Note de l'auteur: Coucou !!! Voici le deuxième chapitre. Si le coeur vous en dit, je conseille d'écouter en parallèle à cette fic', l'album "Animal", notamment le célèbre " Tik Tok" et " Your love is my drug", de Ke$ha, qui m'a largement inspiré le perso un peu destroy...

A votre plaisir,

Azaazeal

MA FRANGINE

Chapitre 2. Vie de merde.

N'étant pas vraiment le genre de mon père, ce que je faisais de mon temps libre, ni lui, ni ma mère, n'y ont jamais réellement prêté attention. Je suis une sorcière, et ceci leur suffit à me penser complètement marginalisée. Je ne suis pas comme ma sœur, qui elle est une humaine bien sous tout rapports, blanche comme neige, mais je m'y suis faite, même si, aux yeux de tous, je me résume à une image plutôt réductrice et franchement discriminatoire.

J'aime pas tellement traîner dehors, en fait, poireauter dans le froid, le vent et la pluie, ne plairait à personne. Mais comme je n'allais pas demeurer seule très longtemps, cela ne me dérangeait pas outre mesure. Je terminais ma cigarette, et, même en sachant que ma famille se foutait trop de ce qui pouvait bien m'arriver pour penser à me faire suivre, je vérifiais si personne ne me surveillait du coin de l'œil. C'était devenu un réflexe.

Lorsque votre famille est riche et influente, les voyeurs, c'est le genre de désagréments auxquels vous devez couramment faire face, pire encore, les journalistes. Ces faiseurs de scoop' étaient la bête noire de mes parents et ceux-ci ne s'étaient pas gênés pour les traîner devant les tribunaux plusieurs fois. La plupart du temps par ma faute. La presse à scandale se délectant de mes mésaventures plutôt monnaie courante à une époque.

J'avais appris à faire gaffe.

J'entrais dans la haute bâtisse qui s'élevait dans mon dos. Un hôtel, moyennement select à l'ambiance aussi rasoir qu'un couteau de cuisine, conjugué à une décoration d'impression rococo plutôt mitée, histoire d'en mettre plein la vue aux touristes pas vraiment fortunés qui y passaient quelques nuits, de temps à autres, étant bien évidemment incapables de distinguer du marbre d'un décor de cinéma. C'était pas formidable, mais la presse n'y avait pas sa place alors, je m'en accommodais.

Je récupérais machinalement le passe, chambre 212, je n'avais même plus besoin de demander, le réceptionniste, devenu un ami, s'était habitué à mes incessant aller-retour. Il m'ouvrait parfois les portes de service, lorsque le commerce était fermé, tard dans la nuit. Même s'il se désolait de ce que je venais y faire, il ne me laissait jamais dehors. Parfois, lorsque j'attendais, seule dans la chambre, il me montait une bouteille, pour que le temps passe plus vite. A une époque, je craignais qu'il ne se mette dans la tête que je puisse être une poule de luxe comme un de ses collègue l'a bruyamment fait remarquer. A partir du moment où il avait vu mon visage dans les journaux, aux côtés de mon puissant patriarche, j'espère que cette idée s'était évaporée. Ca me foutrait mal qu'un ami puisse se persuader de ce genre de conneries.

Je venais ici, pratiquement tout les jours, quand, il, me faisait parvenir un message. S'ils semblaient plutôt romantique dans leur genre au départ, je n'étais plus surprise aujourd'hui, qu'ils ne contiennent plus qu'une heure et un vague « attend moi ». Lorsque je dis que je ne suis pas une pute, je pense finalement que j'en deviens une quand il s'agit de lui faire plaisir.

Mes cheveux étaient trempés, et être crade, je déteste ça. On peut ressembler à une toxico sans en avoir l'hygiène. Ainsi, je me séparais de mes fripes et entrait dans la cabine de douche, aux parois en carrelage saumon. Cette eau là était bien plus agréable que la pisse de chat qui tombait à grosses gouttes au dehors. Rapidement, un épais brouillard, dû à la chaleur ambiante, transforma la pièce de façon à ce que je puisse à peine distinguer mes doigts de pieds.

