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Chapitre Deux

Sam frissonna, sentant le froid mais il n'était pas sûr de pourquoi. Il ouvrit les yeux précautionneusement et les referma rapidement. Où qu'il soit c'était incontestablement lumineux. Son esprit semblait brumeux et quand Sam essaya de se rappeler ce qu'il s'était passé, il ne pouvait pas. Était-il malade ? S'était-il blessé durant une chasse ? Sam se ramassa doucement et il ouvrit les yeux une nouvelle fois- cette fois avec plus de succès en regardant du coin de l'œil. Sa tête l'élançait douloureusement au plus petit mouvement et son estomac protestait d'une manière dérangeante.

Sans regarder son environnement, Sam se lança en avant, paniqué, et se leva avec effort contre une bassine en acier qui avait été posée dans le coin.

Des larmes coulaient des yeux de Sam alors qu'il avait un haut-le-cœur. Se recroquevillant sur lui-même tout contre la bassine, Sam gémissait de douleur quand sa tête le lançait avec agonie à chaque fois que son estomac essayait de se retourner.

A travers son esprit embrumé à cause du sédatif, une pensée brillait comme un phare en signe d'avertissement et cela terrifia Sam.

Quelque chose cloche. Ce n'est pas normal.

Sam eut un nouveau haut-le-cœur, sa gorge le brûlait et ses joues étaient trempées de larmes. Épuisé, Sam se laissa tomber contre le mur blanchi à la chaux et essaya uniquement de contrôler sa respiration.

Soudain Sam se souvint de la gare routière à Kettering. Il se souvint d'avoir parlé à un employé plutôt âgé et... et... rien. Sam ne se rappelait de rien après ça.

Gémissant, Sam baissa rapidement la tête et il put voir le bracelet d'hôpital à son poignet.

Son cœur battait la chamade. Sam leva le bras et plissa ses yeux brouillés pour essayer de lire ce qui était imprimé sur la surface plastifiée du bracelet. Si il était bien dans un hôpital alors ça lui donnerait au moins quelques indices sur ce qu'il s'était passé.

Sam fronça les sourcils alors qu'il lisait les séries de chiffres et de lettres imprimées sur le morceau de plastique. Reposant la bassine, Sam s'obligea à regarder l'intérieur de la pièce, se demandant où étaient les instruments hospitaliers. Il devait certainement y avoir une infirmière avec lui.

Un regard et Sam réalisa qu'il n'était dans aucune sorte d'hôpital reconnaissable. Se forçant à se lever, Sam tituba vers la porte et tenta de tourner la poignée et, d'une manière ou d'une autre, il n'était pas surpris de la trouver verrouillée.

Sam regarda à l'extérieur à travers la minuscule fenêtre renforcée par un grillage et il ne vit rien à part un mur blanc en face de la pièce où il était. Il observa pour peut-être dix longues minutes sans voir personne passer et il leva une main pour la passer dans ses cheveux.

Le cœur de Sam fit un bond quand le bout de ses doigts frôlèrent ses cheveux très courts et son crâne.

Les yeux grands ouverts, Sam laissa courir ses deux mains sur son tout nouveau crâne quasiment chauve.

Papa a toujours voulu que tu te coupes les cheveux, pensa Sam sans humour et il sentit de nouvelles larmes fraîches couler le long de ses joues.

Qu'est-ce qui m'est arrivé ?

Sam essuya ses yeux et baissa le regard sur ses vêtements. Ses pieds étaient nus et il ne portait qu'un pantalon à cordon et un t-shirt qui n'était définitivement pas le sien.

Où étaient ses vêtements ?

Près d'hyperventiler à cause de la panique, Sam réussit à atteindre le lit de camp qui reposait contre un mur avant qu'il ne tombe. Plongeant sa tête dans son oreiller bosselé, Sam se leva difficilement encore une fois et retourna dans le coin avec la bassine. La puanteur acide de vieux vomi collant au lit de camp envoya une sonnette d'alarme dans l'esprit de Sam.

