Voilà le premier chapitre, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ;) Tous les avis sont acceptés !
Gros bisous, Jo'.
11 Septembre 2010
Je marchais dans la rue, emmitouflée dans un manteau en fourrure qui me descendait jusqu'à mi-cuisse. Je me trouvais trop fatiguée pour pouvoir travailler. Malgré tout, je devrais y aller, car on était au matin. Mais avant, j'effectuais ma petite promenade habituelle, une habitude que j'avais depuis voilà neuf ans.
Au beau milieu de New York, se trouvait un petit espace que personne ne connait assez bien avant d'avoir mis quelqu'un là-bas. Il s'agit du cimetière. Evidemment, qui voudrais aller là-bas alors que pas grand monde ne désire y passer du temps de crainte que les souvenirs ne deviennent trop douloureux. Beaucoup de gens reposent en paix là-bas, sans la moindres visites que celles des vers de terre ou encore des oiseaux qui chantaient dans les arbres, douce mélodie qui pouvait redonner du bonheur. Moi, je fréquentais ce chemin afin de ne pas oublier ce qui s'était passé il y a neuf ans. Malheureusement, cela ne m'était pas du plus grand bien. Mais en ce jour, j'avais l'impression que la journée allait être spéciale.
Je marchais vers l'entrée du parc des tombes. J'entrais de cet endroit que tout le monde espère éviter. Cependant, nous y allons tous un jour où l'autre. Nos vies ne sont pas éternelles. C'est une chose que le destin m'a au moins apprit. Mais je marchais vers la tombe, pensive. Je m'arrêtais devant une pierre tombale qui indiquait selon sa photo qu'un jeune homme y reposait depuis 2001. Mais je savais qu'il n'y avait pas de corps en dessous de la pierre. On n'a jamais retrouvé le corps de mon ex-mari. J'avais malgré tout insisté pour lui édifier une tombe personnelle plutôt que de le mettre dans la fosse commune avec toutes les autres victimes. Je savais d'avance que James voulait être enterré, distingué des autres. Je ne faisais que suivre sa dernière volonté exprimée un peu plus tôt que prévu.
Je me laissais tomber sur la pierre, ma main droite caressant la surface dure comme si je pouvais toucher le corps de l'être qui se trouvait en dessous. Je ne pus empêcher une larme couler sur ma joue droite et d'en laisser filer d'autres à sa suite. Le bonheur que James m'avait fait me comblait. Le fait qu'il me soit enlevé plutôt que prévu me blessait au plus haut point. Je m'étais dit que jamais plus je ne me laisserais avoir par un autre homme. Que j'allais rester chaste pour toujours ainsi que vierge. Car James ne m'a jamais pénétrée malgré tout ce qu'on pouvait avoir comme amour. Il attendait que je sois prête, chose que je n'avais pas su faire. Ma is j'avais un instinct maternel malgré tout. Et j'avais adopté, ne pouvant pas enfanter, suite à ma résolution. Depuis, j'étais la mère d'un petit garçon que j'aimais plus que tout. De toute façon, il m'attendait à l'agence. Ce n'est plus le petit garçon de six ans que j'avais adopté à l'époque de l'accident, mais un grand jeune homme de quinze ans qui était déjà assez mûr de corps.
Je murmurais une douce prière pour l'homme que j'aimais. Cependant, je n'étais pas croyante mais par respect pour James qui l'était, lui. Toutes mes prières lui étaient adressées. Jamais, je n'avais espéré prier pour quelqu'un. Si, plus jeune, vous m'auriez dit que je prierais pour quelqu'un, je vous aurez répondu que cela serait impossible. Mais maintenant, j'ai tendance à croire que l'impossible est possible. Je me redressais délicatement et me dirigeais vers la photo postée sur la pierre tombale. Je passais délicatement ma main dessus, déverrouillant à nouveau les vannes de mes yeux. C'est malheureusement à ce moment que mon portable se mit à sonner dans le calme environnant du cimetière. Je sursautais en entendant ce bruit avant de porter ma main à ma hanche pour sentir le téléphone vibrer. Je maugréais quand je m'attelais à le décrocher de la ceinture avant de prendre l'appel.
- Allo ?
