MERCI MERCI MERCI
Ohlalalala votre enthousiasme me fait vraiment très plaisir!
lena, Iris59, mag = merci pour vos reviews :-p
Bébé et Katy = vous n'avez encore rien vu! Les ennuis ne font que commencer ;-p
Béatrice = orgasmique... MDRRR c'est bien l'adjectif le plus adapté pour ce chapitre!
Sur ces belles paroles, bonne lecture!
Pour la musique c'est Highway to hell de ACDC
Chapitre 2
Highway to hell
Le chauffeur m'attendait toujours en bas de l'immeuble. Je grimpais donc à nouveau dans la magnifique voiture des Cullen. Lorsque j'étais arrivée aux Etats-Unis, j'avais choisi Chicago par rapport au Daily News mais la grosse pomme exerçait depuis toujours une fascination intense sur moi. Je découvrais pour la première fois les quartiers chics de New York qui bordaient Central Park. Je me demandais bien ce que j'allais trouver là-bas.
Au détour d'un virage, j'aperçus la grille discrète et particulièrement sobre qui permettait d'accéder à la propriété. Une fois à l'intérieur, je tombai immédiatement sous le charme de l'immense bâtisse qui s'offrait à moi et qui était tout à fait représentative du style newyorkais : des briques rouges, des bordures de fenêtres blanches et du lierre qui courait sur les parois. Elle avait un cachet indéniable et devait receler bien plus de trésors de l'autre côté.
Je me sentais toute petite d'un coup, avec mes bagages sur le pas de la porte. Une femme d'une soixantaine d'années tout en rondeur vint m'accueillir.
Bonjour, vous devez être Mlle Swann ? Enchantée, je m'appelle Sue, je suis la gouvernante de cette maison. Suivez-moi, nous allons ranger vos affaires.
Son visage respirait la bonté et je répondis avec soulagement à ce sourire qui semblait sincère, avant de la suivre dans le hall. Mon regard d'enquêtrice repéra tout de suite une pièce qu'il me faudrait explorer plus tard. Mais je me laissais malgré tout gagner par la beauté des lieux, le charme discret d'un luxe présent mais pas ostentatoire. Je remarquais quelques toiles de maîtres et des sculptures tout aussi précieuses qui trônaient dans un décor très chic. Le tout était un peu froid mais sans aucun mauvais goût, un style moderne et épuré qui contrastait avec le charme ancien de l'architecture extérieure.
Ma chambre était à l'étage, spacieuse avec un balcon qui donnait sur le jardin que je n'avais pas encore découvert. Il me semblait avoir aperçu une immense terrasse et une piscine couverte.
Et bien… C'est juste incroyable comme cadre de vie… Et dire que je vais être là pendant un an.
L'angoisse de voir la situation se préciser commençait à monter sournoisement en moi. Et si je n'étais pas à la hauteur ? Et si je me plantais lamentablement ? C'est vrai, après tout, je n'avais rien préparé, j'avais été lâchée là avec mon inexpérience…
La douce voix de Sue me sortit de ma réflexion.
« Vous voulez manger quelque chose ? »
Mon ventre gargouillant répondit à ma place.
Gênée, j'acquiesçais alors qu'elle éclata de rire.
« Alors le voyage n'a pas été trop long ? »
« Non, finalement, c'était rapide. »
« Rosalie m'a appelée pour me prévenir de votre arrivée. Vous venez de Londres, c'est bien ça ? Et c'est la première fois que vous venez ici ? »
« Oui, j'avoue que c'est magnifique. »
« Et encore vous n'avez rien vu » me dit-elle avec un clin d'œil
Je remarquais une splendide jeune femme qui descendait les escaliers, lunettes de soleil noires sur les yeux et peignoir blanc hors de prix sur le dos. Sans un regard pour moi, elle alla embrasser Sue avant de s'installer à table devant un brunch gargantuesque.
« Bonjour Alice ! »
« Bonjour Sue… Je suis exténuée ! »
« Il est 14h00 mademoiselle ! C'est pas une heure pour se réveiller. »
Elle lui tira la langue et se servit un grand verre de jus d'orange.
« Au fait, je te présente Bella, tu sais Rosalie t'as parlée d'elle. »
Elle posa ses deux coudes sur la table et me fixa à travers ses verres fumés.
« Ah oui, la baby-sitter » dit elle d'un ton plein mépris
Ca commence bien.
« Alice ne soit pas impolie s'il te plaît »
Elle haussa les épaules avec dédain et grignota un morceau de pamplemousse.
