Attention, il est question d'abus domestiques dans ce drabble, âmes sensibles s'abstenir :o
La première fois, il avait pleuré, crié, prié pour que ça s'arrête, et s'était réfugié dans l'inconscience. Enfant, il avait subi le poids d'être l'héritier d'un dojo sacré. Cela avait continué jusqu'à l'obtention de son armure, mais jamais la fierté ornant le regard de son grand-père ne saurait effacer les coups qu'il lui a donné sous couvert d'éducation. Il avait appris à rester stoïque face au fouet, à cacher ses blessures et surtout, à enchaîner les nuits blanches à les panser. Et, en s'assurant chaque jour de tout faire pour qu'il n'y ait aucune raison de les subir à nouveau.
Alors il est jaloux, lorsqu'il voit Ryo exposer le reste de ses brûlures à tous, déclarant que ça fait partie de lui. Il sait que chacun a le choix de parler de ses blessures ou non, et retrouvant sa gêne dans le regard de son aîné, il avait choisi lui aussi de se taire, car il ne voyait pas ce que ça changerait. Maintenant, ni sa mère, ni son grand-père n'oseraient encore lever la main sur lui, c'était le plus important. Ça, et retenir ses instincts quand Shu ou Touma frappaient amicalement son dos en toute innocence...enfin ignorance.