C'était drôlement bon.

Et puis j'avais le temps. Il était toujours en retard, ou bien c'était moi qui étais trop en avance, encore une fois.

Alors que je me délectais de mon bain, me laissant aller à la pression brûlante qui coulait le long de mon corps, je n'entendis pas le visiteur qui était entré en douce dans la pièce et continuais de profiter pleinement de cet instant de détente, lorsque votre tête enfin se vide, tandis que l'eau sale s'écoule loin, vers la tuyauterie.

Quelques doigts vinrent étrangler mon cou, dans une caresse sensuelle qui me fit frémir.

Il était là.

Alors que j'arrêtais l'eau, une main, pâle et osseuse arrêta mon geste.

- Il n'y à pas que toi qui déteste sentir le chien mouillé.

Ma main alla rejoindre la conjointe de mon invité, au creux de ma nuque, tandis que j'abaissais la tête pour venir poser le haut de mon crâne engourdi sur l'épaule puissante de l'homme, présent contre moi. Je sentais ses lèvres se poser sur ma peau, à travers l'eau. Elles étaient tellement glaciales que les poils de mon dos se dressèrent sous leur contact, mais c'était si bon. J'avais attendu ceci, toute la journée, avec l'impatience d'une gamine de 5 ans.

Nous nous étions quittés la veille, vers midi, mais ce fût comme si des semaines, nan, des années s'étaient écoulées entre hier et aujourd'hui.

Comment expliquer.

C'est tellement étrange ce que je ressens. Je ne crois pas en l'amour. Je n'y ai jamais cru, et n'y croirait probablement jamais. Je crois en la passion. Violente, et destructrice. Qui vous prend par derrière, vous piège et ne vous lâche jamais vraiment. Le genre de sentiment qui vous amène à ne plus pouvoir vous regarder objectivement dans la glace, et vous pousse, maladivement au bout de vos limites. Celui qui vous mène au bord du précipice, insistant pour que vous sautiez, tout en vous retenant sournoisement par les poches.

Une sorte de ballet contre la fatalité, avec le vent dans le dos.

A vrai dire, je crois en la passion depuis qu'elle m'est tombée dessus, lors d'une de ces soirées pompeuses où nos parents nous forcent à nous présenter sous leur meilleur jour. Le bar entier n'avait pas suffit à éponger la morosité qui m'avait envahie à peine une santiag posée dans la salle de réception. Je m'ennuyais profondément, pour peu que je fusse totalement consciente des évènements, tandis que ma mère faisait de la lèche à un riche investisseur, à grand coup « d'Alex ceci, Alex cela… », Alex n'étant pas présente, pour quelques obscures souffrances intestinales.

Bref, j'étais au bord du suicide, lorsqu'il est apparu.

- Suit moi.

Il ferma les robinets, alors que je posais un pied sur la dernière dalle de carrelage qui nous séparait de l'épaisse moquette, ultime rempart avant l'immonde revêtement laineux du reste de la « suite ».

Suivre, là était mon quotidien. Ce genre de relation, plutôt malsaine, n'est humainement pas vivable et celui qui tentera de vous prouver le contraire, n'est qu'un sombre crétin. Vous êtes trop ahuris, tout va beaucoup, beaucoup trop vite. En réalité, vous n'êtes hélas que témoins. Comme quelqu'un qui assiste totalement impuissant, au déroulement de sa propre existence, de l'intérieur, sans réellement être capable d'intervenir.

Votre corps emprisonne votre raison et la retiens contre son gré. Tout votre être de chair agit sans jamais demander l'accord à vôtre tête. Pour peu qu'il en reste quelque chose d'exploitable.

- Touche. dit il, en prenant ma main pour la poser sur lui.

Comment ne pas toucher. Comment repousser la perfection lorsqu'elle se présente à vous, toute nue. La première fois, conne que je suis, j'avais presque eu honte. Honte d'avoir tout le loisir de profiter d'une telle merveille sans avoir à la subir. Comme j'avais subi nombre de mes amants auparavant.

