fatidiquement, il ne resta plus que moi.

Mon cœur battait la chamade à tout rompre pendant qu'elle découvrait la boîte à bijoux. Une minute de plus dans cet état et je tombais en apoplexie. Enfin, tout le monde put voir ce que c'était.

« WOUAH!

C'était curieux! Contrairement à ce que je pensais, BJ n'avait pas réagi toute seule. Au lieu de ça, c'était tout le monde qui s'était exclamé de cette manière. Après tout, je n'avais peut-être pas fait fausse route, méditai-je, soulagé. Aucun son ne sortit de ma douce BJ après ça. Au lieu de ça, elle se leva et courut dans mes bras, m'embrassant passionnément. Cette réaction-là valait mieux que tous les remerciements du monde et encore plus lorsqu'elle me glissa à l'oreille, trop bas pour que les autres l'entendent mais assez clairement pour que je la comprenne :

« Je te remercierai comme il se doit ce soir, mon amour, susurra-t-elle.

Cette phrase seule, eut le don de me rendre fou de désir. Tout à coup, il me tarda que la fête finisse et que nous soyons seuls.

- Cette boîte est somptueuse, fils, comment as-tu eu cette idée?

Carlisle n'était pas le seul à se demander cela car d'un coup, toutes les têtes furent tournées vers moi.

- Eh bien, nous sommes passés un jour devant la boutique de l'antiquaire, en ville, tu sais, celle qui est tenue par Monsieur Stanley et BJ a craqué pour cette boîte à bijoux. Sauf qu'elle a refusé catégoriquement de se l'offrir alors voilà…

- Alors là, tu es digne d'être mon frère. Bien joué!

- Je le prends comment, Alice, me rebiffai-je, faussement outré.

- Et ça, c'est de ta part aussi, interrogea Emmett en montrant l'autre cadeau.

- Oui. Ouvre-le, BJ.

Comment vous décrire l'appréhension et l'adrénaline qui couraient dans mes veines alors là? C'était impossible de vous le faire comprendre sauf si vous aviez vous-même expérimenté ce genre de moment. Néanmoins, le cri de joie qu'elle poussa suffit à me remplir de bonheur absolu. Ca lui plaisait! Elle l'aimait! Tous admirèrent le collier mais moi, je n'avais d'yeux que pour elle. Elle resplendissait et à côté d'elle, la parure me paraissait fade. Rien ne pouvait l'égaler ou en caresser l'espoir. Le baiser que je reçus surpassa en intensité et en passion le précédent. Elle s'agrippa à mes épaules avec une force que je n'avais jamais soupçonnée et si nous n'avions pas été au milieu d'un salon rempli de personnes, je l'aurais prise tout de suite. Un toussotement me fit me détacher d'elle à regret. Nous étions tous les deux rouges mais un sourire béat se formait sur notre visage. Nous étions heureux.

- Je veux le voir autour de ton cou, cria Alice.

- Attends, je vais t'aider. »

Je soulevai délicatement ses cheveux soyeux et pressai le fermoir de la chaîne. Je caressai doucement son cou, ce faisant et avec fierté, je constatai que mes gestes ne la laissaient pas indifférentes car elle avait la chair de poule et elle respirait difficilement. Je rabaissai alors sa chevelure, non pas sans avoir déposé un rapide bisou sur sa nuque découverte qui la fit délicieusement tressaillir. A moi, elle est mienne, me délectai-je.

****

Rapidement, la fête prit fin car les parents de BJ devaient déjà repartir. Esmé proposa à BJ de dormir chez nous si elle le souhaitait mais je sus qu'elle refuserait. Elle n'aimait pas qu'on s'apitoie sur elle.

Après Charlie et Renée, Billy et Sam prirent congé de nous puis Emro.

Nous ne partîmes pas tout de suite, nous aidâmes d'abord mes parents à ranger et nettoyer le salon. Alors que je me trouvais dans le salon, je surpris une conversation entre ma bien-aimée, ma mère et ma sœur :

« Alors, Bella, tu as apprécié notre surprise?

- Oh oui, Esmé. C'est la première fois qu'autant de personnes sont réunies pour moi.

- La première fois? Tu n'as jamais eu de goûter d'anniversaire, étant enfant?

- Non. Nous étions toujours sur la route alors je n'avais pas le temps de me lier.

- Oh…

C'était exactement le genre de réaction que BJ fuyait. Elle était forte et indépendante. Elle n'aimait pas avoir l'attention sur elle.

