"LIFE SUCKS !"
par Entschuldigung
Oui, ça serait plus simple de vous expliquer tout du début. En y repensant cette dernière semaine a vraiment été laborieuse, je n'en suis pas fier.
Si je vous retrace toute ma semaine ça donne ceci :
LUNDI :
Voilà maintenant deux semaines que je m'étais fait larguer. Oui, vous avez bien entendu ! « Première fois de ma vie que ça m'arrive ? »…Pff quelle question ! En fait, non, ce serait un mensonge de vous dire le contraire, disons que je ne suis pas habitué à ce que l'on me refuse quoi que ce soit. Elle a fait une grosse erreur, je suis tout de même le mec le plus beau! Mouais j'essaye de me remonter le moral…
Bref, j'ai toujours du mal à m'en remettre. Assis sur mon canapé, je regarde mon appart' : rien n'a bougé depuis son départ. Le verre sur la table basse est toujours renversé, par contre l'eau a dû s'évaporer, tout comme les plantes qui sont mortes, la vaisselle qui n'est toujours pas faite, les fringues qui ne sont toujours pas ramassées. Mais quel genre de personne peut vivre dans un endroit pareil…bah moi !
Pourtant cette querelle ne devrait pas m'atteindre, ces genres de trucs sont dépassés, je ne suis plus un ado boutonneux qui pleure sont premier amour…non ?... SI ! (Sauf les boutons bien sûr, un Malfoy n'est pas boutonneux). Je suis minable. Comme un robot, je me dirige vers la salle de bain. Je dois passer au bureau aujourd'hui, j'ai un peu négligé le boulot ces temps-ci.
- Argh ! Mais qu'est-ce qui m'arrive !!
Je suis sorti de ma chambre, j'ai pu trouver une chemise propre et repassée, et j'étais en train d'attacher ma cravate quand un « pop » se fit entendre et me fit sursauter.
- Draco !
Oh non ! Tout mais pas ÇA ! Je n'ai pas besoin d'être materné, je me suis retourné pour faire face à une grande femme blonde qui avait l'air désespérée.
- Maman ! Qu'est-ce que tu fais la ?
Elle m'a regardé, a penché la tête, soupiré et fait un faible sourire. C'est toujours la même chose. Elle est bien trop émotive et me materne trop à mon goût. Je savais qu'on allait avoir une longue et difficile discussion…
- Mon poussin… Ça fait deux semaines.
- Merci maman, je sais compter !
- J'aimerais... Je ne sais pas mon chéri, il faut que tu rencontres d'autres personnes, d'autres jeunes filles…
- Mmm…
Je n'ai pas pu m'empêcher de lever les yeux au ciel.
- Que tu te poses enfin, je ne sais plus quoi te dire, plus quoi faire. Il faut que tu voies quelqu'un, je veux dire par là, un spécialiste pour qu'il t'aide…
- Grrr…
Ça y est, elle me prend pour un fou qu'il faut enfermer ?! Je n'ai besoin de PERSONNE, je vais parfaitement bien. (Même si je vais régulièrement voir la psy.)
- Je t'ai pris un autre rendez-vous pour mercredi soir, tu sais Jackie est très gentille…c'est bien dommage qu'elle soit mariée, d'ailleurs…
- Non merci, je n'en ai pas besoin, maintenant tu m'excuses je dois aller bosser.
- N'oublie pas ton rendez-vous, mercredi à vingt heures.
- Je n'irai pas.
- Essaye et…
Je n'ai pas entendu la fin de sa phrase : j'avais transplané directement devant un bâtiment orné d'un énorme « M ». Je sais très bien comment se serait terminée cette conversation : elle aurait poussé plusieurs soupirs, elle aurait inspecté tout mon appart' (je parie qu'elle est en train de le faire en ce moment, mais au moins j'échappe aux commentaires) ensuite elle m'aurait fait l'éloge de la vie en couple, m'aurait parlé de toutes les jeunes filles (croqueuses d'hommes) qu'elle considère « bien » pour moi et après…oh non ! Rien que d'y penser, j'en ai des migraines.
