Chapitre 2
Paragraphe 1
Dis moi Castiel ? Sapin, épicéa ou cactus-cierge comme arbre de Noël ?
Le cactus cierge est connu pour apparemment neutraliser les ondes magnétiques.
Day Three : Lundi
Début d'après midi, jardin de la Casa Winchester.
- « Et si on décorait ce cierge comme arbre de Noël ? Pour la déco, on a déjà des anges à épingler et toi, on 't'assoies' au sommet ! Après tout un archange au sommet du cierge, c'est sa place ! » rugit Dean en désignant Gabriel et le haut d'un des cactus du jardin.
Il faut dire que Gabriel venait de suggérer que Dean face 'la Mère Noël', pour distribuer les cadeaux le 25, en faisant apparaître une panoplie coquine de l'épouse de Santa Klaus. – Non, mais qu'est-c'qu'ils ont ces emplumés ? Ils sont fétichistes ou quoi ?- s'était demandé Dean. - Y'a quelques mois, zou, en mariée, (bon, j'l'avais cherché), là en 'Mère Noël', ils m'voient toujours en meuf. Ils font chier -, s'était-il dit, (bien que….), d'où sa réponse à un Gabriel plié de rire.
- « Apparemment vous n'avez pas encore besoin avec Castiel de jeux de rôles pour pimenter votre relation, c'est bien ! » continua Gaby toujours aussi enjoué en faisant disparaître la panoplie, mais qui s'arrêta de rire au visage de Sam, laissant clairement comprendre qu'il aiderai volontiers Dean à 'l'asseoir' sur cette plante de la famille des cactées histoire d'avoir moins d'ondes magnétiques.
- « Si tu veux une poupée grandeur nature de Docteur Sexy pour ce Noël ou ton anniversaire, fait le moi savoir, toujours à ton service. » répondit-Gabriel avant de disparaître dans un rire. Là, c'est Castiel qui faisait la tronche.
- « Bébé, tu sais bien qu'il n'y a qu'toi, tu vas pas m'piquer une crise pour un personnage de soap et le gout douteux d'Gaby ? » dit alarmé Dean à son chéri.
Les retrouvailles des deux frères célestes avaient été plus que mouvementées, en effet Castiel ayant reconnu son frère en Loki, fut encore plus consterné lorsque sur l'écran de télé mis à disposition par Gabriel, pour que Castiel ne s'ennui pas trop où il l'avait envoyé, il avait vu Dean quasi fondre comme beurre au soleil face au Docteur Sexy. A cette époque, s'ils n'avaient pas de rendez-vous et encore moins couchaient et que Dean chassait aussi bien les vampires que les gueuzes, (la bière belge, bien sur. Ou alors une jeune touriste belge libérée en vacances à un festival de la bière, ou comme avant que quoique se soit ne ce passe entre eux, cette serveuse en Pennsylvanie pendant la chasse au polymorphe cinéphile, alors que Dean était à nouveau 'vierge' selon ses dires suite à sa résurrection. )
À l'époque de 'l'épisode, Docteur Sexy', il arrivait qu'à certains moments, (qui allèrent crescendo, on le sait tous), l'objet de l'attention et affection de Dean soit uniquement Castiel. Les deux, alors échangeaient de fougueux ou langoureux baisers, quelques 'frotti-frotta', (toujours habillés), rendant Dean, extatique, honteux, ravi, bougon et définitivement confus. Ce fut à cette période que Castiel expérimenta les montagnes-russes dans sa relation humaine 'harmonieuse' avec Dean, ce dernier en plein débat intérieur - Juste qu'où il pouvait aller avec Cas sans être, ni gay, ni en couple ? Gay, Dean Winchester l'etait-il ? En couple définitivement.
Sam, 'étant le cerveau de la famille Winchester', comme disait Gabriel, il décida de rentrer dans la maison, une fois dans sa chambre. Il appela l'archange qui apparu.
- « Pourquoi tu passes ton temps à emmerder Dean ? Déjà qu'en temps normal à la longue c'est moyennement drôle, mais là c'n'est vraiment pas le moment ! »
- « C'est quoi le problème ? T'as peur d'avoir grossi et de ne plus rentrer dans ta robe de demoiselle d'honneur ? »
- « Pourquoi, la tienne est en stretch ? », répondit Sam, voyant que la cause était perdue d'avance face à un archange, ou Loki, bref Gaby en mode mutin.
- « Moi, tout ça ! Noël ! ça me rend d'humeur festive ! » dit Gabriel exalté.
- « T'fous pas d'moi, ça fra d'l'air. Bon sinon tu vas m'dire ce qu'il s'passe vraiment ? » Il faut dit qu'en cette semaine de l'avent, avec 79°F au thermomètre, il ne risquait pas d'y avoir de la neige.
- « Pas l'droit dans parler, en plus ça m'intéresse pas, donc, j'ai pas de détails à balancer, sauf sur le menu, on va s'en foutre plein la lampe, mon Sammy ! ... À défaut de...» dit Gabriel, d'abord ravi, puis faussement interrogateur.
- « Tu penses m'avoir pas la bouffe ? Tu n'fais jamais d'pause ? J'n'ai pas l'temps pour ces conneries ! », fini de dire Sam énervé.
-« J'ai l'éternité ! » répondit Gabriel regardant Sam en jouant des sourcils, sous entendant – Si je t'ai pas dans cette vie, reste l'éternité du Paradis. Sam comprenant les réflexions de l'archange.
- « Si j'ai l'choix, j'demanderai à aller à la cave, à la chaufferie, j'aurai au moins une éternité de ... paix. »
- « Je pourrais aller t'y chercher. » dit Gaby renfrogné
- « Même dans la cage ? »
- « J'amènerai des glaces à Luci ! Il doit avoir chaud par moments et puis je pense qu'il sera heureux de m'revoir »
- « Pourquoi ? Pourquoi moi ? », dit plaintif Sam la tête et les yeux implorant le ciel.
- « Tu crois, que ça m'amuse de me retrouver dans la peau de Castiel ! »
Sam, le regarda comme une poule ayant pondu un œuf carré.
- « Ben, oui, quand mon petit frère ne savait même pas qu'il tombait amoureux de Dean et Père sait mieux que nous, combien et jusqu'où il est tombé, pour un autre amour que le sien. », lâcha Gabriel avant de disparaître.
