J'utilise juste l'entête pour répondre à Rosa Black, en effet, je ne met pas de majuscule en début de dialogue, me suis souvent fait grondé pour cela, mais je trouve pas ça très beau en réalité... Enfin, j'essaierais de le faire par la suite, mais il risque d'y avoir des oublis, je te préviens^^

Bonne lecture les amis !


Chapitre 2 :

Harry était dehors.

La nuit était tombé depuis une demi heure, et le froid se glissait sous le pull trop grand qu'il avait récupéré de Dudley, comme la plupart de ses vêtements.

Il avait décidé de continuer de peindre le portail ce soir au lieu d'attendre le lendemain, pour qu'il ai une chance d'échapper à la maison pendant la journée... Même si il se doutait bien que sa tante lui trouvera bien une corvée ou deux pour le retenir à l'intérieur...

Accroupi dans l'herbe gelée, Harry passait et repassait son pinceau sur le bois quand une voix le fit soudain sursauter :

-Et bien et bien, jeune homme, que fais-tu dehors à une heure pareil ?

Harry se retourna et vit un grand homme, la peau couleur cendre et des dents si blanches qu'elles semblaient briller. Il le regardait de haut, à quelques pas de lui. Il avait l'air bizarre, même si Harry ne saurait pas expliquer pourquoi, mais l'inconnu lui faisait extrêmement peur, presque plus que son oncle Vernon...

Il répondit pourtant :

-Bonjour monsieur. Je repeint le portail.

-Je vois ça, mais pourquoi es-ce un si joli et jeune garçon qui doit s'en occuper ?

Harry lui envoya un regard soupçonneux, l'homme était un peu trop curieux à son goût.

Il hésitait franchement entre rentrer immédiatement pour éviter la compagnie de l'intrus, ou l'ignorer et finir sa corvée, mais finalement, il n'eut pas à faire de choix puisqu'après un rire étrangement rauque, l'homme continua son chemin, s'éloignant sans plus lui jeter un regard.

Harry regarda la silhouette s'éloigner avant de finalement hausser les épaules, et recommencer à peindre.

.

Wellan fut présenté à quelques familles, de sang-mêlé principalement.

Il parla avec des «traîtres à leurs sang», comme les appelaient les sangs purs traditionnels, et rencontra deux nés-moldus : les frères Crivey. Ces derniers semblaient l'aduler quasiment, tant leurs yeux brillaient.

Wellan était aussi gêné que flatté, alors il se laissait faire en écoutant sa mère vanter ses mérites. Après tout, il était le Survivant, c'est normal que les gens ai du respect pour lui...

Wellan soupira et observa le salon du manoir.

Sa mère, d'un côté, parlait à monsieur et madame Weasley, puis certains de leurs enfants qui étaient venus parlaient aux Finnigan. Le regard de Wellan se posa alors sur l'autre côté du salon où, tournant le dos à tout le monde, son père regardait fixement la cheminée.

Wellan s'excusa auprès des frères Crivey et le rejoignit.

-Qu'es-ce que tu fais, papa ?

James sursauta, ne l'ayant pas entendu arriver, et se tourna vers son fils... Non, vers l'un de ses fils.

-Tu n'es pas avec les autres ? S'étonna-t-il.

-Non, tu avais l'air triste, alors je suis venu.

-Je ne suis pas triste, le contra son père en détournant les yeux.

-C'est à cause de mon frère ?

James sursauta à nouveau, et le regarda avec les yeux écarquillés de stupeur. Mal à l'aise, Wellan se mit à se balancer, changeant d'appuis nerveusement.

-Je... j'ai surprit une conversation, l'autre jour...

-Ah bon...

Il détourna la tête, et Wellan ne put s'empêcher de demander pardon.

-Ne t'excuse pas, Wellan. Ta mère ne voulait pas que tu le saches, mais après tout, tu en avais le droit.

-Pourquoi vous l'avez abandonné ?

James ouvrit la bouche mais Lily appela son fils pour manger.