- Ne vous inquiétez pas. C'et vrai que mon enfance a été spéciale mais c'est ce qui fait que je suis là aujourd'hui et je ne me plains pas de ma vie. J'ai une famille aimante, même si mes parents voyagent autour du globe à longueur de temps, des amis formidables et un homme merveilleux que j'aime et qui m'aime en retour. Que demander de plus?

Un homme merveilleux… Ces mots me laissèrent rêveur. J'étais plus qu'heureux d'entre BJ déclamer son amour pour moi. C'était ça, le bonheur.

- Bella, tu sais, depuis que mon frère te connaît, je ne l'ai jamais vu aussi heureux. Je pourrais presque voir un nuage au-dessus de sa tête!

- Tu exagères!

- Non, pas du tout et je te remercie pour rendre mon fils aussi heureux.

- Merci Esmé et toi aussi Alice.

Je n'étais pas là pour le voir mais je savais que BJ était en train de rougir comme une pivoine et qu'elle était émue. Je fus attendri par cette image des trois femmes de ma vie en train de partager un moment d'émotion. C'était plus que ce que je pouvais demander. J'étais euphorique.

- Bon, ce n'est pas le tout mais je crois qu'il y a un certain homme en train de t'attendre. Tu devrais te dépêcher de le rejoindre.

- Vous êtes sûre? Je peux encore rester quelques minutes.

- Non, vas-y. Edward doit s'impatienter.

- D'accord alors j'y vais. Merci encore pour la fête et les cadeaux, c'était vraiment attentionné.

- De rien Bella, ça nous a fait plaisir. »

Lorsqu'elle sortit de la cuisine, ses yeux brillaient et elle sauta à mon cou, visiblement contente de me retrouver.

« Tu es prête à rentrer, demandai-je en caressant ses cheveux tendrement.

Je n'avais plus du tout envie de manger. Tout ce que je voulais, c'était profiter de ma BJ et passer une bonne soirée dans ses bras. Je n'avais pas besoin d'un repas somptueux ou qu'elle porte une robe chic, tout ce dont j'avais besoin, somme toute, c'était de sa simple présence car elle illuminait mes jours.

- Oui, allons-y. »

****

Nous ne fîmes pas rentrés depuis cinq minutes dans la maison que les vêtements virevoltaient autour de nous.

« Et Laurent, eus-je la lucidité de demander.

- Congé… Pas là, m'encouragea-t-elle à continuer mes caresses.

- Bien, parce que je ne tiendrai pas jusqu'à l'étage.»

Elle ne répondit pas, se contentant de gémir rauquement et de me déshabiller tandis que j'en faisais de même avec sa robe qui avait toute l'après-midi aiguisé ma vue en dévoilant peu ou pas assez sa poitrine. Qu'est-ce qu'elle me rendait fou! Je fis passer l'étoffe au-dessus de sa tête et nous plongeâmes dans les profondeurs… du canapé. [AN: Désolée mais cette phrase m'a rendu folle.]

J'admirai la moindre courbe, le moindre centimètre carré de BJ. J'étais en pleine dévotion devant elle. Elle était et serait toujours le soleil qui illuminerait mes jours et mes nuits. Elle était les mots qui donnaient sens aux chansons. Tous les mots. Les blanches, les noires, les croches, elle était tout ce qui rythmait ma vie. Elle était ma vie.

Sans un mot, elle fit passer sa jambe par-dessus mon corps et me chevaucha. Je l'entourai de mes bras tandis que doucement, elle se nichait dans mon cou. Elle caressa délicatement mon avant-bras, déclenchant une vague de frissons délicieusement euphoriques. Je me penchai, enfouissant mon nez dans sa chevelure soyeuse. Framboise et muguet, tout ce qui la symbolisait. Elle huma avec contentement et elle se serra contre moi, appuyant ses jambes contre les miennes et son bassin contre le mien. Elle tourna son visage vers moi et je plantai un baiser doux contre ses lèvres parfaites. Elle sourit radieusement et je ne pus qu'en faire de même.

« Je t'aime Isabella.

