Auteur : Guhmio

Disclaimer : Ma grande sœur… Non je déconne, JK Rowling !

Couple : Darry

Titre : "Encore"

Note : C'est la deuxième partie de l'OS "Encore" écrit en cooécriture avec Kiara. Cette fois-ci, on est du point de vue de Draco. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu la première partie en premier.

PARTIE 2 (Draco)

Une douleur sourde à la poitrine, j'avais la respiration sifflante. Mon œil me brûlait et j'étais presque sûr que mon beau visage allait être défiguré. Du sang goûtait de mes poings serrés et je luttais contre les gémissements de douleur qui voulaient à tout prix sortir de ma gorge. On se battaient toujours violemment, mais aujourd'hui, c'était particulièrement douloureux. Tu as évité un coup de poing à l'estomac et tu as reculé, me dévisageant. Je sentais ton regard voyager sur moi et un frisson indescriptible m'as traversé, comme à chaque fois que je te sentais m'observer. Une sorte de gêne mêlée à un peu de joie - puisque tu ne m'avais pas dévisagé qu'une fois, j'en ai déduis que ce que tu voyais te plaisais. Je t'ai observé à mon tour, profitant du répit pour reprendre mon souffle. J'avais réussit à déchirer la manche de ta chemise, et ta lèvre était fendue, un sillon rouge coulant sur ta peau hâlée. Un hématome commençait à apparaître sur la joue. Tes joues, justement, étaient rouges, tes yeux brillaient et tes cheveux étaient en désordre comme jamais. En plus de ça, ton souffle erratique et la sueur qui faisait briller ta peau te donnaient un côté sauvage, que j'observais à chaque fois que nous nous battions. Ajouté au désir dans tes yeux, tu avais ce que j'appelais "une expression de pure débauche", même si le sang et les bleus rappelaient un combat. Et comme toujours, cette image m'en a emmené une autre qui n'avait rien à voir avec ce que nous venions de faire, et que j'ai bien vite chassée de mon esprit avant de me retrouver dans le même état que toi. Soudainement, tu as relevé les yeux vers moi et as demandé, avec un nonchalance surprenante :

« Ça te dis un rendez vous à 14h dans le parc derrière le lac, devant la forêt interdite ? »

Un... Rendez-vous ?! Je t'ai observé, comptant sur mon masque pour te cacher ma surprise. Qu'est-ce que tu voulais ? Malgré le fait que tu semblais gêné, tu avais une lueur déterminée dans le regard. Quelles raisons avais-je d'accepter ? Aucune. Quelles raisons avais-je de refuser ? Beaucoup trop. Il y avait cette petite voix qui me hurlait que c'était une très, TRÈS mauvaise idée d'accepter. Et pourtant...

« Ne sois pas en retard, Potter. »

Je t'ai regardé tourner les talons, avec ce petit sourire de satisfaction sur les lèvres. Ignorant, comme toujours, la bosse qui déformait ton pantalon. Je suis moi même retourné à mon dortoir, marchant lentement et en me tenant aux murs à cause de la douleur dans mes côtes. Je suis entré dans les toilettes les plus proches et j'ai caché les blessures visibles avec un sort de désillusion. Même en vacances, je me devais d'être parfait. Il ne manquerait plus que je rencontre un Sang-de-Bourbe dans cet état ! C'est donc sous plusieurs couches de sorts et en serrant les dents que je suis arrivé dans la salle commune. Blaise était couché sur une table, des livres éparpillés autour de lui. Un ronflement sonore m'apprenait qu'il dormait profondément. J'ai pris une longue douche chaude après quelques sorts et des potions (dont un Poussos toujours aussi douloureux ) puis je me suis lavé les dents, me suis recoiffé parfaitement, ramenant mes cheveux vers l'arrière grâce à un pot de gel et un sort de maintient. Je suis ensuite sortis en peignoir pour trouver des vêtements. Alors...

Quelque chose de classe bien entendu, de pas trop chaud, et qui me mettait en valeur... Nous étions déjà en été, et le soleil semblais taper particulièrement fort aujourd'hui. Un pantalon noir moulant, une chemise à manche courte aux couleurs de ma maison, des chaussettes et sous vêtements sombres, des chaussures noires...