Après un dernier regard, ce dernier rejoignit sa mère, non sans remettre cette conversation à plus tard.

Même si il n'aura pas l'occasion de le faire, qu'il ne parviendra plus à parler à son père seul à seul car sa mère l'en empêchera, plus ou moins exprès.

Mais tout ça, il ne le savait pas encore...

.

Harry avait réussit à avoir sa journée de libre, finalement.

Il alla dans le parc où, à cause du froid de l'hiver et de l'heure tardive, aucun enfant ne venait s'amuser, le laissant tranquille et seul pour la soirée.

Assis sur la balançoire depuis plusieurs heures, il regardait le soleil décliner en laissant ses pensées divaguer.

Il frissonnait légèrement, mais préférait encore traîner dehors plutôt que devoir affronter les remarques de son oncles, les regards méprisants de sa tante et les coups de son cousin.

C'était peut-être une mauvaise idée, car plus il rentrerait tard, plus ce sera dur à supporter mais... Mais il ne les appréciait pas, ils lui faisaient peur, il ne voulait pas les voir. Ou du moins, il préférait les voir le moins possible.

Soudain, la lumière changea, et Harry cligna des yeux en voyant le soleil se coucher.

Combien de temps était-il rester là, au final ?

Il se releva, se frottant les bras dans l'espoir de les réchauffer, et se dirigea vers la sortie du parc quand il vit, du coin de l'œil, une silhouette. Il faisait trop sombre pour qu'il distingue les détails de son visage, néanmoins son sourire se détachait clairement de l'obscurité.

Décidant avec sagesse de ne pas s'attarder et de rentrer le plus vite possible chez lui, il ne lui prêta pas la moindre attention et hâta le pas.

Mais bien avant d'arriver chez lui, il sentit inexplicablement ses yeux se voiler, sa bouche s'assécher et ses jambes le lâcher. Il perdit connaissance, et ne se réveillera que des années plus tard, exactement au même endroit, mais avec une étrange cicatrice traçant une courbe sur sa joue.

.

Deux ans.

Dumbledore fulminait toujours, malgré le temps qui était passé.

Deux ans que le gamin avait échapper à sa vigilance, et que les Dursley ont été punis pour leur incompétence.

Perdre un enfant, cet enfant !

Si jamais... si jamais Dumbledore s'était trompé et que Wellan n'était pas le vrai survivant, jamais il ne pourrait rattraper le coup !

Il ne pourrait pas non plus le convaincre que c'est lui qui l'avait sortit de la misère qu'était sa famille de moldus et qu'il pouvait s'appuyer sur lui en lui accordant sa confiance.

Ainsi il aurait eu les deux frère Potter sous son aile et aurait put renverser Voldemort !

Ce qu'il ne pourra pas faire dans le cas où le petit Harry disparaissait !

Dumbledore grimaça, et reprit sa marche dans son bureau, abandonnant à contre cœur les recherches du jeune sorcier qui n'avait jamais rien donné, et qui lui faisait simplement perdre du temps et de l'argent...

.

Pendant ce temps, dans un quartier tranquille d'Angleterre, un jeune garçon se releva un peu groggy du sol où il était à l'instant allongé et observa les alentours avec surprise.

Depuis quand les Prentice avaient déménagé ? Et l'épicerie n'était pas là avant, si ?

Puis il remarqua le soleil haut dans le ciel et se mit à paniquer : il avait passé la nuit dehors, son oncle allait le punir !

Remarquant distraitement que ses vêtements n'étaient pas les même que la veille, il fini de se lever et parcourut les dernières rues qui le ramenèrent chez lui en courant, craignant la punition et la colère de ses réguliers qu'il allait devoir subir.

Passé ?

La maison des Dursley était... différente. Fronçant encore plus les sourcils, Harry ne comprenait pas vraiment mais quand il vit que tous les meubles de la maison avait disparut, il commença sérieusement à paniquer.

Mais qu'es-ce qu'il se passait au juste ?!

-H-Harry ?

Se retournant d'un coup, le cœur battant à mille allure, Harry vit un vieille dame entourée d'une bonne dizaine de chats le regarder fixement.