Avoir un léger penchant pour la bouteille, vous rend certes, désirable aux yeux des hommes, mais ce qui pousse le désir, fait également baisser le respect. Celui des autres et le sien. Moi aussi, j'ai eu ma période. Moi aussi, j'ai été mal dans ma peau, où je me suis sentie à l'étroit. Moi aussi j'ai eu la crétinerie de croire que je pouvais faire bouger les choses.

Moi aussi, j'ai appris.

- J'ai failli t'attendre.

Le lit, n'était plus qu'à quelques centimètres. L'épais couvre lit bordeaux appelait à la détente. Je m'y engageais, suivit de mon compagnon.

- Tu vois, je suis là.

Il embrassa mes doigts, un à un, il aurait pu les avaler tant il s'acharnait dessus.

- Qui te dit que demain, moi, j'y serais…

Son regard, acier, croisa le mien.

- N'est ce pas là ce que tu dis depuis toujours ?

- Probablement, mais un jour je finirais par ne plus venir.

- Alors ne viens plus. J'irais chez toi.

Il entama mon épaule dénudée, Merlin comme ceci était délicieux.

Draco Malfoy, puisque c'était lui, logeait dans le Londres moldu, à quelques rues de son patriarche, depuis 8 mois environs dans un bouiboui plutôt bourge qui ne m'inspirait aucunes sympathie. Lors de la guerre, sous l'implacable couperet de la Justice sorcière, ils durent rendre leur baguette et renoncer à leur existence en tant que praticien de la magie ainsi que laisser derrière eux tout les titres et privilèges que leur avait vu s'attribuer leur poste aux côtés du mage des ténèbres.

Les Malfoy s'étaient plus ou moins recyclés dans le commerce. Mais là n'est pas notre intérêt.

Il, lui, m'allongea sur le plaid, afin, d' « admirer », ce qu'il avait admirer déjà des centaines de fois. D'après lui, j'étais plutôt canon, même si je doute que la forte odeur de tabac que je dégage ne lui plaise réellement.

Lui comme moi avons tant changés depuis Poudlard, que nous avons parfois du mal à nous reconnaître, lorsqu'il nous arrive de tomber sur quelques anciens clichés, pris lors de notre scolarité commune.

Il n'est plus le gamin peroxydé et prétentieux que j'ai pu haïr, mais plutôt, un beau jeune homme au charme typiquement anglais, un peu à l'arrache, mais tellement glamour. Et, si je n'ai plus rien à voir avec la nana propre sur elle que j'ai pu être à une époque, d'après lui, il demeure certains stigmates qui on complètement achevés de le séduire. Pour faire bref, nous sommes deux presque adultes consentant, victimes d'une passion destructrices, puisque nous ne cherchons qu'à nous faire du mal en refusant l'un comme l'autre toute officialisation.

Son père n'approuverait pas. Pas qu'il soit regardant sur le nom, mais plutôt sur l'aspect général qu'impliquerait de voir son fils épouser un « déchet » dans mon genre.

C'est fou, les rôles sont intervertit, maintenant c'est moi qui suis mauvaise.

Faire l'amour avec Draco Malfoy, c'était comme se laisser aller à la folie. Comme vivre consciemment une crise de délire aigu. Brutal, intense, violent et tellement agréable dans le fond. C'est aussi se jeter du haut du précipice, en espérant la chute. C'est quitter l'Homme qui est en nous, pour ne plus retrouver que l'animal.

Vous ne réfléchissez pas, n'avez qu'à peine le temps de comprendre ce qu'il se passe. Vous vous laissez submerger. Complètement. Vous vous donnez corps et âme, puisqu'il vous prend tout en un tour de rein.

C'est un amant, ami, ennemis, tout à la fois. Vous le haïssez, l'aimez, le rejetez pour qu'il vous revienne l'instant qui suit. Et vous l'attendez. Je m'étais surprise à désirer plus que tout qu'un homme me prenne, me tourne, me retourne comme un malheureux morceau de viande, tant que c'était lui.