- Bella ? s'exclama une voix aigue que je reconnus aussitôt.
- Oui, Alice, ne t'inquiète pas, je suis vivante, tout va bien… déballais-je rapidement afin de rassurer ma co-directrice.
- Ce n'est pas ça. Il y a quelqu'un qui te demande, ici, à l'agence. Il t'attend dans la salle d'attente. J'ai refusé de le faire entrer avant ton arrivée.
- Parfait. dis-je en me relevant. J'arrive immédiatement. continuais-je en me mettant en route vers la sortie.
- Je le préviens. me répondit-elle.
- A tout de suite.
- Au fait, Seth t'attends avec impatience.
- Dis-lui aussi que j'arrive.
- A bientôt, ma sœur.
- Oui, c'est ça. dis-je en souriant doucement avant de raccrocher.
Je regardais droit devant moi et me dirigeais vers la voiture que j'avais garée à deux patelins du cimetière. Un magnifique WV Passat Coupé Noire avec vitre teintée. Le top du top. J'aime cette voiture pour sa forme, il n'y en a pas de meilleure au monde. Je sors la clé de ma poche et ouvre la portière du véhicule, provoquant automatiquement l'ouverture de la voiture. Je m'installe au volant et referme la porte. J'insère la clé dans le contact et lance le moteur. Le plafonnier s'éteint avant que j'enclenche la marche arrière et sors de l'emplacement où se trouve ma voiture. Maintenant, direction le siège de la Brandon-Swan International Finance. Je me perdais dans mes pensées tout en roulant sur la route.
Je freinais à un feu rouge. Je décidais de prendre le temps de réfléchir à cette personne dont Alice m'a parlé. J'avais beau tourner et retourner toutes les possibilités dans ma tête, je ne trouvais pas de quoi il s'agissait. Je restais dans mes pensées, mon regard fixé sur le feu dont j'attendais qu'il passait au vert afin de pouvoir reprendre ma route. Soudainement, un boum me fit sortir de mes pensées et me fit basculer vers le pare-brise. J'ai eu beaucoup de chance que ma ceinture me retenant et que l'airbag s'est déclenché sinon, j'étais dans le décor si pas six pieds sous terre.
Je me redresse et aperçois un camion qui était rentré dans l'avant de ma voiture. Une colère noire s'empara de moi, pourtant calme d'habitude. Non, cela en était de trop. Je vérifiais le feu et remarquais qu'il était toujours rouge. Donc, non, je n'avais pas loupé le feu et en plus, j'étais sur la bonne bande. Je mis mes feux de détresse et sortit de la voiture furax. Je me dirigeais vers le conducteur du camion, voyant malgré tout son sourire désolé. Non, il ne pouvait pas être désolé, il savait pertinemment qu'il m'avait entré dedans. Qu'il ne me sorte pas qu'il ne m'avait pas vu, une voiture noire comme la mienne, ça ne passe pas inaperçu.
- Madame, vous allez bien ? demande une voix derrière moi.
- Merveilleusement bien, si ce n'est la colère. répondis-je d'une voix cassante.
- Oups, excusez-moi, Madame. se reprit le jeune homme.
- Mais, excusez-moi… demandais-je, changeant de ton aussitôt. Avez-vous été témoin de l'accident ? Que je n'étais pas en tort ?
- Point du tout, mademoiselle ! Je témoignerais volontiers si telle est votre question cachée. me répond l'homme avec un sourire en coin. Au fait, je m'appelle Mike Newton.
- Enchantée, Monsieur Newton. Mais me permettez-vous ? J'ai un camionneur à engueuler.
- Je vous en prie. dit-il avec un rire.
Je me retournais vers le camion qui était toujours dans ma voiture. Je me dirigeais vers l'homme qui se débattait avec sa ceinture pour sortir du camion. Je toquais à la vitre pourtant trop haute pour moi. Comme quoi, la colère peut parfois faire des miracles… L'homme tourna la tête vers moi et me regarda d'abord avec un regard noir avant de me reconnaître et de le transformer en regard désolé. Mais j'en avais que faire de ses excuses. Je lui fis signe de descendre immédiatement. Visiblement, l'homme n'avait pas l'habitude de recevoir des ordres vu qu'il rechigna un moment sur le fait que je me montrais autoritaire par rapport à lui… C'est après un bon moment que je pris pour une éternité que L'homme descendit. A ce que j'ai pu voir sur sa salopette, il s'appelait Caïus Volturi. Bizarrement, ce nom me disait quelque chose. Mais je n'avais pas la tête à cela pour le moment.
