Hello tout le monde ! Merci pour vos review et favoris ! Peneloo, tu es parfaite. :)
Maybe you're gonna be the one that saves me
POV SHERLOCK
« Votre métier ? » Répète le blond avec une moue incrédule.
« Oui. Comme vous avez pu le constater sur notre site internet, notre travail consiste à analyser nos congénères afin d'en savoir plus sur eux que quiconque, » j'éclaire sans entrain.
« Mais… comment savez-vous que je suis allé sur votre site ? »
« La science de la déduction n'est pas une pure invention comme vous vous plaisez à le croire, Watson, » réponds-je, un brin satisfait devant sa mine étonnée, embarrassé.
Le blond se gratte légèrement l'arrière de la nuque avant de blaguer :
« Ça doit être pratique pour les ragots. »
« En effet, » souris-je.
On toque à la porte. Le masque glacé d'une indifférence cruelle, amère que j'avais délaissé le temps d'un rien prend place sur mes traits comme je lance :
« Entrez. »
Anthea fait irruption dans la pièce, ses talons aiguilles rencontrant le parquet dans un bruit sec. Sa longue jupe noire plissée volette avec grâce à chacun de ses mouvement et une expression presque aussi morne que la mienne peint son visage fin, élégant, alors qu'elle dépose sur mon bureau un plateau en argent contenant deux tasses de café fumantes.
« Ce sera tout ? » S'enquiert-elle, aussi énergique qu'une enfant morte.
« Oui, » j'affirme.
Sans un mot, elle se retire, le bruit de ses éléments de torture de treize centimètres frappant en rythme contre mes tympans.
« Elle respire la joie de vivre cette femme ! » S'exclame Watson, roulant des yeux dès que la porte se referme sur la brune.
J'ai un sourire hésitant, nouveau-né sur un visage qui n'exprime jamais qu'une amertume déroutante. Tout ceci devient de plus en plus surprenant. Cet homme n'a strictement rien de particulier. La trentaine, vétéran, affublé d'un syndrome de stress post-traumatique. Banal. Beau, certes mais pas plus qu'un autre. Et pourtant, il parvient à m'amuser de façon si involontaire que cela en devient idiot. Le blond se saisit de sa tasse, le regard ailleurs, il boit une gorgée distraitement et se brûle la langue avant de reposer son café, grimaçant. Voyez ? C'est stupide, digne d'un garçon de cinq ans. Pourtant, cela m'amuse.
« Bien, » je reprends. « Et si l'on se mettait au travail ? »
« Oui, » approuve le blond comme il s'empare de sa mallette confiant, extrêmement professionnel.
« Pas ce travail-là, » fais-je, balayant son geste d'une main.
Watson stoppe tout mouvement et me couvre d'un regard on ne peut plus surpris.
« De quoi s'agit-il dans ce cas ? »
« Racontez-moi votre vie à Cardiff. Je n'y suis jamais allé, » je lance, mes iris négligemment posés sur lui, les lèvres trempées dans ma propre tasse.
« Allons, vous pourriez tout deviner d'un coup d'œil ! » Rit-il légèrement, ses muscles se relaxant, son visage tendu par le stress, à présent calme et serein.
« Assurément mais ce ne serait pas drôle, » réponds-je, un sourire en coin.
Le blond m'examine longuement du regard. Je sais que je le mets à l'aise. Je fais tout pour. Le vrombissement régulier de mon ordinateur remplit le silence. L'ex-soldat finit par se gratter la nuque, haussant des épaules.
« D'accord. Mais j'avoue que je ne vois pas vraiment par où commencer. »
« Eh bien, commencez par me dire ce qui est arrivé à votre veste. »
Le docteur paraît d'abord surpris devant le fait que je connaisse l'existence de cette veste soigneusement cachée dans sa mallette, puis il semble s'en accoutumer avec nonchalance. Il sourit tout en s'exclamant :
« Alors ça ! C'est une aventure des plus grotesques ! –le blond frappe dans ses mains apparemment ravi de partager sa mésaventure.- Figurez-vous que je me suis fait attaquer par un chien ! Enfin, un chien, c'est de cette façon que l'appelait son maître. "Ma petite bête à moi ? Vous attaquer ? Ma pauvre Estelle ?" Tu parles, c'était un monstre ! »
Un grand sourire fend mon visage alors que cela semble n'être que le début de son récit. Adolescent, il m'était difficile de m'émouvoir, de rire encore plus. En grandissant, ce fait a nettement empiré. Au jour d'aujourd'hui, je ne me réjouis uniquement que d'un meurtre et encore faut-il qu'il soit vraiment impressionnant.
« Racontez-moi, racontez-moi, » j'encourage d'une voix chaude, méconnaissable à mes oreilles.