Sue me jeta un regard encourageant avant de retourner vaquer à ses occupations.
Un silence pesant commençait à s'installer entre nous deux. Je tentais un sourire timide mais je me heurtais au mur des verres fumés. La pimbêche sembla soudain se rappeler ma présence puisqu'elle se tourna vers moi en faisant glisser ses lunettes sur son nez. Une magnifique paire d'yeux mordorés me fixaient durement.
« Ecoute-moi bien Bella. Je n'ai aucune envie d'avoir quelqu'un dans les pattes pendant mes vacances. Ce n'est pas contre toi. Alors on va faire semblant de se supporter devant les témoins mais en dehors je ne veux pas entendre parler de toi. J'espère que c'est clair ? »
Je déglutis et acquiesçais rapidement.
Cette histoire n'allait pas être simple.
Le déjeuner se termina dans le silence, rythmé par le cliquetis des ongles d'Alice sur le clavier de son téléphone portable. Pas mécontente d'avoir fini plus tôt, je quittais la table précipitamment pour me réfugier dans ma chambre. Après tout, Rosalie m'avait prévenue, c'était une insupportable peste. Mais j'allais devoir faire avec. J'étais censée la remettre dans le droit chemin, enfin c'était cette mission qui justifiait ma présence ici… Pas de panique… De toute façon, maintenant que tu es là, autant essayer de mettre à profit ce séjour pour creuser un peu… Mais avant toute chose, il fallait que je me change les idées. Tout était allé un peu vite pour moi. Je saisi mon sac à main pour aller faire un tour dans New York. J'avais besoin de prendre l'air. La ville était telle que je l'imaginais et telle que je l'avais aperçue dans les séries télévisées. J'adorais déjà cet endroit et j'espérais bien en profiter le plus possible.
Le dîner était servi à 19h00, je rentrais donc un peu plus tôt, prendre une douche. Je jetais un coup d'œil circulaire dans ce qu'ils appelaient modestement ma chambre. Le mot « suite » aurait été plus approprié. Un coin salon devant une cheminée en marbre, qui semblait ne pas avoir fonctionnée depuis plusieurs années. Un immense lit et un balcon avec une vue imprenable. Le tout était décoré dans des tons clairs. J'allais me sentir bien ici.
Ne t'habitue pas trop à tout ça, tu n'es que de passage et vu comme ça se présente cela risque d'être plutôt rapide !
Il y avait un jardin relativement grand. C'était juste hallucinant de découvrir une telle surface au cœur de New York. Mais entre la richesse personnelle des Cullen, vieille famille irlandaise, et la renommée du fils, il n'y avait rien d'étonnant à tout ce faste.
J'arrivais dans la cuisine où Sue s'activait.
"Je suis navrée, Alice est sortie avec ses amis. Je ne pense pas qu'elle revienne".
"C'est pas grave, je peux rester un peu avec vous ?"
"Bien sûr ! Tu sais, ce n'est pas une mauvaise petite, il faut juste prendre le temps de la connaître."
J'aurai bien aimé la questionner un peu plus, mais mieux valait y aller en douceur, elle pourrait être une mine d'informations précieuse. J'appris ainsi qu'elle travaillait ici depuis la naissance d'Alice, du temps où les parents de celles-ci étaient encore là. Carlisle et Esmée étaient partis à l'étranger et Edward avait choisi de réinvestir la demeure familiale. Alice, afin de poursuivre ses études était elle aussi restée. Elle leur était dévouée corps et âme et en parlait avec beaucoup d'amour et de respect.
Je l'aidais donc à préparer le repas et savourais un délicieux rôti en sa compagnie.
Cela tombait très bien que je sois seule ce soir, je pourrais inspecter tranquillement les lieux. J'attendis donc que tout le monde s'endorme pour commencer mon enquête. Je tâtonnais dans le noir. J'aurai dû prévoir une lampe torche…La faible lumière dégagée par l'ampoule LED de mon porte-clés était loin d'être suffisante.
Quelle idiote, je faisais vraiment une piètre espionne…
Je descendis les escaliers pour accéder à la pièce que j'avais repérée plus tôt dans la journée. J'arrivais dans ce qui ressemblait à une salle de lecture. Tout cela était un peu impersonnel selon moi, mais bon. Je parcourais de la main les rayonnages en bois massif. Un immense canapé en velours trônait au milieu, entouré de deux fauteuils. Mais ce n'était pas la décoration qui avait retenue mon attention mais un imposant bureau qui se trouvait au fond de la pièce. J'espérais bien faire quelques découvertes dans les tiroirs. Ils étaient scellés…
Evidemment ! Qu'est-ce que je croyais ? Qu'ils laisseraient traîner des papiers compromettants dans les tiroirs ? J'avais lu trop de mauvais polars…
Je me figeais en entendant un bruit dans l'entrée.
