Tac tac, on continue avec 476 mots, encore moins que le précédent --". Alors, celui là, il me plait moins, mais je voulais absolument en faire un avec un Alphons pratiquement à l'agonie... Je ne sais pas pourquoi, hein... Enfin bon, en attendant, j'espère qu'il vous plaira, et que la fin n'est pas trop... Horrible en fait. Je savais pas comment le terminer, honte à moi, raaah, frappez moi pour cette horreur... Et rappelez moi pourquoi je le poste, déjà ?


Encore une fois, il avait passé une nuit à tousser. Cela devenait intenable. Il n'allait pas pouvoir le cacher plus longtemps à Edward. C'était la troisième fois qu'il entrait en catastrophe dans sa chambre, persuadé qu'il était à l'agonie. Ce n'était pas loin. Il avait commencé à tousser du sang, mais il le lui avait caché. Tout comme le fait qu'il était condamné. Alphons ne pouvait pas se permettre de l'inquiéter. Et puis, Edward aurait bien été capable de lui faire abandonner le projet de la fusée sous ce prétexte. Et ça, Alphons ne le permettrait pas.

Il se retourna sur le dos, fixant le plafond. Il sentait quelques gouttes de sueurs couler le long de son front. C'était une nuit bien difficile. Il n'en avait pas encore eu beaucoup des comme ça. Mais, c'était bien parti pour se changer, pensa-t-il, tout en se laissant aller à somnoler.

Il fut réveillé par sa propre toux, et la présence d'un linge humide sur son front. Ses yeux mirent un instant à faire la mise au point, mais le visage d'Edward se dessina à ses côtés. Il était installé au bord du matelas, et le regardait. Il avait ce petit pli entre les yeux. Perdu dans les méandres brumeux de sa fièvre, Alphons se surprit à le trouver plutôt mignon… Et à son goût.

- Tu as de la fièvre, se contenta de dire Edward.

- Juste… Un… Rhume, réussit à articuler le jeune Allemand, malgré ses quintes de toux gênantes.

Edward le fixait avec cet air inquiet. Et Alphons divaguait légèrement. Il se figurait qu'Edward était inquiet pour lui, parce qu'il l'aimait. Et, la seconde d'après, il se disait qu'il allait partir, et le laisser seul. Au milieu des deux, il pensait au projet, se disait qu'il ne l'achèverait peut-être pas…

Edward lui tendit quelques cachets, et un verre d'eau, sans un mot. Le beau blond avala tout, sans rechigner, et sans poser de questions.

- Je les ai trouvés, dans un sachet de la pharmacie. Avec une ordonnance.

Alphons ne répondit rien. Il n'y avait rien à répondre. Alors, il se contenta d'aspirer une bouffée d'air. Et s'étouffa à demi. Il toussait, comme jamais, les larmes perlant au coin de ses yeux bleus. Il savait vaguement qu'Edward était penché au dessus de lui, lui frottant légèrement le dos, et s'affolant. Une fois la crise achevée, Alphons leva la tête vers son ami. Et, quelque peu désespéré, épuisé, et fiévreux, il déclara de but en blanc.

- J'existe moi aussi, Ed. Je ne suis pas un simple rêve, j'existe Ed !

- Je sais que tu existe Al ! s'exclama Edward.

- Alors… Aime moi moins… Mais aimes moi longtemps…

Sur ces mots, Alphons ferma les yeux, et tomba dans un demi sommeil parcouru de rêves dus à la fièvre… Peut-être Edward allait-il se souvenir de ces mots, et ne pas l'oublier, dans son autre monde…