Sam était scotché, Gabriel flippait, le roi de l'embrouille, embrouillé dans ses sentiments ? Sam aurait pu en rire s'il n'était pas, (apparemment car avec un ex dieu païen faut ce méfier), la cause du comportement encore plus fantasque de Gabriel depuis quelques temps. Un ange, (le même que dans le living pour Dean) passa et repassa. Le silence était léger dans la chambre comme un conçurent le premier jour du real T.V 'Le plus gros perdant'. Pour la première fois depuis qu'officiellement il y a trois mois, Gabriel demanda à Dean, devant Castiel et Sam virant pivoine, s'il pouvait sortir avec son petit frère et que ce dernier lui avait répondu, le plus 'sérieusement' du monde.
- « En tant qu'ainé, je vous remercie de me demander si vous avez mon autorisation pour fréquenter mon petit frère », ceci dit avec un ton solennel- « après j'te garantis pas que lui, il en ait l'envie. » en pouffant.
Sa réponse étonna Castiel et choqua Sam qui déclara.
- « C'est pas parce qu't'es heureux avec Castiel que j'dois sortir avec 'smurf chieur' » faisant allusion à la taille de Gabriel et son caractère pour masquer le fait que l'archange avait un véhicule masculin en premier lieu et entre autre.
Dean devint hilare, Castiel resta dubitatif et neutre, Gabriel faisait la tête de l'homme blessé, mais digne, mais blessé, mais digne, (ce qu'il était d'ailleurs en ce moment) et Sam était en mode 'tantinet chafouin'. Depuis leur aménagement, Gabriel était souvent, (trop), présent, à la Casa Winchester selon les gouts et états d'esprit du moment des trois occupants en titre de la ses pitreries et leurs promenades avaient tiré Sam de sa déprime lorsqu'il avait rompu avec Angustias-Dolorés, jeune femme mexicano-américaine travaillant au service archives du Cabinet d'avocats où Sam avait en tant qu'assistant trouvé un job, (le nombre de blagues foireuses que ce prénom provoqua aussi bien chez Gaby que Dean n'est pas répertorié). Il avait repris ses études par correspondance et espérait pouvoir un jour avoir son diplôme d'avocat. Non pas pour travailler dans un grand cabinet, comme le début de ses études à Stanford le prédestinaient à défendre, trusts, millionnaires et autres célébrités, mais plutôt défendre en aide juridictionnelle, les petits, les sans appuis et argent.
Paragraphe 2
En raison d'un mouvement spontané de cessation du travail d'une certaine catégorie du personnel, nous sommes dans l'obligation de vous informer qu'aucun passage d'ange ne sera plus assuré dans le living, ou autres pièces de la Casa Winchester, et ce, jusqu'à nouvel ordre.
C'est un Sam énervé de ne pas avoir eu de réponse sur ce qu'il se tramait vraiment en dehors de ce que l'on avait bien voulu lui dire, et perplexe par rapport à la dernière déclaration et fuite de Gabriel, mais aussi sur ses propres pensées,
– 'Sortir avec un mec-ange comme le fait Dean ? Et qui va perpétuer notre lignée, même si elle est pourrie d'mon côté ?' (la pensée du sang de démon en lui attristait toujours Sam).-' Et puis Gabriel n'a pas la tronche de Castiel ! Pourquoi j'pense ça ?! Si j'en parle à Dean il va vouloir m'faire la tète au carré, même si c'est 'la trêve des confiseurs'... et pas d'leur fan n°1 (la trêve) '–,
qui après deux heures de cogitations puis d'écoute de musique pour se changer les idées, sorti de sa chambre ayant envie d'un verre, et alla à la cuisine. Là, Castiel préparait avec Balthazar, (qui l'eu cru !), des griottes sous les ordres de Gabriel, en grand chef-pâtissier parlant avec un faux accent et affublé de moustaches 'à la Dali' *, (Prénom : Salvator et non, Da). Certain(e)s ont l'esprit vraiment mal tourné !) *(référence à la pub faite par ce peintre pour une marque de chocolat).
- « Vous faites sortir queueuuue de cerise paaar petit trou 'clocheton', puis, colmatez avec chocolat mou, attendez qu'il refroidisse et 'seuuuulement, là, faites couuler chocolat à l'intérieur pour obtuuurer, pour le rrreste on verrrra. El Maestro está cansado. » expliquait Gabriel à ses deux frères, comme un neurochirurgien ayant du expliqué le mode opératoire pour éviter à deux internes en pleine salle d'op à augmenter le taux d'habitants de l'au delà prématurément.
- « On fait des griottes. » dit Castiel aussi sérieusement que possible.
- « Heureusement que t'es là Cas, », dit Sam lui souriant tout en se servant un whisky, et servant un autre verre qu'il prit, puis sortant de la cuisine avec un, - « Bonne continuation. »
Dean avait passé une bonne partie de l'après-midi à bichonner sa chérie, vu que son chéri ne le laissait pas le bichonner... ambiance charmante donc...
- « Tiens, j'me suis dit que t'en voudrais un. » dit Sam entrant dans le garage, Dean relevant la tête du moteur, et comprenant la venue du cadet.
- « Gabriel ? C'est à ce point pour qu'tu m'amènes un verre dés 16h45 ? »
- « Bon 'five O'clock', frérot », et Sam claqua le rebord de son verre contre celui de Dean.
- « C'est quoi l'problème, ou ton problème Sam ? »
- « Rien ! Il m'a pas sorti de l'enfer, mais m'en fait vivre un, m'a pas reconstruit cellule par cellule, mais m'détruit le cerveau neurone par neurone. On n'partage pas de lien profond comme toi et Cas et le peu que je l'connais me fait l'effet inverse qu'ça t'faisait avec Cas, c'est tout ! », ponctua un Sam vidé, comme son sac d'ailleurs.
- 'C'n'était pas la 1ière fois qu'il se plaignait de Gaby, mais c'était la 1ière fois que Sam semblait plus peiné qu'énervé par la situation,' - nota Dean. – 'Est-ce son p'tit géant frère en pinçait pour Gaby ? Bin, on n'est pas dans la Mer...ci beaucoup le Paradis'. –
Sam attendant une réponse de son frère qui était autant, sinon plus paumé que lui, vit le front de Dean se rider, (signe intense de réflexion…. ou non, chez Dean), et ne rien entendre, son ainé préférant boire son verre d'un trait avant toute déclaration.
