Wahoo! Je m'attendais pas à avoir autant de reviews! Merci beaucoup.

Pour vous remercier, voici le POV de Castle. Je le trouve moins bien que celui de Kate, mais c'est à vous d'en juger.

Bonne lecture!

POV Rick

La nuit tombait peu à peu sur New-York. Plongeant les rues dans le noir. Les bruits s'atténuaient, seules restaient les alarmes et les sirènes troublant le calme provisoire de la nuit.

Richard Castle était dans son bureau, appuyé contre le dossier de son confortable fauteuil, son ordinateur portable devant lui, la page du chapitre de Nikki Heat affichée sur l'écran. Cela faisait une heure qu'il était là, cherchant désespèrement l'inspiration. L'écrivain essayait d'enfin terminer son chapitre, mais, à chaque fois qu'il avait une idée, celle-ci se voyait chassée par l'apparition du visage de Kate Beckett dans son esprit. Chacunes de ses pensées le renvoyait systématiquement à sa muse.

Leur dernière enquête avait été particulièrement éprouvante pour elle. Elle avait perdu un homme qu'elle avait vraiment aimé. Le premier peut-être, pensa Castle. Même si la jeune femme avait tout fait pour ne pas laisser paraître ses sentiments, comme elle avait l'habitude de le faire, son partenaire avait su les démasquer et les comprendre, comme bien souvent.

Le capitaine Montgomery les avait mis en dehors de l'affaire, donnant pour prétexte que la détective était bien trop impliquée émotionnellement. Bien sûr, elle avait répliqué, disant qu'elle savait être professionnelle et laisser ses émotions et ses sentiments de côté. Mais, Montgomery était resté intransigeant. La jeune femme avait fait mine de se résigner, mais Castle avait vu dans son regard qu'elle n'était pas prête d'abandonner l'affaire. Beckett avait pris ses affaires, il lui avait demandé où elle allait, ce qu'elle allait faire, elle lui avait dit qu'elle rentrait chez elle et qu'elle avait besoin d'être seule après la mort de son ami. L'écrivain avait deviné qu'elle ne rentrait pas chez elle. Il avait alors pris un billet pour Los Angeles, sûr et certain qu'elle ferait la même chose. Il la connaissait maintenant, il savait comment elle fonctionnait. Kate détestait que l'on s'en prenne aux personnes qu'elle aimait ou avait aimées. Elle avait déjà perdu sa mère, voilà qu'on lui prenait un homme en qui elle avait eu confiance, qui l'avait aidée à remonter la pente après la mort de sa mère, un homme qu'elle avait tout simplement aimé.

Lorsque Castle avait rencontré Mickael Royce pour la première fois, il avait vu dans le regard de Beckett toute l'admiration et la confiance qu'elle lui portait. Il avait eu la certitude que pendant tout le temps que cet homme avait été le formateur de la jeune détective, il avait su veiller sur elle comme il le fallait, comme un père sur sa fille. C'était bien l'une des rares choses qu'on ne pouvait pas lui reprocher, pensa Castle. Quand ils avaient découvert que Royce s'était servit de Kate pour retrouver un paquet d'argent, l'écrivain avait eu la soudaine envie de le tuer, de lui dire tout ce que cela pouvait faire à la jeune femme, toute la déception et la tristesse que cela éveillait en elle. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi, ni même comment, il avait pu faire ça à Beckett.

Maintenant, il n'était plus là, il venait de la lâcher lui-aussi, comme sa mère l'avait fait douze ans auparavant. L'avait-elle revu depuis son arrestation? Lui avait-elle pardonné ce qu'il lui avait fait? Il n'en savait rien. Il ne savait même pas ce qu'elle ressentait vraiment, bien sûr il en avait une petite idée, mais il aurait préféré savoir, pour pouvoir la consoler.

Il se leva et se dirigea vers sa cuisine. Il ouvrit le frigo et prit une canette de coca cola, il n'avait pas envie d'alcool ce soir. L'écrivain était seul ce soir, sa mère et sa fille étaient parties dans un centre spa pour se détendre. Le loft était à lui tout seul. Il s'asseya dans son canapé et se replongea dans ses pensées en buvant sa boisson.