-Mrs Figg ?

-Harry c'est bien toi ? Où était-tu passé ses deux dernières années ?

-Hein ? Mais... mais ici madame Figg, j'ai toujours habité à Privet Drive avec les Dursley. Vous allez bien ?

-Je vais bien, moi, grogna la veille en montant l'allée droite qui menait à l'entrée de la maison et saisissant son bras vivement. Toi par contre, suis moi, je crois que nous devons parler en toute urgence !

Et Harry, un peu dépassé, se laissa traîner à sa suite.

.

Quelques instants plus tard, assis assis au milieu du salon du numéro 5 Privet Drive, Harry dévisageait sa voisine d'un air ahuri. Il demanda encore une fois :

-Que dites vous ?

-Je dis que cela fait deux ans que tu as disparu, et que les Dursley ont reçut la visite des sorciers pour savoir ce qu'il s'était réellement passé, et qu'ils n'étaient jamais revenus.

-Les sorciers ?

Folie...

Oui, elle l'était sûrement déjà, folle, c'est la présence de tous ses chats qui avait dut faire régresser son esprit, les ronronnements ont sans doute un effet lavage-de-cerveau !

Harry jeta un coup d'œil mauvais au félin le plus proche qui, comme si ils avaient comprit son raisonnement, feula dans sa direction.

-Oui, Harry. Des sorciers, comme toi.

Terreur...

-Je ne suis pas un sorcier ! S'exclama Harry, persuadé que, comme les Dursley, la femme allait le frapper si il parlait de ça.

Bien qu'il ai déjà réussi à parler avec des serpents, souvent même, qu'il s'était envolé, une fois, quand son cousin le poursuivait, et d'autres petits détails dans le même genre.

Mais il ne pouvait pas être... sorcier ! N'es-ce pas ?

Doute...

-Si, Harry, tu es un sorcier, un sorcier beaucoup plus important que ce que cet idiot de Dumbledore peut bien penser ! C'est la vieillesse qui lui fait croire que son expérience suffit à le rendre intelligent ! Balivernes !

Elle secoua la tête puis reprit :

-Tu n'es pas qu'un simple enfant, il aurait dut le savoir ! Mais ce vieux fou s'est cantonné à ce qu'il avait apprit dans ses grimoires, sans prendre le temps de réfléchir de lui-même, et résultat : tu es tombé dans une famille incapable de te donner ce dont tu as besoin !

Elle continua un moment à jurer dans sa barbe inexistante un moment sans qu'il puisse comprendre ce qu'elle disait, jusqu'à jeter un coup d'œil à Harry et, semble-t-il, se rappeler de sa présence.

-De quoi te rappelles-tu ?

-Pardon ?

-Ton dernier souvenir.

Si ça peut lui faire plaisir...

-Heu, j'étais au parc au dessus de la ville, il y avait cet homme qui me regardais depuis hier soir et puis pendant que je rentrais, je me suis évanoui.

La vieille folle hocha la tête d'un air pensif et darda à nouveau son regard sur lui.

-Et tu ne te sens pas... différent ?

Se grattant le bout du nez de l'ongle, Harry chercha à savoir ce qu'elle entendait par là. Il fini par dire, hésitant à parler de ce qu'il ressentait vraiment en lui :

-Et bien... comme si... tout n'était pas à sa place... je veux dire, le quartier a l'air un peu changé.

-Et bien, ce n'est pas faux, mais c'est de toi que je te parle !

Fronçant les sourcils, Harry fixa la femme en cherchant où elle voulait en venir.

Puissance...

-Comment ça ? Demanda prudemment le garçon.

La vieille lui fit signe de ne pas bouger tandis qu'elle se levait pour aller rejoindre son armoire d'où elle sortit un miroir.

Et bien, elle voulait compter ses rides ?

Elle revint à lui et le lui tendit.

-Tu devrais y jeter un coup d'œil, mon garçon.

C'était un joli miroir, de bonne facture (il ne savait même pas d'où il connaissait ce mot) mais plutôt rouillé.