Dire ce qu'il pensait ou l'inquiétait ? Choix difficile, il opta pour le facile, lui même vivant de 'durs' moments et n'ayant pas envie en rab d'un cadet qui flippe encore plus.
- « Après Noël, y'a l'31 et tu t'appelles pas Winchester pour rien. Tu t'trouv'ras surement une copine pour finir les longues nuits d'hiver en attendant l'printemps ou l'été. », répliqua un Dean tout sourire à son frère, (qu'il fallait pas prendre pour un idiot tout de même.)
- « Si d'ici là, j'ai pas fini d'tourner en bourrique ! »
- « Ou d'venu Madame Gaby Godson » s'esclaffa Dean. Ce qui ne fit pas rire Sam, et ce, pour pleins de raisons, mais pleins, alors, ... enfin une, ...voir deux ou trois.
- « Merci d'ton soutien, j''vais t'dénoncer au services sociaux pour maltraitance envers ton cadet. »
- « Bitch ! »
- « Jerk ! »
Les deus frères rirent, la complicité et le lien fraternel était toujours aussi fort malgré les événements passés et présents.
-« Il fait quoi Castiel ? » demanda Dean
- « Des griottes au chocolat avec Balthazar.»
- « Mon ange ! » s'extasia Dean, les yeux pleins d'un Castiel recouvert où il fallait de chocolat, et faisant office de griotte à 'grignoter' partout, partout, partout.
- « La terre à Dean, la terre à Dean, Houston nous avons un problème. » fit Sam avec les mains en porte voix.
- « tu peux pas comprendre ! » fit Dean avec un ton tragico-théâtral.
- « Et, j'ai pas envie. Il t'a promis quoi Gaby pour qu'tu fasses la marieuse ? »
- « Vraiment, Sam ! Tu crois que je suis aussi vénal ! »
- « Oui »
- « Bitch ! »
- « Jerk ! »
- « Sam, je peux te parler en privé, s'il-te-plait, merci » dit Gabriel faisant son entrée dans le garage.
Sam se retournant, vit Gaby avec sa tête de 'j'ai quelque chose à te dire à propos de 'tu sais quoi',
- « Pas de promenades à l'étranger et ni café ou anisette » dit Sam à un Gabriel s'interrogeant,
- 'Pourquoi il lui parlait de ces boissons ?'- il avait déjà un verre à la main.
- « O.k., pas de boissons, et dans le jardin, ça ira ?»
- 'Pourquoi, je flippe d'aller prendre un verre avec Gabriel, s'interrogeait Sam ?' - (Vivons nous le fameux instant où le personnage 'échappe' à son auteur ? je m'interroge ? Il faut pas oublier qu'avec les Winchester, c'est l'ordinaire d'échapper à leur destin : note de l'oteuur qui n'a aucuns droits sur les personnages de la série Supernatural : c'est juste pour faire un gag)
- « Allez comploter ailleurs les amoureux ! J'ai mon bijou qui veut vrombir !» lança Dean aux deux qui sortaient, fermant le capot et montant dans sa voiture, Sam rentrant les épaules à ses mots, Gabriel aussi, chacun pour des raisons différentes et semblables. Dean parti faire un tour au Mall, (courses à faire pour la maison), où il rencontra par hasard Anna avant qu'il puisse s'informer des dernières avancées dans la recherche ethnico-sociale sur les jeunes américaines en atteignant le rayon kiosque à journaux. (nto : Certaines et certains ont du penser que je faisais une allusion graveleuse avec 'J'ai mon bijou qui veut vrombir !', dit par Dean, et bien, ils ont raison.)
Paragraphe 3
'J'r'prendrai bien d'c'te merde !', 'Je reprendrai bien de cette merde.'
(Série 'Palace', extrait de la séquence : Les choses à ne pas dire..)
- « Les lasagnes étaient géniales ! » dit Sam finissant son assiette à un Castiel content de faire plaisir, car faire la cuisine était pour lui un moment de repos, concentration, amour, reconnaissance et création.
- « C'était pas des lasagnes, y'avait pas d'viande dedans. » rétorqua Dean déçu. Une fois par semaine c'était repas végétarien pour tout le monde, Dean raffolait de cette 'coutume'.
- « Même pendant la semaine avant Noël ! Vraiment Cas, déjà que... »
- « On sait, on sait Dean », dit Balthazar resté pour le repas et assis à table, mais ne dinant pas comme Anna, Castiel et Gabriel, étant eux depuis longtemps des anges atypiques, selon de nombreux standards.
- « Il y a du gâteau au chocolat » dit Gabriel, tentant de distraire l'attention de Dean de Castiel, enfin d'une partie de l'anatomie de Castiel qui s'était levé remplir la carafe d'eau.
- « Hein ? Ah, oui du chocolat. », fut dit par un Dean déjà absent.
- « Café pour tout le monde ? Il y a encore les décos à installer dehors. On doit être les derniers du comté. », embrailla Sam, se levant à son tour et subissant la même attention de Gabriel qu'auparavant Castiel de Dean.
- « Arrête d'mater l'cul d'mon p'tit frère ! »
- « Quand t'arrêteras d'mater celui de Castiel. » rétorqua Gabriel. Encore une bagarre des deux grands frères. (Bon, techniquement, Gabriel à aussi des grands frères, qui lui l'rappelle à l'occasion, d'ailleurs, ça va pas tarder… pauv' Gaby !)
- « Nous, on est un couple ! » ponctua Dean.
- « Mais, je demande que ça. Être en couple. », relança par un 'boudeur' pour Dean, et interrogatif envers Sam, Gabriel.
- « Un ou deux morceaux de strychnine dans ton café, 'Chéééri'. », demanda Sam, le regard noir, (non, pas comme un démon, mais pas loin), toisant de toute sa hauteur Gabriel.
- « Trois, et surtout n'oublie pas de bien touiller, mi Aamôrrrrrr- rawwh ! rawwh ! », dit Gabriel tout mamours et remuant l'avant bras et la main comme une patte de félin.