Un sort de cirage, un de repassage, en plus d'un sort de rafraîchissement. Je ne m'habillais pas spécialement mieux qu'à mes autres rendez-vous, mais classe Malfoyenne oblige, je dois être aristocrate en toute circonstance - même en cas de rendez-vous avec le Survivant. Je me suis nettoyé les ongles, ai vérifié mes dents et ma coiffure ( environ 6 fois ) et regardé l'heure. Il me restait un quart d'heure. J'ai mis du parfum -600 galions chez Suprem Wizards- et ai enfilé mes chaussures. Debout devant la porte, je réfléchis un peu. Je pense à toutes ses choses qui, inconsciemment , m'on fait accepter son rendez-vous.

Pourquoi mon cœur battait-il si vite ? Quand est-ce que j'avais commencé à espérer que nous en venions au poings uniquement pour sentir sa peau sous la mienne ? Sincèrement, je ne pense pas être amoureux. Ce n'est pas clair, pas précis, mais ce que je ressens pour lui ... C'est tout sauf de la haine. Ça fait tellement longtemps maintenant que je ressens ce genre de chose que je n'ai même plus peur de mes pensées ou de mes fantasmes sur lui. Pourtant, je sens qu'une partie de moi, une infime partie, voudrait parfois être à la place de ses meilleurs amis, pour profiter de ses sourires et de longues conversations dans le noir, au lieu de ses habituels regards haineux envers moi. Je ne suis pas amoureux, et que ça n'est qu'une histoire de fantasmes. C'est une sorte de mélange des deux , de joie et de désir lorsque je croise son regard encore brillant d'un récent éclat de rire.

Un dernier regard dans le miroir qui me fait de l'œil, mon masque -qui ne tiendra pas longtemps- se remet en place, et je sors. Blaise et réveillé, et il me regarde passer avec son sourire " tu-as-interet-à-me-raconter-qui-tu-vas-voir-où-pourquoi-comment-combien-de-temps" ou un truc dans ce style là dont il a le secret.

Je sors du château et aussitôt le soleil me frappe. Merlin merci pour les sorts de rafraîchissement ! Où est-ce, déjà ? Entre la forêt Interdite et le lac ? Parfait, je suis à l'heure. Je te vois, tu es assis sur une nappe rouge, le regard perdu dans le vide. Quand je m'approche, on se regarde longtemps avant que tu n'ouvres la bouche.

«Tu devrais t'assoir, tu vas t'enraciner si ça continue »

Charmant. Je ne relève pas, et m'assois, abandonnant mon attitude habituelle pour ramener mes jambes contre mon torse en passant les bras autour. De toute manière, je sais parfaitement que mon attitude aristocrate n'a aucun effet sur toi, si ce n'est du dégoût, et ce n'est sûrement pas le but de ce rendez vous. Sans savoir pourquoi, je suis gêné. C'est peut-être parce que c'est la première fois que tu me souris, parce que j'ai bien remarqué que tu étais très séduisant dans ces habits - les robes de sorciers sont-elles vraiment obligatoires ?- et que je me souviens d'avoir du me forcer pour ne pas courir jusqu'il ici. Je ne peux pas m'empêcher de remarquer que tu t'es rembrunit.

Long blanc, nous fixons le lac.

« Hm, ça va ? »

« Oui Potter, autant que ça peut aller après s'être fait briser trois côtes. »

Merde, pourquoi cette intonation dans ma voix était-elle venue spontanément ? Je remarque ta grimace, quoi, tu as déjà oublié ?

« Hm… Et… Tu comptes faire quoi de tes vacances ? »

Je soupire. Franchement niveau conversation, c'est pas ça. Un peu d'effort, Potter, tu parles à un des membres de la plus puissante famille de Sangs-Purs d'Angleterre...

« Sûrement trainer avec Blaise dans le château… il n'est pas rentré non plus. »

Est-ce que tu sais que Blaise est Zabini ? Bien sûr que tu le sais, je ne m'échinerais pas à me battre avec toi si tu étais idiot.

« Pourquoi tu n'es pas au Manoir ? » demandes-tu, de la curiosité dans la voix.

Pas ça, Potter ! Tout, mais pas ça...

« Problèmes familiaux. » réponds-je froidement.

'Je n'ai pas envie d'en parler', lit entre les lignes, bon sang. C'est quoi cette expression sur ton visage ? Pourquoi sembles-tu souffrir à ce point ? Que je suis bête. C'est sûrement de ma faute. Tu soupires, prend un sandwich puis m'en tend un, tout en le dévorant avec la grâce d'un Scroutard qui vomit, tandis que je fais attention à ne pas faire tomber de miettes. C'est que ce n'est pas mauvais en plus...

« Pourquoi m'avoir invité à ce rendez vous, Potter ?»