J'ai inspiré un bon coup et je suis entré dans le bâtiment : c'était ma fierté, ma société, mon bébé, la seule chose que j'aie bien faite dans ma vie qui ne soit pas bousillée, qui tienne encore debout. C'était la pagaille à l'intérieur. Que se passe-t-il ? En général tout est calme et bien organisé, aussi bien dans mon travail que dans ma vie privée… (et j'ai bien dit « En général »).
Mon regard s'est posé sur une jeune femme petite et blonde, avec des lunettes carrées. Elle se dirigeait droit devant moi. Elle portait un tailleur et parlait à la plume qui la suivait et notait tout ce qu'elle disait. Son visage me disait quelque chose…
- Ah ! Monsieur Malfoy. Vous voilà enfin !
Bah oui ! C'est ma secrétaire, son nom m'échappait une nouvelle fois. Elle était plantée là devant moi, sourire aux lèvres. Mon regard s'est posé sur le badge qui m'indiquait son nom : « Betty ». Immédiatement, tout me revient en mémoire : Betty égale secrétaire maladroite ! Je me demande pourquoi je ne l'ai toujours pas mise à la porte…
- Oui Betty ? Ai-je demandé en soupirant
- Vos associés vous attendent dans votre bureau. Vous avez besoin de quelque chose ? Vous voulez que je fasse quelque chose ? Ou alors…
J'ai levé la main droite, pour lui faire signe de se taire. Elle s'est figée. Décidément, elle parlait trop. Un vrai moulin à paroles, comment faisait-elle pour avoir autant d'énergie ? Bravo ! Elle avait réussi à me donner la migraine…chochotte…elle a ouvert une nouvelle fois la bouche et j'ai simultanément fermé les yeux. Déconcertée, elle n'a rien ajouté.
- Apporte-nous du café, c'est tout ! Dis-je
Je lui ai pris les dossiers des mains, lui ai lancé un regard noir et j'ai repris mon chemin en direction de mon bureau.
Ils étaient là ! Dans mon bureau ! Ça ne présageait rien de bon. Je savais que des bruits couraient comme quoi mes associés voulaient se débarrasser de moi. Je devrais peut-être prendre mes précautions, me payer une assurance ? Me prendre un avocat ? Sans doute, mais j'avais quand même besoin d'eux. Je me suis installé à mon fauteuil.
- Alors, que me vaut l'honneur de cette visite ?
- Ça va mal, Malfoy !
Ils étaient trois : Carl Jones, Teddy Turks et Georges William…mes trois associés. Moins je les voyais, mieux je me portais. J'ai poussé un long soupir. Turks s'est levé et a commencé à résumer la situation : essentiellement, une absence de bénéfices, des dettes, des taux et je ne sais trop quoi… Des chiffres il y en avait partout, je les regardais sans grande conviction. Turks gesticulait dans tous les sens me montrant des courbes par centaines, toutes en chute libre. Les deux autres ne disaient rien, quand j'ai vu que Turks virait au rouge écarlate, je me suis dit qu'il était temps d'intervenir.
- Teddy ! Teddy. Calme-toi ! Tu vas nous faire une attaque pour rien.
- Pour RIEN ?! Tu le fais exprès ? Retenez-moi ou je le tue sur place ! On est en train de faire faillite, Malfoy, et tout ça parce que monsieur ne réagit pas, il préfère flâner, rêvasser. J'en ai marre. On en a marre. Je te préviens si tu ne fais rien…
- Est-ce une menace, Turks ? Dis-je entre mes dents
Un froid s'est installé. On se défiait tous deux du regard, les poings serrés, prêts à se bondir dessus pour s'entretuer. Carl s'est levé.
- Non, voyons, il n'oserait pas, tu le sais, Draco. Ce qu'il veut dire c'est que nous devrions…Vendre l'entreprise.
- Et à qui, gros malin ? Qui voudra d'une entreprise en faillite ?, lui ai-je répliqué
- Justement, nos concourants nous en donnent un bon prix, s'est écrié Turks.
- Non ! dis-je entre mes dents
- Comment ca non ?s'est-il énervé
- C'est pourtant simple : Je re-fu-se. C'est mon…
- Et nous sommes tes associés ! On est la majorité, on veut vendre et on va vendre !
Il s'est mis à rire comme si j'avais loupé une bonne blague, il commençait sérieusement à m'énerver celui-là et pas qu'un peu. Jamais, pour rien au monde je ne vendrais mon entreprise, c'est la seule chose à laquelle je tiens et qui donne un sens à ma vie. Ça fait peur : mon boulot est ma seule saison de vivre à présent, et je ne vendrai pas mon entreprise à mes concurrents.