- « Toute cette testostérone ! Des fois j'aimerai bien plus de présence féminine. », déclara Anna.
- « Et moi donc ! » dit Sam.
- « Bon, je vois que je dérange… », interrompu par Castiel.
- « Mais non, du moins pas pour faire la vaisselle, tu as 'oublié' ton tour avant hier. » Les frangins Winchester rirent un bon coup ainsi qu'Anna face à Gabriel dépité se rendant vers l'évier et bougonnant.
- « Mais pourquoi vous n'achetez pas un lave vaisselle ? »
- « Dean a promit d'en acheter un si on se marie», dit Castiel amusé par défi, (un ange ne passa pas).
Anna monta dans sa chambre dés que la cuisine fut rangée, elle voulait lire et ne pas être dérangée. Castiel, Dean et Sam regardaient l'épisode spécial Noël de Docteur Sexy que Cas avait enregistré pour Dean, un petit cadeau de l'Avent. Dean appréciant d'autant plus l'intention, sachant les pensées de son chéri envers son addiction à cette série. Sam, lui, faisant des recherches sur le net.
- « Joshua ! » jaillit de Castiel, les frères Winchester muets par cette apparition.
- « Mon frère, Sam, Dean. », répondit-il.
- « Que nous vaut l'honneur ? », demanda Castiel à l'archange se redressant dans le canapé.
- « J'ai cette beauté qui va éclore dans quelques instants, je voulais que vous y assistiez. » expliqua Joshua en tenant maintenant en ses mains un pot qui venait d'apparaître, où une plante au feuillage éclatant, avait en son sommet un bouton de fleur montrant les signes de son ouverture prochaine.
- « elle s'appelle 'la fleur du bonheur révélé', elle n'éclot qu'une fois par millénaire …. célestes » rajouta et expliqua-t-il. (La notion du temps céleste et terrien sont bien sur totalement autres), ce qui fini d'impressionner Castiel et les frères de l'honneur qui leur était fait. Mais pourquoi Joshua les avait-il choisi pour cet événement qui devait aussi intéresser pas mal de monde au Paradis ?
Justement, pendant ce temps au Paradis...
- « Pourquoi je peux pas aller voir la fleur éclore ?» tempêtait entre deux sanglots Cupidon, enfin le chérubin que nos chasseurs préférés avaient rencontré leur de leur confrontation avec Famine.
- « Parce que tu ne pourras pas t'empêcher d'ouvrir ton bec ! » répondit Balthazar excédé de faire la nounou pour chérubin colérique (des fois, Dean à raison de nous appeler des emplumés, pensa-t-il).
- « J'veux y'aller, j'veux y'aller ! » reprit de plus belle notre Cupidon.
Un 'déplacement d'air' n'ayant rien à voir avec une douce brise se fit sentir.
- « C'est pas juste, faudra que j'attende trèèèès longtemps la nouvelle fleur. » sanglota finalement Cupidon, Michel ayant fait 'entendre' sa façon de penser au capricieux Chérubin, qui se précipita vers Balthazar pour un câlin de réconfort, ce dernier disparaissant sous l'assaut et Cupidon enserrant au final du vide et braillant de plus belle. Anna ayant pitié, prit le 'Chérubin' dans ses bras, le temps que ce dernier se calme.
- « Tu pourras venir avec nous à la cérémonie», finit-elle par lâcher, ne sachant plus quoi dire pour apaiser un chérubin en début de dépression post-traumatique.
- « Je vais voir Castiel et Dean ? » demanda -t-il entre deux reniflements.
- « Oui, et tu seras mon cavalier » lui dit-elle lui souriant, le regard de deux archanges furieux posé sur elle.
- « À condition qu'il soit habillé, sinon hors de question. » lâcha Gabriel.
Cupidon regarda alors Anna avec les yeux interrogatifs d'un gosse ayant eu un gros chagrin, mais distrait par la promesse d'un joli cadeau.
- « Il faudra que je porte aussi des chaussures ? »
- « Oui, et des sous-vêtements », continua Gabriel, sachant quelle est la torture d'avoir des habits pour Cupidon.
- « Les chaussettes, c'est des sous-vêtements ? » demanda candidement Cupidon, tentant d'échapper en partie à son sort.
- « Bonne question, les débats sont ouverts. Mais oui, il faudra des chaussettes » dit Anna.
Cupidon regarda intensément sa grande sœur qui aimait profondément. Elle fut la supérieure de Castiel, puis décida de choir, avant de redevenir ange, certes, toujours en rébellion contre le ciel, mais jamais contre Dieu, et enfin reprit sa place au Paradis. Une guerrière redoutable, surtout lorsqu'elle n'était qu'une 'humaine' entendant des voix et récupérant sa grâce au nez et à la barbe d'Uriel venu la tuer avec ses acolytes. Castiel y participant .
- « Pour toi, je mettrais même deux paires de chaussettes. » dit sérieusement et tout sourire Cupidon à Anna, puis tout guilleret - « Je vais voir Castiel et Dean ! Je vais voir Castiel et Dean ! »
Deux archanges s'impatientaient, ils étaient là pour une réunion et non pour faire du baby-sitting et des promesses, sources évidentes de problèmes et autres imprévus, car comme le lâcha Balthazar finalement excédé.
- « Où notre Cupidon passe, si l'amour nait, certains y trépassent », Cupidon regarda Anna, prêt à rouvrir les vannes, car lui rappeler l'épisode de Famine n'était pas que le bon souvenir de sa rencontre avec les frères Winchesters pour notre Chérubin, même s'il n'était pas le responsable de ces morts.
- « Je ferais jamais de mal à Castiel et Dean ! » lâcha attristé et vexé Cupidon.
- « On le sait tous, mais nos grands frères jouent aux chefs. Bon, je viendrais te voir demain pour le costume, et les chaussures, maintenant on a une réunion importante. », le rassura Anna.
- « D'accord, je vous laisse », dit Cupidon tristement, puis - « Merci Anna pour l'invitation, au revoir. »
- « Oui, merci Anna ‼ », dit Balthazar à sa sœur, la regardant pour lui faire comprendre qu'elle serait l'unique responsable des bévues et autres 'surprises', liées à la présence de notre Chérubin, car de toutes façons malgré la surveillance de tous, il réussirait à faire au moins une bourde. Le tout étant de savoir quand, et laquelle ? Même un archange aurait des difficultés à savoir avec notre Cupidon.
