Euh...
Comment dire...
Dé-so-lée pour cet impardonnable retard ! Je n'avais pas abandonné cette fic, pas du tout ! C'est juste que la fin initiale ne me satisfaisait pas du tout alors je devais tout réécrire, et avec l'inspiration qui ne venait pas, je ne voulais pas publier une horreur... Je suis désolée d'avoir mit tant de temps... Mais je ne vais pas me répandre en excuses... Ça n' que trop duré ! Place à la suite !
P.S : Le style de ce chapitre sera probablement trèèèès différent de celui du chapitre précédent. L'écart de temps comprenez moi …:/
Histoire Drôle, suite :
A ces mots, il se leva et posa ses mains gantées sur le dossier de la chaise de la jeune fille,sans prêter attention à la mère, qui agonisait bruyamment juste à côté de lui.
-Alors...Max. Tout d'abord, je voudrais le nom de ton ami de San Francisco, exigea le Joker en entortillant entre ses doigts un mèche brune de sa future victime.
-Angelo Martinez ! C'est mon ami ! Il habite sur la grande avenue ! Je n'en sais pas plus ! Il déménage tout le temps ! Je le jure ! Déballa l'homme à toute vitesse.
-Angelo Martinez ?
Le prisonnier hocha vigoureusement la tête.
-Connais pas.
Le clown arrêta de jouer avec la pauvre mèche brune pour revenir au pauvre homme, marchant vers lui d'une démarche souple, comme un grand lion qui s'apprête à bondir.
-Il existe au moins ?
Silence.
-Parce que, tu vois, ce serait embêtant que je passe des jours et des jours à chercher à travers tout le pays un type qui n'existe pas...
Et, avec un large sourire, il tapota le crâne du flic tremblant.
-Il existe ! Je ne mentirais jamais si la vie de ma fille est en jeu ! Relâchez-nous !
Le Joker se pinça l'arrête du nez, comme s'il était désespéré ou découragé, avant de lever les yeux vers l'autre.
-Il me semble... Que ça fait bien... dix ou vingt fois que tu exiges ça depuis votre capture, remarqua-t-il en comptant sur ses doigts. Si j'étais prêt à accéder à ta demande, je l'aurais déjà fait, crois le bien.
Il se détourna, faisant à présent face à la gamine.
-Mais... Si toi et ta... fille... vous montrez gentils et sages... Il se pourrait que vous soyez finalement joyeusement réunis...
Et s'approchant de la petite :
-Tu peux me croire, Max. Je suis un homme de parole.
Il s'accroupit devant la demoiselle et retira tranquillement le scotch qui l'empêchait de parler.
-Que faites-vous ? Paniqua la voix du père, derrière lui.
-Tu imagines... Se faire assassiner sans même avoir eu l'occasion de faire la causette avec moi... ce serait vraiment trop cruel... Ta mioche n'est qu'une gosse... Elle ne mérite pas ça...
Un silence horrifié lui répondit.
Le Prince du Crime examina le visage de la jeune fille en face de lui. Pâle. Amaigri. Les larmes formaient des sillons humides sur les joues rougies par le scotch. D'un air attentif, il plongea son regard dans les yeux verts de la fille et, à l'aide de son pouce, essuya délicatement une larme qui allait déborder de son œil.
-Shhhhh... Il ne faut pas pleurer... Pas pour le moment en tout cas, souffla-t-il, presque doux.
Il se redressa et frappa dans ses mains en s'exclamant d'une voix forte :
-Bien ! Revenons à nos pigeons ! Tu t'appelles Cherry. C'est ça ?
La petite hocha la tête, luttant pour retenir ses larmes.
A cet instant, la porte s'ouvrit bruyamment laissant apparaître un des hommes du Joker.
-Patron !
-Quoi ?! S'écria le clown, très mécontent. J'avais dit de ne pas me déranger !
-Euh... Il y a Jeff qui dit que Batman va se pointer...
-Rah ! Je hais le Batman ! Je hais cette fichue ville ! S'énerva le parton, tout en levant les bras au ciel théâtralement.
Puis, se tournant vers l'infortuné prisonnier :
-Sincèrement désolé Max... J'aurais vraiment aimé savourer tes derniers instants autant que toi... Mais vois-tu, le temps nous manque cruellement.