-Et bien ?

-Regarde dedans, petit idiot !

Faisant la moue sous l'insulte, il s'exécuta, et ses yeux s'écarquillèrent.

Douce beauté...

Ce... ce... ce n'était pas lui ça ?!

Il y avait un beau visage, plutôt fin mais plus aussi maigre que d'habitude. Une fine cicatrice pale traversait sa joue de sa pommette au menton, ses cheveux s'étaient allongés, et cascadaient autours de son visage avec délicatesse et ne paraissaient plus aussi ébouriffés qu'avant. Ses yeux, toujours d'un vert étrangement brillants, n'étaient plus cachés sous de grosses lunettes rondes et pourtant il voyait clair.

En plissant le nez, il fut surprit de voir son reflet en faire de même. Il fixa alors ses yeux qu'il cligna d'étonnement.

Le garçon, dans le miroir, était beau.

Mais il n'était pas lui.

Différence...

Il releva les yeux vers la vieille femme qui le fixait et dit :

-Ce n'est pas moi.

-Si, c'est toi. C'est toi avec deux ans de plus et correctement nourri. Comment tu te sens ?

-Je... je sais pas trop.

Harry se dandina, mal à l'aise face à ce visage qui n'était décidément pas le sien, il ne pouvait pourtant pas détourner les yeux du reflet, testant ses mimiques, vérifiant que le visage obéissait immédiatement à ses moindres sollicitations.

Il le faisait.

-Ne te regardes pas comme ça, tu n'as pas tant changer que ça, tout de même...

-Si quand même, là, je suis beau, c'est bizarre...

La vieille éclata de rire et passa sa main dans ses cheveux.

-Tu as toujours été beau, petit ! Allez viens, on va à la police annoncer ton retours !

Harry se leva et la suivit, mais au moment où il sortait de la maison, il se stoppa et la fixa en demandant :

-Donc c'est vraiment vrai ? Je veux dire, c'est pas un rêve, ou une blague, ni rien ?

Mrs Figg le contempla un moment avant de hocher la tête en soutenant son regard. Celui de Harry dériva vers le ciel et fixa un moment les nuages avant qu'il ne se décide finalement à suivre la femme jusqu'à la petite coccinelle qui démarra en crachotant.

Celle-ci allait entre les voitures à une allure effrayante et pas du tout réglementaire ! Harry n'en était pas du tout rassuré, mais il tenta de rester calme jusqu'à ce qu'elle freinant brusquement dans un grand crissement de pneu. Souriant de toute ses dents, Mrs Figg lui demanda de sortir de la voiture, et dès que Harry ai réussi à déplanter ses doigts de la portière, il se jeta sur le sol avec soulagement.

-Oh, sa va, ma conduite n'est pas si horrible.

Harry se contint de répliquer que si, justement, et suivit la vieille femme mince mais droite qui traînait ses vieilles pantoufles écossaises jusqu'au commissariat.

Où il passa les pires heures de sa vie : après tout, il était le ''seul survivant'' après la disparition ''mystérieuse et inexpliquée'' de la ''pauvre famille Dursley'', dont on n'avait jamais retrouver les corps.

Depuis, Harry détesta les policiers et les psychologues, avec leurs questions tordues, leurs à-priori sur les psychopathes et sur les traumatismes dont il est censé être victime.

N'importe quoi...

.

Harry était encore à moitié endormit, il traînait la patte pour descendre manger.

11ans...

Il était sûr que son oncle et sa tante l'auraient oublié, à compter qu'il connaissent la date. En fait, sans la voisine Mrs Figg, jamais il ne l'aurait connu.

Arabella Figg, la vieille fille aux cent chats (en fait, il n'y en avait que 32, mais ils le détestaient tellement que ça ne changeait rien au nombre) l'avait adopté l'an dernier, après son retour miraculé qui avait fait tant de remouds à l'époque. Il s'appelait donc désormais Harry Figg et, à son plus grand malheur, vivait désormais entouré de chats de toutes les couleurs aux techniques les plus basses pour le faire tomber le matin et lui ôter la vie la nuit.