- « Alors c'est vrai ?», questionna Gabriel à balthazar.
- « Quelle confirmation supplémentaire veux tu ? Joshua chez les Winchester ce soir ? Comme on dit frangin, y'a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. »
- « Et au royaume des aveugles les borgnes sont Rois ! » déclama Gabriel.
- « Et ma main dans ta tronche ? ». Michel venait d'entrer dans la salle de réunion.
Paragraphe 4
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose,
Me l'a dit ce matin
(Sauf que ce n'est pas une rose et qu'on est le soir.)
A l'annonce solennelle de Joshua, tous restèrent comme deux ronds d'flan. Quelles emmerdes étaient à l'horizon, car lorsque le Ciel s'intéressait à eux, et spécialement pour leur 'offrir' un 'présent', ça puait l'embrouille à 15 années lumières minimum pour les frères. Castiel regardait la plante, il en avait entendu parlé. Pourquoi Joshua voulait-il leur faire partager sa floraison ? Et toujours pas d'ange qui passe en raison de la grève pour combler le silence, alors un doute plana, (la nature ayant horreur du vide, comme on dit). (La suite, regardez ou lisez le sketch sur l'ange qui passe et du doute qui plane, de Raymond Devos).
- « Comme vous vous en doutez, cette fleur est spéciale, même au Paradis, elle a la capacité de révéler certains bonheurs futurs, et votre bonheur ultime, mais aussi vous donne la possibilité de les refuser si vous n'en voulez pas, mais pas de retour en arrière une fois votre choix fait. » informa Joshua.
- « J'passe mon tour, j'ai déjà tout le bonheur que je veux ! »
- « Dean », fut tout ce que Castiel rougissant pu dire avec tout l'amour qu'il avait pour lui.
- « Ce n'est pas une invitation » dit Joshua à l'adresse de Dean
- « C'est bien c'que j'pensais, c'est encore un coup foireux ! », s'emporta-t-il.
Sam était dans le même état d'esprit que son frère.
- « Et, qu'est-c'qu'on a fait pour mériter ce 'cadeau' ? » relança Dean.
- « Mon Père, m'a demandé que vous y assistiez », dit Joshua.
Castiel n'en menait pas large, même si Dieu l'avait pardonné et ressuscité plus qu'à son tour, il était toujours mal à l'aise de l'attention particulière de son Père envers lui.
- « Ai-je fais une faute, ou en commettre une ? » s'hasarda un Castiel contrit.
- « Mais non, au contraire ! Bien au contraire mon frère. »
Dean et Castiel se regardèrent, puis Les Winchester échangèrent un regard aussi interrogateur et 'vide' de l'un à l'autre. (Non aucun des deux n'avait la moindre idée.)
- « Vous dites que l'on va voir des 'bonheurs futurs' (j'veux surtout pas de vision de Gabriel et moi en gentil petit couple, tout sauf ça pensa-t-il), et que l'on peut en refuser certains, mais en voit-on les conséquences ? » demanda Sam à Joshua.
- « Malheureusement… »
-« J'le savais qu'y'avait une arnaque » coupa Dean.
-« Donc, vous nous demandez de choisir d'éliminer des possibilités de futurs, mais pas les conséquences de notre choix. Bon, c'est O.k., pour moi », conclu Sam.
- « Sam, tu vas tout d'même pas… »
- « Dean, arrête, maintenant » le coupa Castiel, irrité et désolé du comportement de son chéri avec Joshua.
- « O.k., O.k., mais v'nez pas vous plaindre plus tard » lâcha Dean.
Il n'eut pas le temps de continuer car le bouton de la fleur s'ouvrit et la pièce fut envahie par une odeur merveilleuse en même temps que les pétales se dépliaient…
Une route un jour ensoleillé de printemps, Dean est au volant de sa chérie, son chéri à ses côtés, un carton sentant sa tarte préférée à l'arrière, (en route pour voir son frère, du moins c'est ce qu'il pense). De quoi aurait-il besoin de plus pour être heureux ?
- « Direct à l'essentiel. Alors Dean, c'est cela ta vision du bonheur parfait ? » interrogea Joshua qui venait d'apparaître à l'arrière du véhicule en s'asseyant sur le carton.
- « Nooon ! » cria Dean.
- « Ah bon ? »
- « Ma tarte, t'es assis sur ma tarte, mec ! » lança Dean
- « Mais il n'y a pas de tarte, c'est une vision, Dean »
- « , ça dérangeait Mônsieur ? » rétorqua Dean, un œil dans le retro.
- « Absolument pas. Donc tu valides ce bonheur ? », demanda Joshua.
- « C'est quoi l'piége ? »
- « Mais, il n'y a pas de piège »
- « M'prend pas pour un con ! J'ai compris le truc »
- « Quel truc ? » s'étonna Joshua.
- « L'arnaque, c'est pas de refuser, c'est d'accepter de faire un choix. En acceptant, on n'sait pas plus sur les conséquences. Vrai ? En plus j'peux même pas en parler sans Castiel. Y'a longtemps que j'ai arrêté de choisir uniquement pour moi, on est deux, Castiel et moi, point barre. »
Joshua sourit à Dean et déclara
- « Tu t'en remets donc à la volonté du Seigneur. Bien Dean Winchester » et Dean, se retrouva dans le salon en compagnie de Castiel et Sam dans une sorte de transe. Joshua regarda Dean, lui souri et ferma ses yeux, Castiel crispa son visage.
- « Papa ! Papa ! Regarde ma dent est tombée ! », une petite fille se précipita dans les bras d'un Sam apparemment père de famille en pyjama dans le couloir d'une maison cossue.
- « On va la mettre sous l'oreille pour que la fée des dents passe », s'entendit-il dire.
Une parfaite scène de famille Sam. Est-ce ta définition du bonheur ?
- « Ça il ressemble beaucoup, mais j'ai l'impression …. »
- « Oui ? » dit Joshua
- « Vous avez dit que c'était une possibilité de voir des futurs possibles et le bonheur absolu, et j'ai pas l'impression que c'est le cas. J'ai l'impression que dans cette vision, je me suis éloigné de Dean et Castiel. »
- « Bien, alors peut-être » dit Joshua, et Sam se retrouva à l'arrière d'un bateau pour la pêche au gros, canne entre les mains se débattant avec un espadon se défendant de toutes ses nageoires au bout de la ligne.