Le blond est tout aussi amusé que moi lorsqu'il se lance :
« Je devais venir vous voir. Mais je m'étais réveillé en retard parce que mon réveil de malheur n'a pas sonné. Cependant, rien d'étonnant à cela puisque j'avais oublié de l'enclencher la veille… Je me mets donc à courir à une vitesse discutable, mort de faim, à peine réveillé. Seigneur, c'était affreux ! En chemin, je m'arrête pour acheter un sandwich au taquet et tout ça. Le panini en poche, je reprends ma route aussi sec et c'est arrivé à un feu que je le vois. Un gigantesque chien ! Du genre pitbull modifié génétiquement. Au début, je ne fais pas cas de sa présence. Puis cette immonde chose approche sa grosse tête de mon flanc, ou plus précisément de ma poche. Mais moi, tout à ma panique, je n'ai pas compris que c'est ce fichu pain qu'elle voulait ! Jesus. Cette bête bavait et inspirait la moitié de l'oxygène présent au Royaume-Uni. Je suis un homme, un ancien soldat qui plus est mais bon sang, cette chose me faisait peur ! J'ai commencé à reculer gentiment et en moins de temps qu'il ne faut pour dire "arrêt cardiaque", je détalais comme un lapin et avec ce Godzilla à mes trousses s'il vous plaît ! »
C'est le moment que je choisis pour éclater de rire, impossible de me retenir plus longtemps. Comment peut-on être aussi… aussi quoi d'ailleurs ? Je n'ai jamais rien entendu d'aussi extravaguant.
« Continuez… haha. Continuez, je vous en prie hahaha. »
Le rire du blond se joint au mien alors qu'il poursuit entre deux hoquets, hilare :
« J'allais escalader une statue de la reine pour mettre un peu de distance entre moi et sa mâchoire quand Estelle a attrapé le côté droit de ma veste dans sa gueule. J'en ai hurlé de peur ! Une de ses satanées dents avait frôlé ma hanche ! Je suis sorti de cette veste avec une de ces vitesses ! Bien sûr, le propriétaire du mangeur d'homme arrive et me blâme pour avoir couru et tout ça. Son chien était en train de manger ma veste et ce bonhomme avait des reproches à me faire ? Si j'avais eu mon arme de service sous la main, cette chienne aurait entendu parler de moi. »
« Vous ne l'auriez pas tuée, » souris-je une fois calmé.
« Non, bien sûr ! » Refuse le blond. « Mais sur le moment, ça m'en a vraiment foutu un coup… »
Il s'empare de sa mallette, sort le vêtement et le tend devant mes yeux surpris qui ne tardent pas à se remplir de larmes tant j'essaie en vain de ne pas partir dans un autre fou rire. Mes épaules sont bientôt secouées par de vives petites secousses et je finis par me laisser aller à un grand rire. J'en ai mal au ventre. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir rire autant en une seule journée, pire en une matinée. Il m'est même difficile de le croire alors que je le vis en cet instant.
« Je… ne me moque pas de… vous ! » Eclaircis-je entre deux hoquets. « C'est juste vraiment… trop ! »
« Ne vous en faites pas, » sourit le blond. « Vous êtes bien le premier à rire de ces choses-là. Si mon patron venait à apprendre cette histoire, il en pleurerait. »
« C'est un idiot, » fais-je, essuyant mes yeux humides.
Je peine à croire que c'étaient mes éclats de rire qui remplissaient la salle il y a quelques secondes à peine. C'est impensable et pourtant… Ce nouveau sentiment m'attire, je l'avoue. Il est si… enivrant.
« Watson, j'ai conscience de vous faire une requête incongrue mais racontez m'en plus, » je demande, ivre de ce sentiment, avide devant cette sorcellerie merveilleuse qu'est l'acte même de me faire rire aux larmes.
« Oh cela ne me gêne pas ! Pour une fois que je peux en parler sans que l'on me prenne pour un écervelé… Et puis, j'aime bien vous entendre rire, c'est étrange mais votre rire raisonne bizarrement comme si c'était la première fois que ça vous arrivait. »
Si seulement il savait. Je l'encourage d'un geste de la main et il se lance dans un long récit ponctué de fous-rires infatigables. Nous longeons son enfance, la fois où il avait failli se noyer dans deux centimètres d'eau, où il avait voulu voler des bonbons et avait fini par s'enfermer dans la remise du confiseur (celui-ci partit en week-end sans se douter de rien), quand il avait renversé l'urne conservant les cendres de sa grand-mère et pour faire le change, l'avait remplie de Smarties (l'urne repose encore au-dessus de la cheminé, remplie de confiseries). J'en ai des crampes et j'ai manqué de mourir asphyxié à maintes reprise. C'est si étrange. J'ignorais pouvoir faire ce genre de chose. Rire.