Le plus jeune Winchester se plia soigneusement en boule, ses genoux pressant contre sa poitrine et ses bras enroulés autour de ses tibias. Fermant les yeux le plus fortement possible, Sam appela silencieusement sa famille.

Dean ! Papa ! Vous êtes où ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Aidez-moi !

SPN

Dean s'assit sur son lit au motel et sortit son téléphone. Il était totalement seul dans la chambre, son père était parti dans un petit restaurant pour prendre leur dîner et il décida que c'était le bon moment pour avoir des nouvelles de Sam.

Dean savait que son père fulminait encore contre la décision de Sam de partir donc il pensait que c'était mieux de parler à son frère seul à seul sans que leur père ne se mêle de leur conversation.

Dean fit défiler la liste de ses contacts et appuya sur le bouton APPELER quand il s'arrêta au numéro de Sam.

Le téléphone sonna une fois... deux fois... trois fois...

Dean fronça les sourcils mais secoua la tête, se disant que Sam ne voulait peut-être pas encore lui parler.

Laisse-lui une semaine pour s'habituer, se dit Dean. Seulement sept jours et après appelles-le.

Dean aurait aimé entendre la voix de son frère à l'instant, et il n'était pas sûr d'être capable d'attendre une semaine entière.

Tenté d'appeler une nouvelle fois et de laisser un message si nécessaire, Dean fut stoppé dans son élan quand son père frappa à la porte.

Jetant son téléphone, Dean se leva fatigué et ouvrit à John.

« J'espère que t'aimes les hamburgers, » dit le plus vieux des Winchesters avec un sourire.

Dean roula des yeux et s'écarta pour que son père puisse entrer. Dean prit un sac en papier marron des mains de son père tandis que le plus vieux déposait le porte-gobelet en carton avec les boissons sur la table en formica de la kitchenette.

Dean ouvrit le sac en papier et attrapa le cheeseburger au bacon qui l'attendait.

« Merci papa, » marmonna Dean avec la bouche pleine de bœuf haché et de fromage.

« De rien, fils, » dit John et il mordit dans son propre hamburger.

SPN

Sam leva le regard quand la porte s'ouvrit et qu'une main avec un gant en latex fit glisser un plateau dans la pièce.

Sam ferma les yeux une nouvelle fois et prit une profonde respiration. Il était épuisé il n'avait pas dormi et son abdomen le faisait se sentir comme si un champion de boxe l'avait pris pour un punching ball. Se dépliant doucement, Sam ouvrit encore les yeux et examina la nourriture sur le plateau.

Le plateau était fait dans un marron sombre en plastique avec quatre quartiers séparés. Un sandwich trônait dans la plus grande section avec un globe de gelée verte dans le quartier de droite. Quelqu'un avait pris le temps de faire des carottes et des branches de céleri- qui étaient disposées à gauche du sandwich- et il y avait une brique de jus de pomme nichée dans le dernier rectangle.

La nourriture de l'hôpital, pensa Sam et il prit le sandwich. Il l'éplucha de ses deux morceaux de pain et il décida que le jambon et le fromage semblaient bien assez inoffensifs. Sam se contenta de grignoter un coin du sandwich et il déambula dans la chambre. Toujours les mêmes murs blanchis à la chaux et le même carrelage blanc glissant qu'avant. Toujours le même lit de camp et la même bassine. Regardant le plafond, Sam vit qu'il était fait de plaques de fibres de verre qui étaient souvent trouvées dans les écoles.

Pendant qu'il mangeait, Sam essaya de se rappeler les événements qui l'avaient mené à son emprisonnement dans cet endroit mystérieux. Fermant les yeux en même temps qu'il mangeait une branche de céléri, Sam se concentra sur le vieil homme à la station de bus de Kettering.

Il se souvenait d'être déçu d'avoir raté le dernier bus et de devoir attendre jusqu'au matin pour le prochain. Le salarié lui avait suggéré d'aller dans un motel en bas de la rue mais Sam n'avait pas tellement d'argent sur lui et il pouvait simplement attendre au terminal gratuitement.

Sam pouvait aussi sentir le goût du soda et des chips qu'il avait mangé et il regarda tristement le repas sans imagination dans son plateau en plastique.