- « Sammy ! Tu dors ou quoi ? » C'était Dean l'engueulant tout en lui tendant une gueuze, (la bière, j'ai pas pu m'empêcher, sorry), Il était avec son frère, Castiel, deux autres hommes qu'il ne connaissait pas. Il portait une alliance, donc il devait être marié. C'était surement un week-end de pêche entre mecs. Ça plaisait plus à Sam.
- « C'est possible d'avoir plus de détails sur cette version de ce bonheur ? » demanda Sam.
- « C'est au ressenti que tu saura où est ta place, Sam » dit Joshua
- « Eh, j'ai pas… » dit un Sam, cette fois chez eux, devant l'évier, les mains dans la vaisselle, les sortant de l'eau mousseuse, il vit une alliance. Bon au moins son destin était d'être marié, à chaque vision.
- « Tu n'as pas quoi chéri ? » dit une voix que Sam reconnu immédiatement. Il avait du se gourer au dernier carrefour de la route de brique jaune des 'bonheurs possibles' et du 'bonheur absolu', car là, c'était l'enfer. Mais comme c'est une vision, se dit-il, pas grave, un demi tour, et on repart dans l'autre sens (le GPS céleste déconne grave se dit-il.)
- « Cette possibilité ne te convient pas ? » demanda Joshua faisant son apparition dans le décor.
- « J'te répondrai même pas, tellement…..que non ! »
- « Veux tu dire que tu refuse cette possibilité ? » demanda Joshua.
- « Franchement ? Marié à Balthazar ? Et pourquoi pas au locataire de la cage ? (Sam avait du mal à prononcer même le diminutif de l'occupant des lieux) Si c'était pas du sérieux et un possible avenir, j'éclaterai de rire tellement c'est grotesque ! Et, qu'est'c'que vous avez a vouloir caser les Winchester avec des archanges ? Si au moins ils avaient un vaisseau féminin ! » S'enflamma Sam
- « Pour une personne se déclarant 'moderne', ton frère a fait preuve de plus de liberté d'esprit pour trouver le bonheur absolu que tu ne veuilles en faire l'effort, Sam » fini Joshua et redemandant, tout aussi calmement que Sam était énervé.
- « Veux tu dire que tu refuses cette possibilité ? »
- « Je, je. J'en sais rien ! Oui ! Non ! peut importe, je suis un Winchester, et si le ciel sait une chose sur nous, c'est que la destiné et les Winchester, ça fait deux. Alors je change rien et j'verrai en temps utile. »
- « Bien Sam » répondit Joshua et Sam se retrouva dans le salon. Dean le regardait. Sam regarda Joshua.
- « C'est encore une vision ? »
- « J'ai l'air d'une vision ?! » dit son frère, lui lançant un coup de pied dans la jambe.
- « Ça fait mal ! J'suis dans la réalité, merci Dean »
- « Toujours là pour t'rendre service frérot ». dit l'ainé sourire au visage, enfin demi sourire car Castiel continuait de faire des grimaces dans sa transe. Joshua ferma les yeux.
-« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda Sam
- « Il fait du tourisme dans notre futur » lança Dean avec une moue, car il s'inquiétait pour son chéri et les visions qu'il devait voir.
- « Alors Castiel, c'est cela ta vision du bonheur absolu ? » demanda un dubitatif Joshua à un Castiel perplexe.
- « Euh, je sais pas, j'ai atterri ici et depuis j'attends ta venue », dit Castiel debout dans le coin d'une pièce regardant le spectacle sous ses yeux.
Ils étaient dans la 'pouponnière' du Paradis, car même si les anges s'incarnent, et non naissent, ils ont certains stades de développement pour appréhender l'étendue de leur pouvoir.
- « Je comprends pas », dit Castiel, - « Je pensais que j'allais voir des futurs possibles alors que je me retrouve le jour de mon incarnation, donc dans le passé. » fini-t-il, à l'adresse de Joshua.
- « Tu es bien impatient mon frère, tu vas comprendre en temps voulu. »
Soudain, une énergie se fit sentir, dépassant tout ce que Castiel avait connu tout en la reconnaissant, une seule explication : la présence de Dieu. »
- « Ne dit rien, n'intervient pas, ne bouge pas ! » dit Joshua s'évanouissant, laissant un Castiel non plus perplexe, mais apeuré et plein d'espoir aussi.
- « Joshua » dit Dieu, et Joshua, enfin le Joshua des temps passé apparu.
- « Père.»
- « Voici mon enfant, l'Unique, car à travers Marie je me suis incarné, mais là, j'ai un enfant Joshua ! Tu te rends compte ! J'ai enfin un enfant ! Je suis père » et Dieu de montrer à Joshua, tenant dans ses ' bras' un ange juste incarné et né regardant son père intensément avec d'immenses 'yeux' d'un bleu jamais vu au Paradis. Castiel se reconnaissant dans les bras de son Père vacilla sous le choc de cette révélation, (et nous aussi, non y'a qu'moi ? Allez !)
Paragraphe 5
Papa n'veux pas que je t'embraaasse sur la bouuucheue. C'est dégueulaaasse. Ça donne des mouuucheues.
(Vieille parodie de vieux tangos et futures interrogations de notre ange préféré, mais aussi. p'tit coup de fatigue après la révélation de fin du paragraphe précèdent. Ah, si, c'était un véritable accouchement pour moi.)
- « Je vais t'appeler Castiel, 'Mon petit château' » sourit Dieu à un ange tout sourire aussi.
- « Que ce passe-t-il ? » demanda Dieu à Joshua, même s'il connaissait la réponse, et les tourments de son fils.
- « Vous avez choisi de nous abandonner Père. Vous pouviez tromper la mort » dit Joshua.
- « J'ai choisi de vous rendre libres, c'est le moins que je puisse faire. Car même si j'avais, comme tu le dis 'trompé' la mort, cela n'aurait pu être sans conséquences. »
- « Que va-t-il lui arriver ? »
- « Il va oublier cet instant et vivre sa vie comme toutes mes créatures », répondit Dieu faisant une 'risette' à un 'bébé' ange fasciné par le visage de son père.