D'un pas conquérant, il s'avança alors vers la table où ses hommes avaient déposé ses armes favorites et s'empara d'une belle batte de baseball. Il retira son gant droit, gratta un peu le sang séché qui collait au bois lisse, et s'approcha de sa victime, batte à la main.
Il annonça, à la fille :
-Je serais toi, je fermerais les yeux...
Il recula soigneusement son arme, pour pendre un maximum d'élan, et relâcha brutalamant son bras. La batte percuta violemment l'homme en pleine tête. La craquement provoqua l'éclat de rire du psychopathe. Un deuxième coup. Puis un troisième. Au bout de quatre, il posa sa batte par terre et se dirigea vers la fille, qui fermait toujours les yeux.
A l'aide de son couteau, il trancha le scotch qui la retenait à la chaise. Comme elle ne réagissait pas, il lui saisit les poignets et les plaça juste devant lui, sur les genoux de la petite.
Il tendit la main à son homme de main, qui était toujours là.
-Corde.
L'homme lui tendit ce qu'il demandait sans faire la moindre remarque. Le Joker fit un noeud serré autour des poignets et des chevilles. Il se releva et ordonna à son homme de main en pointant la fille du pouce :
-Portes moi ça.
Sans aucune question, la montagne de muscles souleva la jeune fille comme s'il s'agissait d'une poupée.
Le Clown Prince du Crime en tête, ils se dirigèrent vers une antique camionnette qui semblait avoir appartenu à un marchand de glace. Son état s'était considérablement dégradé mais c'était exactement ce que le Joker voulait que ça soit : son véhicule de fonction.
-Poses la à côté des bacs réfrigérés.
L'homme s'exécuta et la gamine se retrouva en petit tas coincée entre un bac à glaces et le siège conducteur. Le clown chargea son pistolet et, après avoir entendu le claquement signifiant qu'il était chargé, le braqua sur son homme de main et pressa la gâchette.
L'ex-homme de main s'étala gracieusement sur le sol, son ex-patron se pencha sur lui, déchira un bout de sa chemise et jeta son pistolet dans un sac de sport rempli d'armes diverses (pistolets, grenades, couteaux, crosses de hockey et clubs de golf). D'un geste brusque, il enfonça le morceau de tissu dans la bouche de sa prisonnière.
-Tu sais, la mioche, si ça ne tenait qu'à moi, je t'aurais étripé comme tes géniteurs.
Il se releva et jeta un regard au ciel nocturne par la portière grande ouverte.
-Mais, poursuivit-il en claquant la portière, cette bonne vieille chauve-souris n'oserait pas s'approcher si je me ballade avec une gamine dans ma voiture.
Son rire résonna dans tout le fourgon. Il donna un coup de pied à la fille attachée par terre et ouvrit un bac. Une atroce odeur de pourriture le fit plisser le nez, mais il ne se départit pas de son large sourire. Il plongea sa main dans l'espace réfrigéré et tâta, en quête d'une glace. Sa main rencontra une forme molle et élastique, puis trouva un esquimau au citron. Il brandit sa trouvaille, en retira l'emballage et fourra la glace dans sa bouche alors qu'il s'asseyait à la place conducteur.
-On va... Au parc d'attractions... déclara-t-il.
Bien entendu, il ne reçut aucune réponse. Mais il n'en tint pas compte et démarra. Les phares s'allumèrent et le véhicule se mit en sourire fixé sur ses lèvres, le Joker dirigea la camionnette à travers les ruelles sombres, les avenues illuminées et les rues banales de Gotham, renversant quelques piétons, amochant quelques voitures.
Une grande lumière blanche illumina la nuit derrière lui. Son sourire s'élargit : il reconnaîtrait les phares de la bat-mobile entre mille. Tout en éclatant de rire, il engagea son fourgon dans une ruelle. Il adorait ce poursuites. C'était le piment de la vie.
A l'entrée de Miles Amusement, le quartier de la fête foraine, la camionnette s'arrêta, la voiture noire aussi. Les deux conducteurs sortirent de leurs véhicules, le clown souriant accablé d'un fardeau qui faisait défaut à son sombre adversaire : un otage.
-Joker, gronda une voix rauque.
-Batsy... Je suis content de te voir ! Gloussa le criminel.
-Et c'est loin d'être réciproque.
-Oh ! Ça me fait presque penser... A moi !
-Quelle horreur ! Ne dis pas ça.