- J'ai dit non ! ai-je répété. L'entreprise m'appartient, c'est moi qui prends ce genre de décision. Tout est à mon nom.
- Pas pour longtemps… Je te conseille de prendre un bon avocat Malfoy !
J'ai serré les dents. J'avais besoin de mes associés… Cet imbécile était en position de force. Je me suis tourné vers le seul qui n'avait pas encore ouvert la bouche, tous mes espoirs et l'avenir de la boîte reposaient sur lui. Turks et Jones se sont eux aussi retourné vers George qui tenait son menton dans sa main et semblait en pleine réflexion. Soudain il a relevé la tête. J'étais fini !
- À moins qu'on fasse couler l'autre entreprise avant la nôtre ! dit-il.
- Et comment ? Si c'est pour dire ce genre de conneries, Williams, tu ferais mieux de te la fermer, a crié Turks.
- Ce n'est pas con ce qu'il raconte, est intervenu Carl.
- Réfléchissez, ils nous ont volé notre dernière innovation, on pourrait les attaquer pour ça !
George s'est levé, s'est emparé de sa baguette et a fait apparaître un grand tableau pour nous expliquer sa stratégie. Après ce léger malentendu, nous avons passé la journée à mettre au point un nouveau dossier pour attaquer et contrecarrer notre plus grand concurrent. Allons par la ruse pour les écraser, j'adore ça ! Je n'ai pas été à Serpentard pour rien, autant user de ce qu'on a appris… J'aurais même pu être avocat…non, ça demande trop de boulot ! Enfin bon, mes associés sont enfin apaisés. Il est huit heures, je sors de mon bureau, un sourire au coin des lèvres. Betty est toujours à son bureau.
- Tout va bien monsieur Malfoy ?
- Oui Betty… Appelle mon avocat Willis, prend rendez-vous pour demain.
Ses yeux se sont illuminés. Peut-être le fait de se rendre utile qui lui fait plaisir, comme si elle n'avait pas assez de travail. Elle a commencé à s'activer et dans un geste brusque, a fait tomber la montagne de dossiers sur son bureau. Soupir.
- Bonne nuit Betty !
Mon lundi s'est terminé comme tous les autres soirs depuis plus de deux semaines. J'ai été noyer mon chagrin dans un bar, pour me changer les idées et pour rencontrer du « monde », comme dirait ma mère. Et je sais déjà d'avance que demain, une jeune femme quittera discrètement mon lit avant que je me réveille pour s'éclipser et tout recommencera. Je m'assiérai sur mon canapé me demandant ce qui m'arrive, attendant la visite de ma mère, qui me sermonnera et je partirai au bureau me prendre la tête avec mes associés. Voilà à quoi se réduisent mes journées maintenant, pas très élogieux. Avouez que ça vous étonne.
Mes journées se ressemblaient toutes … En principe… Mais la journée qui m'a le plus marqué et qui a véritablement bouleversé ma triste vie fut mardi.
Pardon, Pardon et encore Pardon….Je suis super en retard, disons que la correction a été longue, j'ai remplacé le premier chapitre aussi…et cette fois-ci je sais qu'il y'aura 5 ou 6 chapitres et que je posterai toute les semaines…et cette fois c'est vrai !!
Un grand merci a : 619SDC (La première a m'avoir donne son avis, contente que mon histoire est attire ton attention, j'espère que la suite te plaira…) Littlebeattle ( Voili voilou voila la suite :) Merci beaucoup pour ton compliment ! )BA de Danone ( LOOOL ! Tu t'es amusée à faire la correction… J'aurai sans doute du mettre des copy right a certaines répliques … Hein qu'est-ce que tu en penses ;) bref, Merci pour la correction de mon « petit » OS…) Capu (Je te remercie de m'avoir aide et encourage…pour la review aussi…) Orgueil (C'est vrai que tu as lu toute l'histoire … sauf la fin…loool, c'est difficile d'écrire la fin d'une histoire hein ? ;) Enfin bon, un grand merci pour ta review…)
Voila !! A la prochaine…(Dans une semaine…I Hope !)
Entschuldigung !