-« Maintenant laisse moi avec mon enfant, j'aimerai profiter de ce moment » et Joshua se retira tout en révérences envers son père.
- « Petit Castiel qui deviendra grand, vit ta vie mon bel enfant, je serai toujours là pour toi mon bébé, enfin temps que j'existerai. » chantonna Dieu en déposant un baiser avec ses 'lèvres' sur le 'front 'de l'ange. Pendant tout ce temps notre Castiel était médusé, l'ordre de Joshua de ne pas bouger, ou parler, étant inutile.
- « Noon, j'veux pas mettre de toge, ça graaatte !, Nooon ! », un chérubin déboula nu comme un vers, (si un ange le peu), Balthazar à ses trousses (qui se figea aussitôt), dans la 'pouponnière', et malgré l'énergie que Dieu dégageait, (au minima pour masquer sa présence aux anges du Paradis, ce qui lui était beaucoup plus facile sur Terre), se rendant compte de rien tout à sa course, buta contre les 'jambes' de Dieu. Levant la tête et ne reconnaissant pas son père, donc Dieu.
- « Tu fais grandir les anges ? Je peux le voir ? » demanda –t-il à l'inconnu pour lui.
Dieu souriant à cette spontanéité, dit.
- « Voici ton petit frère Castiel, un futur soldat, un grand soldat » dit-il en se penchant pour faire voir l'ange au chérubin, normalement affecté à la chorale, mais ayant des problèmes d'allergies ou d'exhibitionnisme, si tenté que cela arrive au ciel.
- « Oh, il a de beaux yeux ! » dit le chérubin en regardant Castiel qui le regardait tout autant.
- « Je pense que tu feras un parfait Cupidon ! Qu'est ce que tu en penses, fils ? » demanda Dieu à Balthazar.
- « Que votre volonté soit faite, Père », et Balthazar, prit par le 'bras' un chérubin moins récalcitrant à suivre les ordres et amnésique comme l'archange de sa rencontre. Ils sortirent.
- « Mon enfant, je suis désolé des épreuves qui t'attendent, mais je sais que tu ne perdra jamais la foi en moi. En tout cas, je ne perdrais pas la mienne en toi, sinon je ne t'aurai pas eu, et maintenant, oublie mon enfant chéri, oublie, nous nous reverrons un jour ».
Le père déposa son enfant dans une sorte de couveuse et 'bébé 'Castiel 's'endormi'. Notre Castiel était toujours dans son coin de pièce, il ne savait vraiment pas, plus, quoi faire.
- « Tu vas rester dans ton coin comme un voleur encore longtemps ? Tu pensais que je ne savais pas que tu étais ici ?» dit Dieu en riant se retournant vers Castiel (nto : avec maintenant l'apparence de …, je vous laisse deviner, bosser un peu, j'peux pas tout faire, j'ai pas quatre bras).
- « Père ! » fut tout ce que notre pauvre ange pu dire avant de s'effondrer à genoux, les larmes coulant enfin, car il s'était retenu de pleurer jusqu'à présent. (Dans le salon, Castiel pleurait les yeux clos, inquiétant Dean qui pestait tout son sou contre le ciel)
- « Mon enfant, mon fils » dit Dieu s'avançant vers Castiel l'aidant à se relever pour l'étreindre.
- « J'ai attendu ce moment si longtemps. » dit le Père. Castiel était incapable de la moindre parole ou pensées.
- « ce secret devra exister encore quelque temps, mon fils, déjà ton comportement a amené pas mal de bouleversements, alors si en plus on leur annonçait la nouvelle, cela pourrait détruire le Paradis définitivement. Chaque chose à sa place et à son heure » dit le père au fils.
- « J'ai demandé à Joshua de te faire venir aujourd'hui, mon fils, (à 'mon fils', Castiel ne su comment se comporter et que penser), car j'aimerai que tu me montres ta vision du bonheur absolu, »
- « Père, je… ai-je le droit ? je .. . »
- « Aurais-tu peur de moi ? » demanda Dieu
- « Non ! » clama Castiel, se rendant compte qu'il devait le respect à Dieu, il paniqua car les colères de Dieu existent. Castiel en avait vu la manifestation.
- « Alors, où est le problème ? »
- « C'est que ma vision du bonheur absolu, n'est peut-être pas …. »
Et Castiel se retrouva dans le salon, un Dean avec un visage inquiet à ses côtés, un Sam interrogatif, son front plissé en étant la preuve, (cf :oui, pour Sam, quand y'a des rides au front c'est qu'il pense), et Joshua toujours les yeux fermés, marmonnant.
- « Alors Castiel, Qu'est-c'qu''il s'est passé? T'avais pas vraiment l'air d'être à la fête » demanda Dean inquiet pour son chéri.
- « J'étais dans une pièce avec Joshua, il me semble avoir vu quelqu'un et zou, je me suis retrouvé ici. C'est bien la maison ? » demanda Castiel ne se souvenant pas une nouvelle fois de sa rencontre avec Daddy.
- « Non t'es dans ta vision du bonheur parfait, montons dans notre chambre mon bébé » tenta Dean.
- « Je suis bien à la maison » dit Castiel faisant sourire Sam et ronchonner Dean - « J'aurai essayé.»
Joshua sorti doucement de sa transe.
- « J'ai un message pour vous de notre Père » dit-il enfin
- « Mes enfants, Je vous souhaite tous les bonheurs de l'univers. Nous nous rencontrerons un jour. À bientôt. », puis en son nom propre,
- « La fleur va rester ainsi encore pendant quelques jours, ne vous inquiétez pas, elle ne dégage qu'un parfum inoffensif et très bon. Et maintenant je dois partir, j'ai beaucoup de travail dans les jardins du Seigneur en ce moment. Vous ne devez parler de ce que vous avez vu à personne, du moins en dehors de vous trois pour l'instant. » fini de dire Joshua au moment où Gabriel apparu, la réunion au paradis ne l'intéressant plus, et voulant voir ce que Joshua voulait à son Sammy avec sa foutue plante.
En effet, l'une des légendes sur cette plante était qu'elle pouvait déceler les anges prêts à choir ou se tourner vers l'enfer, leur bonheur absolu. Était-ce pour tester Sam, Dean et Cas ?