-Je dis ce que je veux.
-Sauf quand tu m'insultes.
-Avoues que tu es heureux de me voir.
-Ne prends pas tes rêves pour la réalité.
Le clown grimaça.
-C'était méchant ça. Et petit.
-Joker...
-Ouiiiii ?
-Relâches cette fille. Elle ne t'a rien fait.
-Bien sur qu'elle ne m'a rien fait. Ce ne serait pas drôle dans le cas contraire...
-Alors relâches la.
-Non.
-Si.
-Non.
-Ne m'obliges pas à te frapper. Ce n'est pas mon but. Et tu le sais.
-Tu ne me frapperas pas. Si tu me touches, elle meurt.
Le Chevalier Noir se raidit.
-Ne fais pas ça.
-Mais tout dépend de toi, ma belle chauve-souris...
-...
-Tu nous laisses partir, sans nous suivre, et elle reste en vie... Si tu nous suis... Ou que tu tentes quoi que ce soit... Je lui rentre un peu de plomb dans sa cervelle de moineau.
-D'accord... Tu as gagné. Mais ne lui fais pas de mal.
-Tu peux me faire confiance, je suis un homme de parole.
Et, son fardeau dans les bras, le criminel s'éloigna en direction du parc illuminé, sous le regard assassin du justicier.
-Alors Cherry... Tu as déjà vu un parc d'attraction ?
Dans ses bras, la petite hocha la tête, les yeux larmoyants.
-C'est quoi ton attraction préférée ? Moi c'est le... Palais du Rire.
Silence. Elle ne répondit pas. Le bâillon peut être...
-On va aller dans mon Palais du Rire à moi. Tu vas voir, c'est un palace.
L'enfant toujours dans les bras, le clown prince du crime se mouvait au cœur de la populace, de ces gens qui ne jetaient même pas un coup d'oeuil à leur voisin, trop obnubilés par eux mêmes pour remarquer les sanglots désespérés de la fille. Le Joker sourit. Cette gosse avait probablement été élevée dans la crainte de toutes les véritables personnalités remarquables de Gotham, dont il faisait partie intégrante, bien entendu.
Il contourna la Grande Roue et les Montagnes Russes pour pénétrer dans une petite attraction abandonnée. Son Palais du Rire, sa Gagçonnière.
Dès qu'il fut à l'intérieur de son repère, il laissa tomber son paquet avec autant de soin et de prévenance que s'il s 'était agit d'un sac de sable.
Cherry poussa un gémissement. Sans y faire attention, il s'éloigna à grands pas et brancha un câble. Une douzaine d'écrans s'alluma avec un grésillement. Le bureau du commissaire, la mairie, l'école maternelle, la maison d'un pauvre type qui s'appelait Charles Collins. Il pianota rapidement sur un clavier mais les gémissements de la fille l'agaçaient. Il saisit alors un couteau dans sa poche et le projeta sur sa prisonnière qui poussa un petit cri étouffé. La lame s'était plantée à environ dix centimètres de la gorge de la fille saucissonnée.
-J'ai perdu la main en trop peu de temps... se désola-t-il en pianotant toujours.
Un choc sourd se fit entendre sur le toit du QG du Joker. Celui-ci soupira. La chauve-souris était vraiment un gros têtu...
-On va avoir de la visite, soupira-t-il.
Le temps que Batman traverse le manège, avec tous ses pièges, le clown serait déjà loin... Et la mioche avec lui. Malheureusement...
En grommelant, il éteignit les écrans et revint à sa victime.
-Bon... Soit je t'étripe avant que Batman débarque et je m'enfuis, soit je t'emmène avec moi et je m'enfuis. Tu préfères quoi ?
Elle essaya de parler, mais le bâillon bloquait les mots avant qu'ils sortent.
-Pour moi c'est du pareil au même... Sauf qu'avec toi sur le dos, je serais ralenti...
Il réfléchissait.
Et il trouva sa solution.
-Bon. J'ai trouvé un compromis. Je te donne un peu de sursis...
A bout de bras, il saisit la fille et la traîna vers un tapis roulant, inoffensif à l'origine, mais qui, modifié par lui, menait à un trou rempli de piques acérés (et oui, le Joker a le sens des fins en panache).
-Voilà. Le temps que Baty te sauve -ou pas-, je vais tranquillement filer par l'issue de secours. Adieu chère Cherry. Et Joyeux Noël !