Il y avait une autre personne qui attendait dans l'aire de repos avec lui... une femme- mais il ne pensait pas qu'elle était une menace- avec qui il n'avait jamais parlé et elle dormait profondément de toute façon.

Un mal de tâte commença à l'élancer entre les yeux et il frotta douloureusement cet endroit.

Sam but le jus de pomme mais ignora la gelée. Poussant le plateau vers la porte, Sam retourna dans le coin de la pièce et s'assit, enroulant ses bras autour de ses jambes comme il l'avait fait plus tôt.

J'aurai du écouter les conseils du vieil homme et partir dans ce motel pour la nuit, pensa Sam, je ne serais pas là si je l'avais fait.

Sam renifla et se frotta les yeux tandis qu'il recommençait à pleurer.

« Je veux rentrer à la maison, » marmonna-t-il à voix haute et il reposa sa joue contre ses genoux et ferma les yeux.

SPN

Le docteur Bates regarda sa montre bracelet. Ils étaient en retard.

Soupirant, il arrangea les instruments disposés sur un plateau en métal couvert par un film stérile. « Dois-je les faire appeler ? » demanda l'infirmière.

Bates secoua la tête, « Ils ne devraient plus être très longs. »

Il s'était attendu à un retard la première fois était toujours la plus difficile.

Jetant une fois encore un regard à sa montre, Bates leva la tête quand il entendit des cris provenant du couloir.

« Ne me touchez pas ! »

Le docteur sourit et se leva.

Les portes de la salle d'examen s'ouvrirent brusquement et les deux agents hospitaliers malmenaient le garçon à l'intérieur. Le jeune homme était plus grand que les hommes qui le retenaient captif mais ce qu'ils perdaient en taille, ils le gagnaient en muscle. Chacun d'eux avait une poigne de fer sur les bras du garçon, le maintenant en place.

Le jeune homme regarda la chaise qui ressemblait à celle d'un dentiste et le docteur et il redoubla d'effort pour s'échapper.

Bates regarda silencieusement le jeune homme se tortiller entre les mains des agents. Il réussit à donner un coup de coude à un homme dans le ventre mais c'était tout ce qu'il réussit à faire avant d'être attaché à la chaise. Les agents hospitaliers lui agrippèrent un bras qui battait l'air et une main se cogna contre le plateau des instruments, les envoyant s'écraser au sol avant qu'ils n'aient pu réussir à le maintenir, attachant ses poignets aux accoudoirs de la chaise.

« Qu'est-ce que vous me voulez ? » grogna d'un ton féroce le jeune homme.

Bates était choqué. Depuis le temps, il devrait être en train de pleurer et de supplier pour rentrer chez lui c'était ce que les autres avaient toujours fait... mais pas ce garçon... non, il était en colère.

« Infirmière, voudriez-vous m'apporter un nouvel assortiment d'instruments? » demanda-t-il et la femme acquiesça.

« Et une autre poche de sang, » ajouta-t-il après une courte pause.

« Une autre docteur ? » demanda l'infirmière hésitante.

« Vous avez mal compris ? » se moqua Bates et l'infirmière quitta la pièce pour s'exécuter.

Retournant son attention vers le captif, Bates nota que les pupilles du garçon étaient dilatées et que sa poitrine se soulevait avec effort.

« Calme-toi, » dit-il au jeune homme.

« Va te faire foutre ! » grogna le garçon et il se tendit contre les lanières, ses mains serrées en un poing.

Bates haussa les sourcils d'amusement. L'infirmière revint avec des instruments propres et la poche de sang demandée.

Les yeux du garçon suivaient le cheminement de la potence pour intraveineuse à côté de la chaise, une poche pour la collecte de sang pendait de l'un de ses bras fins couleur argent.

Bates replaça les instruments sur le plateau et ouvrit un sachet de cotons imbibés d'alcool.

« Ne me touchez pas ! » grogna le gamin mais Bates l'ignora.

« Ça ne fera pas mal, » l'informa Bates tandis qu'il passait le coton imbibé dans son coude.