« Alors moi je lui crie dessus, paranoïaque : "Vous n'êtes pas Indiana Jones !" Bon Dieu ! J'avais tellement bu ce jour-là ! Non sans parler du fait que mon stupide meilleur ami m'avait donné les antidépresseurs de sa tante en prétendant que c'était de l'aspirine. À l'ouest comme pas deux, je monte sur un banc en mimant des bruits de fouet et à chaque tentative du policier pour me faire descendre de là, j'appelais, hurlant tout azimut : "Indiana ! Indiana !" »
Je me plie sur moi-même, tenant mes côtes tant elles sont douloureuses, riant à m'en faire pleurer. J'ignore s'il persiste encore une trace d'air dans mes poumons mais il est inconcevable de seulement penser à arrêter. J'en ai les joues brûlantes, le souffle court. Le regard du blond est posé sur moi et lui ce n'est pas cette anecdote qui l'amuse mais ma simple vue et le son si étrange qu'est mon rire.
« Seigneur ! Je n'ai jamais autant ri de toute mon existence, » j'avoue une fois calmé. « Donnez-moi donc ces formulaires de commande. Je vais vous les acheter ces photocopieuses. »
« Vous n'êtes pas obligé, vous savez, » rigole le blond, l'air totalement détendu, les premiers boutons de sa chemise ouverts durant son récit laissant entrevoir ses clavicules.
Le soleil baigne la pièce de cette lumière chaude et vive qui m'a toujours repoussé. Néanmoins, je ne peux que me plier devant la beauté qu'elle accorde à cet instant, inutile, sans valeur.
« Peut-être mais je le veux, » souris-je.
L'ex-soldat s'empare des documents d'une mine légère.
« Je vous remercie pour cette matinée des plus ravissantes, » dis-je, penché sur le bon de commande, remplissant les espaces vides d'une écriture élancée aussi lisible qu'une ordonnance.
« Moi de même, » agrémente le blond.
L'air est lourd, une canicule fiévreuse s'annonce cet été. Il semble que Londres d'ordinaire doux refuge humide et gris ait également été victime de ce fléau. J'aligne soigneusement les pages noircies et les rends au docteur. Celui-ci consulte brièvement le document avant de s'étonner :
« Êtes-vous certain d'avoir besoin d'une telle quantité de machines ? »
« Certain, » j'approuve, me levant afin de prendre dans la mienne, sa main en un salut bref. « Ce fut un réel plaisir. J'espère avoir un jour la chance de vous revoir.»
« Merci de m'avoir accordé une entrevue. Je serais également heureux de vous rencontrer à nouveau, si l'occasion se présente. Au revoir monsieur Holmes. »
« Sherlock, » je corrige négligemment.
Watson me sourit en réponse, hochant la tête si naturellement qu'il semblerait que ce ne soit qu'un tic nerveux. Il glisse une main sur son front perlé de sueur, saisit sa mallette et quitte la pièce dans un dernier au revoir. Quelques instants s'écoulent avant que je ne me décide à reprendre mon siège. Quelque part un moineau se tue à s'égosiller, je me saisis de mon paquet de cigarettes la tête vide, le souvenir de mes éclats de rires pour seul compagnie.
« Anthea ? » J'appelle au téléphone, une Marlboro serrée entre mes dents.
« Oui monsieur ? » Siffle la secrétaire d'une voix sinistre, aussi basse qu'un murmure.
« Faites savoir à la municipalité que nous leur faisons don de cent cinquante photocopieuses. »
« Bien. Ce sera tout ? »
« Oui, » j'approuve, une langue de fumée s'échappant de mes lèvres entrouvertes.
La brune raccroche sans plus de cérémonie et je reste au bout du fil à écouter une tonalité répétitive, ennuyeuse, mortifiante.
XXX
POV JOHN
« Cent cinquante ? »
« Oui monsieur, » j'acquiesce, ravi devant sa surprise.
Powers est à son bureau, le bon de commande de The Science of deduction entre les mains. Il siffle d'admiration, ses cheveux lui tombent sur le front quand il hoche vivement la tête, satisfait au possible.
« Watson ! Watson je vous félicite ! C'est extraordinaire ! Cent cinquante ! »
« Merci. Je n'ai fait que mon travail, » j'assure, faussement modeste.
« Allons ! Pas de ça entre nous ! Vous venez de battre le record de vente de cette chère Donovan, il y a de quoi danser la gigue ! » S'exclame-t-il, sortant une petite bouteille de whisky d'un tiroir.
Joyeux, il m'invite à prendre place en face de lui comme il me sert un verre. La grande pièce est soigneusement préservée dans l'obscurité à l'aide de grands rideaux épais recouvrant toutes les façades vitrées, leurs couleurs mauves embrassant subtilement les murs, ainsi que le contenu du bureau. Le climatiseur est enclenché mais un ventilateur repose tout de même à nos côtés, tournant lascivement sur un angle qui assure une fraîcheur sans pareille à Carl et à moi-même. Ses bourrasques artificielles soulèvent le bord des dossiers, mettent les feuilles libres en lévitation. Une d'entre elles n'est autre que le bon de commande de monsieur Holmes… Sherlock, son écriture penchée, étirée à outrance accroche mon regard le temps d'un instant avant de s'évanouir dans la paperasse environnante.