Cria-t-il en couvrant les hurlements de la prisonnière. Il allait s'enfuir courageusement quand une main gantée de noir le jeta sur le sol.
-Batyyy... Déjà ?
-Les issues de secours servent aussi à entrer, Joker.
Sans prêter attention à sa Némésis qui se relevait, le justicier partit détacher la fillette. De justesse ! Elle allait chuter d'un instant à l'autre.
S'engagea alors une bataille épique entre le criminel coloré et le Chevalier Noir. Les coups pleuvaient, les rires et les grognements se superposaient. Les deux adversaires échangeaient les coups sans se préoccuper de ce qui se passait autour d'eux. Tait à peu pr_ès égal jusqu'à ce que le Joker fasse diversion avec un quelconque gadget et se saisisse d'un pied de biche. Ce fut alors la seule chauve-souris qui encaissa les coups, de plus en plus violents, du psychopathe. Celui-ci riait aux éclats, assenant son arme comme s'il démolissait un château de sable avec une pelle en plastique. Le justicier à la cape faiblissait. Le clown ne comptait pas le tuer. Juste le fatiguer assez pour descendre la fille et prendre la fuite. Le sang commençait à teindre le lino du sol en rouge. Le clown sentait la victoire toute proche.
Soudain, une détonation retentit. Le Joker se figea en plein élan, son pied de biche levé au dessus de la tête. En une fraction de secondes, il s'effondra à côté de sa Némésis, comme une marionnette dont on aurait brutalement tranché les fils. La chauve-souris se redressa, juste assez pour apercevoir, trois pas derrière eux, une petite fille, un pistolet encore brandi devant elle, le visage trempé de larmes. Elle abaissa l'arme encore fumante. Elle tremblait et sa bouche s'était entrouverte en un cri muet. Difficilement, Batman se redressa et se pencha vers le mourant.
-Tu... Vois Batou ?
-Je vois juste un futur cadavre et une gamine traumatisée pour le restant de ses jours.
-Non, je ne parle... Pas de ça... s'énerva le futur cadavre.
-Quoi alors ?
-Tu vois ...ma tristesse ? Je voulais que ce soit toi qui me tues... Pour te faire chier...
-Je ne t'ai pas tué. Tu as causé ta mort tout seul.
-Ouais... C'est vraiment... La meilleure blague qu'on m'ait jamais fait !
Il riait. Il riait encore. Même si le sang gargouillait dans sa gorge, il riait.
Le Chevalier noir se mit debout, pendant que le clown poussait son dernier soupir, et s'avança précautionneusement vers la fillette choquée.
-Tout va bien. C'est fini.
Elle se blottit dans ses bras et il murmura :
-Ce n'était qu'un cauchemar. Tout ira bien.
Il mentait. Tout n'irait pas bien. Elle était orpheline, à présent.
-Vous...C'est vrai ?
-J'espère...
Il la prit dans ses bras délicatement, comme si elle avait été en cristal, et sortit du palais des horreurs. A l'extérieur, Gordon l'attendait, le parc avait été évacué.
Le policier tellement paternel tressaillit en voyant la petite et demanda :
-Elle est saine et sauve ?
-Pas entièrement...
Répondit Batman en sentant les larmes couler contre son visage.
-Et le Joker ?
-Mort.
-Vous... Vous l'avez tué ?
-Pas vraiment...
Des réponses évasives, c'était tout ce qu'il pouvait donner.
Pendant que la police entrait dans le bâtiment, le Chevalier Noir berça doucement la fille sanglotante dans ses bras. Tout avait changé. A jamais. Sans le Joker, Batman avait il besoin d'exister , Il n'en savait rien. Et ne voulait pas savoir. Ce n'était qu'un cauchemar, après tout...
Voilà ! Je ne marque pas le mot « fin », parce qu'il y aura probablement un épilogue... Enfin, je crois, qui arriver dans les prochains jours, histoire de vous dire ce qu'il est arrivé à Cherry et à Batman...;)
Bon. Sinon, j'espère que ce chapitre vous a plu, et tout ça...
Laissez moi une petite review, me dire ce que vous imaginez pour la vie d'après ^^ (Même si je connais déjà les grandes lignes mwahahaha !:D)
A très bientôt:)
Lindelea