Alors que je laissais à mes mains le loisir d'aller palper quelques espaces intimes de mon camarade de jeux, lui continuait de me regarder, tout en caressant les boucles de mes cheveux.

- Tu sais que tu es belle.

- Tu sais que tu es un beau parleur ?

Il fit mine d'être outré, alors qu'il se mordait l'intérieur de la bouche, sous la pression que mes doigts exerçaient quelque part sur ses bijoux de famille.

- Hermione ?

- Oui ?

- Non, rien…

L'expérience m'avait appris que lorsqu'un homme se rétracte, et quelques soit le sujet, c'est que quelque chose de mauvais, de très mauvais s'était ou allait se produire.

Je cessais toutes activité, m'asseyais.

- Il se passe quelque chose ?

- Non. C'est juste que…Laisse tomber…

- Quand je disais que je ne viendrais peu être plus, c'était de l'humour, hein, j'étais pas sérieuse.

- Je sais.

- Alors quoi ? Je sais qu'il y à quelque chose qui te tracasse, et à voir ta réaction, c'est quelque chose qui me concerne. Parle !

Il se leva. Je pu admirer dans toute sa splendeur, son corps d'albâtre que j'avais essayer de retenir nombres de fois. Il semblait, non, il était, contrarié. Mon cerveau se remit en route et conclu hâtivement :

- Tu n'étais pas en retard par pur esprit de flemmardise.

Notre relation s'était bâtit sur l'incertitude. Ni lui, ni moi n'attendions de lendemains heureux. Nous ne nous attentions même pas à ce que notre « histoire » soit si longue. Après un bref silence, il répondit.

- Non.

- Parle !

- Je ne sais pas comment…

Comme la fille que j'étais, je réagis alors au quart de tour.

- Quoi. C'est quoi le problème...nan ! Laisse moi trouver ça toute seule, Ok ? Alors…tu a rencontré quelqu'un. J'suis con moi, ça ne peux être que ça, j'aurais du m'y attendre….mais comment ai-je pu être aussi naïve, Merlin c'est pas vrai !

Dans un grand élan de courage, il n'essaya même pas de me contredire.

- C'est pas ce que tu crois !

- Alors là t'est super fort ! – après un bref instant de panique, ponctué d'un rire pincé, je reprenais- Je crois qu'il vaudrait mieux pour toi que tu ferme ta belle gueule maintenant, avant que je ne m'énerve.

- Hermione, laisse moi t'expliquer !

- T'expliquer ? Mais je veux rien savoir ! Va t'en, fou moi la paix, disparaît de mon espace vital, pourriture ! Comment ai-je pu te faire confiance !

Nerveuse, j'empoignais ses vêtements et les lui lançait violemment, droit dans la tête.

- Hermione !

- Va t'en ! Ordure ! Je te déteste, tu me répugnes ! Dégage !

- Tu ne grandiras donc jamais !

- MOI ?????? Mais regarde toi ! Je t'ai aimé, profondément aimé, moi qui n'a pourtant pas pour habitude d'aimer qui que se soit, et ton Âltesse, du jour au lendemain à décidé que c'était plus assez fun pour lui, alors il se tire…

- Tu ne me laisses même pas m'expliquer, tu n'es qu'une hystérique !

- Bah voyons, maintenant – une chaussette vola- c'est moi – son caleçon- qui suit hystériiique… - puis la chaussure, qu'il pris sur le nez.

J'avais mal. Il tenta alors :

- Donne moi au moins une chance de t'expliquer ! Allez, assied toi maintenant, et parlons entres adultes veux tu ?

- Non je ne veux pas. Va t'en.

- Hermione !

J'épelais alors, histoire qu'il comprenne bien.

- V.A T'E.N !

Tandis que ma main lui indiquait l'endroit où se trouvait la porte. Je ne perdis pas mon temps à le regarder s'en aller. Je l'entendis à peine partir.

A l'instant où je compris que j'étais seule, et que tout mon être voulu le rattraper, il avait déjà disparu.