Auteur : Littlebeegees
Disclaimer : à votre avis ? Toujours la même, J.K Rowling, Madame !!
Note de l'auteur : bon je vous met quand même les deux premiers chapitres (observez comment l'auteur tente de rattraper des lecteurs par tout les moyens XD) Bonne lecture !!
Chapitre premier : Souvenirs
Lucy avait cinq ans quand elle apprit qu'il y avait quelque chose de différent chez elle. Issue de parents tout deux moldus, avec un petit frère qui ne disposait pas de compétences particulières, elle eu tout de fois la chance d'hériter des « dons » de son grand-père : la sorcellerie avait sauté une génération. Et le grand père en question, Leopold Velley, n'avait cessé de lui répéter, depuis presque sa naissance (ça elle ne s'en souvient pas, mais elle peut aisément le supposer), qu'elle allait devenir comme lui, « spéciale » (il aimait bien ce terme).
Sa petite enfance fut plutôt étrange : Ses parents ignoraient tout du monde magique ; sa mère ,pure descendante moldue, n'aurait même jamais pu concevoir un tel monde. Même son père, pourtant seul et unique fils de Leopold Velley, en était étranger. Le grand père de Lucy (il ne lui avait expliqué cela que bien plus tard, peu avant de mourir) lui avait un jour confié que son fils était né sans aucun pouvoirs, même infimes. Et qu'il avait décidé de cacher ses capacités magiques à son propre enfant afin que celui-ci ne rêve pas d'un monde qu'il ne pourrait jamais avoir. Selon Lucy, il avait eu raison (quand elle voyait l'état de Rusard, elle était bien contente que son père n'essaye pas lui aussi d'obtenir ce qu'il ne possédait pas en lui). Et puis, tout le monde chez elle était heureux, une parfaite petite famille moldue.
Néanmoins, en cachette, Leopold lui montrait mille et un « tours » (elle était encore trop petite à l'époque pour faire la différence entre la vraie magie et celle de David Copperfield qu'elle voyait à la télévision). En y repensant, elle le revoit faire léviter des objets avec le Wingardium, ou encore transformer sa vieille souris en peluche en vraie souris ( sur le coup, elle avait eu une trouille pas possible).
Mais ce n'est qu'à cinq ans, vraiment, que survint « l'évènement » ; alors qu'elle se trouvait dans le grenier avec son grand-père, embarqués dans une histoire de pirates qu'il mimait à grand coup de moulinets dans l'air, Leopold glissa ; elle se rappelle encore la manière dont son corps était inexorablement attiré vers le sol, tandis que ses yeux s'agrandissaient de surprise puis de peur lorsqu'il réalisa que, trop lent à réagir, il allait se fracasser le crâne quatre mètres plus bas : il avait atteint, sans y prêter attention, la grande trappe du grenier, auquel on accedait par une grande échelle. Mais le choc attendu ne vint jamais : son corp se stabilisa dans les airs, semblant flotter dans le vide ; profitant de ce moment miraculeux, Leopold en profita pour se remettre sur ses pieds, bien stabilisé sur le plancher. Puis il se retourna, le sourire éclatant, vers le petit bout de chou resté derrière lui :
Lucy Velley, cinq ans, venait d'accomplir le Wingardium Leviosa, sans prononcer un seul mot.
Sept mois passèrent avant que Lucy ne fasse à nouveau usage de la magie, malgré les pressions de son grand-père qui tout les jours tentait de développer ses « dons » en lui apprenant les formules ; Avec le recul des années, elle se dit que c'était peut-être plus de la mauvaise volonté qu'autre chose. Néanmoins, le vieil homme ne baissa jamais les bras durant tout ce temps, heureux comme tout de voir comme la petite Lucy avait d'excellentes prédispositions. Ainsi, les mots qu'elle connaissait le plus, mis à part « télévision », « gâteau » et « nounours », étaient certainement « lumos », « moldus »,« Poudlard » et « Dumbledore » (le « héros » de Léopold à ce qu'elle comprenait petite, ce dernier lui racontant sans cesse les exploits de l'illustre professeur). Un jour, donc, alors que son grand-père et elle s'étaient isolés dans leur « chemin de traverse » comme ils aimaient l'appeler (le fameux grenier), Leopold lui répéta pour la cent millième fois le sortilège « Lumos », lui expliquant bien le geste avec sa baguette, qu'il lui donnait ensuite pour qu'elle le répète, sans succès.
- Concentres-toi fillette ! Lui disait Leopold. Tu ne te concentre pas assez. Visualise le mot, prononce-le et agite comme ceci ta baguette... Mais concentres-toi par Merlin !!!