En entendant encore ronfler dans la chambre de sa très cher régulière, Harry descendit jusqu'à la cuisine pour préparer à manger en essayant de garder les yeux ouvert.

Il n'était toujours pas adepte des grasses matinée, mais était encore moins du matin que d'habitude depuis son retours à Privet Drive (il supposait qu'il en était partit pendant ces deux ans vu que personne ne l'avait vu ici... mais n'en avait pas le moindre souvenir).

Une fois le repas fin prêt et la table installée, il se dirigea vers la porte d'entrée pour prendre le courrier.

Et là, surprise !

Une lettre pour lui.

Hélas...

Fronçant ses sourcils, il lu l'adresse écrite en encre verte, son nom, même l'endroit où il dormait !

Il posa le reste du courrier sur la table basse et repartit installer les couverts et mettre les oeufs à chauffer quand des pas dans l'escalier lui fit redresser la tête.

-Bonjour, Arabella...

Un bonjour joyeux lui répondit et Harry grimaça : il ne se fera jamais à la bonne humeur matinale de sa tutrice. Comment pouvait-elle réussir à ne pas ressembler à un zombie tous les matins ?

-Ouh, s'exclama t-elle d'une voix de petite fille. J'ai du courrier ?

Il hocha la tête sans répondre. Puis il secoua le sien vers sa tante dont les yeux formèrent deux soucoupes.

-Tu es admit à Poudlard, Harry Figg !

Sans déconner...

.

Bien loin de là, à Godric Hollow, Wellan était affalé sur le ventre et mâchonnait d'une manière très peu digne une baguette en sucre.

Un magazine sur le Quidditch en main, il contemplait les stars du moment avec des photos où ils exécutaient leurs plus grandes figures, envoyant des sourires au lecteurs de temps en temps.

Quand il arrivera à Poudlard, il essaiera d'être batteur, ou attrapeur, il hésitait encore... Même si c'est interdit pour les premières année normalement, il était le Survivant, il pouvait bien essayer ! Sa mère lui a toujours dit que rien n'était impossible pour lui !

Soudain, des coups toqués à son carreau le firent sursauter.

Vérifiant que personne n'était à la porte, il se leva pour la refermer avant de se diriger vers la fenêtre pour l'ouvrir. Un hibou grand duc à l'allure digne gonfla ses plumes tout en tendant une patte où était accrocher une lettre.

Sa lettre de Poudlard.

Sans pouvoir s'en empêcher, un immense sourire s'étira sur ses lèvres alors qu'il la prenait et que l'oiseau s'envolait sans plus attendre.

Il contempla la lettre un long moment sans l'ouvrir.

C'était la preuve qu'il restait finalement un garçon comme les autre, qui recevait sa lettre pour Poudlard de la même manière que les autres, qu'il était finalement...

-Tu as reçut ta lettre mon chou ? Fit une voix à l'entrée de sa chambre, le faisant sursauter.

La cachant rapidement dans son dos, il se retourna légèrement pour secouer la tête dans sa direction en répondant :

-Pas encore, maman, tu sais bien que vous serez les premiers au courant quand je l'aurais.

Lily Potter lui sourit gentiment et sortit de la chambre sans rien ajouter.

Il alla s'asseoir sur son lit et son pouce passa et repassa sur son nom écrit à l'encre verte d'une jolie écriture fine et penchée.

La porte s'ouvrit à nouveau et il se crispa, cessant de caresser la lettre en appréhendant la réaction de sa mère en voyant qu'il lui avait mentit.

-Je me doutais bien que j'avais vu un oiseau à ta fenêtre.

Son père...

Wellan se détendit.

James Potter vint s'asseoir sur son lit et entoura les épaules de son fils sans toucher l'enveloppe blanche. Il demanda doucement :

-Que ressens-tu ?

Wellan répondit d'une voix étrangement lointaine, rêveuse :

-Je me sens comme tout le monde, comme tous les garçons de onze...