- Madame, je vous présente mes excuses. commança-t-il avant d'être interrompu.
- Je n'ai que faire de vos excuses ! J'espère que vous avez une bonne excuse à me donner pour m'être rentrée dedans !
- J'ai glissé, madame… répondit-il avant d'être à nouveau interrompu !
- Menteur ! Il n'a pas plu depuis des lustres ! Comment voulez-vous que ce sol soit mouillé ? criais-je, en dehors de moi.
- Madame…
- Non ! J'espère que vous avez une bonne assurance… menaçais-je en murmurant.
- Bien sûr… L'assurance de la compagnie va vous payer les frais de la réparation…
- Ou plutôt une nouvelle voiture. Car dans cet état, j'ai bien peur qu'elle soit classée aussitôt, vite fait, bien fait. répliquais-je cassante.
- Bien sûr, madame. Laissez-moi votre adresse où vous joindre ainsi qu'un numéro de téléphone, mon directeur s'arrangera avec vous…
- J'espère bien ! répliquais-je.
Je retournais dans la voiture que je n'allais plus voir pour aller dans la boite à gants chercher un carte de visite que je tendis au monsieur. Je ne saluais même pas ce personnage qui ne savait que mentir. Cependant, son nom de famille, Volturi, me trottait dans la tête… Il me disait quelque chose, mais quoi ? C'est à ce moment que je me rendis compte que je ne saurais jamais me rendre au siège de la société. Je me tourne vers la foule qui s'était accumulée autour de l'accident. Et je revois Mike qui me sourit. Je me dirige vers lui, agrandissant encore plus son sourire. Je lui demande s'il veut bien me conduire à mon travail, étant donné que je n'avais plus de véhicule. Je n'attendais même pas que le dépanneur soit là, je sais d'office que ce sera un ami qui viendra pour la reprendre. De toute façon, il y avait ma plaque d'immatriculation donc, cela ne posait pas de problème.
Mike s'annonçait être de charmante compagnie. Un peu pot-de-colle mais de bonne compagnie. Je prenais un plaisir à discuter avec lui de tout et de rien. J'arrivais devant le siège quand je sortis avec un éclat de rire et un « au revoir » lancé à la va-vite. Je me dirigeais vers la porte d'entrée que je franchis en commençant à me débarrasser de mon manteau. Je regardais ma montre avant de remarquer que j'étais en retard de dix minutes. Foutu accident ! Je lançais un sourire à Angela qui occupait le poste de réception et partagea deux mots avec elle avant de me diriger vers l'ascenseur pour monter à l'étage directorial. Je me reperdais dans mes pensées pendant la montée avant d'entendre le « Ding ! » annonçant que j'étais arrivée à mon étage. Je sortis de l'ascenseur et rencontre Alice sur le chemin de mon bureau.
- Bella ! s'exclama Alice. J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose !
- Il m'est en effet arrivé quelque chose… soufflais-je dans un souffle.
- Hum… fit-elle, pensive. Tu me diras cela à la pause.
- Si tu veux ! dis-je en haussant les épaules. Maintenant, j'aimerais récupérer le temps perdu, si tu veux bien.
- Bien sûr ! Viens, ton client t'attend. J'ai eu la gentillesse de le faire entrer dans notre bureau, sachant que tu allais arriver bientôt…
- Parfait. Je te suis. dis-je avant d'éclater de rire.
Je suivis Alice jusqu'au bout du couloir, échangeant de petite nouvelle sans grande importance. En cours de chemin, je vis Seth et l'étreignis dans mes bras. Je n'eu pas plus de temps, voyant une Alice qui trépignait d'impatience. J'éclate de rire et dit à Seth que je le verrais plus tard. Ce dernier me répond par un sourire. Je suivis Alice et entrais dans le bureau avant d'être stupéfiée et paralysée sur place.