Remarque qui n'eut pour conséquence qu'une moue boudeuse de Lucy. Leopold s'escrima de nouveau à lui montrer le geste. Excédée ( J'en ai marreuuhhh, hurlait intérieurement la jeune Lucy), vexée, fatiguée, elle se décida à jeter le sortilège. Une seconde plus tard, la baguette de Leopold brillait d'un éclat flamboyant, et celui-ci regardait sa petite fille avec émerveillement et tendresse ; il venait d'avoir la confirmation de ce dont il se doutait depuis la fameux Wingardium : Lucy, qui n'avait en réalité pas prononcé la formule à voix haute ni esquissé un seul geste car elle avait laissé la baguette sur le plancher, possédait le don célèbre des sortilèges informulés.
Les années passèrent ainsi, entre entraînements et instructions magiques que son grand-père se faisait une joie de lui délivrer, et les allers-retours de l'école moldue ainsi que le train-train de la vie quotidienne « normale ». A onze ans, Lucy maitrisait les bases des deux mondes, et connaissait aussi bien l'histoire des grands sorciers que celle de Guillaume le conquérant. Pourtant, elle avait senti au fil des années que quelque chose allait de mal en pis chez Leopold ; Ce n'était pas la maladie ; elle l'avait un jour assailli d'un « Papy, t'es malade ?», et il lui avait promis le contraire, ce qu'elle croyait volontiers (il ne mentait jamais, sauf pour dissimuler la magie aux moldus).Mais elle savait que quelque chose ne tournait pas rond. Elle en eu la confirmation deux mois plus tard lorsqu'elle demanda pour la énième fois à Leopold ce qui se passait : ce n'est qu'en voyant les yeux terriblement inquiets de sa petite fille qu'il se décida enfin à lui parler ; Et là, pour la première fois, Lucy Velley entendit parler du terrifiant Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom (mais ça, elle s'en fichait bien), Lord Voldemort.
La discussion qui succéda à cette découverte fut la plus grave que Lucy ait jamais entretenu avec son grand-père dans son enfance. Tandis que celui-ci lui révélait qu'il était un Auror (ça, ça ne l'étonnait presque pas vu la passion avec laquelle il les lui avait décris lors de son apprentissage du monde magique) et qu'il lui disait que le monde qu'elle avait appris à aimer, sans y avoir vraiment mis les pieds, était actuellement en paix, mais qu'en secret des mangemorts se rassemblaient ça et là, la petite fille qu'elle était alors acquiesçait de la tête à tout ce que pouvait dire son grand-père. Dans son esprit d'enfant, des choses se mettaient doucement en place où se résolvaient d'elles-mêmes, comme par exemple l'explication des absences de Léopold de plus en plus fréquente ces derniers temps, occupés à arrêter la marche de l'armée des ténèbres (l'explication officielle pour ses parents était qu'il devait passer un tas d'examens médicaux, mais ça, elle n'y avait jamais cru). Et alors qu'il achevait de tout expliquer, il lui annonça finalement que ce soir il devait partir à nouveau en mission, une mission plus que dangereuse ; que la menace qui planait était si importante qu'il avait peur que se reproduisent les évènements qui s'étaient déroulés onze ans auparavant, lorsque Voldemort avait presque failli de s'emparer du monde, et que seul un nourrisson avait réussi à l'en empêcher (c'est là aussi qu'elle apprit l'histoire du jeune Harry Potter)...
Dans le salon, où ses parents regardaient tranquillement la télévision en compagnie de son petit frère, l'horloge sonna six heures. Et dans la cuisine, où se trouvaient Léopold et Lucy, la petite pendule murale sonna en écho. D'un regard, Leopold fit comprendre à sa petite fille qu'il était temps qu'il y aille. Mais avant qu'il ne tourne les talons, Lucy se jeta dans ses bras, si fort que le vieil homme failli tomber à la renverse. Pressentant lui aussi une soirée funeste, et tandis qu'il serrait sa petite fille dans ses bras, il se décida à lui confier un ultime secret.
- Lucy, tu dois m'écouter bien attentivement, murmura son grand-père. J'ai une dernière chose à te dire, un des plus puissant et des plus dangereux secrets, que tu ne dois réveler à personne, personne d'accord ?
- Humf, répondit la petite fille contre son épaule, ce qui équivalait à un « Oui » volontaire.
- Bon. Voilà, en tant qu'Auror, je possède la connaissance d'un sort ultime, à n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence, que dis-je, qu'en cas de situation désespérée. Je vais te le confier, car si je ne reviens pas ( parles pas comme ça papy), tu seras la dernière personne, mis à part Dumbledore et quelques uns de ses proches alliés, à connaître ce sort. Mais je veux, avant de te le dire, te prévenir que des dizaines de personnes sont déjà mortes pour obtenir la connaissance de ce sortilège, et d'autres seraient prêts à faire n'importe quoi pour le posséder, notamment utiliser l'Endoloris pour les faire parler. Tu te rappelle ce qu'est le sortilège Endoloris, hein Lucy ?
- Oui.
- Bien. Alors, même si tu est très jeune, je te donne quand même le choix : veux-tu connaître mon sort, même s'il te met en danger ?