Il jeta un coup d'œil nerveux à son père, mais celui-ci le regardait avec bienveillance, alors Wellan continua :

-je me sens comme eux, juste le temps que je tiens cette lettre, parce que je sens que là bas, je serais peut-être le Survivant, mais j'y serais loin de la pression de maman pour que je sois à la auteur de mon titre.

Il se mordilla les lèvres, analysant ses sentiments du mieux qu'il pouvait pour en parler à son père le plus clairement possible. Il reprit :

-En ce moment, je me dis que maman ne peut pas encore m'interdire d'y aller en prétendant que c'est trop dangereux ou indigne de moi.

James Potter hocha la tête, sourit, et répondit :

-Moi, quand j'ai reçut cette lettre à mes onze ans, je l'ai détesté.

Wellan leva un regard surprit vers son père qui reprit :

-Pendant exactement 8 secondes, je m'en rappelle j'ai compté, plaisanta-t-il. C'est le temps qu'il m'a fallu pour me dire que, non, ça ne me sépare pas de mes parents à jamais. Et puis, je me suis dit que je reverrais cet étrange garçon que j'avais croisé une fois, et avec qui on s'était battu comme des chiffonniers au beau milieu du Chemin de Traverse. C'est effectivement ce qu'il s'est passé, et j'ai passé à Poudlard les plus belles années de ma vie.

James avait les yeux dans le vague et ceux de Wellan étaient remplis d'étoiles.

Il était devenu tellement rare qu'il puisse parler à son père seul à seul, tant sa mère envahissait son espace personnel et les interrompaient à chaque fois.

-à table ! Hurla d'ailleurs Lily depuis le rez de chaussez.

Wellan se leva d'un coup mais la main de son père le retint.

-Après le repas, il y aura quelque chose pour Poudlard dans ta chambre. Descends avec ta lettre !

.

Wellan se retenait de dire quoi que ce soit, comme d'habitude. Il laissa ses parents se disputer pour savoir si il irait à Poudlard ou non.

La dispute dura longtemps, et pour une fois ce fut son père qui prit le dessus. Avec un compromis, bien sûr, sa mère viendra travailler à Poudlard pour le surveiller, mais le principal c'est que lui pouvait y aller.

C'est ce qu'il se dit tout en remontant dans sa chambre à toute vitesse, voulant savoir ce que lui avait laisser son père pour Poudlard... Et comme promis, quelque chose trônait sur son lit.

Une sorte d'étoffe brillante.

Wellan ferma la porte et s'en approcha avec avidité et curiosité, pressé de savoir ce que c'était exactement. Il la souleva et elle sembla être liquide entre ses doigts.

Une cape.

Mieux que ça, se dit-il en écarquillant les yeux de stupeur quand il vit les reflets onduler sur le tissus de manière magique.

Une cape d'invisibilité !

Bouche bée, Wellan enfila la cape sur son corps et trottina jusqu'à sa salle de bain personnelle où il contempla longtemps la vision de son corps s'arrêtant au niveau du cou.

Il n'avait jamais autant aimé son père que ce jour !

.

Harry était assis dans le jardin, en tailleurs, les yeux fermés et le visage parfaitement détendu.

Il attendait.

Vint alors les premiers bruissements d'herbe, suivit des premiers sifflements qu'il avait toujours comprit.

Venus pour toi...

Harry sourit.

Ça au moins n'avait pas changé malgré les deux années qu'il avait perdu il ne savait où : les serpents viennent toujours le voir dès qu'il faisait mine de les attendre, même quand Harry ne les appelait pas.

Il ouvrit lentement les yeux pour voir plusieurs couleuvres l'entourer, et même une vipère, à droite, qui se coula tranquillement sur ses genoux.

-Bonjour à vous mes amis.

Elles sifflèrent de contentement et vinrent se coller à lui comme des chats quémandant une caresse. Mais ce n'étaient pas des chats, donc Harry ne les caressa pas. Il les couvait juste du regard, et cela leur convenait parfaitement.

-Harry ! Dit au revoir à tes amies, on va au Chemin de Traverse !

