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Une mauvaise journée pour Kise, c'était du mauvais sang pour le cœur d'Haizaki.
Il avait ses jours avec, et ses jours sans, comme tout le monde. Mais ces derniers temps, c'était plutôt la lune qui roupillait sous son front blond.
Quelquefois, il passait la porte de l'appartement et filait – fuyait- dans sa chambre, sans un bruit. Il ne prenait ni le temps de saluer l'As de Fukuda Sōgō, ni même la peine de lui accorder un regard. Dans le décor comme dans son cœur, Haizaki n'était qu'une pierre.
Ces jours-là, c'était chacun dans son coin.
Kise s'allongeait sur son lit, sur le dos, les mains sur la nuque, le plafond dans les yeux, et mille et une questions derrière le crâne. Mille et une questions trop vastes (est-ce que je t'aime ?), mille et une questions dont il n'arrivait pas à faire le tour. Il pouvait rester là durant des heures, parfois jusqu'à la nuit tombée, sans trop savoir ce qu'il attendait. L'illumination, peut-être. Le soulagement, sûrement, de ne pas être trop différent (comment je t'aime ?), que son cœur n'ait pas trahi ses envies (pourquoi je t'aime ?).
Ces jours-là, Kise cherchait les pourquoi, quand l'autre avait déjà les comment.
Le tressé ne le questionnait pas sur son comportement, et Kise n'en parlait pas non plus. Il aurait pu tout lui dire un millier de fois, alors s'il ne le faisait pas, c'est qu'il ne le voulait pas, que ça n'importait pas tant que ça. Ce n'était pas qu'il se voilait la face, mais… presque. Ce n'était pas qu'il écartait le problème, c'est qu'il l'écrasait. Trop lourd à porter, pas les épaules assez larges pour ces sentiments hideux, ces sentiments pour un garçon.
Ces jours-là, Kise cherchait des mensonges à ses questions, et Haizaki, devant le replay de ce match qu'il avait regardé à en perdre la tête, trouvait que le café noir qui rampait contre sa langue avait le goût du sucre qui manque.
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Et voilààà.
C'est vraiment pas facile, je n'aurais jamais cru que ce serait si compliqué de sortir de ses habitudes d'écriture...
En fait, j'ai pas mal d'idées pour ces deux zigotos, des situations dans lesquelles je les vois très clairement, on peut même dire que j'en ai comme s'il en pleuvait, mais entre les avoir et les écrire de façon à ce qu'elles soient exactement comme elles sont dans ma tête, il y a un énorme fossé. Si vous ajoutez à ça le fait que je ne commence jamais à rédiger sans avoir la moitié des mots et des tournures de phrases que je vais utiliser (et encore, je finis toujours par tout modifier) et que j'ai pas mal de mal à m'exprimer, vous risquez de ne pas voir de mise à jour très souvent.
Enfin bon, j'espère que vous aurez apprécié. N'hésitez pas à laisser un petit mot, ça fait toujours plaisir.
Merci pour vos mises en favoris.
A bientôt!