Leopold répugnait à mettre ainsi la vie de sa petite fille en jeu. Mais il savait que c'était peut-être son dernier soir, et que Lucy entrerait probablement bientôt à Poudlard sous la protection de Dumbledore. Il hésitait encore lorsqu'il vit le regard déterminé de sa petite fille.
- Vas-y Papy, j'te jure que je dirai rien. Promis juré. Je dirai jamais rien, même sous la torture.
Largement convaincu, Leopold transmis enfin son secret. Quelques minutes plus tard, la fausse ambulance moldue qui lui servait de couverture pour ses soit-disant examens médicaux vint le chercher. Il se retourna une dernière fois, jeta un joyeux « à bientôt » à toute la famille et lui fit un clin d'oeil. Ce fut la dernière fois que Lucy vit son grand-père vivant.
Trois heures plus tard, un appel venant de l'hôpital (en réalité, le Ministère de la magie), leur annonçait le décès de Mr Léopold Antonius Alan Velley. Crise cardiaque. Lucy apprendrait des années plus tard qu'il avait succombé sous l'Avada Kedavra d'un mangemort, alors qu'il protégeait un Auror blessé ( Au Ministère se trouvait même son portrait, avec, sous ses dates de naissance et de mort, la mention « Mort en héros »).
Malgré la tritesse et la douleur innommable qu'elle ressentit ce soir là, Lucy, du haut de ses onze ans, décida de tenir la promesse qu'elle avait faite à son grand-père ; elle se jura de ne jamais révèler la fameuse formule secrète, « même sous la torture » comme elle le disait si bien. Et pour se faire, une idée pour le moins incongrue germa dans son esprit : elle allait devenir muette, ou du moins se faire passer pour aux yeux de tous. Ainsi, peut-être ne chercherait-on même pas à la faire parler en cas de capture (dans son esprit d'enfant, cela lui paraissait d'une évidence même ; mais à présent, elle doutait franchement d'avoir pris la bonne décision ; mais bon, il était trop tard pour faire marche arrière). Et puis on lui foutrait la paix. Personne ne se douterait que la petite Lucy Velley connaissait un sort ultime d'Auror. Oui, cette idée était parfaite.
Quant au monde des moldus, il continua de tourner. On attribua son mutisme soudain au choc ressenti par la perte de son grand-père ; Ses parents, néanmoins très inquiets, l'emmenèrent voir plusieurs médecins moldus, des « psychologues », qui diagnostiquèrent tous la même chose : « syndrome post-traumatique, ça reviendra peut-être avec le temps. ».Ça n'était jamais revenu ( parce que sa voix n'était jamais partie, mais ça, ils ne pouvaient pas le savoir les pauvres). Ses parents firent ce qu'il purent pour qu'elle continue de mener une vie normale, mais ils n'eurent pas à s'en occuper très longtemps : alors qu'elle venait de fêter son douzième anniversaire depuis une semaine, un envoyé de Poudlard, sous couverture d'un recruteur moldu pour école privée (une des dernières volontés de son grand-père était de garder secrète l'existence de Poudlard et de rester sous couverture), vint la chercher. La discussion fut brève : ses parents étaient trop heureux, vu l'état actuel de leur fille, qu'une école privée « prestigieuse » et « gratuite » (l'argument de choc) accepte Lucy dans ses rangs, grâce à ses « incroyables capacités intellectuelles ». Assurés qu'elle reviendrait à chaques vacances, ses parents et son jeune frère la regardèrent boucler ses bagages quelques jours plus tard. Lucy Velley, douze ans, s'envolait pour Poudlard, l'école des sorciers.
Quand elle revint à la réalité, Lucy se retrouva transie de froid, le regard dirigé sur le ciel magnifiquement étoilé. Combien de temps était-elle restée là, dehors, à se remémorer tout ces événements de son enfance ? Tant de temps avait passé depuis... Elle réchauffa ses mains, qui prenaient dangereusement une couleur bleue, avec une formule, et alors qu'elle vérifiait qu'elle avait toujours son nez et ses joues intactes (Poudlard n'était pas Moscou, mais mieux valait être prudent), elle sentit qu'une larme avait laissée une trace sur une de ses joues. Elle fronça les sourcils en pensant à ce petit moment de faiblesse, puis haussa les épaules. Sans importance, pensa-t-elle. Après tout, il n'y avait toujours personne aux alentours, alors elle pouvait se permettre d'être parfois un peu trop nostalgique. Réalisant soudain qu'elle avait cours le lendemain et qu'il fallait bien qu'elle aille se coucher un jour, Lucy rentra rapidement à l'intérieur, traversa la salle commune des Gryffondors (vide à cette heure tardive) et se coucha le plus silencieusement possible. Demain, avait-elle apprit, il y avait une réunion exceptionnelle des professeurs de Poudlard. La situation du monde magique, toujours menacée par Voldemort et ses partisans, devenait vraiment tendue. A l'Ecole, on attendait avec impatience des informations qui seraient enfin claires sur la situation actuelle. Demain, pensa-t-elle, ils auraient leurs réponses.