Il repensa à cette soirée à Los Angeles. Cette soirée où il avait dit à sa muse ce qu'il avait ressenti la première fois qu'il l'avait rencontré. Il n'avait pas voulu lui avouer ses sentiments, de peur de l'effrayer et de la voir s'éloigner de lui à nouveau. Kate était comme un papillon, au moindre geste brusque, à la moindre parole trop expressive, elle s'envolait, et il était très dur que de la faire revenir. Il n'avait pas voulu commettre l'erreur de la faire retourner dans son cocon qu'elle commençait peu à peu à briser. A ces petites déclarations elle avait simplement répondu ''You're not so bad yourself Castle''. C'était une phrase sans importance pour la plupart des gens, mais pour lui, quelque chose comme ça venant d'elle, c'était tout simplement inespéré. Après cela, il y avait eu ce regard, ce regard intense entre eux. L'écrivain avait plongé son regard océan dans celui émeraude de la jeune femme. Pendant la minute que dura leur long échange visuel, celui qu'ils avaient l'habitude d'utiliser à la place des mots, il avait vu passer en lui toutes sortes de sentiments et de sensations. Au bout d'un moment, ce regard était devenu pesant pour les deux coéquipiers, peut-être plus pour elle que pour moi, pensa Castle. Elle avait détourné le regard la première, prenant pour excuse qu'il était tard et qu'elle voulait aller se coucher. Kate s'était levée et dirigée vers sa chambre où elle était entrée. Il l'avait appelé, mais seul un ''Good night Castle'' lui était parvenu avant qu'elle ne referme la porte.

Castle avait attendu quelque temps, espérant qu'elle aurait changé d'avis et reviendrait le voir. Mais, ses espoirs étaient vains. Alors, lui aussi était rentré dans sa chambre. Il avait essayé de dormir, chose qu'il n'avait pas réussi à faire avant deux heures, ses pensées étaient focalisées sur la femme qui se trouvait à quelques pas de lui.

Il sortit de ses réflexions lorsqu'il entendit la sonnette de la porte d'entrée retentir.

Surprit, il posa sa canette de coca cola vide sur la table basse et se leva. Lorsqu'il ouvrit la porte, son visage s'éclaira à la vue de sa muse. Bien que content de la voir, il se demandait ce qu'elle pouvait faire ici, à cette heure-là.

«-Eh bien, Beckett, que faites-vous ici? Lui demanda-t-il

-Euh... J'avais quelque chose à vous dire; répondit-elle, peu assurée.

-Oh, entrez.»

Il se recula pour la laisser entrer, et referma la porte derrière elle. Castle l'invita à s'asseoir au salon.

Elle prit place, il s'assit à côté d'elle.

«-Vous voulez boire quelque chose? Lui demanda-t-il.

-Non merci.»

Castle attendit qu'elle prenne la parole, mais elle resta coincée, le regard perdu.

«-Que vouliez-vous me dire?

-Vous allez peut-être me trouvez ridicule, et vous dire que ça ne me ressemble pas de dire tout ça. Mais, je suis obligée, quitte à avoir l'air ridicule, elle prit une profonde inspiration. Alors voilà. Quand nous étiions à Los Angeles, le soir où vous m'avez dit que lorsque vous m'avez rencontrée, vous aviez tout de suite pensé que j'étais un mystère que vous ne résoudriez jamais, et qu'encore maintenant vous étiez étonné par mon caractére. Après ça, on s'est regardé, j'étais gênée par ce regard, j'avais l'impression que vous lisiez en moi, et je suis partie... pour rompre ma gêne. Je n'aurait pas dû partir. D'ailleurs, j'ai voulu revenir vous voir, j'ai rouvert la porte, mais vous étiez déjà parti dans votre chambre. Alors, j'ai laissé tomber.

-Vous auriez dû venir me voir dans ma chambre.