« M-BSPN666, » sourit Bates quand il lut le code imprimé sur le bracelet d'hôpital au poignet du garçon, « Tu vis certainement en accord avec ton nom. »

« Laissez-moi ! Qu'est-ce que vous faites ? » glapit le garçon, ses yeux s'écarquillant quand Bates prit une aiguille et l'attacha au mince tube qui s'introdusait dans le sac accroché à la potence de l'intraveineuse.

« Non ! Enlevez-ça ! » Maintenant, Bates voyait de la peur prendre vie dans les yeux verts du garçon et il sourit voracement.

« Tu es très spécial, tu sais ça ? » dit Bates tandis qu'il insérait l'aiguille dans le creux du coude du garçon, parlant au-dessus de ses cris outragés.

« Ton groupe sanguin est rare et c'est ce qui t'épargne, vraiment, » Bates fronça les sourcils quand aucun liquide pourpre ne coula dans le tube.

«Détend-toi, » dit-il au jeune homme, « Ou ça ne fera que prendre plus de temps. »

« Laissez-moi partir ! » répondit le garçon.

« Je peux te sédater si tu veux, » proposa Bates, « Mais je ne pense pas que tu le veuilles, n'est-ce pas ? »

Le gamin le regarda un moment pendant qu'il essayait de décider si il bluffait vraiment avant de défaire son poing.

Bates attendit patiemment tandis que le sang coulait dans la poche jusqu'à la remplir complè des agents avança pour libérer le garçon mais le docteur leva une main, « Encore une je pense. »

« Quoi ?! » haleta le garçon, « Vous pouvez pas ! »

Bates retira l'aiguille et tendit la poche remplie de sang à l'infirmière pour s'en occuper.

Pendant qu'il préparait la seconde aiguille et la poche pour collecter le sang, Bates écouta les protestations du gamin.

« Vous êtes malade! C'est complètement fou ! Laissez-moi partir salaud ! »

« Je ne suis pas fou ! » craqua Bates et il piqua l'aiguille dans le coude du garçon, le faisant crier de douleur.

« Je suis juste cupide, » corrigea calmement le docteur.

Les yeux du garçon se plissèrent et il posa une question qui rendit confus et enchanta Bates avec ironie.

« Vous êtes des vampires ? »

« D'une certaine façon, » répondit le docteur avec un sourire. Il n'y avait jamais pensé de cette façon mais il supposait que, oui, il était un vampire.

Une fois que la seconde poche fut pleine, le garçon se tut. Il était pale et son front était couvert de sueur.

« Une dernière chose avant que tu t'en ailles, » Bates prit une aiguille remplie d'un liquide clair.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda le jeune homme avec méfiance.

« Des antibiotiques, » dit Bates.

Après l'injection, les agents hospitaliers défirent le dispositif de retenue et le mirent sur ses pieds. Prenant ses bras, les hommes poussèrent le garçon jusqu'à la porte mais il ne se débattit pas cette fois.

SPN

L'ascenseur filait frénétiquement et c'était tout ce sur quoi Sam pouvait se concentrer pour ne pas vomir. Il baissa la tête et il put observer ses pieds et il souhaita de pouvoir juste s'allonger.

Les hommes agrippant ses bras semblaient immunisés à sa misère et le firent rapidement entrer dans le couloir jusqu'à sa chambre.

L'un des hommes déverrouilla la porte pendant que l'autre tenait le bras de Sam avec une prise douloureuse. Le plus jeune des Winchester commença à ressentir les effets secondaires- il était si fatigué- et il trébucha quand il fut poussé dans sa chambre.

Sam ne se dérangea pas pour se retourner quand il entendit le verrou se mettre en place. Il s'abaissa jusqu'au sol et pressa sa joue contre le carrelage froid.

W

Sam frappal'un des hommes à l'entre-jambe avant qu'il ne puisse l'attraper et il courut jusqu'à l'autre bout du couloir. Il cogna la porte de l'ascenseur et appuya avec la paume de sa main sur les boutons, priant pour que les portes s'ouvrent pour lui.

« Merde, » marmonna-t-il quand il jeta un regard en arrière et qu'il vit les deux hommes venant vers lui.