« À la vente du mois ! » Lance gaiement Carl, levant son verre avec enthousiasme.
« À la vente du mois ! » Souris-je, m'emparant de mon verre afin de l'entrechoquer avec le sien.
Je n'aurais jamais cru, même dans mes rêves les plus fous, participer un jour au célèbre rituel de la vente du mois. Et tout ça en une fois ! Grâce à une seule et unique vente ! Je ne pourrais jamais assez remercier ce Sherlock Holmes. Sans lui, Powers m'aurait sans doute mis à la porte… L'après-midi est largement entamée mais dans cette obscurité étrangement violacée et après deux verres d'alcool (le plus bon que j'aie jamais bu), j'ai l'impression d'être au crépuscule d'un univers alternatif, balayé de doux courants d'air. Carl et moi sommes en chemise, manches retroussées, riant d'un sujet qui m'échappe, penchés l'un sur l'autre dans une complicité reposant uniquement sur notre début d'ivresse. Aucunes questions ou réflexions ne traversent mon esprit. Nous rions, fumons le cigare, buvons avec une légèreté étonnante et secrètement, je comprends pour quelle raison tout le monde rêve d'accomplir la vente du mois. Il n'y a rien de plus reposant, de plus glorifiant que d'être assis en face de Carl Powers à moitié ivre alors que celui-ci vous congratule, vous félicite et vous remercie d'être juste… là.
C'est totalement saoul que je quitte le bureau du blond. Celui-ci n'est pas dans un meilleur état mais c'est avec amitié qu'il me tape dans le dos, rejoignant Donovan d'un pas titubant afin que la brune daigne le ramener chez lui. La nuit est imposante, chaude, humide, étincelante. Je savoure sa beauté à la manière d'un homme saoul, la tête renversée vers les étoiles, un sourire merveilleux aux lèvres. J'aimerais ne pas avoir à rentrer dans mon petit appartement, vide, sentant le renfermé et le célibat. Je vais assurément y mourir de chaud, si je parviens bien sûr à retrouver ma rue… Mes jambes se meuvent, indifférentes à mon bon vouloir et chancelant, je m'appuie dos au mur, mon sourire béat bien en place.
« Miiike ! Micky, Mike ! » J'appelle après avoir composé le numéro du brun.
« John ? T'es bourré ? » S'étonne-t-il à l'autre bout du fil.
« Je l'ai fait ! Le rituel ! » Je m'exclame pour toute réponse.
« Vraiment ? Oh mon gars, c'est génial ! Donc t'es vraiment bourré ! »
« Laisse-moi avec ça… » Je soupire, une main lasse dans les cheveux.
« T'es encore au bureau ? »
« Oui, à l'entrée. »
« Bouge pas vieux, j'arrive,» déclare le brun qui est, je le sais, en train de sourire.
Une poignée de minutes s'écoulent. Bien évidemment, ce que je pense être une poignée de minutes pourrait être quelques secondes voire des heures que je ne verrais aucune différence. La lune. Je n'ai d'yeux que pour elle. Bon sang, elle brille si fort, éclairant tout sur son passage. Sous sa lumière même le plus malhonnête de tous, le plus laid et vil devient juste et bon. Je suis tout à ma contemplation de l'astre lunaire lorsque Mike Stamford fait irruption dans mon champ de vision aussi gai que la progéniture d'un multimilliardaire.
« Whoa ! Tu es sacrément cuit ! » S'exclame-t-il après m'avoir attentivement examiné du regard.
« Je ne suis pas saoul, » je mens, par habitude, il m'est toujours difficile d'admettre mon ivresse.
« Cool alors ! » Se réjouit derechef le brun, entourant mes épaules de son bras. « Es-tu déjà allé à Copacabana ? »
J'ai les joues brûlantes, le bord des images est adouci, comme flou et le moindre mouvement de ma part équivaut à un tourbillon de sensations diverses.
« Non, » j'admets, sincère.
« Alors, allons-y Alonzo ! » S'écrie-t-il avant de m'entraîner à sa suite.
En moins de temps qu'il ne faut pour dire « Mojito», je me retrouve dans une file indienne, les mains d'un étranger posées sur les hanches et mes propres mains tenant fermement la taille d'un tiers alors que l'on chante tous d'une voix atroce mais néanmoins déterminée : « At the Copa ! Copacabana ! The hottest spot north of Havana ! »
Et voilà ! Laissez-moi une petit mot si ça vous à plus ! ;)
Bisous
A.