Harry soupira : elle n'était pas censé dire ce genre de chose dans le monde moldu, surtout en plein milieu de la journée où beaucoup de voisins étaient attentifs, mais ça, elle ne semblait pas l'assimiler.

La discrétion et Mrs Figg... c'était un peu comme lui et les chats, ils ne vont pas bien ensemble !

Bref, Mrs Figg était le parfait contraire de la famille bien propre sur elle qu'était les Dursley, et Harry, malgré son exaspération, ne pouvait qu'apprécier cela.

-J'arrive !

Il grimpa dans la coccinelle et, avec un sourire déterminé vraiment effrayant, sa tutrice s'exclama :

-Alors GO !

Adrénaline...

Et la petite voiture, pour le plus grand malheur de Harry qui ne parvenait toujours pas à s'habituer, partit à fond la caisse et prit le virage sur deux roues avant de disparaître au virage suivant.

.

Wellan était allé faire ses achats pour Poudlard, et avait vu avec une certaine satisfaction les gens chuchoter sur son passage, les marchants lui faire des réductions, les adultes se perdre en révérences...

Sauf Olivander.

Le vendeur de baguette l'ignora complètement à son arrivée, lui demandant sèchement de patienter en sortant des dizaines et des dizaines de boites à baguettes pour qu'un jeune garçon (qui devait sûrement rentrer à Poudlard cette année lui aussi) accompagnée par une vieille se décide enfin.

Il patienta pendant de trop longues minutes, trépignant impatiemment sur place tandis que son père, les mains dans les poches, semblait d'une patience qui ne ressemblait absolument pas aux portraits que lui avait fait sa mère sur les années de scolarité de James Potter, Joker des maraudeurs...

Une vitre explosée, des rayons entiers vidées et le toit à moitié soufflé plus tard, une douce chaleur s'échappa du garçon et de la baguette qu'il tenait entre ses mains.

Enfin !

.

James était devenu désintéressé par pas mal de choses.

Les envies de sa femme, son travail d'auror, le temps qui passe, les états d'âmes de Sirius, le manque de Rémus, le cerf en lui qui se débattait en quête de liberté... Trop de chose flous, de choses fatigantes. James se sentait déjà épuisé moralement, ayant toujours besoin de repos, de vacances, de silence... Les dernières choses qui comptaient encore à ses yeux étaient ses fils.

Le bien être de Wellan et la recherche de Harry.

Harry lui manquait tant, James était si heureux quand Sirius lui annonçait qu'il avait une piste, si déçut quand Sirius lui avouait que, finalement, rien n'avait abouti au final.

Wellan, lui, c'était une autre histoire.

James pensait qu'il était un mauvais père, ou du moins, pas assez compétant : Wellan avait hérité de son arrogance, alors entre son titre de Survivant et son visage, il avait de quoi se vanter. James aurait voulu qu'il soit modeste, mais il n'était vraiment pas le mieux placé pour le lui apprendre.

Rémus aurait put...

Mais cela faisait bien des années que le loup garou n'était plus auprès d'eux...

James soupira.

L'enfant qui faisait patienter son fils obtint enfin une baguette convenable, et après un « intéressant... très intéressant » et quelques explications chuchotées, l'enfant partit.

James ressentit quelque chose d'intrigant venant de ce garçon au longs cheveux noirs et dont une cicatrice barrait la joue, mais les exclamations indignées de Wellan le ramenèrent à la réalité et il soupira avant de se concentrer sur la dispute de son fils avec le vénérable vendeur de baguette.

Que la vie était fatigante, depuis que les maraudeurs s'étaient dissous...


Et voilà le deuxième chapitre !

J'essaie de poster régulièrement, mais la semaine de révision ne me laisse pas énormément de temps pour, je suis désolé... Et puis, je vais vous dire, sois je m'excuserais tout le temps pour les retards, sois j'annonce dès le début que je ne suis pas du tout ponctuelle, ça vous dit ?^^

J'espère que ça vous a plu quand même

Yume u_u