Sam pleura quand l'un d'eux l'attrapa par la nuque et le jeta hors d'atteinte des portes de l'ascenseur.

« Tu vas payer pour ça, » grogna l'homme qu'il avait frappé et il lui donna un coup de poing au visage.

« Bates aura ta tête si tu l'embrouilles, » prévint le second homme.

« Ce tas de merde va payer pour m'avoir secoué, » argumenta le premier. Sam leva les mains pour protéger son visage contre d'autres punitions quand le second homme le protégea.

« Allez, » grommela-t-il, « Laissons le doc gérer ça. »

Sam n'essaya pas de s'échapper une nouvelle fois. Il était sûr qu'il se ferait rouer de coups jusqu'au sang si il essayait. Il pouvait déjà sentir son œil gonfler à cause du coup de poing reçu.

L'ascenseur descendit et ils en sortirent à un étage que Sam ne connaissait pas. Il arrêta de marcher, forçant ses gardiens à faire une halte.

« Où on est ? » demanda-t-il, même si il ne reçut aucune réponse.

« Tu penses que le doc Bates va faire que prendre ton sang ? » grimaça cruellement l'homme qui l'avait frappé.

Le rythme cardiaque de Sam accéléra et il commença à se débattre.

« Ramenez-moi ! Non ! Lâchez-moi ! Ramenez-moi dans ma chambre ! S'il vous plaît ! » supplia Sam de peur.

« Pas le temps pour ça, » dit l'homme qui avait un penchant pour la lutte et donna un coup bas à l'abdomen de Sam, lui coupant le souffle- et l'envie de se battre.

Sam observa lorsqu'ils entrèrent dans la nouvelle pièce et il gémit de peur.

« Non, » supplia-t-il quand il remarqua Bates et une infirmière portant une blouse verte, des gants, un masque et une charlotte.

« S'il vous plaît, » essaya encore Sam, « Je serais sage... Je ne me débattrais pas... Vous pouvez prendre mon sang... Ça m'est égal... »

Les yeux de Bates se plissèrent au-dessus de son masque et il pointa le visage de Sam, « Qui a fait ça ? »

« Le petit con a essayé de s'échapper, » répondit effrontément l'auteur de l'acte.

« Merde, Elridge ! Qu'est-ce que je t'ai dis sur le fait de les frapper ? » lança Bates, « Si vous les frappez, plus personne ne voudra d'eux ! »

Sam eut un mouvement de recul aux mots du docteur.

« Pourquoi est-ce que je dois toujours te le rappeler ? Nous servons une clientèle haut de gamme et ils veulent que tout soit parfait ! » continua en colère Bates.

« Désolé doc, » s'excusa Elridge, « Mais la petite merde m'a frappé dans les noix ! Ne me dites pas que vous ne lui auriez pas donné une petite leçon ? »

Bates lâcha un soupir et s'approcha de Sam. Le jeune homme tressaillit quand le docteur toucha le côté de son visage avec une main gantée.

« Je serais bien plus subtil, » répondit-il doucement à la question de son camarade.

« S'il vous plaît... S'il vous plaît ne faites pas ça, » supplia Sam mais Bates ne lui prêtait plus aucune attention.

« Mettez-le sur la table, » dit distraitement le docteur et Sam fit une ultime tentative pour se libérer.

Les agents malmenèrent Sam sur la table d'opération et l'attachèrent quand il fut enfin allongé sur le ventre.

Sam était pratiquement pantelant son cœur battait la chamade tandis que le docteur Bates approchait avec un masque à gaz.

«Tant que je ne peux pas te faire confiance pour rester tranquille, tu dois te laisser faire, » expliqua le docteur, son ennui évident dans la voix.

« Qu'est-ce que vous allez faire ? » demanda effrayé Sam.

Le docteur l'ignora et pressa le masque en plastique sur la bouche et le nez de Sam.

Une légère odeur écœurante emplit les poumons de Sam et les lumières semblèrent devenir de plus en plus brillantes pendant un instant avant qu'il ne ferme les yeux et qu'il plonge dans les ténèbres accueillantes.