- Je pense qu'il n'y a que venant de toi que j'aime entendre mon prénom entier comme ça, rit-elle allègrement. Je t'aime aussi, Edward. »

Ses caresses douces et tendres devinrent plus urgentes, déclenchant un feu en nous, poussé par le besoin indéniable de fusionner et de ne former plus qu'un. Notre respiration se fit erratique, ma langue ne voulait pas lâcher la sienne une seule seconde. Nos mains se mouvaient d'elles-mêmes. Les siennes dessinaient en-dessous de mon t-shirt, des grands cercles sur mon torse, descendant peu à peu vers mon nombril puis vers le bas, jusqu'à la résistance opposée par mon pantalon. En même temps, les miennes descendaient le long de ses côtes et pétrissaient sa peau si fragile. Je ne pus réprimer un gémissement lorsque j'attrapais à pleines mains ses seins fermes et rebondis qui me dévoilaient son excitation. La façon dont elle pointait et dont elle respirait, de façon saccadée, envoyèrent des impulsions électriques directement dans mon érection. Je ne perdis pas de temps et suçai goulûment un de ses tétons tandis que de mon autre main, je la caressais en massant de temps à autre sa poitrine.

Elle s'arqua en gémissant, plantant ses ongles courts sur mes épaules et elle ondula ses hanches, réclamant désespérément la friction que je ne lui refuserai jamais. J'embrassai le creux de ses reins en enlevant la culotte de soie qu'elle portait. Sexy, eus-je le temps de penser. Tout le long du chemin que le tissu parcourait, je léchais et aspirai doucement la moindre parcelle de peau qui se présentait. Une fois qu'elle fut nue, je le relevai et m'occupai d'ôter ma chemise. Je ne fis pas grand cas de mon pantalon ni de mon boxer et je me retrouvai aussi nu qu'elle. Elle n'attendit pas que je revienne sur elle. Elle se releva et m'embrassa tendrement, entourant de ses jambes mon corps et s'appuyant sur mes épaules pour s'installer confortablement sur moi.

Sans perdre de temps, elle descendit ensuite sa main vers mon pénis et après lui avoir administré quelques va-et-vient, le guida vers son entrée. Je pouvais sentir qu'elle était déjà prête par l'odeur sucrée de mouille qui s'en dégageait. Je la pénétrai alors d'un coup de rein et nous soufflâmes ensemble.

Je ne me lasserai jamais de lui faire l'amour. C'était une certitude. Elle se frictionna contre moi, gémissant et se laissant aller. Je la laissai aller à son rythme, savourant chaque frottement, chaque mouvement et baladai mes mains sur sa poitrine qui tressautait fièrement à chaque assaut. Ses doux cris haletants scandaient une mélodie tandis que je m'attelai à m'enfoncer en elle, toujours plus profondément, toujours plus loin. Elle commença à crier mon prénom, signe qu'elle allait jouir.

« Viens pour moi, bébé. »

Enfin, elle jouit sur moi. Son jus se déversa sur mon engin pendant que ses parois se contractaient autour de lui. Elle continua de me serrer contre elle du mieux qu'elle pouvait et cela, combiné aux mouvements qu'elle imprimait sur moi, me fit à mon tour exploser en elle. Elle ne se retira pas pour autant de ma verge et elle m'embrassa tendrement.

Nous repartîmes dans notre danse sensuelle en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire bientôt, fatigués et repus, nous rejoignîmes enfin le lit après avoir dîné dans la cuisine et savouré le plat que BJ avait amoureusement concocté pour nous. Sans compter le dessert, enfin, les desserts, car je me délectais de ma belle sans m'en lasser.

Avant de nous endormir, je déposai un dernier baiser sur son front alors qu'elle se nichait dans mes bras.

« Bon anniversaire, ma chérie.

Nous ne nous appelions par ce genre de noms que lorsque nous ne nous chamaillions pas, c'est-à-dire, pas souvent mais nous savions que malgré ça, notre amour restait immuable.

- C'est le meilleur que j'ai vécu, mon amour.

Je souris, heureux comme un pape. Mon amour… Je pourrais m'y habituer très vite.

- Je t'aime.

- Pas autant que je t'aime. »

Elle leva la tête, passa ses mains autour de mon visage et elle m'embrassa avant de se re-lover contre moi et de s'endormir. J'en étais sûr; un jour, je l'épouserai.

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AN 1 : Ce chapitre est nettement plus long que ce que j'avais prévu ( 22 pages) mais j'ai été inspirée donc une fois n'est pas coutume, j'update ESSN alternatif avant l'original. J'espère que vous aimerez autant ce chapitre!

2 : Pour celles qui ne connaissent pas mon système de récompense, une review égale un teaser car les reviews c'est comme une bonne note à l'école, ça rend heureux surtout si l'instituteur est Robert Pattinson.