Oh mon dieu, j'allais me faire prendre. Il fallait que je me cache et vite.
J'eus à peine le temps de me baisser derrière le fauteuil que la porte s'ouvrit.
Des soupirs et des gémissements…
Un couple ! Oh, non, c'est pas possible…
« Oh oui Edward…mmmm tu embrasses vraiment très bien !… »
L'homme que j'étais censée espionner était dans la même pièce que moi en train de faire je ne sais quoi avec je ne sais qui !
Ok.
C'est officiel.
C'est le moment le plus embarrassant de toute ma vie.
Je sentais le rouge me monter aux joues. Je savais bien qu'il avait une sacrée réputation… Et s'ils restaient là toute la nuit !
Toute la nuit à les écouter…
Pitié…Oh mon dieu, pitié…
Ils avaient apparemment décidé d'utiliser le canapé, puisque j'entendis celui-ci gémir sous leur poids.
J'étais trop près, ils risquaient de me voir d'un moment à l'autre…
Je jetais un coup d'œil désespéré vers la porte de sortie. Autant oublier tout de suite, elle était bien trop loin et j'étais obligée de passer devant le fameux canapé.
Quelles étaient mes autres options ?
Un petit renfoncement près de l'une des étagères, le tout recouvert par un rideau épais, qui traînait au sol. Une cachette parfaite pour le reste de la nuit…
Je tentais donc de m'éloigner en glissant doucement vers les rideaux mais alors que j'atteignais mon objectif, le parquet geignit doucement.
Glacée par l'appréhension, je stoppais net mon avancée en retenant mon souffle.
« Tu n'as rien entendu ? » interrogea une voix rauque
« Non, non…N'essaye pas de penser à autre chose… Tu es à moi et rien qu'à moi Edward… »
Un bruit de braguette me renseignait, bien trop nettement à mon goût, quant à la suite des évènements. Les grognements de plaisir d'Edward mêlés de près aux gémissements aigües me permirent d'atteindre enfin ma précieuse cachette. Les genoux repliés sous mon menton, j'essayais vainement de penser à autre chose mais à mon grand désespoir j'avais une conscience accrue de ce qu'il se passait à côté. Et à priori ils en avaient presque fini. Cela avait été relativement rapide après tout. Le tout c'est qu'ils ne s'endorment pas là…
« Edward, j'ai toujours su que tu étais doué mais là vraiment… »
« Attends tu n'as encore rien vu… »
Je levais les yeux au ciel, désespérée.
Ils allaient remettre ça… Ils semblaient s'être déplacés… Sur le bureau ? Oui, sur le bureau… Etant donné les soupirs et gémissements de la jeune femme, il devait vraiment être bon…
Je frissonnais en secouant la tête.
Tu oublies tout de suite ! Pas besoin de mettre l'image sur le son…
« Ohhhh Edwarrrrddddd ! »
Un grognement rauque étouffé lui répondit et j'enfouis ma tête dans mes mains.
Et un de plus…
Il ne se fatiguait donc jamais ?
Apparemment non puisque un autre orgasme plus tard, ils se décidèrent enfin à partir.
« Est-ce que tu veux que je reste ? » demanda la jeune femme pleine d'espoir
« Tu sais bien que c'est hors de propos Lauren. Je pensais que c'était clair pourtant. Entre nous, c'est uniquement du sexe. »
La voix d'Edward tomba comme un couperet. J'eus presque de la peine pour elle. Elle ne rajouta rien et ils sortirent en silence.
J'attendis encore un peu en tendant l'oreille. La porte d'entrée se referma doucement et silence complet. Une voiture démarra en trombe dans l'allée. Encore quelques minutes et je pourrais regagner ma chambre.
Une fois dans mon lit, je fixais le plafond, incapable de m'endormir. Il n'y avait vraiment que moi pour me retrouver dans ce genre de situation. Et dire que j'allais être amenée à le rencontrer et pire à vivre sous le même toit que lui. Les joues brûlantes de honte, je m'endormis hantée par cette paire d'yeux verts découverte sur papier glacé et qui continuait à me narguer.
Premier...contact avec Edward ;-p
Alors qu'en avez-vous pensé?
Have break, have a click!