-Je n'ai pas osé. Pourtant, j'étais prête à venir vous dire ce que je refusais d'admettre depuis longtemps. Je suis venue ici pour tout vous dire.»

Kate s'arrêta quelques instants pour guetter la réaction de l'écrivain. Il attendit qu'elle continue son récit, patiemment:

«-Depuis que nous travaillons ensemble, notre relation n'a fait qu'évoluer. Au fil du temps, je me suis rendu compte vous étiez quelqu'un que j'appréciais beaucoup. Aujourd'hui, j'ai réfléchi sur ma vie. J'ai perdu ma mère il y a déjà douze ans de cela, maintenant je viens de perdre Royce et Josh m'a quitté. Je fermais les yeux sur mes sentiments à votre égard, mais je vois que vous êtes celui qui sera toujours là pour moi, celui à qui je peux tout dire, l'ami que je peux appeler lorsque ça va pas. En fait, vous êtes plus qu'un simple ami, vous êtes; elle baissa la tête, appréhendant ce qu'elle allait dire. Je... je vous aime Richard Castle.»

Il resta bouche bée face à cette déclaration, il l'avait attendue tellement longtemps. Il n'arrivait pas à imaginer que cela venait enfin d'arriver.

Il ne s'était par rendu compte qu'elle s'apprêtait à s'en aller. Il se leva d'un bond et la rattrappa par le bras, ne voulant en aucun cas la laisser partir et risquer de la perdre.

«-Non, reste, lui dit-il dans un murmure presque imperceptible.»

Elle s'était tournée vers lui, la tête toujours baissée. Il prit son visage entre ses mains. Celle-ci leva la tête et le fixa de ses perles de jade. L'écrivain ne savait comment interprêter ce qu'il percevait dans le regard de sa muse. Il crut voir de la peur, puis de l'étonnement, et enfin, de l'amour. Il la sentit rassurée et plus détendue.

Alors, Richard se pencha et déposa un doux baiser sur les lèvres de Kate. Ils fermèrent les yeux pour savourer ce moment qu'ils avaient tant de fois imaginé. Il sentit les longs bras de la jeune femme s'enrouler autour de son cou. Il passa ses mains autour de sa taille, la rapprochant un peu plus de son corps, pour être certain qu'elle était bien là, avec lui. Lorsque le baiser pris fin, ils restèrent front contre front.

«-Je t'aime aussi ma Kate, Always.»

Il lui dit cela avec toute la sincérité du monde. Il avait usé de ses trois petits mots dans le passé, mais bien souvent il les avait pris à la légère. Mais, maintenant qu'il tenait la femme de sa vie dans ses bras, il était bien décidé à lui dire souvent qu'il l'aimait, mais avec sincérité.

Il vit un sourire étirer les lèvres délicieuses de sa muse. Il se sentait tellement bien à ce moment-là. Jamais un sentiment de paix et de bien être aussi fort et présent ne l'avait envahi. Rien n'aurait pu troubler leur bonheur, le halo de félicité dans lequel ils venaient de plonger.

Elle l'embrassa une nouvelle fois, tout aussi tendrement. Il répondit à son baiser qu'il fit plus profond, plus passionné, plus fougueux. Leur baiser traduisait leur amour, leur éternel Always et tout ce qui faisait de leur amour quelque chose de magique et d'unique.

Ces baisers étaient le commencement d'une belle histoire qui les attendait. Quelque chose qu'ils auraient à construire, ou plutôt, à continuer de bâtir.

L'écrivain avait maintenant la certitude que c'était cette femme-là qu'il voulait, celle avec qui il voulait partager le restant de ses jours.

Pendant cette nuit là, il lui prouva encore un peu plus à quel point il l'aimait et tenait à elle.

Il se dit aussi qu'il allait devoir demander à Kate le pourquoi du comment de cette soudaine déclaration. Il n'avait pas lu la lettre que Royce avait écrite à la jeune femme, pourtant, quelque chose lui disait qu'elle n'y était pas pour rien.


Si vous voulez, je pourrai peut-être écrire une petite suite. C'est comme vous voulez.