Tu sembles perdu dans tes pensées, puis, d'une voix un peu hésitante, tu te lances :

« Parce que j'avais envie. Je me suis toujours demandé ce que ça ferait d'être ton ami, et, au final, cette pensée n'a plus quittée mon esprit. Et puis… Je suis aussi attiré par toi. »

Oh ... C'est en quelque sorte assez surprenant. Après, ce n'est pas comme si j'avais remarqué qu'à chaque fois que nous nous battions, tu étais excité, et pas de colère. Je ne pouvais pas en dire mieux de moi, j'avoue, même si à chaque fois je parvenais à fuir avant que tu ne le remarque, m'adonnant au travaux manuels obligatoires. Tu regardes un arbre, fixe l'écorce comme si c'est la chose la plus intéressante au monde. J'ai envie de t'embrasser. Une sorte de pulsion qui vient de je ne sais où. Ce n'est pas nouveau. Je pense avoir déjà voulu goûter tes lèvres auparavant... Tu ne me vois pas, mais je m'approche doucement, en profitant pour détailler le vert de tes yeux et la noirceur de tes cheveux de plus près. Je t'embrasse, et sans te laisser le temps de répondre, je me résous à quitter tes lèvres. Instantanément, un froid glacial m'envahit. Je cache ma tête dans mes bras, sentant avec horreur mes oreilles rougir. Et je me surprend à espérer un..

«Encore.»

C'est à peine un murmure, et ça ressemble plus à un ordre qu'à une demande, mais je ne peux pas m'en empêcher. Nous nous embrassons à nouveau. Ta main se met à caresser mes cheveux, et je ne peux pas empêcher un doux gémissement de franchir mes lèvres quand nos langue se rencontrent enfin. Nous nous embrassons violemment, passionnément, jusqu'à ce que l'air nous manque. Un petite voix me murmure que ce n'est pas logique, que j'aurais dû te repousser... Mais celle qui me crie de continuer fait un tel vacarme que je n'entend pas ce chuchotement. Potter, Harry, tu embrasses divinement bien, si tu savais ! Nous nous séparons à nouveau, mais pas bien longtemps, à peine une minutes avant que tu ne redises dans un souffle ces mots tant attendus.

« Encore »

Et on s'embrasse furieusement. Pris dans une fièvre infernale, je ne peux plus penser qu'à toi, nos mains s'égarent sous les habits, nos langues tournoient ensembles, et j'ai sentis ta main sur ma nuque, en demandant plus. Tout est flou autour, et toi seul compte, toi, tes mains sur mon torse, toi, et ta bouche sur la mienne. Je pourrais continuer ainsi pendant des heures, à écouter mon cœur battre la chamade dans mes oreilles, et a laisser une immense joie comme je n'en avais pas ressentis depuis des années m'envahir. Le temps semble s'être arrêté, comme pour que l'on puisse en profiter plus longtemps. Tu me fais décoller, et j'aurais pu enlacer Dumbledore s'il était là, tant je suis euphorique. Mais l'air se met à manquer , et nous nous séparons à nouveau. Doucement, maladroitement, et en essayant de cacher ton stress, tu te remets à parler.

« Tu voudrais sortir avec moi ? Pour voir ce que ça fait... »

Mais quel idiot tu fais.

« Pourquoi pas... Tu embrasses plutôt pas mal Potter et tu as un corps assez alléchant. J'aime bien cette idée. »

' OUI ! Tu embrasses comme un dieu et tu as un corps tout à fait bandant. J'ADORE cette idée.' Est-ce que j'ai bafouillé sur le « Potter » ? Tu as un immense sourire sur le visage, et tes yeux pétillent de joie quand tu m'embrasses à nouveau, rapidement, avant de t'en aller, sûrement pour t'occuper de cette bosse dans ton pantalon, assez semblable à la mienne. Je crois que de toute manière si nous nous étions encore embrassés j'aurais pu te violer sur place. Un dernier regard et un dernier sourire avant que tu ne te retourne.

J'oublie Potter et je tombe amoureux d'Harry. Mon cœur bat comme s'il voulait s'enfuir de ma poitrine, et je crois bien que mon masque ne suffit pas à cacher le sourire niai qui s'efforce de franchir la barrière de mes lèvres. Je m'en fiche de mon père, je me fiche de V-Voldemort, il n'y a plus que Harry. Je suis tout à toi, je vend mon âme au Survivant, tu as transformé mon cœur un guimauve. Bravo, Élu, tu fais maintenant partis des très rares privilégiés à avoir le pouvoir de me briser en un regard, si tu le veux...

Merci d'avoir lu, j'espère que cela vous a plu !

-G.