- « Frère ! » dit solennellement Gabriel à Joshua regardant d'abord Sam, puis son archange de frère.
- « Frère » répondit amusé Joshua.
Joshua parti, laissant 2 paires de frères dubitatifs sur les expériences qu'ils venaient de vivre, chacun à sa façon et dans différents lieux et temps.
- « Bon, il vous voulait quoi, le jardinier ?
- « Nous prêter cette fleur pour les fêtes de Noël » dit Castiel, se levant prenant le pot et le déposant sur un meuble près de la baie vitrée.
Paragraphe 6
Il est de ces moments où il ne se passe rien. (walou, j'vous dit)
Et c'est tant mieux, mais c'est le calme avant la 'tempête', comme tout le monde s'y attend
Day Four : Mardi
Côté Terre : R.A.S. Rien à Signaler.
rien de palpitant à raconter, la routine, Dean demanda juste trois fois dans la journée à Castiel de lui faire repousser les ongles qui rongeait, bref, rien de spécial. Sam se promenant seul le long de la plage et rencontrant une pin-up aimant les sucettes. (bref la couverture de Gaby dura jusqu'à ce qu'il sorte un de ses bonbons de son sac regorgeant de friandises, soit environ 15 secondes, Gaby+ trac = hypoglycémie) Il demanda à Gabriel de se raser sous les bras la prochaine fois,. Anna passant l'après midi dans sa chambre 'à lire'.
Côté Paradis : R.A.S. Rien à Sauver.
Boum ‼
- « Je suis encore tombé. C'est pas pratique les chaussures ! » dit cupidon qui venait en deux heures de se ramasser au moins une fois la trombine par terre par tranche de 12 -15 min.
- « Comment fais tu pour pas craquer ? » demanda Gabriel, arrivé un peu plus tôt et déjà irrité par le pataud chérubin à Anna.
- « Patience féminine peut-être ! »
- « Et une bouteille de Rhum de 20 ans d'âge » ajouta Balthazar, assis dans un coin.
- « D'ailleurs j'aurai bien besoin d'une fine » fini-t-il.
- 'T'as pas honte de rendre alcoolique ta grande sœur et … lui, non, c'est depuis longtemps » dit Gabriel à un chérubin qui ayant reprit son exercice de marche, à ses paroles, prit de confusion, s'emmêla les pinceaux et s'étala de tout son long une fois de plus.
- « Il améliore son record, maintenant, c'est toutes les 5 minutes qu'il se ramasse, on est pas arrivé » dit exaspéré Balthazar. Cupidon commença à pleurer ne voulant plus se relever cette fois-ci.
- « On pourrait l'amener en chaise roulante ! » suggéra Gabriel tout fier de sa trouvaille.
Anna sembla conquit par cette idée, tout en se le reprochant en voyant Cupidon sangloter en silence. Elle alla le prendre dans ses bras pour l'encourager à se relever. Elle venait des troupes de choc du paradis, donc malgré sa gentillesse, c'était pour le pauvre Cherubin un entrainement militaire qu'il subissait. Enfin il en avait la sensation par moments. Balthazar soupesait le pour et le contre, Gaby ne disait pas toujours que des conneries. (nto : contrairement à moi qui en ai écrit pas mal pour ce chapitre deux)
Finalement, Cupidon réussit à marcher pendant une heure sans tomber, bon, quelques déviations des articulations le faisant chalouper, mais rien de grave. Anna avait réussit en quelques heures, non seulement a faire habiller Cupidon, mais aussi marcher correctement. A la fin de la séance, elle lui dit qu'il fallait qu'il s'exerce, mais sur Terre. Elle l'attendrait demain après midi, 'où il savait' en mettant son index sur la bouche en signe de secret.
- « Timing respecté, Chérubin opérationnel, tu m'dois …quoi, déjà ? » dit Anna toisant Gabriel qui faisait une grimace.
- « O.K, je ferais la vaisselle pendant trois jours »
- « On avait dit une semaine »
- « O.k. une semaine » abdiqua Gabriel.
- « Ne jamais faire de pari avec une femme déterminée. Je pensais que tu le savais frangin » dit Balthazar.
- « Je vous rappelle que je dois préparer le repas avec Castiel » dit Anna comme justification à 'l'entrainement' de Cupidon (au pas de charge, si j'ose dire).
- 'Tu devrais pas aider au repas ? » Demanda Balthazar à son frère.
- « Eh, j'i'suis déjà occupé à préparer un repas j'te rappelle, et hier j'ai aidé à faire les griottes au chocolat » se défendit Gabriel.
- « Et il en reste combien, malgré le nombre fait ? » demanda Balthazar qui avait participé à leur confection.
- « Je n'ai pas mangé une seule d'entre elles ! Cela aurait fait de la peine à Castiel, il veut les offrir à Dean dans une boite qu'il a fait, ainsi que pour nous, c'est pour ça qu'on en a fait autant. C'était un secret pour Noël, vous êtes contents ?» s'offusqua Gabriel.
Les deux autres se sentirent penauds.
Enfin Anna prit Gabriel dans ses bras.
- « Mais, c'est qu'il est mignon tout plein ! Un vrai p'tit chérubin » dit Anna taquine.
- « Eh ! J'suis archange, tout d'même ! » dit Gabriel.
Anna et Gabriel partirent chez les Winchester, Balthazar restant, ayant des détails à voir, leur avait-il dit. Il ferait un tour dans la soirée, car malgré tout son flegme, il avait envie de voir la plante, ce faisant, il trouva les 4 (fantastiques ?), dans le salon, à son arrivée, Gabriel étant parti après avoir fait la vaisselle, malgré son envie de passer du temps avec Sam. Ils n'avaient même pas fait de promenades dans l'après-midi, car Sam avait demandé à 'Miss Bonbek' - d'aller sucrer ailleurs, - (j'me calme, j'ai mis un 'r' comme dans le sketch du scrabble), et Gaby était parti illico (nto : égoïstement merci Gaby, ceci m'évitant encore une page d'explications). Gabriel donnait de l'espace à Sam.
Et je vais vous en donner aussi cher(e)s lectrices, lecteur(s), en clôturant ce paragraphe et le chapitre 2.
