Chers Lecteurs,
D'abord, je suis désolée d'avoir mis tant de temps avant de poster la suite, mais j'attendais que quelqu'un manifeste un quelconque intérêt pour ma fic, je m'adresse donc plus particulièrement à toi : Tinkerbell Snape (héhé !). J'espère que cette suite correspondra à vos attentes et n'hésite pas à « reviewer » pour me donner vos impressions. Voilà, j'ai re-regardé The Covenant pour me remettre les idées au clair, donc voilà.
Bonne lecture !
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Quelques mois plus tard.
A Ipswich Massachusetts, les saisons avaient suivis leurs cours effaçant des mémoires les évènements tragiques de l'automne, et les jeunes gens de la région avaient repris le cours de leurs vies. Les choses n'avaient guère changés pour la Bande, seul Caleb semblait avoir pris de la distance, son comportement était plus froid et il ne semblait pas affecté par la folie que son pouvoir aurait dû créer en lui. Il marchait d'un pas décidé en direction du bureau de la conseillère d'orientation pour discuter de son choix pour l'université, il n'était pas encore fixé mais se souvint qu'il avait vaguement évoqué le sujet avec Sarah, avant que… les mots butèrent dans son esprit, et un violent pincement au cœur le fit se redresser. Au même moment, une main amicale le frappa à l'épaule et lui demanda d'un ton jovial :
« Hey Caleb ! Tu vas où d'un pas si décidé ? »
Les yeux de Caleb roulèrent vers son ami et il lui répondit d'un ton monocorde :
« Je vais voir la conseillère d'orientation. Elle m'a convoqué pour parler de mon choix universitaire. »
Pogue ricana légèrement avant d'ajouter, caustique :
« Quel sérieux Caleb ! Dis-moi, le nouveau but de ta vie c'est d'être canoniser ou quelque chose du genre ? »
Caleb ne releva pas, Pogue essayait depuis des mois de le faire sortir de ses gonds sans résultats. Face à l'absence de réaction de Caleb, Pogue explosa :
« Mais putain Caleb ! Qu'est-ce qui t'arrives ?! Tu nous fais quoi depuis l'automne j'ai l'impression d'être en
face de quelqu'un qui est cérébralement mort ! On est ami depuis l'enfance, mais là, j'en ai assez de te voir déambuler comme une âme en peine ! Ressaisis-toi, merde ! Sarah est morte, et c'est pas en restant amorphe que tu vas pouvoir y changer grand chose ! »
Cela faisait des mois que Pogue espérait que Caleb arrive à prendre le dessus, mais s'en était trop pour lui. Caleb resta stoïque face à la colère Pogue, et tourna les talons.
Il avait beau être jeune, le souvenir de Sarah restait toujours très vivace. Il gardait la tête baissé, les mains profondément enfoncés dans la veste de son uniforme, les yeux fixés sur le bout de ses chaussures.
Il avait l'esprit totalement ailleurs, et alors qu'il tournait dans l'angle du couloir des salles de cours pour rejoindre celui des bureaux de l'administration, il heurta violemment quelqu'un. Il entendit vaguement le bruit sourd de livres qui tombent sur le sol.
Il se ressaisit, et il regarda la personne qui était accroupie sur le sol et ramassait rageusement ses livres et ses feuilles éparpillés sur le sol, il l'entendit marmonner :
« C'est pas possible, personne regarde devant lui dans cette foutue école ! »
C'était une fille aux longs cheveux noirs et lisses comme l'aile d'un corbeau. Elle remit une mèche derrière son oreille et il remarqua qu'elle avait des yeux gris pâle et une peau diaphane. Il retrouva sa contenance et s'accroupit en face d'elle et commença à l'aider à ramasser :
« Désolé, je t'avais pas vu »
Elle ne leva même pas la tête, et répondit sèchement :
« Y'a pas de mal, j'ai l'habitude. »
Ils se redressèrent simultanément, et elle se décida à lever son regard vers lui. Elle ne marqua pas cette espèce d'expression qu'ont les chiens qui salivent devant une belle pièce de viande, elle se contenta de le toisait avec mépris avant de le contourner en marmonnant un vague : « Merci ! »
Caleb haussa un sourcil, surpris. Il réfléchis une seconde pour essayer de se souvenir s'il l'avait vu auparavant, mais il se dit qu'il aurait sans doute remarquer une fille avec des yeux pareils. Il haussa les épaules en se disant qu'après tout il s'en fichait, et traversa le couloir au pas de course.
Lily Bates était nouvelle à Spencer, et elle ne cherchait pas à se faire des amis, son but était de réussir son année et d'être admise à Yale, le reste n'avait que peu ou pas d'importance. Elle s'engouffra dans la bibliothèque et s'assit dans le coin le plus tranquille même si la bibliothèque était presque déserte. Elle jeta un regard furtif, à droite et à gauche, puis retira un vieux livre relié en cuir de la pile qu'elle tenait dans ses bras. C'était un très vieux livre, un livre de magie et elle s'en serait voulu que l'énergumène qui l'avait percuté de plein fouet, le trouve surtout qu'il semblait faire parti de la « noblesse » de Spencer. Cela devait être lui, le fameux Aaron dont lui avait rebattu les oreilles sa camarade de chambre un « parfait connard » selon elle. Elle commença à le feuilleter fébrilement, l'excitation palpable de toucher des siècles de savoir…Et la seconde raison qui avait motivé sa venue à Spencer.
